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  • il y a 9 mois

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00:00Pourquoi y a-t-il des galettes de roi ? Une douce odeur si caractéristique qui embaume le studio,
00:07c'est parce que nous accueillons Dominique Enracht, président de la Confédération de la Boulangerie-Patricerie, le CNBPF.
00:16Bonjour Dominique, merci infiniment de nous rendre visite.
00:20J'imagine que pour vous, on entend toujours le bruit des papiers derrière nous, mais ce n'est pas grave, il ne faut pas avoir peur.
00:25C'est du direct, c'est de la radio. On déballe les galettes de roi et on ne s'en cache pas.
00:29Elles sont magnifiques, ce sont des frangipannes qui sont là.
00:32On va dans quelques minutes marquer une courte page de publicité, mais on va s'y mettre maintenant.
00:37On va marquer la pub et puis on revient juste après avec vous, Dominique Enracht, président de la Confédération de la Boulangerie-Patricerie.
00:43A tout de suite, j'arrive.
00:44Dans cette dernière partie d'émission, Charles Lully et vous, jusqu'à 13h.
00:48Restez avec nous, on revient dans moins de deux minutes. A tout de suite.
00:54Bonjour, c'est Sonia Mabrouk. La liberté d'expression, vous l'entendez sur Europe 1.
00:58Toutes les questions exigent des réponses.
01:01Sonia Mabrouk, la grande interview. Du lundi au jeudi à 8h10 sur Europe 1.
01:06Europe 1. La radio libre.
01:10Cerise nous dit pourquoi on peut compter sur Groupama.
01:12Rien de grave, Victor.
01:13Non, Cerise, c'est juste un accrochage.
01:16Mais je dois faire réparer ma voiture rapidement et en ce moment, j'ai beaucoup de dépenses.
01:19Rassurez-vous, Groupama est là.
01:21Si vous la faites réparer dans un de nos garages partenaires, vous n'aurez pas de frais à avancer.
01:25Nous les prendrons directement en charge.
01:27Ah mais merci, Cerise. Je vais appeler mon conseiller.
01:29Et il vous trouvera le garage partenaire le plus proche de chez vous.
01:32Groupama.
01:33Groupama. Toujours là pour moi.
01:35Plus d'infos sur Groupama.fr. Pour les conditions et limites des garanties, se reporter au contrat.
01:40Articulé ! Je vous l'ai déjà dit sur scène. Articulé !
01:43Chantal, je veux bien vous donner la réplique, mais bon...
01:45Taisez-vous, arrogant, écoutez-moi.
01:47Bah oui, mais...
01:47Akena, découvrez le plus grand choix, le pergola. Pour un confort maximal. Pergola bioclimatique à toi, ouvrant aux lames orientales. Et voilà.
01:57Akena, la reine des vérandas.
01:58Et les pergolas.
02:00Peugeot.
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02:27Au quotidien, prenez les transports en commun.
02:30Europe 1. Charles Huillier.
02:32Midi 41, merci si vous nous rejoignez sur Europe 1 pour cette dernière partie d'émission tout à fait, tout en légèreté ou pas d'ailleurs,
02:40puisque si on en croit le contenu de ce qu'on va déguster à l'instant, c'est tout sauf léger, puisqu'on va parler de la galette des rois,
02:45une tradition qui est très ancrée chez nous, et nos invités en studio sont restés jusqu'à la fin,
02:49puisque je pense qu'Eric Revelle, Elliot Mamann et Olivier Véal sont très ravis de déguster cette galette avec nous.
02:54Et vient de pénétrer en studio avec nous Dominique Horak, président de la Confédération de la Boulangerie-Pâtisserie.
03:00Alors s'il vous plaît, tranchez, non pas la galette, mais une question qui nous a divisés en début d'émission,
03:06l'épiphanie, c'est quand Dominique Horak ? Je vous attends au tournant.
03:10C'est le 6.
03:11Ah !
03:11Donc mardi on est en avance.
03:12C'est 12 jours après Noël.
03:14Voilà, donc je ne suis pas complètement fou, aujourd'hui ce n'est pas l'épiphanie.
03:18Non, ce n'est pas aujourd'hui.
03:19Voilà.
