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  • il y a 9 mois
Le 15 juillet 2020, Laura Smet s’exprime sur RTL dans une interview où elle évoque son père, Johnny Hallyday.
Elle revient sur son héritage artistique, le lien personnel qui les unissait et la manière dont elle poursuit son propre chemin, entre mémoire familiale et affirmation individuelle. Un témoignage sobre et personnel.
Transcription
00:00Pourquoi sortir du silence aujourd'hui ?
00:03Je ne pensais pas venir chez vous ce matin en me réveillant.
00:08Je n'ai pas planifié quoi que ce soit, je n'ai pas planifié de réponse,
00:11je n'ai pas de notes, je n'ai pas d'avocat derrière moi
00:14ni de conseiller qui sont là pour me guider dans ma prise de parole.
00:21Je suis quelqu'un comme ça, pour le peu qu'on puisse connaître de moi,
00:26je réagis avec mon cœur.
00:27Vous êtes cash ?
00:28Je crois que oui, alors des fois c'est bien, des fois malheureusement ça me retombe dessus,
00:34mais je ne peux pas en faire autrement, je crois que c'est de famille.
00:39Non, si j'ai envie de m'exprimer aujourd'hui, c'est que, oui effectivement ça fait bientôt trois ans
00:46que mon papa n'est plus de ce monde, que j'ai subi beaucoup de choses,
00:51que ce soit moi, que ce soit Laetitia même, que ce soit mon frère,
00:55ou que ce soit mes deux sœurs Jade et Joy, et qu'aujourd'hui j'ai envie de rétablir certaines vérités
01:00qui sont pour moi importantes quand je lis certaines choses et que mon sang ne fait qu'un tour
01:06et je n'arrive pas à accepter certains mensonges en fait.
01:12Alors quand vous lisez certaines choses, j'imagine que vous faites allusion à cette interview à Paris Match
01:17qui sort demain, quelle est cette vérité que vous voulez rétablir, votre vérité ?
01:24Qu'est-ce qui vous a fait du mal ce matin en lisant cette interview ?
01:31Alors ce qui m'a fait du mal en fait, c'est que déjà j'en ai marre qu'on parle à la place de mon père,
01:36qui n'est plus là, j'ai plutôt envie de vous parler un peu comment ça s'est passé
01:45lorsque mon père est décédé, j'ai écrit cette lettre ouverte posthume
01:53et croyez-moi j'ai bien réfléchi à cette lettre puisque pendant plus d'un mois, ou un mois à peu près,
02:00j'ai fait plusieurs tentatives pour rentrer en lien avec Laetitia et ses conseillers
02:05et je n'ai jamais eu de réponse de sa part, que ce soit pour des demandes, des explications,
02:15un rapprochement, quelque chose pour qu'on puisse parler, pour que je puisse comprendre certaines choses.
02:23Vous voulez dire qu'entre la disparition de votre père et la publication de cette lettre, vous n'avez pas pu...
02:30Il y a eu un mois entre les deux et je n'ai pas pu avoir accès à quoi que ce soit qui venait de la femme de mon père.
02:40Sachant que notre entente n'était pas très vraie depuis certaines années, je ne sais pas pourquoi.
02:48Je ne sais pas pourquoi ça a été comme ça, mais en tout cas ça l'était.
02:51Je pense que c'est assez classique, on ne va pas revenir sur le compte de Blanche-Neige,
02:55mais c'est quand même depuis la nuit des temps que ça existe et que j'ai effectivement dû voir mon père
03:02depuis avant sa mort, 5 ans, 6 ans avant sa mort, plusieurs fois en cachette.
03:07Et croyez-moi que ce n'était pas facile ni pour lui ni pour moi.
03:10C'était en cachette que vous vous voyez avec votre père.
03:13Oui.
03:13Sinon c'était impossible ?
03:16Oui, ou alors il fallait que je fasse semblant d'être en bon terme avec sa femme.
03:24Vous faites référence à cette lettre que vous avez publiée deux mois après la mort de votre père.
03:29Vous aviez écrit « J'aurais préféré que tout ça reste en famille »,
03:33évoquant la teneur du testament qui vous déshéritait totalement, vous et David.
03:39« Malheureusement, notre famille, c'est comme ça », écriviez-vous.
03:43Et dans cette interview à Match, Laetitia explique que c'est cette lettre qui a déclenché la haine et la folie autour de cette histoire.
