00:00Bienvenue, en direct dans le 19-20.
00:02Oui, mais il n'y a pas de gâteau, il y a juste un peu d'artifice.
00:06Je voulais vous présenter en tout cas la doublure de Johnny de tout à l'heure dans les titres.
00:12Voici notre personnage principal de Spielberg, Fievel.
00:17Alors qu'est-ce que Fievel ?
00:18C'est un dessin animé qui bat tous les records d'entrée aux Etats-Unis.
00:22Pour vous, Henri Sagné, pour toute l'équipe du 19-20, on a fait venir Fievel à Vaurias.
00:28C'est quand même pas rien. Spielberg, lui, a fait venir Fievel d'Europe centrale.
00:34Car c'est l'histoire des émigrants à qui on a raconté les souris, bien sûr,
00:39qui avaient plein de fromage aux Etats-Unis et pas un chat.
00:43Donc le royaume. Voilà.
00:45En conséquence, maintenant, je vais me tourner vers Johnny.
00:49Johnny qui est là, un double titre.
00:52D'abord, vous savez qu'il est au jury, mais vous savez aussi qu'il est là, venait de Terminus.
00:57Simplement, ce n'est pas une magouille.
00:59Or compétition.
00:59Voilà, j'allais dire, Johnny, qu'il faut insister là-dessus, que le public ne confonde pas,
01:04ce n'est pas un arrangement, ce n'est pas une compétition.
01:05Alors, je tenais aussi à dire que le film était hors compétition.
01:10On m'a posé la question depuis que je suis là.
01:12On m'a dit, alors, est-ce que le film est en compétition,
01:15est-ce que c'est parce que vous considérez que le film n'est pas assez bien ?
01:18Je tiens à dire que ce n'est pas ça du tout.
01:21C'est que le film a été terminé d'être monté il y a à peine dix jours.
01:27Et on ne pouvait pas s'engager.
01:28Est-ce qu'il fait que, disons, la classification, les films nominés, enfin nominés...
01:39Ceux qu'ils avaient préparés, de toute façon...
01:41Voilà, et il fallait qu'ils soient vus deux mois à l'avance.
01:43Donc, notre film ne pouvait pas, de toute façon, être en compétition.
01:46Et puis, au contraire, c'est très bien, parce que c'est libre et c'est propre.
01:49Et de toute façon, oui, oui.
01:50Et de toute façon, s'il avait été en compétition, je ne serais pas là, en tant que jury.
01:54Et puis, de toute façon, nous aurions gagné.
01:58Johnny, l'autre soir, vous avez montré, chez Guilux, une sacrée culture.
02:02Là, vous m'avez eu avec la mouche première version.
02:05Vous êtes ainsi...
02:06Mais vous n'avez pas vu la première version de la mouche ?
02:08Bien sûr, mais vous en avez parlé vraiment de manière...
02:10Et l'homme qui votre récit, vous ne l'aviez pas vu ?
02:13Si, bien sûr, mais vous, vous aviez en mémoire les séquences.
02:16Et moi, je les avais fues en mémoire.
02:17Mais oui, parce que ce sont des films qui ont marqué ma jeunesse.
02:20Et pour moi, le vrai film fantastique, ce n'est pas obligatoirement des films d'horreur.
02:23Ce n'est pas obligatoirement de l'hémoglobine partout.
02:27Pour moi, ce sont des films dans lesquels on peut rêver.
02:30On peut rêver.
02:31Dans l'homme qui retrécit, par exemple, pour moi, qui est un des meilleurs films de science-fiction.
02:35Parce que c'est ça que j'appelle la science-fiction.
02:37Ce sont des films dans lesquels on peut rêver.
02:39Cet homme qui retrécit, tout à fait, on ne sait pas pourquoi.
02:42Et puis, il y a des scènes extraordinaires.
02:44Par exemple, sa femme, il devient la même taille que ses petits enfants par rapport à sa femme.
02:49Et puis alors, il y a le chat qui essaye de l'attraper.
02:52Alors, il devient de plus en plus petit.
02:53Puis alors, il finit par habiter dans la maison de poupée de sa fille.
02:56Et puis, il devient de plus en plus petit.
02:57Puis il y a cette fin de film où il y a l'araignée qui essaye de l'attraper.
03:04Et puis, lui, il prend une épingle qui est une épingle normale quand on coud.
03:07Et pour lui, ça devient une défense.
03:10On ne va pas tout pouvoir raconter, parce que je ne pourrais pas vous poser...
03:13Mais j'aimerais bien vous raconter ce film.
03:15Moi, je suis chargé par tout en train de vous poser une autre question.
03:19Elle a été posée cent fois.
03:20En fait, là, on voit une carrière nouvelle.
03:23Côté cinéma, Godard, Costa Gavras et Pierre-William Glenn.
03:27C'est un choix délibéré.
03:28Parallèlement, une très, très belle carrière qui continue, mais qui change, elle aussi.
03:35Qui est intéressante, qui est beaucoup plus personnelle, côté musique.
03:38Et vous menez les deux de front.
03:40C'est décidé.
03:41J'essaye, oui.
03:42Enfin, ce n'est pas facile.
03:43Mais bon, j'essaye.
03:44J'essaye dans le sens de, de toute façon, ne jamais mélanger ni la musique, ni le cinéma.
03:51Bon, ça, je l'ai déjà dit.
03:52Il n'y a rien de nouveau là-dedans.
03:53Quand je fais une année cinéma où j'ai des offres intéressantes, je me consacre au cinéma.
04:00Et puis, une autre année, je me consacre.
04:02Un album, une autre année.
04:03Voilà, je me consacre.
04:04Bon, il se trouve que c'est vrai que peut-être qu'on peut en avoir ras-le-bol de me voir en ce moment.
04:10Parce qu'on me voit beaucoup.
04:11Je viens de sortir un disque, donc j'ai fait la promotion pour l'album.
04:14Là, on me voit pour la sortie d'un film.
04:16Ce qui fait peut-être beaucoup.
04:17Non, on ne...
04:17Ce qui fait que je m'en vais.
04:19Ok, mais on ne regrette pas de vous avoir vu ce soir, Johnny.
04:21Merci en tous les cas, là c'est la fin, c'est le terme de cette émission, d'avoir répondu en direct à nos questions.
04:26Vive le festival d'Avoria.
04:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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