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  • il y a 10 mois
Six enquêteurs de la section de recherches de Marseille se sont rendus mardi 16 décembre au Haut Vernet, là même où le petit Émile a disparu le 8 juillet 2023, a appris BFMTV ce lundi 22 décembre.

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Transcription
00:00Maître Julien Pinelli est en ligne avec nous, avocat d'Anne Venovini, grande mère maternelle du Petit Emile.
00:06Bonsoir Maître Pinelli, est-ce que vous êtes avec nous, est-ce que vous m'entendez ?
00:11Comment est-ce que vous prenez effectivement cette nouvelle saisie, saisie d'un objet volumineux ?
00:17Est-ce que vous pensez qu'effectivement l'enquête continue de penser que la famille du Petit Emile pourrait être incriminée dans ce possible homicide ?
00:27C'est tout à fait normal au cours d'une procédure de cette nature que les investigations se poursuivent de façon constante
00:32et le fait qu'un magistrat instructeur procède à une perquisition et a été saisi n'est pas dans le droit fil de ces démarches
00:40et nous sommes satisfaits d'ailleurs d'observer que cette enquête se poursuit de façon utile et efficace.
00:45Une première observation, vous l'avez rappelé à l'instant, ma cliente notamment a été placée en garde à vue au mois de mars dernier,
00:52il y a plus de neuf mois désormais, a été remise en liberté à l'issue de cette mesure sans qu'aucune charge ne permette sa mise en examen
01:00et dans ce même temps, les perquisitions qui ont eu lieu, qui ont été révélées, nous pouvons en parler puisqu'elles se sont faites en public, j'allais dire,
01:09n'ont pas été mises en œuvre à la même époque que cette garde à vue.
01:12Alors c'est quelque chose qui aurait été tout à fait possible.
01:14Est-ce que vous savez ?
01:15Tous les éléments qui ont été saisis à cette occasion manifestement ne présentaient pas un degré d'utilité majeur dans le cadre de l'enquête
01:21au point de pouvoir être saisis neuf mois après la procédure de garde à vue.
01:26C'est une première observation qui me semble utile.
01:30Il est néanmoins nécessaire, évidemment, encore une fois, afin de pouvoir fermer toutes les portes et qu'il soit procédé à ce type d'actes.
01:37Ce sont des actes encore une fois très classiques.
01:39Vous m'entendez, Maître Pineli. Est-ce que vous pouvez nous dire effectivement quels objets ont été saisis ?
01:43On parle d'un objet volumineux.
01:45Alors là, encore une fois, j'en reviens à quelques règles de procédure pénale assez élémentaires.
01:53C'est qu'en tant qu'avocat, je ne peux pas rentrer dans ce type de détail puisque j'enfreindrai le secret de l'instruction.
01:59Néanmoins, il me semble utile de rappeler que la somme des éléments saisis à cette date vient sans doute répondre à des questions.
02:09Nous savons, toutes doivent être posées.
02:11Je ne peux pas rentrer malheureusement dans le détail des objets saisis, mais retenez peut-être simplement l'idée selon laquelle ces biens étaient à disposition à l'époque du placement en garde à vue de ma cliente.
02:22Il n'a pas été jugé nécessaire de les recueillir à cette époque-là alors qu'on pouvait très bien le faire.
02:27On le fait neuf mois plus tard.
02:29On croit que c'est un élément là aussi de réponse sur la nécessité de la saisie de ces éléments à cette date.
02:34Une question, Laurent Valdiguet sur le plateau.
02:36Oui, Maître Binelli.
02:37Donc, en réalité, vous êtes en train de nous expliquer que neuf mois plus tard, les enquêteurs seraient allés saisir des objets au vernet chez votre cliente.
02:48Je ne l'explique pas.
02:49Ce sont des éléments qui ont été rendus publics.
02:51Et encore une fois, ces saisies et cette perquisition ont été faites au vu de tous au vernet.
02:57Il n'y avait pas de dispositif de façon à cacher cette opération.
03:00Je vous assure qu'une dizaine de personnes appartenant à la gendarmerie qui se présentent au vernet un 16 décembre,
03:06ceux-là, par définition, se remarquent, oui.
03:09Mais on n'a pas du tout d'idée de cet objet volumineux.
03:12Est-ce que ça peut être une malle, comme le suggérait le général d'Aouste ?