03:51Alors, encore une fois, je répète, j'ai essayé pendant un mois, sans que la presse s'en mêle,
03:57sans que personne ne le sache, d'avoir accès à Laetitia.
04:01Et j'ai eu toujours une fin de non recevoir.
04:05Ça, je préfère vraiment, je précise de le dire parce que c'est important,
04:08parce que je n'aurais jamais sinon fait ça.
04:10Je sais que Laetitia fait attention à son image et passe aussi beaucoup par les médias.
04:19Et je pense qu'elle a été à la bonne école avec mon père, qui est toujours passée par les médias pour certaines choses.
04:27Concernant, je ne parlerai pas de l'accord aujourd'hui,
04:30parce qu'il y a une clause de confidentialité qu'elle, elle a rompue dans cet article de Paris Match,
04:35mais que moi, je ne romperai pas jusqu'à ce que je n'ai pas le droit.
04:39Mais en ce qui concerne le testament de mon père,
04:43moi, vous savez, j'ai toujours eu un dialogue très ouvert avec mon père.
04:46Il y a des choses qu'on ne se disait pas, comme par pudeur.
04:49C'était quelqu'un que vous connaissez, vous m'avez dit que vous l'avez interviewé,
04:51de très pudique, de très réservé sur certaines choses.
04:55Après, ce que je sais, c'est qu'on parle d'une évasion fiscale.
05:05On parle d'une évasion fiscale, je ne vais pas mentir là-dessus,
05:08les gens le savent maintenant,
05:11et que mon père a été très très mal conseillé à la fin de sa vie,
05:15et que les cancers, on se les fabrique.
05:18Et je préfère être caché là-dessus,
05:22et je ne reviendrai pas sur ma position,
05:24et je n'ai pas honte de le dire.
05:25Et je sais que mon père aurait sans doute aimé que ça se passe mieux.
05:30C'était quelqu'un dément,
05:32c'était un père qui aimait ses quatre enfants pareils,
05:36il n'y avait pas plus ou moins.
05:38Il aimait sa femme,
05:39il a aimé ma mère aussi en tant d'amis jusqu'à la fin.
05:44Le problème qui s'est passé,
05:46c'est qu'elle a commis l'irréparable,
05:48en nous empêchant de le voir.
05:50C'est ça que vous n'avez pas digéré,
05:54accepté ?
05:56C'est compliqué à accepter.
05:57Bien sûr.
05:57C'est compliqué à accepter quand on arrive chez son père,
06:00qui vous dit,
06:01est-ce que tu peux venir...
06:02La dernière phrase qu'il m'a dit,
06:03c'est à samedi ma chérie.
06:05Samedi, je suis venu,
06:07on m'a envoyé un SMS qui serait venu de son portable,
06:11alors qu'en fait, mon père dormait.
06:13Donc vous voyez,
06:14c'est de la manipulation à haute dose.
06:17Moi, il faut savoir une chose,
06:19c'est que le jour de la Madeleine,
06:21je ne savais pas qu'il fallait partir à Saint-Barthéle-Émile le lendemain.
06:25Vous n'étiez pas au courant ?
06:26Non, j'ai été au courant de rien, monsieur.
06:29J'ai dû même passer par l'Elysée
06:32pour essayer de rétablir certaines choses,
06:35parce que tout me tombait dessus.
06:38On a du mal à comprendre
06:38qu'il y avait cette absence totale de communication,
06:42et peut-être aussi de la manipulation.
06:43Dans cette interview, par exemple,
06:46vous faites référence, évidemment, à la Madeleine.
06:49Laetitia, elle dit qu'elle regrette
06:51que les promesses que vous vous êtes faites,
06:54vous-même, David et elle,
06:57à la Madeleine, sur le cercueil de votre père,
06:59n'aient pas été tenues.
07:01D'une certaine manière,
07:01elle vous renvoie cette responsabilité ?
07:04Ça ne m'étonne pas d'elle, excusez-moi,
07:07mais il n'y a pas eu de promesse,
07:08il n'y a pas eu de mots.
07:09On ne sait pas parler.
07:10On ne sait jamais parler.
07:13Donc là, c'est un mensonge ?
07:15On s'est parlé, effectivement,
07:17à Saint-Barthélemy,
07:18dans une chambre de funerarium.
07:22Et croyez-moi que c'est dans ce genre de situation,
07:25on n'a pas très envie de parler.