03:19Alors certains disent le 1er dimanche de janvier, le 2e, pardon, le 2e, mais en fait, l'épiphanie, pour moi c'est le 6.
03:27Voilà, et donc effectivement, on fête l'épiphanie ce dimanche, on va dire par praticité, parce que nous ne travaillons pas,
03:34et que c'est plus simple de rassembler la famille et autour d'une bonne galette des rois.
03:38Je pense que l'explication est là.
03:40Bon, en tout cas, merci infiniment de vous rendre disponible pour nous Dominique Horak,
03:44parce que j'imagine que dans votre boulangerie du 16e arrondissement, la Pompadour à Paris,
03:51c'est le rush, surtout à cette heure-ci, quasiment à 13h.
03:56Alors, parlez-nous de ces deux galettes que vous nous avez amenées,
03:59elles ne viennent pas de chez vous, mais de chez l'un de vos confrères, c'est ça ?
04:03Tout à fait, c'est un confrère qui est dans le 15e arrondissement, le Moulin de la Croix-Niver.
04:07Monsieur Boulier.
04:08Jean-Yves Boulier, qui est un très bon professionnel, qui a gagné déjà beaucoup de concours,
04:12et à qui on confie la galette qu'on va emporter à l'Elysée, en fait, lundi.
04:19Parce que, en fait, c'est une galette qui fait 1m20 de diamètre,
04:23donc il faut les sortir de la cuire.
04:25Donc là, celui qui a fait cette galette-là, ces deux galettes, en fait, devant nous,
04:32c'est celui qui va faire la galette de l'Elysée.
04:33Tout à fait.
04:34Ah ben, c'est un honneur.
04:36Oui, c'est un honneur, et puis aussi, vous savez, il faut, on en emmène une,
04:39il en faut quand même une au cas où, qu'on donne après des associations en cas de problème,
04:43enfin, si on ne veut pas se louper ce jour-là.
04:45Et puis, il y a vraiment un côté très professionnel,
04:48puisque les laminoirs ne font pas 1m20 de large, le four, il faut trouver de la place,
04:52les passages de murs, les passages de roues, pour la livrée, etc.
04:56Donc, c'est très compliqué.
04:57Alors, Dominique Enrac, là, ce sont deux frangipannes, c'est ça, j'imagine.
05:01Alors, elles sont magnifiques, elles sont brillantes,
05:04et vraiment, là, on met en avant le savoir-faire de nos artisans, boulangers, pâtissiers,
05:10qui font, pour moi, partie du patrimoine de notre gastronomie,
05:13et plus généralement du patrimoine de notre culture française.
05:17Vous êtes, vous-même, un artisan du goût, et rien que pour ça,
05:20on doit vous respecter au même titre qu'un agriculteur.
05:22Malgré tout, vous avez des charges, Dominique Enrac,
05:26malgré tout, vous êtes confronté aussi, et ça, on va en parler dans un instant,
05:30avec Olivier Vial, à la concurrence des supermarchés qui ne font peut-être pas les mêmes produits,
05:35mais ces deux galettes, là, qui doivent faire quoi ?
05:38Allez, une trentaine de centimètres de diamètre,
05:40combien elles coûtent chez vous, dans un établissement parisien,
05:44et pas qu'à Paris, d'ailleurs, parce que ce sont peu ou prou les mêmes prix.
05:48Voilà, grosso modo, ce qu'on trouve chez les artisans,
05:50alors il faut parler de Paris, mais aussi de la province,
05:53après savoir que chaque boulanger décide du prix qu'il veut faire.
05:56Il n'y a pas d'entente, bien évidemment,
05:58mais ce qu'on trouve régulièrement chez, je dirais, les artisans,
06:01entre 3,50 et 6 euros la part pour le gros.
06:04Une galette, alors, le prix d'une galette entière pour que les gens puissent en rendre compte ?
06:08Voilà, par exemple, on est à,
06:10là, c'est une galette, visiblement, de 8 personnes,
06:12et puis, belle part, on sera entre 30 et 40 euros.
06:16Bon, ce n'est pas le même prix qu'il y a quelques années,
06:20comment on explique ?
