00:00Je dois dire quand même Jean-Michel Larquet, je savais que vous aviez la dordure, je dois dire même, j'ai même avoué, parce que je ne suis pas dans ce genre hypocrite, que par moment vous m'énerviez.
00:10Pas cette année, parce que cette année, Dieu sait que les critiques étaient souvent méritées sur l'équipe de France, mais je veux dire qu'on vous sentait toujours plutôt pessimiste par rapport à Thierry Roland dans le duo quand vous commentiez les matchs de foot.
00:23C'est vrai, alors est-ce que c'est un rôle que vous aviez l'un et l'autre et que vous vous donniez, ou est-ce que vous êtes d'un naturel plutôt critique et pessimiste ?
00:30Non, c'est mon naturel, oui.
00:31C'est votre naturel ?
00:31D'abord parce que lorsque j'étais dans les couloirs qui menaient au stade Geoffroy Guichard, et que nous dominions à cette époque-là le football français, je n'étais jamais sûr de gagner un match.
00:42J'étais toujours très pessimiste, j'avais toujours peur de perdre le match, parce que pour moi celui qu'on allait jouer était le match le plus important,
00:49et que je n'étais sûr de rien parce qu'une équipe c'est fragile, parce qu'un résultat ça peut basculer très rapidement,
00:57et c'est vrai que je n'ai jamais été un optimiste B.A. devant des certitudes.
01:07C'est aussi pour ça que le duo évidemment fonctionnait très bien avec Thierry Rolland. Pendant combien de temps avec Thierry Rolland ?
01:1325 ans.
01:1425 ans. Alors juste pour répondre maintenant et comme ça ce sera clair sur cette question-là, vous allez partir sur M6 pour le rejoindre, et il en parle encore Thierry Rolland.
01:23Très gentiment M6 m'a proposé d'aller commenter quelques matchs de l'équipe de France, et je pense, tout à l'heure j'ai entendu parler de Moupetcho,
01:31je pense que revenir avec Thierry Rolland ça aurait fait un petit peu Moupetcho.
01:35Ah, vous voyez qu'il va falloir vous arrêter vous aussi.
01:38Encore Vincent !
01:39Non, non, mais c'est pas lui qui en parle, je crois que c'est Franck qui en a parlé.
01:44C'est vrai que ce qui est intéressant dans votre livre d'un seul coup, j'y pense que vous n'êtes pas allé sur...
01:48Parce qu'il y a eu tellement de choses autour de l'équipe de France de football, vous n'êtes pas allé sur le terrain privé.
01:53Ne cherchez pas des histoires croustillantes sur Zaya et tout ça dans ce bouquin.
01:57Ça, ça ne vous a pas intéressé Jean-Michel.
01:59Vous pensez que ça n'a pas eu de conséquences sur ce qui s'est passé en Afrique du Sud ?
02:03Probablement, probablement.
02:04Il paraît qu'il y a eu un stage très particulier à Sousse en Tunisie où les femmes étaient là et des femmes un petit peu fâchées
02:17jetaient des œillades sur des jeunes footballeurs célibataires plutôt bien faits de leur personne.
02:26Il est évident que ça ne pouvait pas...
02:27Soyons clairs, là, vous en dites trop. En gros, parce que là, je vais carrément préciser ce que vous venez de dire,
02:32il y a des femmes de footballeurs qui sont mises à draguer Gourcuf pour emmerder leur mari.
02:37Enfin, je ne sais pas si elles sont allées jusqu'à le draguer. En tout cas, elles ont fait savoir à leur mari que ce garçon-là était très beau.
02:42Ah oui ? Il l'a payé cher.
02:44Et il l'a payé cher, je... il paraît.
02:46En tout cas, Zaya, ce n'est pas comme le personnage d'Audrey, elle ne bouge pas avec les vainqueurs.
02:50Ah, bravo !
02:52Bravo !
02:54Et il n'est pas drôle, c'est pas drôle, peut-être ?
02:58Ah là là, il est très bien.
03:00Ah, franchement, ce n'est pas un mec drôle, ça, peut-être ?
03:02Elle est bien, elle était très bien.
03:05Ah, ouais, ils sont fair-play, finalement.
03:08Vous, Raymond Domenech, vous l'avez connu en tant que joueur, vous l'avez même affronté.
