00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h-21h, Stéphanie Demureux.
00:04Toujours en compagnie de Gilles Boutin et Imbert Anglais,
00:08sommes élébateurs de la deuxième heure et on commente quelques instants
00:12puisque pour l'instant on n'en sait peu sur cette attaque au couteau
00:15mais quand même très choquante en pleine fête de Noël,
00:20entre Noël et Nouvel An, une attaque au couteau en plein cœur du métro parisien,
00:25les stations Arts et Métiers, République et Opéra,
00:29donc c'est vraiment le centre, c'est la ligne 3, trois femmes blessées.
00:33Alors heureusement l'auteur a été interpellé mais ça rappelle Gilles Boutin,
00:38ce qu'on commente malheureusement souvent ensemble,
00:40ces attaques au couteau qui peuvent surgir n'importe coup, n'importe quand et n'importe où surtout.
00:45On observe de plus en plus de faits de la sorte et les statistiques aussi le montrent,
00:50même si ce n'est pas uniforme, mais il y a quand même une tendance haussière
00:53qui est inquiétante, qui va de pair, dans le cas présent,
00:57on attend encore des informations plus précises, notamment sur l'identité de l'agresseur.
01:02D'origine mêlienne selon le Parisien.
01:04Selon le Parisien et qu'il y aurait des troubles psychologiques.
01:08C'est souvent le cas, le problème c'est que l'immigration non contrôlée s'accompagne aussi
01:17d'énormément de misères humaines, de troubles,
01:21de personnes qui ne sont pas forcément dans les meilleures conditions pour être accompagnées.
01:27Je pense que c'est effectivement extrêmement violent de venir d'une zone étrangère,
01:31très éloignée, de traverser des choses, des événements compliqués de la vie
01:35et de se retrouver projetés dans une société...
01:36On a vécu certainement la violence aussi dans le pays d'origine.
01:40Fuyant peut-être des violences et se retrouvant dans une société
01:44dont ils sentent qu'ils ne peuvent pas s'y installer
01:48parce que trop de choses s'y opposent.
01:51Et donc cela génère de la violence.
01:53Et c'est un vrai problème, parce qu'encore récemment en Corse,
01:57un homme a été tué par la police parce qu'il avait un couteau.
02:04Et lui, pour le coup, il était d'origine sénégalaise.
02:08J'espère qu'on ne va pas connaître un phénomène comme au Royaume-Uni,
02:11même si ça a l'air d'en prendre le cas.
02:13Les couteaux sont omniprésents.
02:14Est-ce que ce n'est pas déjà le cas ?
02:15D'après ce qu'on voit dans le traitement médiatique,
02:19on n'est pas encore au même point, au même fait divers.
02:23Au Royaume-Uni, on a vraiment assisté à des tueries dans des quartiers
02:26avec des hommes avec des couteaux qui avaient attaqué plusieurs personnes.
02:31Là, c'est trois personnes dans le métro.
02:33Ça y ressemble.
02:34On aimerait bien que ce ne soit pas trop fréquent.
02:38Il faut vraiment reprendre en main.
02:38Les services de sécurité, effectivement, ont neutralisé
02:41grâce aux caméras vidéosurveillance et grâce à son portable, je crois.
02:44C'est ce que nous disait.
02:45Il y a eu cette réactivité, mais il faut se prendre à la racine du problème.
02:51C'est-à-dire repérer quand une personne est manifestement déséquilibrée,
02:56mieux contrôler les flux migratoires.
02:58On manque cruellement de moyens et de législation pour cela.
03:04Un verre anglaise, 120 attaques au couteau de mémoire par jour.
03:09C'est toujours des statistiques difficiles à voir,
03:13mais c'est a priori le dernier chiffre officiel.
03:15C'est quelque chose qui tend à se multiplier, comme l'expliquait Gilles Boutin.
03:18Oui, heureusement, les trois victimes ont subi des blessures qui n'étaient que légères,
03:26même si l'une d'elles, je crois, plus gravement touchée
03:28et serait enceinte, d'après nos confrères du Parisien.
03:33Je voudrais penser à l'ensemble de la chaîne des secours des forces de l'ordre
03:38qui ont d'ailleurs été mobilisées pour Noël,
03:42le soir encore pour le 31 décembre.