06:21Tout augmente, vous allez me dire, c'est tout à fait normal,
06:23et ce n'est pas un reproche que je fais à vos confrères Dominique Enrach,
06:26mais c'est vrai qu'il faut en parler.
06:28Comment on explique cette différence ?
06:30Avant, c'était plutôt 25 euros,
06:32il y a 10 ans, c'était 20 euros.
06:3420 euros, il y a 10 ans.
06:35Je crois que vous ne vous souvenez pas, en fait,
06:36parce que, finalement, il n'y a pas eu tant d'augmentation sur le pain,
06:40où, en fait, toutes ces viennoiseries.
06:42Et je vois encore cette année,
06:43beaucoup d'artisans disent,
06:44bon, écoutez, on ne change pas cette année,
06:46on n'augmente pas,
06:47on parle de pouvoir d'achat, etc.
06:48Donc, finalement, ça n'a pas explosé.
06:50Mais par contre, ce qui donne une grosse différence,
06:52c'est tous ces prix cassés par les grandes surfaces
06:54qui prennent pour faire venir.
06:56J'aimerais, Olivier Vial,
06:58vous en parliez pendant la pub,
06:59vous interpelliez Dominique Enrach à ce sujet,
07:02parce qu'évidemment, en grandes surfaces,
07:04ce n'est pas 40 euros la galette.
07:06Non, effectivement, cette année, vous avez une vraie légitimité à en parler,
07:09parce que la gastronomie, c'est votre dada.
07:11Non, mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
07:13les supermarchés ont décidé de faire de la galette des rois
07:17à un produit d'appel,
07:19et ils sont allés très loin.
07:20C'est 6 euros une galette des rois en supermarché ?
07:22Même j'en ai trouvé, il y a 2,90 euros.
07:26Mais effectivement, on n'est pas du tout sur le même produit,
07:29on n'est pas du tout sur le même feuilletage.
07:31En fait, la vraie différence,
07:32parce que dans une galette, ce qui est très intéressant,
07:35c'est le feuilletage,
07:36et entre un feuilletage qui est réalisé par un artisan
07:38qui demande effectivement une technique extrêmement fine
07:43pour mettre le feuilletage, le beurre, etc.,
07:45et ce qui est fait avec des machines
07:46où tout est mélangé automatiquement,
07:50ce n'est pas du tout la même chose.
07:51Après, pour le prix,
07:53il y a aussi quelque chose qui a évolué ces dernières années,
07:55c'est qu'aujourd'hui, réellement,
07:57la galette est en train de s'imposer,
07:59y compris dans les régions
08:00où traditionnellement, on avait la brioche des rois,
08:03qui était beaucoup moins chère.
08:05La brioche des rois, c'est beaucoup moins cher que la galette.
08:07Oui, notamment, il y avait ça en Vendée.
08:09En Vendée, dans le sud,
08:11le sud, c'était des brioches avec des fruits confits,
08:14et c'est vrai que petit à petit,
08:15il y a une uniformisation de la galette,
08:18et la galette frangipane,
08:19qui était plutôt quelque chose
08:20qui existait dans le nord de la Loire
08:24et en train de traverser toute la France.
08:26Tout à fait.
08:27Dominique en acte.
08:28Cette galette, en fait, frangipane,
08:30ça représente à peu près aujourd'hui
08:3270% de la consommation.
08:34C'est-à-dire, on garde quand même,
08:35je vois un collègue le disait,
08:37il est très fort en brioche là-bas,
08:39mais ils font moitié-moitié aujourd'hui.
08:40Mais ça reste encore brioché,
08:42très tradition pour les locaux.
08:44Après, je voudrais revenir quand même
08:45sur ce prix de...
08:46Oui, oui, oui, ça, il faut en parler.
08:48Vous savez, le prix, par exemple,
08:49on voit en plus, dernièrement,
08:51vous l'avez eu dans les beurres,
08:52le sucre, les oeufs,
08:53tout ça avait augmenté,
08:54100% d'augmentation.
08:55Je sais bien.
08:56Donc, c'est-à-dire que vous avez,
08:58vos collègues et vous-même,
09:00avez peut-être rogné sur vos marges,
09:03sur une galette,
09:03parce que les charges augmentent
09:05et les prix sont toujours très contenus,
09:07vous me le disiez tout à l'heure.
