00:00C'est une idée un peu folle née un jour de 1984 dans le bureau du patron des programmes
00:14d'RTL de l'époque. Proposé à l'idole des jeunes, Johnny Hallyday, de devenir animateur
00:20le temps d'un effet. Pour épauler le chanteur et sans doute aussi le convaincre, car les deux
00:29hommes sont amis, on demande à Sam Bernet, un des animateurs stars d'RTL, de prendre en
00:33charge l'organisation et la co-animation de cette émission, baptisée Sunday Road.
00:38Johnny va se glisser dans ce rôle avec beaucoup de sérieux. Les émissions étaient en partie
00:45enregistrées dans un temple du rock à Paris sous l'Olympia, le Rock'n'Roll Circus 2, dont
00:49le propriétaire, ça tombait bien, n'était autre que Sam Bernet, le compagnon de route
00:53de Johnny donc sur cette émission. La régie publicitaire trouva un sponsor et les premiers
00:58enregistrements furent lancés, sous la supervision du grand réalisateur de radio, Bernard Meneguzzi.
01:02« Sunday Rock, la séquence vidéo, puis nous avons une belle vidéo, Johnny, et une vidéo
01:07extraite du film Footloose. Vous avez vu Footloose ? »
01:10Johnny se préparait très sérieusement, raconte ceux qui l'ont accompagné. Chaque mardi,
01:15il retrouvait son ami et complice Sam Bernet dans un restaurant parisien et devant un steak,
01:20américain évidemment, il prenait des notes, se renseignait sur l'actualité de celles
01:24et ceux qui l'allaient recevoir. Car il ne se contentait pas de présenter des disques,
01:28il chantait en duo avec ses invités. Des duos uniques comme avec Jacques Dutronc.
01:33« Dites donc tous les deux, vous vous êtes retrouvés très souvent sur la scène du
01:36Golf de Rau et jamais ailleurs. » « On s'est retrouvés souvent, oui, mais qui sait
01:41qu'on n'a jamais chanté ensemble. » « Est-ce qu'on peut espérer pouvoir maintenant
01:45chanter une chanson tous les deux ? Est-ce qu'il y en a une que vous connaissez tous
01:47les deux ? » « Oui, et moi, et moi, et moi ! » « Eh ben allons-y ! »
01:52« Avec ma voiture et mon chien, sans canne et louquante, il la voit, j'y pense et puis
01:59j'oublie, c'est la vie, c'est la vie. »
02:03Ou des jeunes talents de l'époque, Laurent Woulzy.
02:05Ou encore Jean-Jacques Goldman.
02:20« Un peu de sweet, un peu de qui, pas mal de feeling et de décibère, c'est pas
02:29les îles, ils seraient pas l'amis, mais ça suffit pour se faire la veille. »
02:36« Oui, quand la musique est bon, quand la musique est bon, les îles… »
02:41« Avec le groupe téléphone, ce sera… »
02:43« Sans, trop cher, trop grand, il n'a pas de prix. »
02:49Et avec d'autres, des tentatives inédites, comme ici, avec Alain Bachung, l'un en français,
02:55l'autre en anglais.
02:55Quatorze émissions diffusées entre juillet et septembre 1984 demeurent aujourd'hui
03:23ses pépites, ses duos, précieusement conservés.
03:26« Là, c'est une atterrisse l'eau, vous pouvez danser. »
03:29« Tous les garçons et les filles de mon âge font ensemble des projets d'avenir. »
03:35« Tous les garçons et les filles de mon âge, ça veut très bien ce qu'aimer veut dire. »
03:41« Et les yeux dans les yeux, et la main dans la main, ils s'en vont amoureux, sans peur du lendemain. »
03:56« Oui, mais moi, je le sais, parmi l'amour perd, oui, mais moi, je le sais, parmi l'amour perd, oui, mais moi, je le sais, parmi l'amour perd. »
04:11« Oui, mais moi, je le sais, parmi l'amour perd, oui, mais moi, je le sais, parmi l'amour perd. »
04:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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