00:00Leur communication évolue, vous avez vu quand ils ont mis le genou à terre,
00:04ils jouent maintenant aussi la carte de la non-violence.
00:09Là, le responsable de la FNSEA essayait de se justifier d'une forme de congestion
00:16qui a toujours prévalu entre le ministère de l'Agriculture et cette centrale syndicale,
00:21qui n'est plus d'actualité puisque maintenant vous avez la coordination rurale
00:24et la confédération paysanne, les deux extrêmes qui font le front commun.
00:28Et finalement, la FNSEA est obligée un peu de rétro-pédaler.
00:32Le problème, en fait, c'est qu'on mélange tout et c'est très compliqué de prendre du recul
00:36sur une crise comme ça qui est émotionnelle.
00:39On sait très bien que les Français sont tâchés à leurs paysans,
00:42qui sont de moins en moins nombreux.
00:43On est passé de 4 millions de paysans à 400 000 aujourd'hui.
00:47Ensuite, il y a des choses, des évolutions structurelles.
00:5122% de moins pour la PAC dans les subventions européennes.
00:56Et puis, on ne sait pas ce qui se passera avec l'ouverture éventuelle,
01:01peut-être plus tard, mais à des pays comme l'Ukraine,
01:03l'agriculture serait totalement noyée.
01:05Comme le disait très bien ce matin Arnaud Montebourg sur Europe 1,
01:09il y a eu un phénomène de désindustrialisation et de désagricolisation.
01:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on commence à importer des produits agricoles.
01:17Et donc, derrière tout ça, finalement, on en est à mettre des rustines.
01:2111 millions à annoncer le Premier ministre.
01:25Mais il n'y a pas de vision, il n'y a pas d'anticipation.
01:28Nicolas Sarkozy le dit assez bien dans son dernier livre,
01:31Journal d'un prisonnier.
01:32Il dit finalement, ce que je reproche à Macron,
01:34c'est d'avoir accompagné le mouvement,
01:36mais de ne pas avoir anticipé.
01:38Quand de Gaulle pratique la politique de la chaise vide,
01:41et qu'il dit, alors à l'époque, il n'y a que 6 pays dans la communauté européenne,
01:45c'est beaucoup plus facile qu'aujourd'hui.
01:46On en est obligé de faire une...
01:49Heureusement, après avoir beaucoup méprisé les Italiens,
01:52on est quand même très content d'avoir trouvé Georgiou Milani.
01:54Exactement.
01:55Et de voir qu'on a des intérêts communs qui peuvent s'unir.
01:58Mais de Gaulle disait, de Gaulle déjà piaffé contre les chimères fédéralistes,
02:03qu'on nous a présentés pendant tellement d'années comme des évidences.
02:06Et donc voilà, le problème, il est là.
02:08C'est qu'au-delà de la gestion à court terme,
02:10de savoir s'il y aura trêve ou pas trêve à Noël,
02:13si ensuite le délai sur le Mercosur va être poussé ou pas.
02:17Il y a un problème d'anticipation de la France.
02:19Et vous savez...
02:20De vision. Il n'y a pas de vision aujourd'hui.
02:22Sous-titrage Société Radio-Canada