09:08Ils essaient, c'est-à-dire qu'on essaie
09:10que ça soit toujours dans un magasin,
09:12que ça soit un produit abordable
09:14pour tout le monde.
09:14Donc, évidemment,
09:15ce n'est pas les mêmes prix
09:16que la grande distribue,
09:17mais ce n'est pas non plus
09:17les mêmes produits.
09:18Ce n'est pas les mêmes produits,
09:19pardon, mais si j'étais Jean-Pierre Coff,
09:21je vous dirais,
09:23dans les supermarchés,
09:24c'est de là,
09:24et vous connaissez la suite.
09:25– Évidemment, mais à la limite,
09:27bon, pour 3 euros,
09:28ce qu'on peut dire,
09:29et nous, on ne se bagarre pas
09:30contre ça,
09:30parce que déjà,
09:31ce n'est pas le même produit,
09:33c'est pareil que tout le monde
09:34peut manger une galette.
09:34– Non, mais oui,
09:36c'est une insulte, en fait,
09:38à votre métier, je pense,
09:39moi, Dominique Enracte,
09:40parce que vous êtes,
09:41je vous le disais tout à l'heure,
09:42des artisans du goût,
09:43et en fait, le problème,
09:44c'est qu'il y a certains gosses,
09:45et je le concède tout à fait,
09:47il y a des familles
09:48qui ne peuvent pas se permettre
09:48de dépenser 40 euros
09:49dans une galette des rois.
09:51Mais certains enfants,
09:52leur madeleine de Proust
09:53sera à jamais…
09:55– D'aller sous la table
09:56pour donner les parts
09:57et avoir la crève.
09:58– C'est très bien,
09:58mais en fait,
09:59le goût vous est des artisans du goût,
10:01et leur madeleine de Proust
10:02sera à jamais associée
10:04à une galette de supermarché.
10:06Et ça, c'est un petit peu dommage
10:07quand on connaît
10:08la qualité du travail
10:09de Olivier Vier.
10:11– Le pire étant que,
10:13malheureusement,
10:13dans certains restaurants,
10:16on va vous vendre
10:17de la galette des rois
10:18de supermarché
10:19au prix de la galette
10:20des rois d'artisans.
10:21Et ça, c'est là
10:22où il y a le plus grand scandale.
10:22– Notamment ce grossiste-là
10:24qu'on ne va pas citer.
10:25– Mais effectivement,
10:25on a très souvent,
10:27ces derniers temps,
10:28on s'aperçoit que
10:28ce qu'on nous présente
10:30comme étant une galette
10:31des rois d'artisans
10:33est quelque chose
10:35qui n'a pas du tout
10:36la complexité qu'on attend.
10:39Et ça, malheureusement,
10:39c'est là où il y a
10:40le plus grand scandale.
10:41Quand on achète une galette
10:42à 2,90 euros,
10:43on s'attend à ce qu'elle ait
10:45le goût de 2,90 euros.
10:46Quand on achète une galette…
10:48– Et quand on achète
10:50une galette d'artisans,
10:51on s'attend à quelque chose
10:52d'autre.
10:53Et quand, par contre,
10:53on nous vend
10:54une galette d'artisans
10:56avec, en réalité,
10:58un produit
10:58qui n'est pas du tout ça,
11:00c'est là où on a
11:01le plus de déceptions.
11:02– On est toujours
11:03avec Dominique Enracht,
11:04président de la Confédération
11:05de la Boulangerie,
11:06pâtisserie,
11:07et surtout,
11:09on cite votre établissement,
11:10la Pompadour,
11:11à Paris.
11:11Vous nous avez ramené
11:12deux galettes
11:14frangipanes magnifiques
11:15de chez M. Boulier.
11:16C'est quoi son prénom,
11:17M. Boulier ?
11:17– Jean-Yves.
11:18– Jean-Yves Boulier,
11:19donc, à Paris 15e.
11:21Voilà, mais on pense
11:22à tous les boulangers de France,
11:23parce que là,
11:24ça fait, je trouve,
11:24très entre-soi parisien,
11:27cette histoire.
11:27Donc voilà,
11:28mais c'est très bien
11:28et on est ravis.
