00:00Pourquoi sortir du silence aujourd'hui ?
00:03Je ne pensais pas venir chez vous ce matin en me réveillant.
00:08Je n'ai pas planifié quoi que ce soit, je n'ai pas planifié de réponse,
00:11je n'ai pas de notes, je n'ai pas d'avocat derrière moi
00:14ni de conseiller qui sont là pour me guider dans ma prise de parole.
00:21Je suis quelqu'un comme ça, pour le peu qu'on puisse connaître de moi,
00:26je réagis avec mon cœur.
00:27Vous êtes cash ?
00:28Je crois que oui, alors des fois c'est bien, des fois malheureusement ça me retombe dessus,
00:34mais je ne peux pas en faire autrement, je crois que c'est de famille.
00:39Non, si j'ai envie de m'exprimer aujourd'hui, c'est que, oui effectivement ça fait bientôt trois ans
00:46que mon papa n'est plus de ce monde, que j'ai subi beaucoup de choses,
00:51que ce soit moi, que ce soit Laetitia même, que ce soit mon frère,
00:55ou que ce soit mes deux sœurs Jade et Joy, et qu'aujourd'hui j'ai envie de rétablir certaines vérités
01:00qui sont pour moi importantes quand je lis certaines choses et que mon sang ne fait qu'un tour
01:06et je n'arrive pas à accepter certains mensonges en fait.
01:12Alors quand vous lisez certaines choses, j'imagine que vous faites allusion à cette interview à Paris Match
01:17qui sort demain, quelle est cette vérité que vous voulez rétablir, votre vérité ?
01:24Qu'est-ce qui vous a fait du mal ce matin en lisant cette interview ?
01:31Alors ce qui m'a fait du mal en fait, c'est que déjà j'en ai marre qu'on parle à la place de mon père,
01:36qui n'est plus là, j'ai plutôt envie de vous parler un peu comment ça s'est passé
01:45lorsque mon père est décédé, j'ai écrit cette lettre ouverte posthume
01:53et croyez-moi j'ai bien réfléchi à cette lettre puisque pendant plus d'un mois, ou un mois à peu près,
02:00j'ai fait plusieurs tentatives pour rentrer en lien avec Laetitia et ses conseillers
02:05et je n'ai jamais eu de réponse de sa part, que ce soit pour des demandes, des explications,
02:15un rapprochement, quelque chose pour qu'on puisse parler, pour que je puisse comprendre certaines choses.
02:23Vous voulez dire qu'entre la disparition de votre père et la publication de cette lettre, vous n'avez pas pu...
02:30Il y a eu un mois entre les deux et je n'ai pas pu avoir accès à quoi que ce soit qui venait de la femme de mon père.
02:40Sachant que notre entente n'était pas très vraie depuis certaines années, je ne sais pas pourquoi.
02:48Je ne sais pas pourquoi ça a été comme ça, mais en tout cas ça l'était.
02:51Je pense que c'est assez classique, on ne va pas revenir sur le compte de Blanche-Neige,
02:55mais c'est quand même depuis la nuit des temps que ça existe et que j'ai effectivement dû voir mon père
03:02depuis avant sa mort, 5 ans, 6 ans avant sa mort, plusieurs fois en cachette.
03:07Et croyez-moi que ce n'était pas facile ni pour lui ni pour moi.
03:10C'était en cachette que vous vous voyez avec votre père.
03:13Oui.
03:13Sinon c'était impossible ?
03:16Oui, ou alors il fallait que je fasse semblant d'être en bon terme avec sa femme.
03:24Vous faites référence à cette lettre que vous avez publiée deux mois après la mort de votre père.
03:29Vous aviez écrit « J'aurais préféré que tout ça reste en famille »,
03:33évoquant la teneur du testament qui vous déshéritait totalement, vous et David.
03:39« Malheureusement, notre famille, c'est comme ça », écriviez-vous.
03:43Et dans cette interview à Match, Laetitia explique que c'est cette lettre qui a déclenché la haine et la folie autour de cette histoire.
03:51Alors, encore une fois, je répète, j'ai essayé pendant un mois, sans que la presse s'en mêle,
03:57sans que personne ne le sache, d'avoir accès à Laetitia.
04:01Et j'ai eu toujours une fin de non recevoir.
04:05Ça, je préfère vraiment, je précise de le dire parce que c'est important,
04:08parce que je n'aurais jamais sinon fait ça.