03:11C'est ce que vous expliquez.
03:12J'ai été son capitaine en équipe de France et je l'ai affronté.
03:15Pas souvent, parce qu'il n'a pas joué souvent en équipe de France.
03:17Mais il a été de quelques matchs avec moi.
03:20Oui, Jean-Vion a piqué la place rapidement.
03:22Vous l'avez affronté, vous avez gardé vos deux jambes, Jean-Michel Cébaud.
03:24Parce que c'est un tueur.
03:25Mais ce n'est pas vrai, c'est pas vrai, Eric.
03:27C'est l'image qui s'est donné.
03:28Non, mais ce n'est pas vrai, Eric.
03:29Il dit tout le contraire, il dit qu'il était lâche.
03:31Ce n'est pas vrai, mais ce n'est pas vrai.
03:33Vous dites qu'il était lâche, Eric Domenech.
03:35Il a joué avec des garçons qui s'appellent Emiliaïlovitch et Baïsa.
03:40C'était d'autres joueurs à affronter que Raymond Domenech.
03:43Non, je vous assure, c'est une fausse réputation qu'il s'est faite lui-même.
03:48Et je vous assure que ce n'était ni un violent, ni surtout un courageux.
03:54Mais il est sexy.
03:56Mais il est sexy, dit Judith Magre.
03:58Sexy, Raymond Domenech ?
03:59Moi, je le trouve très sexy.
04:01Ah bon ?
04:01C'est ouf.
04:02Eh bien voilà, si jamais Estelle Denis lui dit non, Judith Magre est disponible.
04:06Moi, je ne le connais pas, je dis ça à partir de photos, de trucs, ça ne veut rien dire.
04:09Peut-être que si je le vois et qu'il sent mauvais ou n'importe.
04:13Vous parlez de système, Domenech, dans votre livre.
04:16Alors, c'est assez intéressant.
04:17Vous dites, depuis son arrivée en 2004, Raymond Domenech s'est lui-même placé au centre de toutes les attentions.
04:23Je l'ai déjà écrit, c'est dans votre livre précédent.
04:26Qui, hormis Zinedine Zidane, a été autant médiatisé que le sélectionneur national ?
04:32Les vedettes, ce n'était pas les footballeurs, c'était le sélectionneur.
04:34Oui, mais c'était un système pour durer, fait pour durer, parce qu'il ne parlait jamais football.
04:40Il évoquait très peu le football, mais il connaissait tout du système de la fédération.
04:45Et c'est en connaissant tout du système de la fédération, en passant son temps à étudier comment il pouvait trouver des appuis, qu'il a duré.
04:52Parce qu'en 2008, après le fiasco de l'euro en Autriche et en Suisse, personne n'imaginait qu'il pouvait rester un jour de plus.
05:04Et il est resté deux ans.
05:06C'est qu'il avait trouvé, là où il fallait, les appuis qu'il fallait, il n'avait travaillé pas avec l'équipe de France, pas avec le football.
05:13Il était un homme politique de la fédération.
05:16– Vous lui reprochez par exemple qu'à Tignes, à un moment donné, quand un journaliste lui demande des nouvelles, des mots de ventre et du mollet de Gallas,
05:24William Gallas, footballeur, Dominique répond au journaliste, « et la tête à l'ouette ».
05:29– Non, je ne lui reproche pas ça, mais c'est vrai que c'est tellement puéril comme réflexion.
05:37Non, ce que je lui reproche davantage, c'est justement, vous parlez de Tignes, on a évoqué Sousse tout à l'heure en Tunisie.
05:42L'équipe de France est partie de Lens, où elle avait fait un match contre le Costa Rica.
05:47Je ne vous donne pas les dates, Laurent, peu importe.
05:49Elle a fait un passage par Sousse, où c'était plutôt bling-bling, piscine et détente.
05:56Elle est arrivée en Afrique du Sud, 9 jours après, 9 jours après, et qu'en 9 jours, cette équipe de France a fait un entraînement,
06:05on peut appeler ça un pseudo-entraînement, qui dans un examen normal vous aurait valu 5 ou 6 sur 20.
06:13C'est-à-dire que c'est une équipe qui ne travaillait pas, et c'est une équipe qui se promenait sur le golf,
06:19qui prenait son petit déjeuner quand elle le souhaitait, qui a fait du buggy, qui a fait de l'escalade,
06:34qui a fait du vélo, enfin tout, sauf du football.
