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  • il y a 5 mois

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00:00On va pouvoir parler de Noël parce que, évidemment, c'est un rendez-vous incontournable.
00:03Vous savez que pour 9 Français sur 10, quelles que soient les religions,
00:06c'est vraiment une date qui est symbolique et importante.
00:10On va voir comment se déroulent les marchés de Noël
00:12et on va recevoir Michel-Edouard Leclerc.
00:13Il sera là dans un instant avec nous.
00:15On va évidemment parler avec lui de pouvoir d'achat des Français.
00:18D'abord, le sujet de Viviane Hervier.
00:22Créé en 1570, le marché de Noël de Strasbourg est le plus ancien en France
00:27et celui qui attire le plus de monde avec plus de 3 millions de visiteurs.
00:32Un succès populaire et commercial qui a fait des émules.
00:35Depuis les années 90, le concept s'est répandu un peu partout dans l'Hexagone.
00:40Dès la mi-novembre, du nord au sud, les petits chalets de bois investissent les centres-villes.
00:46Et d'après une enquête Ipsos-BVA pour le Figaro,
00:49plus d'un Français sur trois, 35%, se rendent chaque année sur les marchés de Noël.
00:54Et ils sont 63% à les fréquenter régulièrement.
00:59Cela représente une manne financière pour les petits commerces et artisans qui y participent.
01:04Si pour un tiers des visiteurs, les dépenses n'excèdent pas 20 euros,
01:09pour près de la moitié, 45%, ces dépenses s'élèvent entre 20 et 50 euros.
01:1419% débossent entre 50 et 100 euros,
01:18tandis que 5% reconnaissent acheter pour 100 euros ou plus d'objets et nourritures diverses en rapport avec Noël.
01:25A titre d'exemple, la ville de Strasbourg évalue à 250 millions d'euros
01:29les retombées économiques directes et indirectes du marché de Noël pour la ville et sa région.
01:35Ce sont surtout les 18-34 ans qui plébiscitent ces marchés de Noël.
01:39Les visiteurs interrogés viennent d'abord pour l'atmosphère conviviale et festive,
01:45vient ensuite la dégustation des spécialités culinaires,
01:48et enfin l'achat de cadeaux artisanaux.
01:52Voilà pour ce sujet.
01:53Bonsoir Michel-Édouard Leclerc.
01:55Bonsoir.
01:55Président des centres Leclerc.
01:56Ravi de vous accueillir.
01:58Les Français sont en train de se préparer pour Noël.
02:01Est-ce qu'il y a un esprit de Noël que vous voyez, vous ?
02:04Est-ce que ça bouge au niveau de la consommation ?
02:06Est-ce qu'ils se font plaisir ou pas, les Français, ou est-ce qu'ils se sentent de la ceinture ?
02:08Oui, je pense que c'est un plaisir exutoire, exutoire de tensions, d'incertitudes.
02:13Oui, mais Noël se présente bien.
02:15Alors c'est le point de vue d'un commerçant, d'un distributeur,
02:17mais même remontant le point de vue des clients, des salariés,
02:21je pense que Noël 2025 est une fête.
02:24Il y a des produits phares cette année ?
02:26Qu'est-ce que choisissent les Français quand ils sont dans les rayons ?
02:29C'est surtout un moment de vie collective refondée.
02:32Toutes les querelles politiques, la géopolitique ramenée en France
02:38contribue, comme dit un sociologue, à créer des archipels
02:41qui ne créent pas effectivement une collectivité de projets nationaux.
02:46On ne discute plus à l'Assemblée nationale de projets collectifs,
02:49de projets...
02:50Et donc là, la vie sociale se réorganise autour d'un repas,
02:54autour d'une grande bringue, d'une grande fête.
02:58J'imagine Éric va chanter, monter sur les tables et tout ça.
03:01Éric Rebell est là.
03:02Oui, il chante.
03:03Non, ça se présente plutôt bien.
03:05Alors, il y a des bémols, parce qu'il y a eu quand même,
03:10depuis 2020, un million de Français qui ont des revenus,
03:15qui ont rajouté aux 9 millions existants.
