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  • il y a 7 mois
À quelques jours des fêtes de Noël, l'épidémie de grippe est en pleine ascension dans l'Hexagone. Certaines mesures permettent de limiter les risques, pour les personnes vulnérables notamment, lors des fêtes de fin d'année. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, fait le point sur la situation en France

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Transcription
00:00On va passer à la grippe, la grippe qui s'invite à Noël.
00:03Toute la France est en alerte rouge, plus de 30 000 hospitalisations.
00:07Et c'est François Bayrou lui-même qui a été hospitalisé la semaine dernière.
00:10Vous voyez cette carte toute rouge, François Bayrou lui-même qui a été hospitalisé pour une grippe sévère.
00:15Sommes-nous face à l'une des pires épidémies depuis des années ?
00:19Ce soir nous sommes avec Benjamin Davido, bonsoir monsieur, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré-Dégarches,
00:25avec Mathias Vargon, médecin-chef des services des urgences du centre hospitalier de La Fontaineble.
00:31Dans un instant vous allez pouvoir poser des questions, dialoguer avec la ministre de la Santé qui sera notre invitée.
00:37Mais tout d'abord une question sur effectivement cette grippe qui se monte assez précoce cette année
00:41et qui déborde complètement les hôpitaux. Est-ce que votre hôpital est en tension ce soir Mathias Vargon ?
00:46Alors mon hôpital est en tension depuis deux semaines.
00:49Ce n'est pas que la grippe, mais il est en tension, mais comme tous les ans à cette époque de l'année,
00:54un peu plus cette année, je ne suis pas sûr que ce soit la grippe.
00:57Et quant à cet épisode de grippe, on regardait les stats avant de rentrer sur le plateau,
01:02on n'a pas l'impression que ce soit la plus grande épidémie du siècle ou ce genre de choses.
01:07On est à peu près dans les chiffres habituels.
01:09Sauf que comme l'hôpital va mal, ça se voit.
01:11Oui, l'hôpital va mal et peut-être que le gouvernement n'a pas peut-être assez communiqué là-dessus,
01:16notamment sur la vaccination des soignants.
01:18Ah mais ça, ça fait longtemps que je le dis, qu'on ne communique pas du tout sur la vaccination des soignants.
01:22Les soignants ne se vaccinent pas contre la grippe.
01:25Il y avait Yannick Nöder, c'est-à-dire le ministre de la Santé d'avant, il faut suivre,
01:29parce que ça change très très vite, mais qui avait déjà parlé de ça.
01:32Il y a 20% des soignants qui se vaccinent contre la grippe.
01:35Moi, dans mon service, les médecins se vaccinent un peu contre la grippe.
01:38Les autres soignants, pas du tout.
01:41Une petite question, monsieur, sur le variant K, effectivement, qui est très important aujourd'hui,
01:45qui peut-être complique l'épidémie.
01:46Oui, alors comme Mathias Avergon l'a dit, en réalité, on l'a oublié,
01:50mais avant la pandémie de Covid-19, malheureusement, on était face à des épidémies de ce type-là.
01:55Ce sous-variant K, en réalité, ça reste la grippe A, H3N2.
01:59Ça n'a rien de spectaculaire, mais vous avez raison, ce variant, il est plus transmissible.
02:03Et donc, on a une dynamique particulièrement accélérée.
02:06Madame Rist, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des familles, de l'autonomie
02:10et des personnes handicapées de France, est avec nous, grâce au duplex organisé par Nils Olsen.
02:16Bonsoir, Madame la ministre, merci d'être avec nous.
02:19Vous appelez les Français à remettre le masque, mais est-ce que ce n'est pas trop tard ?
02:22On a l'impression que l'épidémie explose depuis décembre.
02:25Pourquoi cet appel seulement maintenant ?
02:27Non, alors, ce n'est pas que cet appel-là.
02:32C'est oui, il faut reprendre le rythme des gestes barrières,
02:37c'est-à-dire le masque quand on est enhumé, quand on a des symptômes,
02:41aérer les pièces et se laver les mains.