04:10Je sais que Laetitia fait attention à son image et passe aussi beaucoup par les médias.
04:19Et je pense qu'elle a été à la bonne école avec mon père, qui est toujours passée par les médias pour certaines choses.
04:27Concernant, je ne parlerai pas de l'accord aujourd'hui,
04:30parce qu'il y a une clause de confidentialité qu'elle, elle a rompue dans cet article de Paris Match,
04:35mais que moi, je ne romperai pas jusqu'à ce que je n'ai pas le droit.
04:39Mais en ce qui concerne le testament de mon père,
04:43moi, vous savez, j'ai toujours eu un dialogue très ouvert avec mon père.
04:46Il y a des choses qu'on ne se disait pas, comme par pudeur.
04:49C'était quelqu'un que vous connaissez, vous m'avez dit que vous l'avez interviewé,
04:51de très pudique, de très réservé sur certaines choses.
04:55Après, ce que je sais, c'est qu'on parle d'une évasion fiscale.
05:05On parle d'une évasion fiscale, je ne vais pas mentir là-dessus,
05:08les gens le savent maintenant,
05:11et que mon père a été très très mal conseillé à la fin de sa vie,
05:15et que les cancers, on se les fabrique.
05:18Et je préfère être caché là-dessus,
05:22et je ne reviendrai pas sur ma position,
05:24et je n'ai pas honte de le dire.
05:25Et je sais que mon père aurait sans doute aimé que ça se passe mieux.
05:30C'était quelqu'un dément,
05:32c'était un père qui aimait ses quatre enfants pareils,
05:36il n'y avait pas plus ou moins.
05:38Il aimait sa femme,
05:39il a aimé ma mère aussi en tant d'amis jusqu'à la fin.
05:44Le problème qui s'est passé,
05:46c'est qu'elle a commis l'irréparable,
05:48en nous empêchant de le voir.
05:50C'est ça que vous n'avez pas digéré,
05:54accepté ?
05:56C'est compliqué à accepter.
05:57Bien sûr.
05:57C'est compliqué à accepter quand on arrive chez son père,
06:00qui vous dit,
06:01est-ce que tu peux venir...
06:02La dernière phrase qu'il m'a dit,
06:03c'est à samedi ma chérie.
06:05Samedi, je suis venu,
06:07on m'a envoyé un SMS qui serait venu de son portable,
06:11alors qu'en fait, mon père dormait.
06:13Donc vous voyez,
06:14c'est de la manipulation à haute dose.
06:17Moi, il faut savoir une chose,
06:19c'est que le jour de la Madeleine,
06:21je ne savais pas qu'il fallait partir à Saint-Barthéle-Émile le lendemain.
06:25Vous n'étiez pas au courant ?
06:26Non, j'ai été au courant de rien, monsieur.
06:29J'ai dû même passer par l'Elysée
06:32pour essayer de rétablir certaines choses,
06:35parce que tout me tombait dessus.
06:38On a du mal à comprendre
06:38qu'il y avait cette absence totale de communication,
06:42et peut-être aussi de la manipulation.
06:43Dans cette interview, par exemple,
06:46vous faites référence, évidemment, à la Madeleine.
06:49Laetitia, elle dit qu'elle regrette
06:51que les promesses que vous vous êtes faites,
06:54vous-même, David et elle,
06:57à la Madeleine, sur le cercueil de votre père,
06:59n'aient pas été tenues.
07:01D'une certaine manière,
07:01elle vous renvoie cette responsabilité ?
07:04Ça ne m'étonne pas d'elle, excusez-moi,
07:07mais il n'y a pas eu de promesse,
07:08il n'y a pas eu de mots.
07:09On ne sait pas parler.
07:10On ne sait jamais parler.
07:13Donc là, c'est un mensonge ?
07:15On s'est parlé, effectivement,
07:17à Saint-Barthélemy,
07:18dans une chambre de funerarium.
07:22Et croyez-moi que c'est dans ce genre de situation,
07:25on n'a pas très envie de parler.
07:27J'étais face au cercueil de mon père,
07:29David aussi,
07:30on s'est retrouvés tous les trois,
07:32et elle m'a tout simplement dit
07:34pourquoi est-ce que je ne venais pas
07:35dans la maison de Saint-Barthélemy
07:37après l'enterrement de Saint-Barthélemy.