03:18Ils ont des revenus pas assez décents, pas assez...
03:21Ils sont trop modestes.
03:23Mais, bon, il y a aujourd'hui des produits sur le marché.
03:29Il n'y a plus cette hyperinflation,
03:30il n'y a plus cette ponction sur le budget des ménages.
03:34Il y en a dans les dépenses contraintes,
03:35mais dans les magasins, beaucoup d'efforts.
03:38Allez, on va écouter quelques Français
03:39qui disent qu'ils comptent faire pour les fêtes de fin d'année,
03:43de Noël.
03:44Et je vous repasse la parole, Michel-Édouard Leclerc.
03:47Noël, je ne regarde plus du tout le budget.
03:50Là, moi-ci, je n'ai pas du tout regardé le budget.
03:52J'ai pris sur mon compte livré A.
03:55Je n'ai vraiment pas fait attention.
03:56Là, Noël, c'est le seul mois où je ne regarde pas les dépenses.
03:58Cette année, moins que les autres années.
04:00Parce que le coût de la vie a considérablement augmenté.
04:05Et donc, on ne peut pas faire ce qu'on faisait les années précédentes.
04:09Plus cette année, parce que c'est plus dans l'heure du temps.
04:13L'heure du temps, excusez-moi.
04:16Les gens s'attendent à avoir quelque chose sous le sapin.
04:18Donc, du coup, il faut en mettre.
04:20Allez, mon père, une centaine d'euros, par exemple.
04:25Mes neveux, une cinquantaine chacun.
04:27Ma maman, une centaine.
04:29Ça dépend.
04:30Ça dépend du coup de cœur aussi.
04:31S'il y a quelque chose dont je suis sûre qui va leur plaire,
04:34je peux dépasser le budget.
04:36Voilà pour ces réactions de Français recueillies par prière.
04:38François Altermat et Olivier Gangloff.
04:39On sent que les Français, je crois que la situation est très pesante.
04:43Ils ont envie de se faire plaisir, Michel-Édouard.
04:44Oui, oui.
04:45Alors, d'abord, les industriels, les fournisseurs, les marques ont quand même fait des efforts
04:50après quand même trois années d'inflation sur l'alimentaire notamment,
04:55qui étaient très spéculatifs,
04:57qui ont pompé le budget des ménages.
05:00Donc là, aujourd'hui, il y a une offre qui n'est pas trop en inflation.
05:03Il y a même des baisses de prix.
05:06Le Black Friday, dont moi, je n'étais pas un grand partisan.
05:11Je croyais que la loi Ponce fonctionnait toujours et qu'on devait parler français.
05:15Mais ça marche, le Black Friday ?
05:17Ça marche bien.
05:17C'était plus réservé aux produits techniques avant, aux produits, aux écrans et tout ça.
05:22Mais tout le monde est un peu équipé aujourd'hui, après les Jeux Olympiques.
05:25Et là, le Black Friday a fait que les gens ont réparti leurs achats de cadeaux
05:30déjà à partir du Black Friday
05:32et viennent compléter, y compris avec de l'alimentation, ces derniers jours.
05:36Alors, c'est le plein dans les magasins,
05:39quelles que soient les enseignes qu'ils proposent bien.
05:42Les industriels ont fait des efforts.
05:43Les distributeurs se concurrencent beaucoup.
05:45Il y a un jeu de concentration et de réallocation des enseignes dans la distribution
05:49qui fait que c'est très dynamique.
05:51Oui, vos concurrents sont très agiles, évidemment.
05:53Oui, oui, oui.
05:54Et puis, vous savez, avec la disparition d'une partie de casinos,
05:57le rachat ou la vente des magasins Colroyd
06:00dans l'Est de la France, la reprise des magasins Cora.
06:05Donc, forcément, celui qui reprend, il est forcément moins cher, plus beau
06:08et il essaye de faire monter son chiffre d'affaires.
06:11Et cette concurrence est bénéfique aux consommateurs aujourd'hui.
06:13Tant mieux, écoutez.