02:43Mais c'est aussi continuer à se vacciner pour les gens qui sont fragiles,
02:49qui ont plus de 65 ans, qui ont des comorbidités ou les femmes enceintes.
02:53Il faut se faire vacciner.
02:55Il est encore temps de se faire vacciner.
02:56On a une belle campagne de vaccination,
02:59puisqu'il y a une augmentation de 17% à peu près d'augmentation de vaccination.
03:04Mais il est encore temps pour ceux qui ne l'ont pas encore fait,
03:06puisque vous savez qu'avec les fêtes,
03:08il va y avoir encore plus de brassage de la population,
03:11qui va entraîner aussi plus de partage du virus.
03:15Donc oui, les gestes barrières,
03:16il faut bien entendu à chaque fois que la grippe est là.
03:21La saison dernière, Madame la ministre,
03:23il y a eu 17 000 morts en partie à cause d'un taux de vaccination.
03:26Insuffisant, et cette année, rebelote.
03:29Finalement, les Français ne se vaccinent pas.
03:30Qu'est-ce qui pêche dans votre stratégie ?
03:33Alors, il y a une augmentation à ce jour.
03:37On verra à la fin de la campagne.
03:39Il est encore tôt pour tirer des conclusions, évidemment.
03:42Mais à ce jour, on est à une augmentation de vaccination de 17,4%,
03:47ce qui est une belle dynamique.
03:50Il faut quand même poursuivre.
03:52Il y a encore du vaccin.
03:53Il y a des stocks de vaccins.
03:54Il n'y a aucun problème.
03:56Il faut que les gens qui ont plus de 65 ans,
03:57qui soient fragiles, aillent encore se faire vacciner.
04:00Il est bien sûr encore temps.
04:02Maintenant, chez les soignants,
04:04c'est vrai que l'année dernière,
04:06il y avait un taux de 21 à 23 % de soignants vaccinés,
04:09qui est clairement insuffisant.
04:11Mais c'est pourquoi nous avons mis dans le budget de la Sécurité sociale
04:15une mesure qui obligera les soignants,
04:17à la condition que la Haute Autorité de Santé,
04:20l'année prochaine, nous confirme qu'il y a un intérêt pour ces soignants
04:25de protection des patients, de se faire vacciner.
04:28Donc, on a avancé.
04:30On n'a pas fait que communiquer envers les soignants,
04:32mais on a aussi mis un article de loi
04:34qui a été voté par le Parlement dans le budget de la Sécurité sociale.
04:38Une question de Mathias Wargon,
04:39qui est chef des urgences du centre hospitalier de La Fontaine,
04:42qui va nous dire s'il va y avoir justement
04:44un effet domino aussi avec cette épidémie de grippe, Mathias.
04:47Alors, un effet domino, je ne sais pas, Madame la Ministre,
04:49mais cette histoire de vaccination, c'est un peu un serpent de mer.
04:52L'HAS avait déjà dit que la vaccination
04:54et certaines vaccinations pour les soignants
04:56n'étaient pas utiles.
04:57Donc là, on va repartir là-dedans.
04:59Est-ce que vous ne pensez pas qu'il va falloir obliger les patients,
05:02parce que c'est toujours les soignants ?
05:04Et moi, je suis pour que les soignants se vaccinent,
05:06mais on sait très bien qu'ils ne se vaccinent pas.
05:07Pourquoi on n'oblige pas les plus de 65 ans à se vacciner ?
05:13Moi, je peux dire que ce qui marche,
05:15parce que je l'ai vécu dans l'hôpital
05:17où je travaillais jusqu'à il y a encore deux mois,
05:20quand il y avait une campagne de fête
05:22où les médecins, avec les infirmières,
05:24les aides-soignantes,
05:25échangeaient sur le vaccin
05:27et allaient en équipe se faire vacciner,
05:29on avait des taux de vaccination bien supérieurs.
05:31Donc je crois qu'on a une responsabilité
05:33en tant que professionnels à se faire vacciner.