11:29Et comme la galette des rois
11:31est une tradition,
11:32j'aimerais qu'on accueille
11:32Caroline des Hauts-de-Seine.
11:34Bonjour Caroline.
11:35– Bonjour à toute
11:36l'équipe de repas
11:37et aux auditeurs
11:38et très bonne année
11:39à tout le monde.
11:40– Bon, Caroline,
11:41la galette des rois,
11:42vous vouliez partager
11:43ce moment avec nous.
11:44Pourquoi ?
11:45– Ah oui,
11:46parce que moi,
11:47c'est des souvenirs d'enfance.
11:48Comme vous me disiez
11:49très justement,
11:50on a tous en tête
11:52la première galette des rois
11:53qu'on a eue
11:54avec les grands-parents,
11:55la famille,
11:56on était sous la table.
11:57Et puis après,
11:58des fois,
11:58il y avait de la triche.
11:59Je ne sais pas
12:00si vous avez eu
12:00ce genre de petit réflexe
12:03de tricher
12:04pour avoir la sève.
12:05– J'étais moi-même
12:05un gros tricheur,
12:06oui, je le conseille,
12:07Caroline.
12:07– Voilà,
12:08donc ça nous rappelle
12:10d'excellents souvenirs
12:11et même adultes.
12:12Moi, je ne déroge pas
12:13la tradition.
12:14Tous les ans,
12:15je me fais ma petite part
12:16de galette
12:17et ça reste toujours
12:19des saveurs d'antan
12:21qui nous marquent.
12:23– Caroline,
12:24quand vous entendez
12:25toutes ces voix
12:27plutôt d'ultra-gauche
12:28qui tentent
12:29de remettre en question
12:31ces traditions
12:32qui sont au-delà
12:33de la religion
12:34mais qui font partie
12:35de notre identité,
12:36de notre culture,
12:37la galette des rois
12:38en fait partie,
12:38mais je pourrais étendre
12:40la question aux crèches
12:41ou aux sapins de Noël
12:42quand vous entendez
12:43qu'on veut parfois
12:44nous enlever tout ça.
12:45C'est quoi votre réaction ?
12:47– Ah ben moi,
12:48ça m'est très en colère
12:49parce que eux,
12:50s'ils ne veulent pas
12:50fêter Noël
12:51ou manger une galette,
12:52qu'ils n'en dégoûtent pas
12:53les autres.
12:54Moi, c'est ce que je dis souvent.
12:55Nous, on a nos traditions.
12:57Moi, je suis un petit peu,
12:58on va dire, conservatrice.
13:00J'aime bien tout ça.
13:01Mais s'il y a des gens
13:02qui ne l'aiment pas,
13:03c'est pas grave,
13:04je respecte.
13:04Il y a des gens
13:05qui ont d'autres religions,
13:06d'autres qui sont athées.
13:08Moi, j'ai quelqu'un d'athée
13:09dans ma famille.
13:10Je n'ai pas allé
13:10le saouler avec Noël.
13:11– Non mais attendez,
13:12on peut tout à fait
13:13être non pratiquant,
13:14mais apprécier
13:15de manger une bonne galette
13:16des rois
13:16ou apprécier d'aller
13:18à une crèche.
13:18– Mais ça,
13:18je suis entièrement d'accord.
13:20Mais vous savez,
13:21comme je dis souvent,
13:22la gauche wokiste
13:23veut tout déconstruire.
13:25– La gauche wokiste.
13:26– Wokiste.
13:27– Wokiste.
13:27– Wokiste.
13:28– Ils veulent tout déconstruire
13:30et sauf qu'à force
13:31de tout déconstruire,
13:32il n'y aura plus rien.
13:33Encore qu'il y a des gens
13:34comme nous
13:35qui montrent ces traditions-là
13:36et qui veulent les conserver
13:37comme aussi votre artisan
13:38qui est avec vous.
13:40D'ailleurs,
13:40je les félicite
13:41parce que ça fait partie
13:43de notre patrimoine.
13:44Qu'on le veuille ou non,
13:45qu'on soit chrétien ou pas,
13:47ça fait partie
13:47de notre patrimoine.