06:14Une question d'Éric Revelle à Michel.
06:15Oui, alors, Noël a été marqué cette année, Michel Leclerc.
06:18Vous l'avez même commenté, vous avez salué la performance par un petit film
06:22avec un loup végétarien, avec un clip très bien fait par une société de Montpellier.
06:32C'est ça aussi l'esprit de Noël.
06:33Les mousquetaires.
06:34Oui, d'Intermarché.
06:35Intermarché.
06:36Oui, oui, oui.
06:37Ils se citent, ils n'ont pas de problème.
06:38Mais vous avez salué la performance de ce petit film.
06:41Oui, et puis, moi, j'ai vu un milliard de fois.
06:46Contrairement à dans vos métiers où vous tapez plus que dans les...
06:50Nous, on aime tout le monde, vous savez.
06:51Oui, c'est ça.
06:53Vous avez la mourvache, quelquefois.
06:55Et bien, depuis le Covid, dans la distribution, on a serré les rangs.
07:02Et autant, on est très concurrent, il n'y aura jamais d'entente entre un Leclerc, un Intermarché, un Carrefour.
07:08Autant, les hommes se respectent.
07:12Et puis, les distributeurs, pendant longtemps, étaient un peu les sous-produits de la société industrielle.
07:18Le secteur des services n'était jamais très...
07:20Vous vous rappelez, il y avait les essentiels et les non-essentiels.
07:24Je me souviens.
07:25Ça nous a motivés.
07:26Et donc, oui, j'ai salué la publicité d'Intermarché.
07:30Et je trouve que c'était génial.
07:32C'était dans l'air du temps, mais il fallait le faire.
07:35Et voilà, Thierry Cotillard, le patron d'Intermarché.
07:37Oui, exactement, qui était notre invité la semaine dernière.
07:39Vous deviez vous voir, d'ailleurs. Vous vous êtes vus ?
07:41Oui, et on n'a pas mangé de viande, on a mangé du poisson.
07:44Mais c'est bien.
07:45Et d'ailleurs, c'est une enseigne de fast-food qui a détourné très très vite l'histoire du lourd,
07:49en disant que c'est bien aussi qu'un burger.
07:51Oui, alors il y a une nouvelle nouvelle, quand même, qui va vous intéresser, si vous ne l'avez pas vue.
07:55Vous savez que le président de la République a été en Chine.
07:58Il est revenu en disant qu'il faudrait des transferts de technologie.
08:01Vous vous rendez compte ? On en est rendu.
08:03Et il a menacé même la Chine de droits de taxes supplémentaires sur les produits chinois qu'on importe.
08:08Et là, on apprend que toute la filière du lait en Europe va avoir des taxes suivant les produits
08:13qui vont aller de 22 à 43% de taxes supplémentaires.
08:16Ça concerne la crème, le lait en poudre, le lait.
08:20Et là, on a des industriels français, parlons d'eux, qui sont très inquiets.
08:24Michel-Edouard Leclerc.
08:25Et c'est là où la question qu'il faut se poser...
08:30Moi, je ne sais pas comment sont négociés les droits de douane.
08:32Je ne sais pas si les industriels ont directement accès à ceux qui, au niveau européen,
08:38négocient les droits de douane ou même ne le représentent en français.
08:40Mais on ne m'a jamais demandé mon avis.
08:42Je pense que ce serait...
08:44C'est un coup dur, c'est un coup dur.
08:45Oui, mais une négo, c'est partout.
08:47Dans la vie, il y a des négo.
08:48Et donc, moi, je proposerais volontiers que des gens du terrain participent à ces négociations commerciales.
08:55Parce qu'un entrepreneur chinois, ou ce qu'on dit un chinois, c'est des entrepreneurs chinois,
08:59ils ont des lobbies, même à l'intérieur de la Chine.
09:03Ils ne pensent pas pareil au sud et au nord.
09:04Quand on dit l'Europe, on n'est pas pareil tous.
09:07Et donc, je pense qu'avoir des hommes de terrain, des femmes de terrain,
09:11pour négocier l'intérêt de notre économie,
09:14ça aiderait beaucoup dans la compréhension des grandes négociations internationales.