06:38Donc je me demandais, s'il vous prépare véritablement, voilà, c'est extraordinaire.
06:44C'est les bronzés, on va l'être.
06:47En même temps, vous avez les sélectionneurs qui disent,
06:55si on pouvait avoir les joueurs un mois avant, ce serait bien pour moi, mais ils ne travaillent pas.
07:00Vous parlez des joueurs comme étant des parvenus, mal élevés, qui considèrent que tout leur est dû.
07:06Et là, vous donnez cet exemple, songez que Franck Ribéry s'invite, s'incruste en tongs à téléfoot le dimanche 20 juin
07:14pour parler avec David Astorga, l'homme de terrain de TF1, auquel justement William Gallas avait gracieusement fait un doigt d'honneur
07:22en quittant la pelouse après le match France-Mexi.
07:23– Mais c'est tellement vrai, Laurent, c'est tellement vrai qu'ils ne se sont jamais rendus compte de ce qu'ils faisaient
07:29en faisant, pas, grève de l'entraînement, en ne participant pas à l'entraînement.
07:35Ils ne s'imaginaient pas une seule seconde qu'on allait leur reprocher de ne pas s'entraîner.
07:41Mais ça ne leur a pas effleuré l'esprit.
07:44– Et quand vous voyez Ribéry débarquer sur le plateau de téléfoot, à la grande surprise de Raymond Domenech, d'ailleurs,
07:50c'est quoi votre réaction ?
07:51– Non, je dis qu'il est gonflé comme un poisson lune, et qu'arriver en tongs d'abord,
07:58d'abord je pense que c'est le moindre des respects pour ceux qui travaillent.
08:02– Vous mettez mal les chaussures ?
08:03– Moi j'ai travaillé en tongs, et moi je…
08:05– D'abord, non c'est pas vrai, le moindre des respects, et puis surtout, il vient nous exposer ses doléances,
08:16il vient dire non, nous ne recommencerons plus, je vous assure, on aime l'équipe de France,
08:24on aime ce public, il faut que le public nous aime.
08:27Quatre heures après, quatre heures après, ils sont dans le bus.
08:30– C'est là où je me dis, je pense qu'il…
08:33– Oui mais Jean-Michel, le foot est mondialisé, les joueurs jouent à peu près dans les mêmes conditions,
08:39dans les mêmes clubs, il y a un brassage, et ça tombe sur l'équipe de France.
08:42On ne peut pas tout mettre quand même sur le dos de Domenech.
08:44– Mais nous avons été des marionnettes !
08:46– Mais comment vous expliquez ?
08:48C'est seulement la France qui réagit comme ça, qui est mal élevée, parvenue.
08:53Pourquoi les joueurs allemands, qui jouent à la même condition, les joueurs anglais, ne se compensent pas comme des parvenus ?
08:58– Éric, au-delà de l'aspect purement sportif, je vous signale qu'en 2008, il y a eu des rapports de fait,
09:08puisqu'il y a ce qu'on appelle des officiers de liaison qui s'occupent de chaque équipe.
09:12Et l'équipe de France a été la plus mal notée sur le comportement.
09:16C'est-à-dire qu'en fait, les joueurs de l'équipe de France se sont comportés comme le sélectionneur s'est comporté.
09:22Exactement.
09:22– Vous remettez ça sur le dos de Domenech ?
09:24– Mais oui, je remets ça sur le dos.
09:25– Mais alors attendez, parce que le vrai responsable, alors ça, parce que moi j'avais oublié, c'est pire que ça,
09:30c'est que ce n'est pas Domenech, c'est Aimé Jacquet.
09:32– Ah oui.
09:33– Ah ben si, vous l'écrivez.
09:35– Non, non.
09:35– Il fut nommé à la tête de cette équipe de France, Raymond Domenech, sur l'insistance d'Aimé Jacquet.
09:42– Alors je vous...
09:42– C'est écrit !
09:43– Oui, il est là, il est là.
09:44– Alors, c'est écrit et c'est vrai surtout.
09:45– Et c'est vrai.
09:46– Bon, alors c'est donc la faute d'Aimé Jacquet.
09:48– Il a été nommé.