07:27J'étais face au cercueil de mon père,
07:29David aussi,
07:30on s'est retrouvés tous les trois,
07:32et elle m'a tout simplement dit
07:34pourquoi est-ce que je ne venais pas
07:35dans la maison de Saint-Barthélemy
07:37après l'enterrement de Saint-Barthélemy.
07:39Et ma réponse a été claire,
07:41c'est parce que je n'ai aucun souvenir
07:42dans cette maison,
07:43et que je trouvais ça très étrange
07:45de venir pour la première fois
07:47après la mort de mon père dans sa maison.
07:49Et c'est uniquement...
07:50On n'a pas eu d'autre dialogue que ça.
07:53Vous parlez de la maison, d'ailleurs.
07:55Laetitia explique que la maison
07:57de Marn de la Coquette
07:58vous était ouverte,
07:59qu'elle vous est toujours ouverte,
08:01et elle dit qu'elle serait heureuse
08:02que vous veniez.
08:04Oui, enfin, écoutez,
08:06là on est sur le 1 mètre de distance
08:07en ce moment, s'il vous plaît.
08:08Là, ça va plutôt être des kilomètres
08:10de distance entre moi et elle, je pense.
08:11Parce qu'il n'y aura jamais de paix possible.
08:14À partir du moment
08:15où elle a franchi cette ligne
08:17qui est de ne pas nous avoir...
08:19de nous empêcher de dire au revoir
08:20à notre père.
08:21Je parle pour moi, en tout cas.
08:23Je ne parlerai pas jamais pour David.
08:25Mais en ce qui me concerne,
08:26j'étais avec ma mère ce jour-là.
08:27On a attendu 4 heures
08:28dans le salon
08:30qu'on puisse dire au revoir
08:33à mon père
08:33parce que je savais
08:34que c'était imminent.
08:35Ce que je sais aussi,
08:36c'est qu'on n'a pas dit
08:37à mon père
08:37qu'il était en soins palliatifs
08:39et qu'il était toujours sous traitement.
08:41Mon père ne savait pas
08:41qu'il allait mourir.
08:44Donc, vous voyez,
08:45je vous dis des choses
08:46qui sont quand même très intimes
08:47et qui sont, chez moi,
08:48une des chirures
08:49que je ne pourrais jamais guérir.
08:50Il y a des choses
08:50où je pourrais toujours m'en sortir.
08:52Mais ça, malheureusement,
08:54je suis bien obligée
08:55de passer par là
08:55pour commencer mon deuil.
08:57Je suis très contente
08:58qu'il y ait un accord de fait
09:00et qu'il faut passer à autre chose.
09:01Je vais devenir maman.
09:02J'ai envie d'être sereine.
09:03Je n'ai pas envie
09:04de me bagarrer plus longtemps que ça.
09:05Ça ne me regarde pas.
09:07Je suis actrice.
09:08Je réalise des choses.
09:09Je n'ai pas du tout
09:09envie de passer ma vie
09:10à m'occuper de cette histoire
09:14qui est quand même sordide.
09:17Mais je ne peux pas
09:19laisser passer certaines choses.
09:20Ce qui est dit
09:22dans cette interview,
09:24c'est évidemment
09:25la version de Laetitia.
09:28Ça ne peut en aucun cas
09:29se rapprocher de vous
09:32ou est-ce que vous estimez
09:33qu'il y a une part de vérité
09:34sa vérité aussi ?
09:36Écoutez, moi,
09:37tout ce que je sais,
09:37c'est que Laetitia,
09:38je l'ai rencontrée.
09:39Moi, j'avais 12 ans.
09:41Je me suis bien entendue
09:42avec elle.
09:42J'ai passé des très bons moments
09:43avec cette femme.
09:44J'ai passé des moments
09:46étranges aussi.
09:48Il y avait une rivalité.
09:49Je ne sais pas pourquoi.
09:50D'ailleurs,
09:51je pense que c'est vraiment
09:53encore une fois
09:54typique des contes
09:56de crime de Blanche-Neige
09:57ou quoi,
09:58de la belle-mère,
09:59la fille,
09:59je ne sais pas trop.
10:01C'est vrai que j'étais
10:01un peu amoureuse
10:03de mon père
10:03comme toutes les filles
10:04pouvaient l'être,
10:05de leur papa.
10:07Et qu'elle,
10:07elle était avec son père.
10:09C'est très particulier.
10:11Vous savez,
10:12on n'avait que 8 ans d'écart
10:13avec Laetitia.
10:15Donc,
10:15c'est quand même
10:15assez particulier
10:16comme situation,
10:19comme configuration.