09:17Je ne sais pas comment c'est fait.
09:18Je vous lance ça comme ça.
09:20Je n'ai jamais été associé.
09:22Nous ne sommes que le premier distributeur français.
09:24Nous n'avons jamais été associés à...
09:27À ce type de négociation.
09:27Mais je pense qu'il n'y a pas de négociation.
09:29Ça nous tombe sur le coin du nez et il va falloir s'adapter.
09:30Oui, mais ce serait applicable en février et l'Union Européenne,
09:34peut-on faire confiance à la Commission Européenne,
09:36dit on va essayer de négocier ce que vous dites ?
09:38Au lieu de dire, est-ce qu'on peut faire confiance ?
09:41Il faudrait faire de l'antrisme.
09:42Pratiquons le trotskisme à usage capitaliste.
09:46Introduisons-nous dans les commissions et regardons si ça nous défend.
09:49C'est le sujet du Mercosur.
09:51C'est le sujet des importations de l'Indo-Pacifique via le web commerce.
09:57Moi, je trouve qu'il faut redevenir conquérant.
09:59Il ne faut pas avoir peur de négocier.
10:01Là, on est...
10:03Je dis souvent qu'il y a un philosophe et un historien
10:07qui nous ont plantés dans notre philosophie
10:10et qui fait qu'on est derrière notre ligne Maginot.
10:13C'est un historien et un philosophe que j'adore.
10:16Il s'appelle Uderzo Egosini.
10:18Ils ont fait croire qu'aux Français,
10:20il y avait un village de loi qui avait pu résister à la mondialisation par les Romains.
10:23En fait, dans la réalité,
10:25il faut nous aussi qu'on se projette comme les Chinois,
10:28comme les Argentins, comme les Américains,
10:30comme les Canadiens qui nous ont piqué le marché du naval
10:32en Australie et en Nouvelle-Zélande,
10:35comme les Anglais.
10:36Il faut qu'on redevienne conquérant.
10:38Donc, on peut encore négocier sur ces taxis chinois,
10:41sur les produits létés.
10:42Alors, justement, dans l'esprit d'un entrepreneur chinois,
10:46la négociation n'est pas une opprobre.
10:49Ça fait partie des règles du jeu.
10:51C'est nous qui, regardez le discours public à l'égard des lutteurs,
10:55de leur centrale d'achat, il est toujours négatif.
10:58Mais en fait, ça fait partie des métiers.
11:00L'administration est prise en défaut aujourd'hui de savoir mal acheter
11:03et souvent d'acheter plus cher que ce que nous, on vend.
11:07Donc, il faut que les Français redeviennent plus négociateurs,
11:10plus conquérants et donc plus sûrs d'eux-mêmes aussi.
11:13Vous rentrez dans la période, là,
11:14la grande distribution de négociations, justement,
11:16avec l'agroalimentaire.
11:18Ça s'annonce comment ?
11:19Ça s'annonce comme chaque année.
11:21Comme chaque année.
11:23Oui, oui, chacun fait son champ corral.
11:26Alors, les industriels arrivent avec des demandes de hausse
11:28de l'ordre de 5 à 7 %.
11:30Ils prennent chaque ligne du compte d'exploitation.
11:33Et dans les faits, ils ont raison de dire que tout coûte plus cher.
11:37D'accord ?
11:37Et puis, nous, on leur rappelle qu'il y a eu, depuis 2022,
11:4428 ou 29 % d'inflation sur l'agroalimentaire,
11:47que ce sont des multinationales.
11:49OK, ils se sont déjà servis.
11:51Donc, nous, on vise la déflation.
11:54On vise plutôt...
11:55On part avec un moins deux
11:56et on va essayer d'apporter des baisses de prix aux consommateurs.
11:59Le monde agricole, Michel-Édouard Leclerc, est en colère.
12:02Il y a eu une grande colère.
12:03Il y a toujours des barrages à l'heure actuelle,
12:05pour plusieurs raisons, la dermatose,
12:08mais aussi la PAC, le Mercosur.