07:39Et ma réponse a été claire,
07:41c'est parce que je n'ai aucun souvenir
07:42dans cette maison,
07:43et que je trouvais ça très étrange
07:45de venir pour la première fois
07:47après la mort de mon père dans sa maison.
07:49Et c'est uniquement...
07:50On n'a pas eu d'autre dialogue que ça.
07:53Vous parlez de la maison, d'ailleurs.
07:55Laetitia explique que la maison
07:57de Marn de la Coquette
07:58vous était ouverte,
07:59qu'elle vous est toujours ouverte,
08:01et elle dit qu'elle serait heureuse
08:02que vous veniez.
08:04Oui, enfin, écoutez,
08:06là on est sur le 1 mètre de distance
08:07en ce moment, s'il vous plaît.
08:08Là, ça va plutôt être des kilomètres
08:10de distance entre moi et elle, je pense.
08:11Parce qu'il n'y aura jamais de paix possible.
08:14À partir du moment
08:15où elle a franchi cette ligne
08:17qui est de ne pas nous avoir...
08:19de nous empêcher de dire au revoir
08:20à notre père.
08:21Je parle pour moi, en tout cas.
08:23Je ne parlerai pas jamais pour David.
08:25Mais en ce qui me concerne,
08:26j'étais avec ma mère ce jour-là.
08:27On a attendu 4 heures
08:28dans le salon
08:30qu'on puisse dire au revoir
08:33à mon père
08:33parce que je savais
08:34que c'était imminent.
08:35Ce que je sais aussi,
08:36c'est qu'on n'a pas dit
08:37à mon père
08:37qu'il était en soins palliatifs
08:39et qu'il était toujours sous traitement.
08:41Mon père ne savait pas
08:41qu'il allait mourir.
08:44Donc, vous voyez,
08:45je vous dis des choses
08:46qui sont quand même très intimes
08:47et qui sont, chez moi,
08:48une des chirures
08:49que je ne pourrais jamais guérir.
08:50Il y a des choses
08:50où je pourrais toujours m'en sortir.
08:52Mais ça, malheureusement,
08:54je suis bien obligée
08:55de passer par là
08:55pour commencer mon deuil.
08:57Je suis très contente
08:58qu'il y ait un accord de fait
09:00et qu'il faut passer à autre chose.
09:01Je vais devenir maman.
09:02J'ai envie d'être sereine.
09:03Je n'ai pas envie
09:04de me bagarrer plus longtemps que ça.
09:05Ça ne me regarde pas.
09:07Je suis actrice.
09:08Je réalise des choses.
09:09Je n'ai pas du tout
09:09envie de passer ma vie
09:10à m'occuper de cette histoire
09:14qui est quand même sordide.
09:17Mais je ne peux pas
09:19laisser passer certaines choses.
09:20Ce qui est dit
09:22dans cette interview,
09:24c'est évidemment
09:25la version de Laetitia.
09:28Ça ne peut en aucun cas
09:29se rapprocher de vous
09:32ou est-ce que vous estimez
09:33qu'il y a une part de vérité
09:34sa vérité aussi ?
09:36Écoutez, moi,
09:37tout ce que je sais,
09:37c'est que Laetitia,
09:38je l'ai rencontrée.
09:39Moi, j'avais 12 ans.
09:41Je me suis bien entendue
09:42avec elle.
09:42J'ai passé des très bons moments
09:43avec cette femme.
09:44J'ai passé des moments
09:46étranges aussi.
09:48Il y avait une rivalité.
09:49Je ne sais pas pourquoi.
09:50D'ailleurs,
09:51je pense que c'est vraiment
09:53encore une fois
09:54typique des contes
09:56de crime de Blanche-Neige
09:57ou quoi,
09:58de la belle-mère,
09:59la fille,
09:59je ne sais pas trop.
10:01C'est vrai que j'étais
10:01un peu amoureuse
10:03de mon père
10:03comme toutes les filles
10:04pouvaient l'être,
10:05de leur papa.
10:07Et qu'elle,
10:07elle était avec son père.
10:09C'est très particulier.
10:11Vous savez,
10:12on n'avait que 8 ans d'écart
10:13avec Laetitia.
10:15Donc,
10:15c'est quand même
10:15assez particulier
10:16comme situation,
10:19comme configuration.
10:19Il y avait une rivalité
10:20de femmes ?
10:21Malheureusement,
10:22j'ai l'impression
10:22parce que pour en arriver
10:23là aujourd'hui,
10:24c'est quand même sanglant.