03:17Je pense qu'il faut laisser à l'enquête aussi son chemin.
03:20Chacun peut se faire une idée de ce qui a pu être saisi.
03:22Le plus simple est peut-être d'attendre aussi que le parquet d'Aix-en-Provence, si c'était son choix.
03:27Face à un communiqué à ce point, s'il estime utile, en revanche, il est rigoureusement interdit,
03:32à ce stade de l'information, évidemment, de révéler la nature des objets saisis.
03:37Après, simplement, s'agit-il d'un objet volumineux ou d'un contenant volumineux ?
03:41Là aussi, les questions peuvent se poser.
03:42Mais je ne pense pas que cela présente à ce stade une importance majeure.
03:46Ce qui est important, c'est encore une fois de constater que les actes se poursuivent
03:50et que régulièrement, régulièrement, des éléments viennent enrichir cette procédure.
03:54Et nous l'espérons, encore une fois, avec deux finalités.
03:58La première étant celle majeure, naturellement, de la recherche de la vérité.
04:02La seconde étant que nous espérons que ces éléments concourent aussi
04:05à pouvoir refermer la porte d'une participation familiale à ce drame.
04:10Monsieur Pinelli, vous restez avec nous.
04:15Gilles Rex, qu'est-ce qui va être fait ?
04:18Quelles sont les enquêtes qui vont être établies s'il s'agit sur cet objet volumineux ?
04:24Visiblement, Laurent, quand même, on entend quand même l'avocat et le général Daous,
04:30s'il pourrait s'agir d'un contenant, d'une malle ?
04:32En tout cas, si jamais c'était une malle, à ce moment-là,
04:35que fait la police scientifique ?
04:37Bien sûr, ils vont la démonter soigneusement,
04:40de manière à essayer de retrouver un ADN,
04:44et un ADN plus particulièrement appartenant au petit Émile.
04:48C'est ça, c'est l'ADN finalement qu'on cherche.
04:50Est-ce qu'aujourd'hui, monsieur, on peut tout retrouver finalement ?
04:54Est-ce que l'ADN et les progrès scientifiques vont aider à résoudre tous les crimes du passé ?
04:58Il y a eu d'énormes progrès dans l'ADN.
05:01Entre l'ADN de contact, l'ADN pur et dur, l'ADN récréatif, l'ADN généalogique,
05:07il y a énormément de progrès qui ont été faits dans ce domaine.
05:11On arrivera à élucider des crimes qui sont des cold case grâce à l'ADN.
05:17Dans tous les milieux, c'est important.
05:19Il y a des préparations, il y a des actes qui sont faits.
05:22On a à voir pour les chiens, même dans l'ADN des chiens, dans beaucoup de choses.
05:26On a une progression énorme dans cette science.
05:30Laurent, si on parle aussi de cette piste familiale,
05:33qui pourrait être criminelle, domicile volontaire.
05:35Familiale ou autre, ça peut être quelqu'un du village.
05:40Je dis familiale parce qu'il y a eu deux témoins
05:41qui ont vu descendre le grand-père, l'oncle et la tante
05:44dans un timing très très serré suite à la disparition du petit Émile.
05:49C'est-à-dire qu'ils auraient cherché leur enfant pendant quoi ?
05:51Sept minutes, c'est ça ? De 17h15 à 18h12 ?
05:54C'est ça, il y a entre sept et dix minutes un peu de trous
05:58dans l'emploi du temps de tout le monde.
06:01Alors c'est vrai que ça paraît toujours court dans la vie normale,
06:05mais dans une histoire criminelle, sept minutes, dix minutes,
06:09c'est un temps très long, il peut s'en passer des choses.
06:12Mais c'est vrai que c'est la révélation par les gendarmes.
06:17C'est assez inédit dans les enquêtes criminelles,
06:21cette histoire de pollen qui permet de dire aux gendarmes
06:24« Quelqu'un a voulu nous berner, en réalité,
06:27ce petit garçon a été laissé entreposé pendant huit mois quelque part,
06:33et c'est cet endroit qu'on cherche. »
06:35Alors c'est vrai que c'est cet endroit qu'ils cherchent.
06:37Mais c'est-à-dire qu'après la reconstitution,
06:39où il y a eu les 17 personnes qui sont retournées au Auvergne,
06:41vous pensez que la personne qui peut-être a mal agi
06:45s'est dit « Il faut que je donne un lancement. »
06:47Comme ça, finalement, je vais laisser sous-entendre
06:50que le petit émis est mort,
06:51et donc l'enquête va s'arrêter.