09:49– Il a voulu que son successeur soit moins bon.
09:52Il voulait que le mec qui soit derrière nous...
09:53– Mais c'est pas vrai, j'ai jamais dit ça.
09:55– Mais si !
09:55– Je n'ai jamais dit ça.
09:56– Mais oui, tout le monde, mais moi je le dis !
09:58– Non, vous, vous le dites, mais je ne l'ai pas dit, je ne l'ai pas écrit.
10:02– On veut tous que le mec qui vous succède soit moins bon.
10:06– Laurent.
10:07– Jean-Michel Larquet, vous aimeriez que l'Izarazou soit moins bon que vous dans les commentaires de TF1 ?
10:12– Mais j'ai dépassé ces choses-là et de très très loin.
10:17Laurent, il se trouvait que lorsque Aimé Jacquet avait repris les choses en main,
10:23il se trouvait que la direction technique nationale avait totalement perdu
10:27une influence au sein de la fédération où c'était Claude Simonnet qui a fini devant le juge
10:34et une autre personne qui...
10:37– Il me déconcentre !
10:39– J'ai l'impression d'être Dorothée avec la marionnette quand on était jeune, on regardait ça.
10:44– Aimé Jacquet voulait que la direction technique nationale reprenne la main
10:48et il a donc insisté pour que ce soit Raymond Domenech.
10:53Mais en 2008, ce n'est pas Aimé Jacquet qui a insisté pour...
10:56– C'est Michel Platini.
10:57– Et Gérard Rougne.
10:59– Et surtout Gérard Rougne.
11:00– Vous dites même que vous ne comprenez pas pourquoi Michel Platini avait insisté pour que ce soit...
11:03– Ah oui, ça c'est un mystère, oui.
11:04– Pourquoi ? Votre avis, allez...
11:05– Parce qu'il y a des mystères dans le football.
11:07– Non, parce qu'on dit qu'il ne voulait pas de la génération 98.
11:10– Peut-être.
11:10– Et qu'il ne voulait pas de Laurent Blanc, de machin...
11:12– Peut-être.
11:13– Et comme il avait perdu, il voulait Tigana et les autres ne voulaient pas de Tigana...
11:17– C'est la race des champions aussi.
11:20Ces gens-là ne sont pas faits comme nous, Eric.
11:24Et c'est vrai que vous avez...
11:26– Ça va être beaucoup plus drôle, d'un coup, vous allez voir.
11:28– Il est beaucoup moins simple.
11:31– Ces gens-là ne sont pas faits comme nous.
11:39Et Michel Platini a toujours éprouvé une petite jalousie pour un garçon comme Zinedine Zidal.
11:45Parce qu'il lui a pris sa place.
11:47Mais c'est ce qui fait la race des champions.
11:50– Est-ce que je peux demander à Tapotin ce qu'il a pensé du livre de Jean-Michel Larquet ?
11:53– Tapotin ?
11:54– Oui.
11:54– Qu'est-ce que vous avez pensé du livre de Jean-Michel Larquet ?
11:59– Oh ben c'est super !
12:01– C'est super le livre de Jean-Michel Larquet.
12:05Mais je voulais voir le spectacle de Franck Dubosque, mais je n'ai pas eu le livre.
12:09– Ah ah ah ah !
12:12– Qu'est-ce qu'on met ?
12:14– Jean-Michel Larquet, les secrets d'un fiasco, c'est aux éditions du Toucan.
12:22Vous avez vos cadeaux, vous aussi, Jean-Michel.
12:23– Et pendant ce temps-là, Benne, l'on crescent, il peut venir s'installer pour terminer l'émission dans les fauteuils.
12:32Vous allez ouvrir votre cadeau là-bas, Jean-Michel Larquet.
12:34– Nolo Zemmour, rendez quand même à Franck son cadeau.
12:38– Non, non, non. Après ce qu'il a fait.
12:41– Rendez-moi ma marionnette.
12:42– Jean-Michel Larquet, je vous offre un cadeau de retraité.
12:45– Je vais aller dans les émissions culinaires, ça marche.
12:47– Ah, des pétanques.
12:47– Puisque vous êtes retraité de TF1, on vous offre les nouvelles buts d'une marque, les nouvelles boules, pardon.
12:53– Sous-titrage ST' 501
Commentaires
1