05:36Je crois que tout ne passe pas par l'obligation
05:38et nous allons le faire si la Haute Autorité
05:40confirme l'intérêt pour les patients
05:43avec les études qui sont plus récentes.
05:47Mais je crois que c'est aussi un engagement
05:49de tous les professionnels à avancer
05:50et on peut faire beaucoup mieux, ça c'est sûr.
05:54Madame la Ministre, restez avec nous.
05:56Une petite question à Benjamin Davido,
05:58infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré.
06:01On a l'impression finalement que les Français
06:02ont oublié toutes les leçons du Covid,
06:05les gestes barrières, le masque.
06:07En quelques années, comme ça,
06:08tout cet apprentissage pédagogique s'est oublié ?
06:11Oui, il y a eu un ras-le-bol
06:13et comme Madame la Ministre l'a rappelé,
06:14en réalité, cette année,
06:16la couverture vaccinale remonte
06:17parce qu'on a une couverture particulièrement faible
06:20dans l'issue de la pandémie.
06:21Et ce que j'observe,
06:22et qui est un problème puisqu'on parle de vaccination,
06:24c'est qu'en fait, il y a un grand écart
06:25entre la couverture vaccinale de la grippe
06:27et la couverture vaccinale de la Covid-19.
06:30Et on sait qu'il y a une campagne de co-vaccination.
06:32Et ce qui probablement va nous aider,
06:34c'est lorsqu'on arrivera à avoir des vaccins conjugués
06:36qui permettent de ne pas décider
06:37de faire ce choix entre la piqûre.
06:39Comme l'a rappelé Mathias Vargon,
06:40ça touche principalement les personnes
06:42de plus de 65 ans, mais pas qu'eux.
06:43Il peut y avoir des gens
06:44qui n'ont pas le critère d'âge
06:45et qui ont des comorbidités.
06:46Et donc, en fait, on joue chaque année
06:48à ce jeu du chat et de la souris
06:49qui est intenable pour les équipes soignantes
06:51qui voient arriver des formes graves
06:52et face à une carte météorologique,
06:55en quelque sorte, d'une maladie
06:56sans dire qu'elle est prévisible,
06:57mais qui persiste.
06:59Et c'est des infections respiratoires virales
07:00après 5 ans de pandémie de Covid-19.
07:02Parce qu'effectivement, ça peut mal tourner.
07:05Au Royaume-Uni, par exemple,
07:06il y a une super grippe
07:07et on a vu les hospitalisations
07:08bondir de 55% en une semaine.
07:11Est-ce que vous pensez que la France
07:12serait prête, justement,
07:14les hôpitaux français, à une super grippe ?
07:16Une super grippe, je ne sais pas ce que c'est.
07:18C'est la grippe, ce n'est pas une super grippe.
07:20Il faut arrêter avec ces trucs-là.
07:21Le variant Frankenstein aussi pour le Covid.
07:22Enfin, tout ça, c'est pour faire peur.
07:24C'est la grippe.
07:25La grippe, c'est grave.
07:26Ce n'est pas une super grippe, c'est la grippe.
07:28Et non, on n'est pas prêts.
07:29Là, c'est les vacances de Noël.
07:30Les gens, les soignants,
07:31ils partent en vacances aussi à Noël.
07:32Il y a des fermetures de lits
07:33dans beaucoup d'établissements.
07:35De toute façon, les établissements sont exsangues.
07:37Il n'y a plus d'argent.
07:38Et donc, la problématique,
07:40elle n'est pas qu'on a une super grippe
07:42ou un super Covid ou je ne sais pas quoi.
07:44La problématique, c'est qu'on ne peut plus
07:45hospitaliser nos patients
07:46et qu'on ne peut pas être en plan blanc,
07:50c'est-à-dire en plan exceptionnel pour la grippe,
07:52qu'il y ait une épidémie saisonnière
07:53qui est attendue.
07:55Ce n'est juste plus possible.
07:57On est tellement au ras de ce qu'on peut faire,
07:59on est tellement à l'os,
08:00que oui, à chaque fois qu'on a
08:02un petit sursaut épidémique
08:04ou de pathologie,
08:06d'un seul coup, c'est un drame national.