06:53C'est quelqu'un qui a agi par la peur.
06:55Disons que bon, après,
06:56les expertises peuvent être contredites un jour, etc.
07:00Mais l'hypothèse la plus vraisemblable aujourd'hui,
07:02au vu des expertises scientifiques,
07:05c'est que cet enfant a trouvé la mort
07:07pour des raisons accidentelles ou volontaires,
07:11mais enfin, a trouvé la mort brutalement
07:13aux alentours de 17h30 ce 8 juillet,
07:18que la famille donne l'alerte à 18h12,
07:21trois quarts d'heure plus tard.
07:23Manifestement, la personne qui est au courant de ça
07:27n'a pas le temps, dans ce laps de temps,
07:29de l'amener loin.
07:31Donc, il est là.
07:33Et cette personne, quasiment,
07:36alors qu'il y a 800 personnes
07:38qui vont venir le chercher,
07:39alors que les gendarmes arrivent tout de suite,
07:41alors que l'hélicoptère est là,
07:43cette personne va le dissimuler
07:45pendant huit mois,
07:48et va prendre,
07:50alors que, vous savez,
07:50ça se décompose vite encore, la preuve,
07:54et va prendre, au bout de huit mois,
07:56ça tient dans une boîte à chaussures.
07:57C'est un crâne et quelques ossements,
08:00c'est rien du tout.
08:00Petit enfant, il y a deux ans.
08:01Donc, cette personne-là, au bout de huit mois,
08:04elle aurait pu le faire disparaître n'importe où,
08:08personne n'aurait jamais retrouvé Emile.
08:11Cette personne, elle va, au bout de huit mois,
08:13prendre la décision de rendre,
08:17au fond, c'est ce qu'a demandé la maman,
08:19Marie, la maman, elle a fait deux messages,
08:21elle a dit à deux fois,
08:22un message audio bouleversant,
08:24on l'a réentendu tout à l'heure dans le ligne rouge.
08:26Mais donc quoi, par compassion, Laurent,
08:28par culpabilité,
08:28pour que ça cesse aussi,
08:30parce qu'elle n'avait pas les nerfs que l'on peut continuer ?
08:32La maman l'a dit,
08:33rendez-le-nous.
08:34Ce sont des gens très pieux,
08:35très chrétiens,
08:36qui voulaient pouvoir enterrer cet enfant.
08:38La maman, dans un message poignant,
08:40a dit,
08:41rendez-nous,
08:42quoi que vous soyez,
08:43rendez-le-nous.
08:45Et alors, c'est vrai que la personne
08:46qui a pris cette décision
08:48d'aller reposer en forêt,
08:51un lundi de Pâques,
08:53pensant que ça allait arrêter,
08:55clôturer les enquêtes
08:56et que ça allait le rendre à cette famille,
08:59cette personne, au fond,
09:01parce que la gendarmerie a relancé l'affaire,
09:05cette personne, au fond,
09:06elle a pris ce risque
09:07qu'aujourd'hui,
09:08elle soit, grâce à l'enquête,
09:09grâce à l'expertise,
09:11qu'elle soit découverte.
09:12Enfin, c'était peut-être,
09:13entre guillemets,
09:14un peu gros,
09:14c'est-à-dire un crâne
09:15sur un chemin de redonnée,
09:16un lundi de Pâques.
09:17Donc, effectivement,
09:18peut-être que la reconstitution
09:20était symbolique, oui,
09:22mais...
09:23Elle aurait peut-être dit ça.
09:26Il fallait être le général d'Aouste
09:27pour savoir
09:29ce que la paléinologie,
09:32les pollens,
09:33risquaient de vous confondre.
09:34Parce que tous sur ce plateau,
09:36on nous aurait confié l'enquête
09:37ou on nous aurait demandé,
09:38à part peut-être Gilles Rex,
09:41est-ce qu'on va pouvoir être confondus
09:42si on dépose ces ossements en forêt ?
09:46Ça devient scientifique.
09:47On est sur un cri scientifique.
09:50Il y a quelques années,
09:51ce serait rien passé.
09:52Les gendarmes auraient conclu
09:53à l'enquête en disant
09:54ce pauvre garçon, c'est perdu.