12:11Qu'est-ce que vous dites aux agriculteurs ?
12:12Parce que vous êtes en contact constant avec eux dans vos magasins.
12:16Oui, moi, je pense que...
12:18D'abord, ça doit être très dur quand on est agriculteur, éleveur,
12:23et qu'on abat notre troupeau émotionnellement.
12:27Et puis, même sur le plan économique, c'est très dur.
12:30Pardon, excusez-moi, je vais doucer.
12:31Parce qu'en fait, c'est des générations et des générations
12:34qui ont fait de la génétique
12:36pour pouvoir adapter leurs troupeaux.
12:39Donc, même un troupeau qu'au-delà de l'aspect émotionnel,
12:42Michel-Édouard, il y a aussi l'aspect...
12:44J'allais dire, oui, vous avez raison, économique.
12:45Parce qu'un troupeau de 200 vaches,
12:47ça ne se reconstitue pas en 2 ans, 3 ans, 5 ans.
12:50Enfin, ce que je peux vous dire, c'est que...
12:51Michel-Édouard Leclerc.
12:53D'abord, il faut aussi qu'on soit plus clair sur ce qu'on veut.
12:57Moi, je ne suis pas compétent sur le plan sanitaire,
12:59pour savoir quelle est la bonne politique.
13:00Et je vois trois syndicats qui se font de la surenchère
13:02sur les méthodologies.
13:04Franchement, je suis incapable de commenter ça, d'accord ?
13:08Par contre, sur le Mercosur,
13:11je suis capable de dire
13:12qu'un, on soutient les demandes agricoles,
13:15quel que soit d'ailleurs le syndicat agricole,
13:17principe de réciprocité sur les contraintes,
13:21et on ne fait pas rentrer dans le pays, en France,
13:24des produits qui ne sont pas aux normes
13:26de ce qu'on exige de nos producteurs.
13:27Donc, vous, dans vos magasins, il n'y aura pas ces produits-là ?
13:29Non, nous ne voulons pas.
13:30C'est un engagement que vous prenez.
13:31Nous ne voulons pas.
13:32Et donc, que ce soit signé ou pas signé,
13:35de toute façon, nous ne voulons pas.
13:36Nous ne voulons pas vendre du bœuf aux hormones,
13:38nous ne voulons pas vendre...
13:40Alors, il faut faire attention quand on dit ça,
13:42parce que l'Argentine et les pays du Mercosur
13:45sont aussi des débouchés,
13:47y compris notre agroalimentaire français.
13:49Donc, quand on dit ça, il faut le dire
13:51de manière rationnelle,
13:53et pas anti-Amérique latine.
13:54Michel Leclerc, pardonne-moi de vous le dire aussi directement,
13:57mais surtout le grand gagnant,
13:58si le Mercosur est signé le 12 janvier,
14:00comme ça doit être le cas,
14:01parce que maintenant, on parle du 12 janvier,
14:03donc les agriculteurs,
14:04on les aura juste à amuser pour quelques jours.
14:06Le grand bénéficiaire, c'est l'Allemagne.
14:08Parce que...
14:09Ben oui, parce que les machines outils,
14:10les voitures...
14:11L'Italie peut-être aussi.
14:11Oui, l'Italie.
14:12D'ailleurs, Mme Mélanie est devenue l'homme fort,
14:14si j'ose dire, de l'Europe.
14:16On peut dire la femme...
14:17Ou la femme forte.
14:18Oui, mais c'est pas terrible.
14:20Elle est devenue le leader européen.
14:22Mais ça va surtout profiter au business allemand.
14:25Pardonnez-moi, Mme von der Leyen est allemande.
14:27On voit bien que la fin qui a été reportée
14:30des moteurs thermiques à 2035,
14:31c'est pour le secteur automobile allemand.
14:34On est un peu...
14:35C'est la période, la dinde de la farce.
14:37Mais alors là, vous voyez, par contre,
14:40moi j'aurais aimé entendre aussi
14:41les agriculteurs allemands,
14:44les agriculteurs italiens,
14:45les agriculteurs espagnols.