10:19Il y avait une rivalité
10:20de femmes ?
10:21Malheureusement,
10:22j'ai l'impression
10:22parce que pour en arriver
10:23là aujourd'hui,
10:24c'est quand même sanglant.
10:28En même temps,
10:29il y a un accord,
10:30même si on ne va
10:31évidemment pas évoquer
10:33le contenu,
10:33notamment l'aspect financier.
10:35Il y a un aspect matériel.
10:37Je crois que vous avez
10:38récupéré des objets.
10:39Mais elle dit
10:40dans l'interview d'ailleurs
10:41que si vous lui aviez demandé,
10:44elle vous les aurait donnés
10:45tout de suite.
10:47Encore une fois,
10:47j'ai pendant un mois
10:48essayé de demander
10:49des choses
10:50et j'ai reçu
10:51en fait,
10:53pour vous dire
10:54les mots très clairement
10:54de Maître Aslany
10:56à l'époque
10:56qui s'occupait de l'affaire,
10:58a appelé Hervé Thémy
10:59de mon avocat
11:00en disant
11:01que Laetitia
11:02avait demandé
11:03si les enfants
11:04étaient au courant
11:04du testament.
11:07Voilà.
11:08Donc,
11:08moi,
11:08j'ai appris ça
11:09comme ça.
11:10Et croyez-moi,
11:10ça fait mal.
11:11Vraiment,
11:11ça fait très très mal.
11:12Parce que je me souviens
11:13que mon frère
11:14avait pris la parole
11:15et qu'un testament,
11:16ce n'est pas que financier,
11:17c'est le fait
11:18qu'on ait existé,
11:19qu'on compte aussi
11:20pour la personne
11:21et que moi,
11:22mon père a toujours,
11:23c'est pour moi
11:24la personne la plus importante
11:26dans ma vie
11:26et ça le sera toujours.
11:28Vous avez récupéré
11:29une guitare,
11:30des bottes,
11:30quelques meubles ?
11:32Je ne rentrerai pas là-dedans
11:33parce qu'il y a une clause
11:34de confidentialité.
11:36Mais apparemment,
11:37elle le dit
11:37par image,
11:38donc vous pouvez savoir
11:39à peu près ça.
11:41Moi,
11:43j'ai eu la chance
11:44oui,
11:45alors merci à elle
11:46de m'avoir accepté
11:47une fois où j'ai pu rentrer
11:48chez mon père.
11:51Je voulais me recueillir
11:51chez lui
11:52dans le bureau
11:54qui a été transformé
11:55en chambre d'hôpital
11:56au moment de son décès.
11:57J'ai pu me recueillir,
12:01je n'avais pas le droit
12:01même de prendre
12:02mon téléphone portable.
12:03J'avais le droit...
12:04Qui vous interdisait ça ?
12:06Laetitia.
12:08Elle a dit
12:09tu rentres
12:09mais tu ne prends pas
12:10ton téléphone.
12:10Elle n'était pas là,
12:11c'était un conseiller
12:12ou une conseillère,
12:13je ne me rappelle plus très bien.
12:15Mon mari n'a pas pu rentrer
12:16avec moi,
12:16j'étais toute seule
12:17dans cette maison
12:17et je n'ai pas resté
12:18très longtemps
12:19parce qu'il y a des fantômes
12:20et j'avais juste besoin
12:22de sentir une dernière fois
12:23un peu mon père.
12:25Dans cette interview,
12:27Laetitia évoque
12:29cet accord
12:30et elle explique
12:31que vous ne detenez rien
12:34sur le droit moral
12:36concernant l'oeuvre
12:37de votre père.
12:39Je ne sais pas
12:40si elle confond
12:41le droit moral
12:41et le droit financier.
12:44Moi, le droit moral,
12:44je l'ai.
12:45David aussi,
12:46Jade aussi
12:47et Joy aussi.
12:48Le droit financier,
12:49c'est autre chose.
12:50Le droit moral,
12:51je pourrais toujours
12:52dire oui ou non.
12:54Je n'ai pas très envie
12:55que mon père
12:55devienne un manège
12:57d'Euro Disney
12:58toute sa vie
12:59et j'espère que ses fans
13:00et que les gens
13:02qui l'aiment
13:03pourront toujours
13:04revoir ça.
13:05Le droit financier,
13:06c'est autre chose.
13:07Effectivement,
13:07non,
13:07mais ça,
13:08ce n'est pas mon problème.