09:55Mais l'évolution fait que,
09:56maintenant,
09:57on en est à la scientifique
09:59qui prend le dessus
10:00et à forte raison,
10:01on arrivera à toucher du doigt
10:03et à voir les...
10:04Cela dit,
10:05on peut avoir beaucoup de choses,
10:06mais pour l'instant,
10:07on n'y est pas.
10:08On n'y est pas.
10:09On n'y est pas.
10:09Et néanmoins,
10:11avec cet objet,
10:12peut-être que ça va être
10:12de nouvelles révélations scientifiques.
10:15Florence Roy,
10:15si jamais,
10:16avec cet objet
10:17qui va être analysé maintenant
10:18par la police scientifique,
10:19on découvrait,
10:20je ne sais pas,
10:21un ADN
10:21et peut-être un criminel,
10:23est-ce que cette personne
10:24va être plus lourdement accusée
10:27au bout de...
10:28Ça fait combien de temps l'enquête ?
10:30Laurent,
10:30près de deux ans d'enquête ?
10:31Deux ans et demi.
10:33Est-ce que cette personne,
10:34si elle s'était dénoncée tout de suite,
10:36aurait eu une peine allégée,
10:38si je puis dire,
10:39ou effectivement,
10:39est-ce que là,
10:40la peine va être alourdie
10:42parce qu'il y a eu effectivement
10:43cette enquête qui a duré
10:44et qui dure encore
10:45et qui est un calvaire
10:46pour les familles ?
10:47Alors ça,
10:48c'est très difficile,
10:49très difficile,
10:50parce que d'abord,
10:50les gens ne savent pas du tout
10:51de qui il s'agit.
10:53Est-ce qu'effectivement,
10:53comme vous le disiez,
10:54est-ce que c'est éventuellement
10:55de ce cercle familial
10:56ou est-ce que c'est d'autres gens
10:57du hameau ?
10:59Déjà,
10:59ça va peser.
11:01Et puis ensuite,
11:02bon,
11:02il y a tout le contexte,
11:03tout ce qui va être révélé,
11:05le cas échéant,
11:06à court ou moyen terme.
11:08Il y aura probablement...
11:09Moi,
11:09je reste persuadée
11:10que le juge d'instruction,
11:11les juges d'instruction
11:12ont des éléments.
11:13Voilà.
11:14Ils ne sont pas communiqués,
11:16vous pensez qu'ils travaillent
11:17encore sur des pistes plus ?
11:17Ah bah non,
11:18mais comme le disait mon confrère,
11:19de toute façon,
11:20il faut bien savoir
11:20que l'instruction,
11:21elle est couverte par le secret,
11:22comme l'enquête préliminaire
11:24en amont au niveau
11:25de la gendarmerie,
11:25au niveau du secret
11:26de l'instruction,
11:27enfin l'enquête
11:28du juge d'instruction
11:29et tout ce qui est
11:30commission rogatoire.
11:31Vous savez,
11:31souvent dans notre métier,
11:32on va voir le juge d'instruction
11:33et on lui dit
11:33est-ce que la commission rogatoire
11:34est rentrée ?
11:35Vous savez pourquoi ?
11:36Parce que les commissions rogatoires,
11:37on ne sait pas
11:37ce qui se passe nous
11:38en tant qu'avocat,
11:39ni avocat éventuellement
11:40des mises en examen,
11:41ni avocat de la partie civile.
11:43Ça veut dire que
11:43le juge d'instruction,
11:44il demande aux policiers
11:46ou aux gendarmes
11:46je voudrais que vous fassiez
11:47telle investigation
11:49dans tel sens
11:50en fonction de ce qu'ils travaillent
11:52de façon...
11:53Voilà, ils coopèrent,
11:54ils viennent leur donner des éléments
11:54en fonction de ça,
11:55ils disent
11:56tiens, on va aller
11:56dans telle direction
11:57ou telle autre.
11:58Mais nous, en tant qu'avocat,
11:59on ne sait pas tout ça
12:00tant que, comme on dit
12:01dans notre jargon,
12:01que la commission rogatoire
12:02n'est pas rentrée.
12:04Et donc rentrée,
12:04ça veut dire qu'elle est au dossier
12:06et qu'on peut la consulter
12:07et voir ce qu'il y a dedans.
12:08Qu'est-ce qu'a donné
12:08l'investigation ?
