00:00Pourquoi identifier les victimes de l'incendie de Cran-Montana en Suisse va prendre plusieurs semaines ?
00:05Une quarantaine de personnes ont perdu la vie durant la soirée du Nouvel An dans un bar de cette station de ski en Suisse.
00:11Et le bilan continue à évoluer.
00:13De très nombreuses familles attendent de savoir si leurs proches sont décédés ou s'ils font partie des 115 blessés,
00:19dont une partie a été transférée dans des hôpitaux.
00:21Une attente insupportable mais nécessaire.
00:23C'est la terrible réalité qui est de l'autre côté, une identification qui doit être formelle
00:27sur des personnes qui sont peut-être inconscientes et peut-être dans un service de réanimation.
00:32Et pas en mesure de donner leur nom s'ils sont intubés, ventilés et dispatchés
00:39parce qu'un tel afflux de blessés les a fait dispatcher un peu partout.
00:43L'identification va être très difficile compte tenu de la destruction des corps.
00:47On ne parle pas de dégradation, on parle de destruction, destruction par le feu, destruction partielle.
00:51Identifier visuellement les victimes est donc souvent impossible.
00:54Dans ce cas, une équipe médicale, des officiers de police judiciaire et une unité d'identification sont mobilisés
01:00selon un protocole bien spécifique.
01:02Une base de données est créée pour chaque personne hospitalisée et inconsciente,
01:06ainsi que pour les personnes décédées.
01:08Dans les deux cas, les corps sont analysés par des médecins
01:10qui vont procéder à tous les examens susceptibles d'aider à l'identification.
01:15Analyse de caries, scanners ou radiographies.
01:17En parallèle, les enquêteurs demandent aux familles des signes distinctifs
01:21qui permettent de reconnaître leurs proches.
01:23Si jamais il y avait un tatouage, s'il y a une cicatrice, s'il y a un élément autre,
01:27ça peut déjà donner une orientation et permettre de sélectionner les disparus
01:32vers lesquels on va orienter la recherche génétique.
01:36Des recherches ADN, indispensables dans le cas d'un incendie, sont ensuite réalisées.
01:41Toutes ces informations sont transmises à Interpol, les victimes étant de plusieurs nationalités.
01:46Les experts peuvent ainsi comparer les éléments recueillis avec ceux présents dans la base de données.
01:50Il faut enfin que l'identité de la victime soit validée en commission d'identification.
01:55Si la personne identifiée est morte, seule la commission pourra délivrer un certificat de décès.
02:00Il n'est jamais demandé aux proches d'identifier eux-mêmes les corps qui sont parfois très abîmés.
02:05Au vu du grand nombre de décès et de blessés, selon l'Institut de recherche criminelle
02:09et de la Gendarmerie nationale en France, le processus devrait prendre au moins plusieurs semaines.
02:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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