10:28En même temps,
10:29il y a un accord,
10:30même si on ne va
10:31évidemment pas évoquer
10:33le contenu,
10:33notamment l'aspect financier.
10:35Il y a un aspect matériel.
10:37Je crois que vous avez
10:38récupéré des objets.
10:39Mais elle dit
10:40dans l'interview d'ailleurs
10:41que si vous lui aviez demandé,
10:44elle vous les aurait donnés
10:45tout de suite.
10:47Encore une fois,
10:47j'ai pendant un mois
10:48essayé de demander
10:49des choses
10:50et j'ai reçu
10:51en fait,
10:53pour vous dire
10:54les mots très clairement
10:54de Maître Aslany
10:56à l'époque
10:56qui s'occupait de l'affaire,
10:58a appelé Hervé Thémy
10:59de mon avocat
11:00en disant
11:01que Laetitia
11:02avait demandé
11:03si les enfants
11:04étaient au courant
11:04du testament.
11:07Voilà.
11:08Donc,
11:08moi,
11:08j'ai appris ça
11:09comme ça.
11:10Et croyez-moi,
11:10ça fait mal.
11:11Vraiment,
11:11ça fait très très mal.
11:12Parce que je me souviens
11:13que mon frère
11:14avait pris la parole
11:15et qu'un testament,
11:16ce n'est pas que financier,
11:17c'est le fait
11:18qu'on ait existé,
11:19qu'on compte aussi
11:20pour la personne
11:21et que moi,
11:22mon père a toujours,
11:23c'est pour moi
11:24la personne la plus importante
11:26dans ma vie
11:26et ça le sera toujours.
11:28Vous avez récupéré
11:29une guitare,
11:30des bottes,
11:30quelques meubles ?
11:32Je ne rentrerai pas là-dedans
11:33parce qu'il y a une clause
11:34de confidentialité.
11:36Mais apparemment,
11:37elle le dit
11:37par image,
11:38donc vous pouvez savoir
11:39à peu près ça.
11:41Moi,
11:43j'ai eu la chance
11:44oui,
11:45alors merci à elle
11:46de m'avoir accepté
11:47une fois où j'ai pu rentrer
11:48chez mon père.
11:51Je voulais me recueillir
11:51chez lui
11:52dans le bureau
11:54qui a été transformé
11:55en chambre d'hôpital
11:56au moment de son décès.
11:57J'ai pu me recueillir,
12:01je n'avais pas le droit
12:01même de prendre
12:02mon téléphone portable.
12:03J'avais le droit...
12:04Qui vous interdisait ça ?
12:06Laetitia.
12:08Elle a dit
12:09tu rentres
12:09mais tu ne prends pas
12:10ton téléphone.
12:10Elle n'était pas là,
12:11c'était un conseiller
12:12ou une conseillère,
12:13je ne me rappelle plus très bien.
12:15Mon mari n'a pas pu rentrer
12:16avec moi,
12:16j'étais toute seule
12:17dans cette maison
12:17et je n'ai pas resté
12:18très longtemps
12:19parce qu'il y a des fantômes
12:20et j'avais juste besoin
12:22de sentir une dernière fois
12:23un peu mon père.
12:25Dans cette interview,
12:27Laetitia évoque
12:29cet accord
12:30et elle explique
12:31que vous ne detenez rien
12:34sur le droit moral
12:36concernant l'oeuvre
12:37de votre père.
12:39Je ne sais pas
12:40si elle confond
12:41le droit moral
12:41et le droit financier.
12:44Moi, le droit moral,
12:44je l'ai.
12:45David aussi,
12:46Jade aussi
12:47et Joy aussi.
12:48Le droit financier,
12:49c'est autre chose.
12:50Le droit moral,
12:51je pourrais toujours
12:52dire oui ou non.
12:54Je n'ai pas très envie
12:55que mon père
12:55devienne un manège
12:57d'Euro Disney
12:58toute sa vie
12:59et j'espère que ses fans
13:00et que les gens
13:02qui l'aiment
13:03pourront toujours
13:04revoir ça.
13:05Le droit financier,
13:06c'est autre chose.
13:07Effectivement,
13:07non,
13:07mais ça,
13:08ce n'est pas mon problème.
13:08Ça veut dire
13:09que vous pourrez
13:10vous opposer
13:11si on utilise
13:11l'image de votre père ?