03:43Là, ils ont été secourus par les pompiers,
03:46ce sont les policiers ensuite qui ont identifié le suspect
03:49avec les images de vidéosurveillance.
03:52On rappelle le niveau très élevé de la menace terroriste.
03:55D'ailleurs, Laurent Nunez le rappelait encore il y a quelques jours.
03:58Il risque de troubles à leur public.
04:00Le ministre avait demandé aux responsables locaux
04:02justement de renforcer les dispositifs de sécurité
04:04sur l'ensemble du territoire.
04:06Et sur les couteaux en particulier, c'est assez affolant.
04:10J'ai eu l'occasion lors d'un reportage avec la Sûreté Ferroviaire
04:12de voir l'ensemble des saisies qu'ils peuvent faire
04:16ou d'ailleurs qu'ils ne peuvent pas faire parfois entraver
04:18par une législation qui les contraint énormément.
04:21D'ailleurs, le sénateur Philippe Tabarro, à l'époque,
04:24qui aujourd'hui est devenu ministre des Transports,
04:26a apporté une loi en ce sens
04:27pour desserrer un peu leurs prérogatives
04:31qui sont très contraintes
04:32entre les militaires qui sont mobilisés
04:36alors que ce n'est pas leur vocation,
04:39la Sûreté Ferroviaire, la suge de la SNCF,
04:41l'équivalent de la RATP, les forces de police,
04:44tout ça, ça se chevauche, ça s'entrave.
04:46Il y a des procédures très complexes.
04:47Ça veut dire que vous dites entraver par la loi.
04:49On a souvent l'habitude malheureusement
04:51de commenter des événements où il y a une entrave
04:53qui vient de la loi,
04:55mais là, on l'espèce quand il y a des couteaux.
04:56Ça veut dire qu'on ne peut pas être fouillé.
04:58Ils peuvent, dans un cadre très précis,
05:01il faut qu'il y ait des éléments assez concrets
05:02de suspicion, etc.
05:04Un autre exemple, par exemple,
05:05ils ont dû inscrire dans la loi
05:07la notion antiterroriste de périple meurtrier
05:10pour pouvoir, sans attendre
05:12que les conditions de la légitime défense soient réunies,
05:15interpeller quelqu'un
05:16qui vient de perpétrer un acte criminel.
05:21La loi permet de supposer
05:22qu'il continuera, lors de son périple,
05:24de faire subir ces méfaits,
05:27mais il a fallu une évolution législative pour ça.
05:28Donc, c'est dans ce contexte très contraint,
05:31même s'il a été récemment amélioré.
05:34Ces forces de sûreté font un travail très difficile.
05:38Et oui, il faut évidemment les saluer.
05:40Gilles Boutin, c'est affligeant d'entendre
05:42qu'une fois encore,
05:43la loi peut entraver
05:44ce genre de fléau.
05:48Parce que 120 attaques au couteau par jour,
05:50c'est beaucoup.
05:51Les délinquants, eux, ont des couteaux,
05:53contrairement aux honnêtes gens.
05:55C'est vrai que c'est effarant de constater
05:57que la loi peut nous empêcher.
06:00On est démunis,
06:02on se sent nus
06:03dès lors que la loi n'a pas prévu un cas.
06:06Et cela conduit certains agents
06:11ou même des civils
06:12à devoir réfléchir à deux fois
06:14avant de prendre une initiative
06:15lorsque quelque chose se passe sous leurs yeux.
06:19Parce qu'en plus, vous,
06:20si vous prenez un couteau que vous défendez,
06:22c'est vous qui risquez des problèmes.
06:23Et dans quelle mesure ?
06:24Ensuite, il faut justifier la proportionnalité
06:26de la riposte ?
06:27Est-ce qu'on était menacé soi-même ?
06:29Ça génère des questionnements.
06:31Donc, on est face à une rigidité
06:33qui peut nous exposer.
06:34Donc, il serait bon d'y réfléchir
06:36et de voir dans quelle mesure
06:37on peut apporter de la souplesse
06:39dans ce genre de situation.
06:40Il y en a d'autres qui réfléchissent.
06:41C'est les Français, tout simplement.
06:44Quand on leur demande
06:45quelles sont vos priorités pour 2026,
06:48c'est bien le pouvoir d'achat
06:49qui est toujours en tête, bien sûr.