13:48C'est comme la choucroute
13:49en Alsace,
13:50on a des traditions culinaires
13:52au-delà de la religion
13:52et il faut les faire perdurer.
13:56Donc moi,
13:57c'est pour ça
13:58que je me dis
13:59qu'il faut toujours
14:00perdurer ces traditions
14:01pour les générations futures.
14:03– Et alors,
14:03Caroline,
14:04ma chère Caroline,
14:05êtes-vous team frangipane
14:07ou team brioche ?
14:08– Ah, team frangipane,
14:10sans aucun doute.
14:13– Bon,
14:13et alors,
14:14vous êtes allée
14:15vous chercher
14:16une galette des rois
14:16là pour ce midi
14:17ou pas du tout ?
14:18Pour midi ?
14:18– Alors,
14:19pas encore,
14:19je suis une puriste
14:20et j'attends le 6.
14:22– Ah oui,
14:23d'accord,
14:23Caroline est une puriste
14:25effectivement,
14:25c'est-à-dire que…
14:26– Non,
14:27parce que l'épiphanie
14:28effectivement,
14:29c'est le 6
14:29et M. Horat
14:30nous le disait fort justement.
14:32Donc vous,
14:33vous allez inviter
14:34vos copines,
14:35vos copains,
14:35le 6
14:36pour partager ce moment.
14:37– Oui, entre collègues,
14:38exactement,
14:39tout à fait.
14:39On va faire
14:40une petite galette
14:41entre collègues
14:42et c'est vrai
14:43que je me retiens.
14:44Je vous avoue
14:45que l'envie
14:46ne me manque pas
14:47mais je me dis
14:48que ce n'est pas
14:49le jour J
14:49donc essaye
14:50de tenir jusqu'au 6.
14:51– Très bien.
14:52Et d'ailleurs,
14:52merci Caroline,
14:54d'ailleurs,
14:54Dominique Horat,
14:55combien de temps
14:55ça peut se conserver
14:56une frangipane ?
14:58Dites-moi,
14:58parce que Caroline,
14:59admettons qu'elle achète
15:00sa galette aujourd'hui
15:01et qu'elle attend
15:02de l'épiphanie
15:02donc mardi
15:03pour la consommer
15:04avec ses collègues.
15:05Ça peut se conserver
15:05combien de temps ?
15:06– Ça pourrait tout à fait tenir
15:06mais l'idéal
15:07c'est d'en acheter une
15:07de la manger aujourd'hui
15:08et en reprendre une
15:09le 6.
15:09– Vous avez raison
15:12– Quel businessman
15:14ce Dominique Horat ?
15:15– Et puis il y a,
15:17moi je veux être
15:17très attention
15:18sur un produit
15:19que j'aime bien,
15:19moi en galette
15:20c'est fourré à la framboise
15:21par exemple.
15:22Je trouve que c'est
15:23très bon goût.
15:25Petite anecdote.
15:26– Mais alors fourré
15:26à la framboise,
15:27Dominique Horat
15:28sans langue de bois
15:28c'est un blasphème,
15:29ça c'est comme
15:30les ananas sur la pizza
15:31ou pas ?
15:31– Écoutez,
15:32on aime bien
15:32quelques fois les gens,
15:34alors ce qu'on voit
15:34c'est souvent les galettes
15:35sèches à l'entier
15:36qui étaient à leur garnissement
15:37soit à la pomme
15:38ou par exemple
15:38mis avec des framboises pépins
15:40ou des choses comme ça
15:40et c'est vrai que le feuilletage
15:42est quand même riche
15:43c'est quelque chose
15:44de très pas du tout.
15:45– Et puis gosse,
15:46je faisais une petite blague
15:47que je vous recommande
15:48si vous voulez
15:49et guéguer un peu
15:50c'est que vous mettez
15:51d'autres fèves
15:52dans la galette
15:53– Comme ça tout le monde
15:53pense qu'il est gagné
15:54– Et alors c'est très marrant
15:55parce que chacun
15:56a une fève
15:57vous en mettez 5-6
15:59vous voyez
15:59et les gens étaient
16:00éberlués
16:01et donc ça crée
16:03un espèce de moment
16:04improbable
16:05autour de la table
16:06quand on tire les rois.
16:07– Est-ce qu'on peut
16:08déguster ?