13:13Je pourrais dire non,
13:14évidemment.
13:15C'est le droit financier,
13:15le droit moral,
13:16c'est deux choses
13:16différentes.
13:18Je parlais de ces objets,
13:19je voudrais revenir
13:20sur cette lettre
13:20que vous avez donc
13:21écrite deux mois
13:22après sa disparition.
13:25Vous écriviez
13:26à votre père
13:27qui vous demandait
13:28souvent
13:29comment vous alliez
13:30faire un enfant
13:30et vous disiez
13:32mais que vais-je pouvoir
13:33lui transmettre
13:34de toi,
13:35toi que j'admire tant.
13:36aujourd'hui,
13:38vous êtes enceinte,
13:38vous êtes rayonnante.
13:41À cet enfant,
13:42vous allez pouvoir
13:43désormais lui transmettre
13:44quelque chose
13:45de Johnny ?
13:47Déjà,
13:47cette prise de parole
13:48parce que je pense
13:50qu'il aurait voulu
13:50que je la fasse.
13:51Je pense que,
13:52vous savez,
13:52le sang parle.
13:54Ce matin,
13:55je dirais vraiment,
13:56j'ai eu plusieurs occasions
13:57de parler,
13:58j'ai eu plusieurs tentations.
14:01Évidemment,
14:01quand on parle
14:02de la chair,
14:02de sa chair,
14:03des fois,
14:04ça monte
14:04et
14:05vous savez,
14:06on ne peut pas le redire
14:07mais que je suis apparemment
14:08quelqu'un de sanguin.
14:10Je n'ai pas voulu
14:12parce que je n'étais pas prête
14:13et parce que je ne savais pas
14:14quoi dire.
14:14En fait,
14:15j'avais l'impression
14:15d'avoir 8 ans
14:16et je n'avais pas
14:17les ressources.
14:19Aujourd'hui,
14:20c'est vrai que je porte un enfant
14:21et donc peut-être que c'est lui
14:22qui m'apporte cette force
14:23pour de parler.
14:24J'ai besoin de rétablir
14:25certaines choses aussi
14:26pour vivre cette grossesse
14:27correctement
14:27et d'accueillir le mieux
14:29que ça soit.
14:29Un peu d'apaisement ?
14:31Beaucoup d'apaisement,
14:32j'espère.
14:32Beaucoup d'apaisement
14:33mais la paix,
14:34sûrement pas.
14:35En tout cas,
14:37au sein
14:37de cette famille
14:38entre mon frère
14:40et tout ça,
14:40il n'y a absolument
14:40aucun problème.
14:42Mais c'est juste que là,
14:43on parle de famille recomposée
14:44qui n'est même plus une famille
14:45puisque c'est une ex-famille.
14:47La famille recomposée,
14:49c'est aujourd'hui
14:49celle que j'ai avec mon mari,
14:51mon beau-fils,
14:52mon frère,
14:53mes nièces,
14:54ma mère,
14:54enfin,
14:55ça c'est la famille,
14:56je veux dire,
14:57c'est sanguin.
14:59Je ne souhaite aucun mal
15:00à Laetitia
15:00mais je souhaite
15:01qu'elle me laisse tranquille
15:03et qu'elle arrête
15:04de parler à ma place
15:05sur mon rapport
15:07avec mon père.
15:11Aujourd'hui,
15:12vous vous sentez
15:13un peu plus apaisée
15:14et j'ai envie de dire
15:15maintenant
15:15que vous avez pris la parole,
15:17vous vous sentez
15:18un peu plus libre
15:20et maintenant
15:22que cet accord
15:22aussi est passé.
15:23Je vous dirai ça ce soir,
15:25je vous dirai ça
15:25quand je rentrerai chez moi
15:26mais je pense que
15:27ça ne peut me faire
15:28que du bien,
15:29oui,
15:29mais pas qu'à moi,
15:30je pense que les Français
15:31déjà en ont marre
15:31de cette histoire
15:32mais quand je vois
15:34tout ce qui est dit
15:35dans la presse
15:35et toutes les choses,
15:38les petits pics,
15:39les choses qui savent
15:41qui font du mal,
15:42je n'ai pas envie
15:43de rentrer là-dedans
15:44mais croyez-moi,
15:45c'est pour ça
15:46que je suis là aujourd'hui.
15:49Quand c'est trop,
15:49c'est trop.
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