08:08Oui, c'est un drame national
08:09parce qu'on n'est pas préparé
08:11à quelque chose qui arrive tous les ans
08:13à la même époque, à une semaine près.
08:15Madame la Ministre,
08:16vous êtes toujours avec nous,
08:18Ministre de la Santé.
08:19Effectivement, le pic de cette épidémie
08:20est attendu fin décembre,
08:22donc pile pendant les Fêtes.
08:23Qu'est-ce que vous conseillez ce soir
08:25aux Français qui nous regardent,
08:26notamment les plus de 65 ans,
08:28d'éviter les regroupements familiaux ?
08:33Non, alors, je crois que nous devons
08:35aussi rassurer les Français
08:37parce que comme l'a dit Mathias Wargon,
08:38on a, avec un nouveau variant
08:41qui ferait peur,
08:42on n'a pas d'alerte particulière.
08:44Le vaccin marche.
08:46C'est les données qui ont été publiées
08:47il y a trois jours
08:48au Centre européen de prévention
08:50qui disent que le vaccin fonctionne
08:52sur ce variant.
08:54Donc je le redis,
08:56les personnes qui ont 65 ans et plus
08:58ou qui sont fragiles,
09:00allez vous faire vacciner,
09:01il est encore temps.
09:02évidemment, proposer aux gens
09:04qui viennent vous voir,
09:05si c'est des petits-enfants
09:07qui sont malades,
09:08de bien se laver les mains,
09:10de se mettre peut-être à distance,
09:11de faire...
09:12Mais les gestes barrières
09:13dont on avait l'habitude,
09:15mais nous devons faire ces fêtes
09:17et c'est vrai que les services
09:19sont en tension.
09:20Nous suivons de très près
09:21au ministère,
09:22avec les professionnels
09:23et les ARS,
09:24que je tiens à remercier
09:25pour cette mobilisation
09:26qui a commencé début novembre
09:28avec des réunions
09:29d'anticipation de la situation
09:31et le fait que les professionnels
09:33de ville travaillent beaucoup mieux
09:34avec les professionnels hospitaliers
09:37autour d'organisations
09:38de territoires
09:39qui permettent d'avoir
09:40un peu plus de réponses
09:41en amont et en aval
09:43permettent aussi
09:44de soulager un peu,
09:46malgré tout,
09:47les services qui sont en tension.
09:48Je ne le nie pas par ailleurs
09:50et je voudrais d'avance
09:51remercier les professionnels
09:53qui, pendant les fêtes,
09:54seront là, bien présents
09:55pour s'occuper
09:57de tous nos concitoyens malades.
10:00Merci Stéphanie Riste,
10:02merci ministre de la Santé,
10:04merci.
10:04Donc appel à la vaccination,
10:07nous entendons ce soir,
10:08et remerciement
10:10au personnel hospitalier.
10:11Mathias Vargon.
10:11C'est toujours la même chose,
10:12remerciement au personnel hospitalier.
10:13Le personnel hospitalier,
10:14il travaille comme les autres,
10:16il a le droit à ses vacances,
10:17à ses RTT,
10:19on ne peut pas lui dire
10:19qu'il faut être là
10:20à chaque fois que tout le monde
10:21part en vacances,
10:21vous allez être sur le pont
10:22puis vous allez en chier.
10:23Ce n'est pas possible.
10:25Donc à un moment,
10:26il va falloir
10:26qu'on se mette d'accord.
10:28Un, on vaccine les gens
10:29pour éviter qu'ils viennent
10:30aux urgences.
10:31Oui, mais vaccination obligatoire,
10:32vous comprenez bien
10:33qu'effectivement,
10:34on pourrait dire
10:35c'est la tyrannie,
10:36c'est la dictature,
10:36on ne va pas vacciner
10:37tous les Français
10:38depuis le 65 ans
10:38sans leur demander leur avis.
10:39Mais alors dans ces cas-là,
10:40on ne les reçoit pas
10:41à l'hôpital non plus.
10:42Enfin, chacun est responsable
10:43de sa santé.