06:52Et évidemment,
06:53la lutte contre l'insécurité, numéro 2.
06:55Et la réduction de l'immigration,
06:57numéro 3.
06:58Voilà les trois priorités 2026
07:01selon une étude opinion
07:03menée par Odossa Bagbon
07:05publiée dans Le Figaro.
07:07Votre journal, Gilles Boutin,
07:08c'est pas compliqué,
07:09les attentes des Français sont claires.
07:12Vivre bien avec l'argent qu'ils gagnent
07:13en travaillant, tout simplement, honnêtement.
07:15Vivre en paix dans un pays
07:16où ils se sentent en sécurité,
07:18avec ou sans d'ailleurs leurs enfants,
07:20quel que soit le bord,
07:22ça devient un luxe
07:24quand on voit encore
07:25ce qui se passe aujourd'hui.
07:27Ce qui est frappant,
07:28c'est que ces trois volontés
07:30qui ne sont pas nouvelles,
07:31même si l'écart s'est réduit
07:33entre le pouvoir d'achat
07:34qui est la première
07:35et les suivantes,
07:36il me semble.
07:37Mais ce qui est frappant,
07:39c'est que ces trois
07:39trois attentes concrètes,
07:42existentielles,
07:46alors peut-être plus proches
07:48que le climat,
07:50l'Ukraine
07:50ou d'autres débats
07:52qui prennent beaucoup de place
07:53dans la sphère médiatique
07:55et politique,
07:56mais qui ne sont peut-être pas
07:58aussi brûlantes
08:00pour les Français.
08:01Et un autre point
08:03qui me paraît important,
08:04c'est que
08:05ces trois
08:06priorités
08:08qui sont parfois
08:09niées
08:09ou minimisées
08:11ou réduites
08:12à des sentiments,
08:14on explique aux Français
08:15que leur pouvoir d'achat
08:16n'a pas tant baissé que ça,
08:18que l'inflation
08:18est bien inférieure
08:22à ce qu'ils observent
08:23eux-mêmes
08:24au passage à la caisse.
08:25Alors évidemment,
08:27les statistiques
08:28et les calculs
08:29lisent sans doute
08:30les effets concrets
08:32de cette inflation.
08:34On explique pareil
08:35pour l'immigration
08:36que le sentiment
08:38que peuvent avoir
08:39certains Français
08:39de submersion
08:41ou en tout cas
08:42d'une immigration
08:43incontrôlée
08:44qui n'arrive plus
08:45à assimiler,
08:46à intégrer
08:47est démentie
08:49par les statistiques.
08:51Et c'est la même chose
08:52évidemment pour le fameux
08:53sentiment,
08:53prétendu sentiment
08:54d'insécurité
08:55qui ne prend pas en compte
08:57plein d'effets,
08:58notamment l'adaptation
08:59des Français
09:00à une réalité
09:00telle que celle
09:01qu'on vient de décrire
09:02dans le métro parisien.
09:03Et très juste,
09:04vous avez raison,
09:04tous les Français,
09:05parce que quand vous
09:06interrogez les Français
09:07également des socialistes,
09:09il y en a quand même
09:1043%,
09:11je regardais ce sondage
09:12de près,
09:12c'est quand même beaucoup
09:13pour des socialistes
09:14a priori sur la sécurité.
09:16Donc ça veut dire que
09:17oui,
09:18même dans le débat
09:18qui nous anime souvent
09:20entre les médias
09:21du service public,
09:22les médias Bolloré
09:23accusés de toute la journée
09:25en faire des caisses
09:26sur l'insécurité,
09:27enfin,
09:27n'empêche que ça a l'air
09:28d'être la priorité
09:29de beaucoup de Français,
09:30y compris à gauche.
09:31C'est-à-dire qu'effectivement
09:33on observe ce souci
09:35de gestion de la question
09:36de la sécurité
09:37chez les gens
09:40qui se sentent proches
09:41du Parti Socialiste
09:42ainsi que chez les écologistes,
09:44mais eux ne parlent
09:45que d'insécurité.
09:48Ceux qui se sentent proches
09:49plus de LR ou du RN
09:50ont effectivement
09:51ce problème d'insécurité,
09:53mais ils y associent
09:54celui de l'immigration,
09:55qui est quand même très lié.