14:46Ils étaient à Bruxelles.
14:47Ils ont manifesté à Bruxelles.
14:48Oui, oui, oui.
14:48Mais reconnaissez qu'ils ne remettent pas en cause
14:52fondamentalement le fait que dans leur pays...
14:56Moi, j'ai l'impression que...
15:00Enfin, je ne comprends pas non plus
15:02les industriels qui y ont intérêt.
15:04Ils ne se montrent pas non plus, vous voyez.
15:06Donc c'est la raison pour laquelle,
15:07moi je trouve que de signer...
15:09Je trouve que la France a raison.
15:10Signer un accord où même ceux qui en sont bénéficiaires
15:14ne le revendiquent pas du secteur industriel,
15:17du secteur des services,
15:18je trouve qu'on a raison de ne pas le signer.
15:20Et puis si on est mis en minorité,
15:21rien ne nous empêchera, je pense,
15:24d'avoir des accords interprofessionnels,
15:26des accords de filière,
15:27où se respectueux les uns des autres,
15:30on n'ira pas, en tout cas nous distributeurs,
15:33chercher une matière en Argentine
15:35qui est interdite de produire en France.
15:37Et j'aimerais bien entendre aussi
15:38la restauration française,
15:40Rungis, les grossistes,
15:43et les industriels de l'agroalimentaire.
15:45Il y a des choses qui disent...
15:45Dire la même chose, c'est-à-dire ?
15:47En fait, interrogez-les,
15:49mais moi je dis,
15:50pour Leclerc,
15:52mais je le dis, je pense,
15:53pour les autres distributeurs,
15:55d'abord nous sommes très peu importateurs
15:56d'Amérique latine,
15:58un petit peu de vin chiniens
15:59dans les foires aux vins,
16:01mais nous sommes très peu importateurs.
16:03Mais les gros importateurs de poulet,
16:05tout ça, sont dans la restauration,
16:08sont chez les grossistes
16:09et les industriels transformateurs.
16:10Donc c'est à eux, je pense,
16:12aujourd'hui, de prendre ces engagements.
16:13Moi, vis-à-vis des agriculteurs,
16:14je prends cet engagement.
16:16Il y a aussi
16:17toute l'instabilité politique actuelle.
16:20On voit qu'on n'a toujours pas de budget ce soir.
16:22Michel-Édouard Leclerc,
16:22un conseiller des ministres en urgence
16:23à 19h30,
16:25ça pèse aussi sur la consommation
16:26et sur le moral des Français ?
16:27Oui, parce que nous sommes quand même
16:29un pays qui a le plus fort taux d'épargne
16:31en Europe.
16:32Ce ne sont pas les plus modestes
16:34qui épargnent.
16:35Donc ce qu'il veut bien dire,
16:36c'est de l'argent qu'il ne trouve pas
16:38à s'investir ou à se consommer ailleurs.
16:41Pas qu'il ne trouve pas,
16:42mais qu'il ne sait pas s'il faut faire.
16:44Aujourd'hui,
16:45on manque de 2,5 millions de logements,
16:48une grande partie de logements sociaux.
16:51Un jeune qui arrive
16:52et avec simplement son travail,
16:55il ne sait pas s'il va y arriver,
16:56s'il va vraiment y avoir une prime rénov'.
16:59Est-ce qu'il faut qu'il reprenne
17:00la maison successorale
17:02et faire les travaux ou pas ?
17:04Cette incertitude sur...
17:06Cette absence de vision
17:08à l'Assemblée nationale
17:09sur la politique du logement
17:11fait que les gens n'investissent pas
17:12sur le plan de l'automobile.
17:15Il n'y a pas que les politiques.
17:16D'ailleurs, on ne sait pas
17:17s'il faut acheter un thermique,
17:18un semi-thermique,
17:18un hybride, un électrique.
17:21Les jeunes aujourd'hui,
17:22qui déjà ne sont plus fascinés
17:25par la civilisation de la bagnole,
17:26pour qui la bagnole n'est plus
17:27le symbole de la liberté,
17:29ils ne savent pas s'il faut acheter
17:30une voiture
17:31parce qu'ils ne savent pas
17:31la valeur de revente.