12:09Donc il est forcé que
12:10s'il y a des demandes
12:12de perquisition
12:13qui ont été faites
12:13et des éléments saisis,
12:15c'est que le juge d'instruction
12:16a quelques soupçons
12:17et qu'il veut aller plus loin.
12:18Est-ce que cette piste
12:19mènera à quelque chose
12:20de probant ?
12:21Ça, on n'en sait rien,
12:22on verra bien.
12:23Maître Pinéli,
12:24toujours avec nous,
12:26avocat d'Anne Védoni,
12:27grand-mère maternelle
12:28du petit Émile.
12:30Maître Pinéli,
12:31effectivement,
12:32il y a ce traumatisme facial
12:33sur le zygomatique droit
12:35qui laisse à penser
12:36qu'Émile aurait reçu un coup.
12:39Est-ce que pour vous aussi,
12:41une piste criminelle
12:42est envisagée ?
12:43Une piste criminelle
12:45est naturellement envisagée
12:46comme le sont d'ailleurs
12:47plusieurs pistes
12:48dans le cadre
12:49de cette procédure.
12:51Les enquêteurs
12:52procèdent par éventail,
12:53proposent des options,
12:55ils sont aidés en cela
12:56par les recherches scientifiques
12:57et le résultat
12:58des expertises
12:58qui permettent
12:59d'évaluer des options.
13:01On ne peut pas néanmoins
13:02être catégorique
13:03à ce jour.
13:04Ce qui,
13:05dans ce dossier,
13:06assure une intervention humaine,
13:07c'est la deuxième phase,
13:08dirais-je,
13:09celle qui a donné lieu
13:09à la dépose
13:10des restes du petit Émile
13:12jusqu'à sa découverte.
13:13Là, nous savons
13:14qu'il y a par définition
13:15une intervention humaine.
13:17S'agissant de la première étape,
13:19celle des circonstances
13:20exactes
13:20de son décès,
13:22parmi les hypothèses,
13:23il y a celle
13:23d'une intervention volontaire.
13:25Il y a également
13:26la thèse,
13:26une intervention
13:27qui ne serait pas
13:28de la nature volontaire,
13:29mais qui aurait créé
13:30un dommage mortel
13:31chez le petit Émile.
13:32Il reste enfin
13:33tous les éléments
13:33auxquels ne peut pas répondre
13:35l'expertise.
13:36Une expertise,
13:37toujours raisonnable
13:37est prudente.
13:38Vous avez entendu
13:39sur ce plateau,
13:41effectivement,
13:42il y a beaucoup de doutes.
13:43Que dites-vous,
13:44justement,
13:45pour défendre
13:45votre cliente,
13:47la grand-mère
13:47d'Émile ?
13:49Vu que la famille
13:50est quand même ciblée,
13:51on a l'impression,
13:51dans l'enquête.
13:53À ce stade,
13:53je défends
13:54une partie civile.
13:55La qualité naturelle
13:57de ma cliente
13:57dans ce dossier,
13:59c'est d'être partie civile,
14:01c'est-à-dire
14:01d'être une victime
14:02des faits
14:03qui ont donné lieu
14:04à l'ouverture
14:05de l'information.
14:05C'est procéduralement
14:07ce que l'on appelle
14:07une partie civile
14:08et c'est la qualité
14:09première de ma cliente.
14:11Au cours de cette procédure,
14:12elle a pu être mise en cause
14:13au point d'être placée
14:14en garde à vue,
14:15là aussi parce que l'on suivait
14:16différentes options
14:17et qu'il semblait d'ailleurs
14:19et en toute logique
14:19parfaitement normal
14:20qu'à un certain stade
14:22de celle-ci,
14:23elle puisse être entendue
14:24dans ce cadre-là.
14:26Mais aujourd'hui,
14:26encore une fois,
14:27je le précise
14:27et c'est très important,
14:28on regarde la question
14:29que vous me posez,
14:30je défends quelqu'un
14:31qui est aujourd'hui
14:32en recherche de vérité
14:33dans le cadre d'un dossier
14:34s'agissant d'un drame
14:35dont une famille
14:36a été victime.
14:38Elle n'est pas mise en examen,
14:39elle n'est pas concernée
14:40comme une personne
14:41contre laquelle pèse
14:42des indices
14:44laissant entendre
14:44qu'elle ait pu participer
14:46à cet effet.