10:44Ou alors,
10:44on est dans un système
10:45à l'américaine
10:46où vous payez votre sécu
10:47ou votre assurance,
10:49vous décidez de ne pas
10:50vous faire vacciner,
10:51c'est parfaitement votre droit,
10:52et après,
10:52vous payez votre hospitalisation.
10:54On est dans un système
10:55de solidarité.
10:56Ça, on l'oublie un petit peu.
10:57La solidarité,
10:58c'est la République française,
11:00liberté, égalité, fraternité,
11:02mais là-dedans,
11:02il y a la fraternité.
11:04La fraternité,
11:04c'est faire attention
11:05de ne pas infecter les autres,
11:07c'est faire attention
11:08à son propre système de santé
11:09parce que notre système
11:10de santé,
11:10il ne va pas bien,
11:11notre sécurité sociale,
11:12elle ne va pas bien,
11:14et demain,
11:15si on continue comme ça
11:15à tirer sur la corde,
11:17à j'y ai droit
11:18sans faire d'efforts,
11:19il n'y aura plus
11:19de sécurité sociale.
11:20Alors, des CSP+,
11:21comme vous,
11:21comme le professeur Davido
11:23ou comme moi,
11:24ce n'est pas un problème.
11:25Mais la masse des gens
11:26qui actuellement
11:26se retrouvent à l'hôpital,
11:28eux, ils seront
11:28vraiment problématiques.
11:29Et à un moment,
11:30il va falloir un peu
11:30de courage politique.
11:32Soit on met beaucoup d'argent
11:33dans les hôpitaux
11:33au moment de Noël
11:34en payant les gens mieux
11:35pour qu'ils ne prennent pas
11:36leurs vacances,
11:37mais ce n'est pas possible,
11:38on le sait très bien.
11:39Soit on dit aux gens
11:39qu'il va falloir se faire vacciner
11:41parce que sinon,
11:42le système ne tiendra pas.
11:43Benjamin Davido,
11:43vous rejoignez cet appel ?
11:45Oui, bien sûr
11:46que c'est extrêmement important
11:47la vaccination,
11:47mais pour être un peu
11:49plus nuancé,
11:49la problématique,
11:50c'est que tout ne peut pas
11:51reposer sur la vaccination.
11:52D'abord,
11:52Madame la ministre ne l'a pas dit,
11:53mais ce vaccin,
11:54il reste malheureusement
11:55faiblement efficace.
11:56Ce n'est pas nouveau.
11:57Il n'est pas impacté
11:58par le variant K,
11:59mais les Anglais ont estimé
12:00une réduction de 35 à 40 %
12:02des hospitalisations.
12:03Donc, les gestes barrières,
12:05le masque, effectivement,
12:06pour ne pas encombrer
12:08les urbains.
12:08Mais le vaccin réduit
12:09les hospitalisations.
12:10Bien évidemment,
12:11entre 0 et 35 à 40 %
12:15et chez des gens fragiles,
12:16ce qu'on oublie d'ailleurs,
12:17c'est que ce vaccin,
12:18il réduit également
12:19la transmission
12:19chez des gens en bonne santé
12:21et que se vacciner,
12:22même si on l'a eu
12:22au début de la saison,
12:24on n'est pas protégé
12:24contre toutes les grippes.
12:25Donc, il y a à la fois le vaccin,
12:27il y a les traitements
12:28pour les personnes
12:28les plus vulnérables,
12:29mais il y a aussi
12:30le port du masque
12:30pour les gens symptomatiques.
12:32Et j'ai envie de dire,
12:33chiche,
12:33si malheureusement
12:34l'épidémie a explosé,
12:35se reposer la question
12:36des interactions
12:37qu'on a dans les espaces publics
12:39avec les individus
12:40et la question du masque
12:41dans les endroits,
12:42dans les espaces clos,
12:42à défaut de l'aération.
12:44Et donc,
12:44il faut passer la deuxième
12:45parce que chaque année,
12:46ce jeu est insupportable
12:46pour les Swadis.
12:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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