13:08Ça veut dire
13:09que vous pourrez
13:10vous opposer
13:11si on utilise
13:11l'image de votre père ?
13:13Je pourrais dire non,
13:14évidemment.
13:15C'est le droit financier,
13:15le droit moral,
13:16c'est deux choses
13:16différentes.
13:18Je parlais de ces objets,
13:19je voudrais revenir
13:20sur cette lettre
13:20que vous avez donc
13:21écrite deux mois
13:22après sa disparition.
13:25Vous écriviez
13:26à votre père
13:27qui vous demandait
13:28souvent
13:29comment vous alliez
13:30faire un enfant
13:30et vous disiez
13:32mais que vais-je pouvoir
13:33lui transmettre
13:34de toi,
13:35toi que j'admire tant.
13:36aujourd'hui,
13:38vous êtes enceinte,
13:38vous êtes rayonnante.
13:41À cet enfant,
13:42vous allez pouvoir
13:43désormais lui transmettre
13:44quelque chose
13:45de Johnny ?
13:47Déjà,
13:47cette prise de parole
13:48parce que je pense
13:50qu'il aurait voulu
13:50que je la fasse.
13:51Je pense que,
13:52vous savez,
13:52le sang parle.
13:54Ce matin,
13:55je dirais vraiment,
13:56j'ai eu plusieurs occasions
13:57de parler,
13:58j'ai eu plusieurs tentations.
14:01Évidemment,
14:01quand on parle
14:02de la chair,
14:02de sa chair,
14:03des fois,
14:04ça monte
14:04et
14:05vous savez,
14:06on ne peut pas le redire
14:07mais que je suis apparemment
14:08quelqu'un de sanguin.
14:10Je n'ai pas voulu
14:12parce que je n'étais pas prête
14:13et parce que je ne savais pas
14:14quoi dire.
14:14En fait,
14:15j'avais l'impression
14:15d'avoir 8 ans
14:16et je n'avais pas
14:17les ressources.
14:19Aujourd'hui,
14:20c'est vrai que je porte un enfant
14:21et donc peut-être que c'est lui
14:22qui m'apporte cette force
14:23pour de parler.
14:24J'ai besoin de rétablir
14:25certaines choses aussi
14:26pour vivre cette grossesse
14:27correctement
14:27et d'accueillir le mieux
14:29que ça soit.
14:29Un peu d'apaisement ?
14:31Beaucoup d'apaisement,
14:32j'espère.
14:32Beaucoup d'apaisement
14:33mais la paix,
14:34sûrement pas.
14:35En tout cas,
14:37au sein
14:37de cette famille
14:38entre mon frère
14:40et tout ça,
14:40il n'y a absolument
14:40aucun problème.
14:42Mais c'est juste que là,
14:43on parle de famille recomposée
14:44qui n'est même plus une famille
14:45puisque c'est une ex-famille.
14:47La famille recomposée,
14:49c'est aujourd'hui
14:49celle que j'ai avec mon mari,
14:51mon beau-fils,
14:52mon frère,
14:53mes nièces,
14:54ma mère,
14:54enfin,
14:55ça c'est la famille,
14:56je veux dire,
14:57c'est sanguin.
14:59Je ne souhaite aucun mal
15:00à Laetitia
15:00mais je souhaite
15:01qu'elle me laisse tranquille
15:03et qu'elle arrête
15:04de parler à ma place
15:05sur mon rapport
15:07avec mon père.
15:11Aujourd'hui,
15:12vous vous sentez
15:13un peu plus apaisée
15:14et j'ai envie de dire
15:15maintenant
15:15que vous avez pris la parole,
15:17vous vous sentez
15:18un peu plus libre
15:20et maintenant
15:22que cet accord
15:22aussi est passé.
15:23Je vous dirai ça ce soir,
15:25je vous dirai ça
15:25quand je rentrerai chez moi
15:26mais je pense que
15:27ça ne peut me faire
15:28que du bien,
15:29oui,
15:29mais pas qu'à moi,
15:30je pense que les Français
15:31déjà en ont marre
15:31de cette histoire
15:32mais quand je vois
15:34tout ce qui est dit
15:35dans la presse
15:35et toutes les choses,
15:38les petits pics,
15:39les choses qui savent
15:41qui font du mal,
15:42je n'ai pas envie
15:43de rentrer là-dedans
15:44mais croyez-moi,
15:45c'est pour ça
15:46que je suis là aujourd'hui.
15:49Quand c'est trop,
15:49c'est trop.
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