14:47Voilà la qualité
14:48d'Anne Pédovigny
14:48à cette heure.
14:49Laurent ?
14:50Oui maître,
14:51on sait que maintenant
14:52que la famille,
14:54vous avez accès au dossier,
14:55vous avez pu,
14:57depuis la garde à vue,
14:58voir un peu
14:59tout ce que les enquêteurs
15:00avaient découvert.
15:01on sait aussi
15:02que vous avez,
15:03avec vos clients,
15:04vous êtes revenu
15:05au Verne,
15:06vous avez pu faire
15:07des constatations,
15:08prendre des photos,
15:09faire des photos
15:09avec un drone,
15:10au fond,
15:11faire votre propre enquête
15:13vous-même.
15:14Est-ce que vous avez
15:15en tête
15:16des nouvelles pistes
15:17ou des suggestions
15:18pour les enquêteurs
15:19ou pour les juges
15:21au vu de vos observations
15:23à vous,
15:23Parti civil ?
15:25Nous l'avions évoqué
15:25à l'époque
15:26de notre visite,
15:27le 8 novembre dernier,
15:28qui nous semblait
15:29que des investigations
15:30restaient à conduire
15:31et je note notamment
15:32que celles qui se conduisent
15:33actuellement répondent,
15:34valident en tout cas
15:36à cette option
15:36selon laquelle
15:37les investigations
15:38doivent toujours
15:39être conduites
15:40au Verne,
15:42s'agissant du secteur
15:44très réduit
15:44dans lequel
15:45le petit Émile
15:46a disparu
15:47et puis les alentours
15:48beaucoup plus vastes.
15:50Nous avons compilé
15:51une série d'éléments
15:52qu'il s'agisse de lieux,
15:53qu'il s'agit
15:53d'investigations techniques,
15:55nous pensions les déposer
15:56plus récemment
15:57aux magistrats instructeurs,
15:58lorsque cette dernière
15:59a décidé de convoquer
16:00en réalité nos clients
16:01pour les entendre
16:02et il nous semblait
16:02plus logique naturellement
16:03d'attendre cette convocation.
16:06Nous estimons donc
16:07que courant janvier,
16:08nous déposerons
16:08une certaine somme
16:09d'éléments
16:10qui seront d'une part
16:11des informations
16:12que nous avons recueillies
16:12et que nous livrerons
16:13aux magistrats instructeurs
16:14de façon à peut-être
16:16l'éclairer aussi.
16:17Je pense que c'est le rôle
16:17là aussi d'une partie civile
16:19de façon tout à fait naturelle
16:20de tenter d'éclairer
16:21l'instruction qui est en cours
16:23et d'autre part,
16:24cette fois-ci,
16:24plus directement
16:25des demandes,
16:25des demandes d'investigation
16:27s'agissant de leur contenu,
16:28bien naturellement,
16:29nous en réservons
16:30la primeur
16:30aux juifs d'instruction,
16:32ce qui semble être
16:32la moindre des choses.
16:33Je voudrais revenir
16:34sur un simple élément
16:34puisque tout à l'heure,
16:36nous évoquions
16:36les perquisitions
16:37et les saisies
16:38qui ont été opérées.
16:39Une perquisition
16:40en procédure pénale,
16:41c'est évidemment
16:41la visite d'un lieu
16:42dans lequel peuvent être
16:43saisies des éléments.
16:44Lorsque j'évoquais
16:45un contenant,
16:46je ne voudrais surtout pas
16:46être à l'origine
16:47d'une fausse information
16:49ou d'une interprétation
16:50qui ne serait pas fondée,
16:51je m'interrogeais
16:52simplement sur le point
16:57n'a pas plutôt été témoin
16:58aussi d'un large contenant
17:00dans lequel était remisé
17:01l'ensemble des objets saisis.
17:03Ce qui est parfois le cas
17:04dans le cadre
17:04des enquêtes de gendarmerie.
17:05Je n'ai jamais évoqué
17:06le fait selon lequel
17:07l'objet volumineux
17:08pourrait être un contenant
17:10d'une quelconque fature.
17:11Je voulais simplement
17:11revenir sur ce point
17:12de façon à ne pas,
17:13encore une fois,
17:14donner lieu à des allégations
17:15qui n'auraient pas de fondement.
17:17Maître, c'est juste un détail
17:18mais je ne le comprends plus bien.