09:57Ce qui signifie
09:58qu'en fonction
09:59de son affiliation politique,
10:02on s'autorise
10:02plus ou moins
10:03à créer des connexions.
10:05Ça veut dire aussi
10:06que quand on a
10:07une tendance de gauche,
10:08on a beaucoup plus
10:09de réticence
10:10à établir ce lien
10:11parce que
10:11beaucoup de personnes
10:12craignent d'être
10:13des traîtres
10:14à leur idéal,
10:15alors que je ne vois pas
10:16en quoi le fait
10:17d'avoir des aspirations sociales
10:18vous empêche aussi
10:19de constater
10:20ce qui se passe.
10:21Mais il n'y a qu'en France
10:22que c'est comme ça.
10:22Regardez même
10:23les gouvernements,
10:24on en parle souvent
10:25des gouvernements
10:26au Danemark,
10:27des pays nordiques,
10:28de gauche,
10:29aujourd'hui,
10:30ils luttent
10:30contre l'immigration
10:31irrégulière.
10:33Pourquoi on a ce genre,
10:35pour citer certains,
10:36de pudeur de gazelle
10:37en France ?
10:39C'est une excellente question.
10:40Pourquoi peut-être
10:41que nous manquons
10:42de pragmatisme
10:43et que nous sommes
10:44un pays d'idées aussi ?
10:46D'idéaux surtout.
10:47D'idées.
10:48Oui, d'idéaux,
10:48mais on se noie
10:50dans le concept
10:50assez facilement.
10:53Or, on peut supposer,
10:54en voyant ce qui se passe
10:56typiquement au Danemark
10:58ou même au Royaume-Uni
10:59où des socialistes,
11:01même s'ils ne font pas
11:02tout de manière excellente,
11:04Kirstarmer est obligé
11:05de s'en prendre
11:07à ce problème d'insécurité
11:08ou en tout cas
11:08de faire des promesses
11:09à ce sujet.
11:10En France,
11:11on n'ose pas,
11:12le surmoi
11:13est extrêmement puissant
11:14et il essaime
11:15depuis l'extrême gauche
11:16jusqu'à la droite libérale.
11:18Donc, c'est compliqué
11:20de s'attaquer à ça.
11:23On est traumatisés
11:24peut-être par le passé aussi.
11:26L'accusation
11:27d'être du mauvais bord,
11:28d'être fasciste
11:29fait encore très peur.
11:30On a aussi un pays
11:31qui a une histoire
11:32peut-être différente
11:33de ses...
11:33en tout cas du Danemark
11:34sur le plan colonial
11:37et autres,
11:38mais ça joue beaucoup.
11:39Ça, quand on voit
11:40de quoi nous accuse l'Algérie,
11:42on va peut-être
11:42en parler plus tard
11:43si on a le temps.
11:43Non, mais plus sérieusement
11:46sur le débouché politique,
11:49j'observe aussi
11:49que c'est le...
11:51comme vous l'évoquiez
11:52à l'instant,
11:53c'est rare
11:55que les trois préoccupations
11:56soient représentées
11:57dans toutes les...
11:58dans toutes les franges
12:00de l'électorat politique.
12:01Souvent, il y a...
12:02à gauche,
12:03on...
12:03par exemple,
12:04on prend...
12:05Il n'y a pas d'insécurité
12:06chez LFI.
12:07Voilà.
12:08Mais il y a beaucoup
12:08de questions
12:09de pouvoir d'achat
12:10qui est une question
12:11peut-être moins prégnante
12:13chez le bloc central
12:15qui, à l'inverse,
12:16s'intéresse quand même
12:17aux questions de sécurité.
12:18Et le seul parti...
12:20Et je rejoins aussi
12:21peut-être un pays de classe,
12:22peut-être,
12:23c'est aussi...
12:23Je vous aussi,
12:23le seul parti
12:24qui prend en compte
12:24ces trois sujets,
12:26c'est le Rassemblement National
12:27pour qui c'est vraiment aussi
12:30les trois priorités
12:31et qui bénéficient...
12:32Il y a plein d'autres facteurs
12:33qui bénéficient du fait que...
12:35Notamment de ne pas avoir
12:36été responsabilité, mais...
12:37Je vais vous couper.
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