16:09Alors moi je ne pourrais pas
16:10parce que je dois parler
16:12un petit peu plus que vous
16:12mais peut-on peut-être
16:14déguster ?
16:14– Venez vous servir
16:15– Venez vous servir
16:17Éliott Mamane
16:17Éric Revelle
16:18Olivier Vial
16:19allez
16:19– Si je vais vous accompagner
16:21mais déjà
16:21pour être sûr
16:22qu'elle soit conforme
16:23déjà à l'odeur
16:25on sait que je vais conforme
16:25– Je précise que
16:26nous sommes aussi
16:28sur Europe 1 TV
16:30disponible d'ailleurs
16:32sur internet
16:33le site d'Europe 1
16:34vous pouvez nous voir
16:35en vidéo
16:35puis aussi sur plusieurs
16:36box
16:37et vous pouvez tout à fait
16:38nous voir déguster
16:39ces belles galettes
16:40que nous voyons
16:42que nous apercevons
16:43– C'est bien de le recommander
16:45à ce moment-là
16:46parce que c'est toujours
16:46tellement télégénique
16:48d'être filmé en train de manger
16:49merci beaucoup
16:50Charles Huillier
16:50nous mène dans cette situation
16:51– Vous êtes tellement beau
16:52Éliott
16:53que rien ne peut
16:54vous rendre
16:55laid
16:56vous inquiétez pas
16:57même avec
16:58effectivement
16:58une galette
17:00dans la main
17:02c'est assez drôle
17:03c'est assez drôle
17:05de vous voir
17:05avec une galette
17:06en train de parler
17:06allez-y
17:07je vous en prie
17:07testez-la
17:08et parlez
17:09la bouche pleine
17:09ça ne me dérange pas
17:10alors
17:11bon et je rappelle
17:12que c'est la frangipane
17:14de monsieur Boulier
17:15Jean-Yves Boulier
17:17Paris 15
17:17alors
17:18Éliott Mamann
17:19Éric Revelle
17:19– Ne m'en veuillez pas
17:20si vous n'avez pas la fève
17:21on a coupé que la moitié
17:22alors peut-être
17:22qu'on n'aura pas de roi
17:23autour de cette table
17:24– Olivier Vial
17:24alors vous
17:25une bouchée suffit
17:26à anéantir
17:27la moitié de la part
17:28c'est un moyen
17:31de contrôler
17:32effectivement
17:32elle est parfaite
17:33la température aussi
17:35c'est très important
17:35le fait de la servir tiède
17:37comme ça
17:37ça redonne
17:39beaucoup plus d'arômes
17:40à la frangipane
17:41et effectivement
17:42c'est un vrai plus
17:43très souvent
17:44on les a
17:45qui sont quasiment congelés
17:46donc il faut
17:48prendre le temps
17:49quand on rentre
17:50chez soi
17:50de les faire réchauffer
17:51l'oeil
17:51– Oui et puis par rapport
17:51à une galette
17:52de supermarché
17:54que je ne recommande pas
17:55là vous avez
17:55un feuilletage exceptionnel
17:57très fin
17:58hyper fin
17:58avec une frangipane
18:00très garnie
18:01et en général
18:02sur les galettes
18:02industrielles
18:03vous avez exactement
18:04le contraire
18:04c'est-à-dire
18:05vous avez un feuilletage
18:06qui est étouffe chrétien
18:07avec une frangipane
18:08qui n'en a que l'odeur
18:12– Je pense qu'il a
18:14même un feuilletage
18:15inversé
18:16donc il y a
18:16vraiment cet équilibre
18:18entre le feuilletage
18:18de la crème d'amande
18:19qui est moelleuse
18:20et qu'on voit
18:20qui est chargé en amande
18:21ce qui ne se trouve pas
18:22dans des galettes
18:23industrielles
18:24où la crème est lisse
18:24en fait
18:25– Voilà effectivement
18:25et on peut apercevoir
18:26parce que c'est de la radio
18:27– On a un gagnant
18:28– Et c'est Eric Revelle
18:30qui a la fève effectivement
18:32– Il trichait régulièrement
18:33– En fait il est venu
18:34avec des fèves dans sa poche
18:36– Non non
18:37c'est un petit pot de lait
18:38vous savez