17:20Le 16 décembre,
17:21il y a eu une perquisition
17:22au Verne chez votre cliente ?
17:25Le 16 décembre,
17:25il y a eu lieu
17:26à donner lieu
17:27à des saisies au Verne,
17:29notamment chez ma cliente.
17:32Des saisies de cette nature
17:33se font nécessairement
17:34dans le cadre procédural
17:35de la perquisition.
17:37D'accord,
17:37donc le 16 décembre,
17:38il y a eu au Verne
17:39une perquisition
17:40chez votre cliente,
17:44en fait,
17:44au domicile ?
17:45Notamment,
17:46notamment au domicile
17:47des Bédobini,
17:48pas uniquement.
17:49Il y a eu des investigations
17:50qui ont été conduites
17:51dans différents lieux
17:51comme cela
17:52a été rendu public
17:53aujourd'hui
17:54et notamment au domicile
17:56de ma fille
17:57où encore une fois
17:58ont été saisies
17:58certains éléments.
18:00Mais est-ce qu'il y a eu
18:00d'autres perquisitions
18:01au Verne ce 16 décembre ?
18:04Là aussi,
18:04nous sommes dans un cadre
18:05procédural qui ne m'autorise pas
18:07à révéler autre chose
18:08que ce qui a pu être
18:09rendu public,
18:11notamment par la publicité
18:12dans laquelle
18:12ont été ordonnées
18:14et mis en œuvre
18:15ces opérations.
18:15On sait aujourd'hui
18:17que des gendarmes
18:17sont revenus au Verne.
18:19Est-ce qu'il y a eu
18:19de nouvelles perquisitions
18:20chez votre cliente
18:21aujourd'hui,
18:21à votre connaissance ?
18:23Ma connaissance,
18:24il n'y a pas eu aujourd'hui
18:25de perquisition
18:26au domicile de ma cliente.
18:27Si tel était le cas,
18:28j'en serais naturellement informé.
18:29Et encore une fois,
18:30je renvoie à cet élément
18:31qui tient en quelque sorte
18:33du bon sens.
18:34On s'imaginait bien
18:35qu'une intervention
18:35de gendarmerie
18:36dans ce village du Auverne,
18:38dont chacun connaît
18:39la très thèbe démographie,
18:40c'est un endroit finalement
18:41assez clos,
18:42mais finalement
18:43très peu peuplé,
18:45une superficie
18:46assez étroite,
18:47nous le saurions.
18:48Maître Pineli,
18:49vous avez parlé d'éléments,
18:50effectivement,
18:50vous allez réserver
18:51la primeur à la justice,
18:53on l'entend bien,
18:53mais pour vous,
18:54ils dédouanent définitivement
18:56la famille du petit Émile ?
18:58La démarche,
18:59encore une fois,
19:00ne consiste pas,
19:01comme ce serait le cas
19:02pour la défense
19:03d'une personne
19:04mise en examen,
19:05à rechercher des éléments
19:06qui auraient vocation
19:07à mettre hors de cause
19:08quelqu'un qui n'est pas
19:09mis en cause à ce stade.
19:11Il ne faut pas inverser les rôles,
19:12il ne faut pas changer
19:13la qualité des intervenants
19:14dans le cadre de la procédure.
19:16Ma cliente est une partie civile
19:17en quête de vérité.
19:19C'est son seul et unique statut
19:21dans le cadre de ce dossier.
19:22Je peux entendre,
19:23encore une fois,
19:23qu'il y a eu un épisode
19:24au cours duquel
19:25elle a été placée
19:26en garde à vue.
19:27Cette procédure s'est achevée
19:28sans qu'aucune charge
19:29ne soit retenue contre elle.
19:30Voilà où en est
19:31le statut de ma cliente.
19:33Les éléments
19:33que nous recherchons aujourd'hui
19:34sont tendus uniquement
19:37vers une recherche de vérité
19:38et vers l'assistance
19:39que nous pouvons porter
19:40modestement,
19:42et j'emploie ce terme
19:43vraiment en toute conscience,
19:45modestement,
19:46aux enquêteurs
19:47qui ont déjà œuvré
19:48sur ce terrain
19:49et qui ont déjà
19:50accompli un travail
19:50phénoménal.
19:52Merci.
19:53Nous entendons simplement
19:54d'y apporter une contribution.
19:55Voilà.
19:55Merci.
19:56Merci.
19:57Merci.

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