17:32Et quand on entend les querelles
17:33entre les industriels
17:34d'automobiles français
17:35et ceux qui sont en Allemagne,
17:38franchement,
17:39qu'est-ce que font les jeunes ?
17:40Ils achètent des voitures d'occasion
17:42ou ils louent des voitures.
17:43Leclerc est devenu
17:44le premier loueur de voitures
17:46en France.
17:47et c'est parce que les jeunes,
17:49du coup, ne mettent pas d'argent
17:51dans une voiture.
17:52Donc vous voyez,
17:53cette incertitude,
17:54je donne des cas très concrets,
17:55logement et voiture,
17:56montrent que ce ne sont pas
17:59les taux d'intérêt
17:59qui font que les gens épargnent
18:01aujourd'hui.
18:01C'est justement,
18:02ils pourraient investir
18:03dans le logement,
18:04ils pourraient investir
18:05dans l'automobile ou ailleurs.
18:06Et ça, vous voyez,
18:07moi je milite
18:07pour une politique de croissance.
18:09Il est temps qu'à l'Assemblée nationale,
18:11je dirais presque transcourant,
18:13on revient sur un projet collectif,
18:16compromis ou pas,
18:17mais d'ailleurs,
18:18si je vous pose la question
18:19quel est le plan français
18:21dans ces matières-là,
18:22je ne suis même pas sûr
18:23que vous sachiez
18:24me nommer le ministre du plan.
18:25On ne sait même pas si...
18:26Le haut commissaire au plan ?
18:28D'être à Pasi.
18:29Ben si, Clément Beaune.
18:30Ah c'est bien.
18:30Bravo.
18:31Bravo Éric Revelle.
18:32Vous pouvez revenir
18:33à la Caisse des Passes.
18:34Et là, vous me parlez
18:35de militer pour la croissance,
18:36c'est un programme.
18:37C'est le dernier mot là.
18:38Est-ce que vous êtes candidat,
18:39Michel-Edoir Leclerc ?
18:40C'est un programme.
18:41Oui, oui, je suis candidat à rien,
18:42je fours, je suis un homme d'action,
18:44je suis avec des hommes
18:45et des femmes d'action
18:46et de toute façon,
18:47on va faire.
18:48Alors, je ne dis pas
18:48que je plaide pour une politique
18:50à la Belge
18:51où il n'y a plus de gouvernement,
18:51etc.
18:52Non, non.
18:53C'est simplement que
18:54de toute façon,
18:55aujourd'hui,
18:56en tant qu'entrepreneur,
18:57on ne va pas revenir en arrière
18:58et donc, oui,
18:59nous allons vers la décarbonation,
19:01la consommation d'énergie alternative,
19:04la production d'énergie
19:05sur nos parkings
19:06et on n'écoute plus trop
19:07le débat parlementaire,
19:09on y va.
19:09parce que de toute façon,
19:12c'est très simple,
19:13vos banquiers,
19:15vos assureurs,
19:16dans 3 ans,
19:174 ans,
19:185 ans,
19:19ne donneront pas cher
19:20de votre bien
19:21si vous ne les avez pas
19:22mis en conformité
19:24avec les nouveaux standards.
19:25Donc,
19:25même d'un point de vue
19:26capitalistique,
19:27entrepreneurial,
19:29nous,
19:29on ne part pas en arrière
19:30comme aux Etats-Unis.
19:31Vous avez raison.
19:32on va de l'avant
19:33et tant mieux
19:33pour la génération
19:36de nos enfants.
19:36Merci,
19:36Michel-Édouard Leclerc.
19:37Merci.
19:38Joyeux noix,
19:38il y a vous ?
19:39Vous aussi,
19:39vous allez faire la fête,
19:40là ?
19:40Évidemment.
19:40Nous,
19:41on est dans deux jours,
19:42mais évidemment,
19:42en famille,
19:43évidemment.
19:43on est dans deux jours,
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