18:39quand on récupérait
18:40le lait à la fève
18:40– Alors juste quand même
18:44bravo à Eric Revelle
18:46c'est dommage
18:46on n'en a pas de couronne
18:48Eric Revelle
18:49– Peut-être dans le sac
18:50– Peut-être dans le sac
18:52mais on ne va pas lui faire
18:53la frappe
18:53– Je vais repasser
18:54– Quand même
18:55c'est Eric Revelle
18:56il a un certain statut
18:57à défendre
18:58– Je choisis ma reine
18:59– En même temps
19:00il n'y en a pas beaucoup
19:01autour de la table
19:01– Dominique Enacte
19:04alors pour tous ceux
19:05qui voudraient s'essayer
19:07à la frangipane
19:08et à la confection
19:09d'une frangipane
19:10à la maison
19:11est-ce que c'est compliqué
19:12à faire pour quelqu'un
19:13qui n'a pas du tout
19:14le côté cordon bleu
19:16comme moi
19:17ou bien c'est à la portée
19:18de n'importe qui
19:19sans langue de bois
19:20– Non non vraiment
19:21sans langue de bois
19:21c'est très compliqué
19:22parce qu'il y a déjà
19:23le feuilletage
19:24le feuilletage qui va avoir
19:25six tours
19:25donc il faut une détrempe
19:26du repos
19:27du froid
19:28de façon des endroits
19:29pour allonger
19:30pour faire les tours
19:30c'est le métier de tourrier
19:32c'est faire les tours
19:33– Tout à fait
19:34c'est une spécialité d'ailleurs
19:35ça
19:36– Oui tout à fait
19:36on a d'ailleurs
19:3760 écoles
19:38qui sont remises
19:39en goût du jour
19:40et en fait après
19:42bon la crème d'amande
19:43sera un peu moins
19:44on peut la faire
19:45comme on veut
19:45mais ça sera un peu
19:46moins compliqué
19:46mais par contre
19:47après il faut aussi
19:48un four
19:48qui soit
19:49et c'est souvent ça
19:50qui pêche
19:50chez les ménagères
19:51un four
19:51qui ait la même pression
19:54enfin la même cuisson
19:55uniforme
19:56mais vraiment ce qui donne
19:57beaucoup de temps
19:58et de travail
19:59c'est le feuilletage
19:59– Bon et donc
20:00pour faire simple
20:01vous ne conseillez pas
20:02à quelqu'un
20:04qui n'a pas l'équipement
20:05et pas les compétences
20:06de se lancer
20:07dans la confection
20:08d'une frangitane
20:09– C'est l'intention qui compte
20:10– C'est toujours bien
20:12mais bon
20:13le résultat
20:13ce sera pas aussi bon
20:15que chez monsieur Boulier
20:16de Paris 15
20:17– Voilà
20:17et puis 34 000 artisans boulangers
20:19qui sont là
20:19prêts à vous servir
20:21avec des produits
20:22locaux et régionaux
20:23donc c'est bien
20:24parce que vous représentez
20:26et je vais à nouveau
20:27vous remercier
20:28Dominique Enrac
20:28c'est la fin de cette émission
20:29vous êtes président
20:31de la confédération
20:31de la boulangerie-pâtisserie
20:33et également boulanger
20:34donc à Paris 16
20:36merci infiniment
20:38de nous avoir rendu visite
20:39durant cette journée
20:41qui n'est pas la plus simple
20:42pour vous
20:43parce que j'imagine
20:44que vous avez
20:44énormément de travail
20:45je remercie également
20:46tous ceux qui nous ont appelés
20:48et je remercie chaleureusement
20:50Eric Revelle
20:51Elliot Mamman
20:52Olivier Vial
20:53certains d'entre vous
20:54ont encore la bouche pleine
20:55non ça va
20:55vous pouvez me saluer
20:57elle était bonne
20:58incroyable
20:59bon parfait merci
21:00au niveau de l'émission
21:02au niveau de l'émission
21:03bon c'est gentil
21:04Elliot Mamman
21:05Estelle Lafonge
21:06était ravie de partager
21:07ces quelques jours
21:08avec vous
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