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  • il y a 6 semaines
Pékin a annoncé mettre en place des droits de douane provisoires sur les produits laitiers européens à hauteur de 21,9 à 42,7% à partir de mardi dans le cadre de sa stratégie "anti-dumping". La Fédération Nationale de l'Industrie Laitière estime que la nouvelle taxe annoncée est "un choc, un coup de massue".

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Transcription
00:00Ça risque de faire très très mal, c'est une annonce de fin d'année qui est un coup de tonnerre en réalité pour la filière
00:05car cette décision intervient en plus de cela quelques semaines après le voyage du président Macron en Chine
00:11en vue notamment de lutter contre le déficit abyssal de notre commerce avec Pékin.
00:1746 milliards d'euros pour la France, 300 milliards d'euros pour l'UE dans ces échanges avec Pékin.
00:23Il y avait du pain sur la planche. Or Pékin va imposer de manière temporaire des droits de douane.
00:28Ils vont aller de 21,9% à 42,7% sur des produits laitiers originaires de l'UE.
00:36Dans ces produits, il y a le lait, la crème, des fromages frais et affinés, le roquefort, le camembert.
00:42Ça concerne 100 000 tonnes de crème, 34 000 tonnes de fromage.
00:47Et pour les exportateurs français, il s'agit tout simplement d'un coup de massue
00:51comme le déclarait aujourd'hui François-Xavier Huard, le PDG de la Fédération nationale de l'industrie laitière.
00:58Même son de cloche, d'ailleurs, chez leur homologue allemand qui dénonçait un coup dur.
01:04Les droits de douane définitifs pourraient être déclarés fermes en février prochain.
01:11Février, pourquoi ? C'est la date à laquelle Pékin va rendre les résultats d'une étude
01:17qui porte sur le fait de savoir si nous pratiquons le dumping sur les produits laitiers.
01:23Pour le moment, c'est sa conclusion, mais la conclusion définitive, ce sera en février.
01:26Est-ce qu'il y a une chance que ça s'améliore ?
01:28Alors oui, il y a une chance que ça s'améliore parce que c'est un bras de fer en réalité.
01:33Un bras de fer qui, à cette annonce, est avant tout une mesure de rétorsion
01:36à la décision européenne qui date d'octobre 2024
01:39de décider d'imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois entrant dans l'UE
01:46au prétexte précisément que ceux-ci bénéficiaient de subventions de la part de l'État chinois
01:52qui créent finalement une concurrence faussée.
01:56C'est donc, si vous me passez l'expression, une réponse du berger à la bergère.
02:00Or, les négociations sur les véhicules électriques chinois sont en train de reprendre.
02:05Elles ont même repris.
02:07Côté UE, on se dit prêt à retirer les droits de douane si Pékin est d'accord pour un prix plancher,
02:12un prix minimum qui limiterait sa concurrence vis-à-vis de nos propres producteurs.
02:17Pour autant, les Européens ne sont pas tous sur la même longueur d'onde.
02:20C'est le moins qu'on puisse dire, oui.
02:21Du point de vue des Français, le ministère du Commerce extérieur aujourd'hui confié à BFM
02:26travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour défendre les producteurs européens.
02:33C'était le même son de cloche il y a un an lorsque le ministre de l'Économie de l'époque, Antoine Armand,
02:39affirmait que l'Union européenne prenait une décision cruciale pour la protection des consommateurs
02:45en taxant les véhicules chinois.
02:47Mais côté Allemagne, ainsi que Hongrie, Slovaquie, Slovénie et Malte,
02:51on avait voté contre cette décision et on voit, du point de vue du lobby allemand de l'industrie automobile,
02:58un risque de conflit commercial de grande ampleur, un pas en arrière pour le libre-échange
03:03et donc pour la prospérité, le maintien des emplois et la croissance de l'Europe.
03:08Merci Elsa. J'ajoute cette toute dernière information.
03:10La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, qui vient de réagir sur les réseaux sociaux,
03:15elle juge cette hausse annoncée des taxes douanières inacceptables.
03:18Je le cite.
03:19« Je l'ai rappelé au ministre chinois rencontré à Pékin lors du voyage d'État du président de la République.
03:24Les entreprises françaises ne bénéficient d'aucune subvention ni européenne ni nationale
03:27qui ne soit strictement conforme aux droits commerciaux à l'international. »
03:30Voilà ce qu'écrit la ministre.
03:32« Avec la Commission et nos partenaires de l'Union,
03:34la France est déterminée à défendre les droits et les intérêts des entreprises européennes,
03:38visée et à contester fermement cette décision. »
03:41Un commentaire.
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