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  • il y a 9 mois
un documentaire animalier sur la faune sauvage en Norvège

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🐳
Animaux
Transcription
00:00:00Le soleil matinal perce les sommets des montagnes.
00:00:15Des rayons de lumière dorée percent les nuages bas, illuminant un paysage majestueux.
00:00:24Nous sommes en Norvège,
00:00:26où la nature sauvage règne encore en maître.
00:00:33Un vaste fjord traverse des montagnes ancestrales,
00:00:36ses eaux reflétant le ciel tel un miroir poli.
00:00:42Au-dessus, un aigle plane porté par les courants thermiques,
00:00:46observant son territoire d'un regard perçant.
00:00:51Le hurlement d'un loup résonne dans la vallée.
00:00:53L'appel de la nature.
00:00:56Le battement de cœur de la Norvège.
00:01:00Les sommets enneigés cèdent la place à des vallées intactes.
00:01:04Un élan émerge de la brume matinale,
00:01:06ses bois massifs couronnés de gouttes de rosée qui accrochent à la lumière comme des diamants.
00:01:12Il marque une pause, attentif.
00:01:16Puis poursuit son périple à travers la nature sauvage.
00:01:18Des falaises côtières où les oiseaux de mer tournoyaient et criaient,
00:01:30à la toundra arctique où les rênes migrent à travers d'anciens sentiers,
00:01:34ce sont des terres où la nature écrit encore les règles,
00:01:38où les saisons dictent le rythme de la vie,
00:01:40et où les créatures sauvages continuent leur lutte séculaire pour la survie.
00:01:49Bienvenue en Norvège.
00:01:50La lumière matinale se répand sur les montagnes de Jotunheimen,
00:01:58illuminant un paysage sculpté par la glace et le temps.
00:02:08Jotunheimen signifie « demeure des géants ».
00:02:11Et au milieu de ces imposantes montagnes, on comprend aisément pourquoi.
00:02:15C'est le toit de l'Europe du Nord,
00:02:20où plus de 250 sommets culminent à plus de 1900 mètres.
00:02:27Un aigle royal capte un courant thermique
00:02:30et s'élève sans effort avec en toile de fond le Galdopigen,
00:02:33la plus haute montagne de Norvège.
00:02:37Avec une envergure de plus de 2 mètres,
00:02:40ce prédateur au sommet de la montagne domine le ciel de Jotunheimen,
00:02:43son regard perçant scrutant le paysage à la recherche de proies.
00:02:51Le terrain accidenté en contrebas alterne entre roches nues et prairies alpines
00:02:55regorgeant de fleurs robustes aux tons violets et jaunes éclatants.
00:03:07Un ruisseau cristallin le traverse,
00:03:09ces eaux si pures qu'on peut les boire directement.
00:03:11Cette eau, issue de la neige des sommets,
00:03:15a été filtrée à travers des couches de roches anciennes.
00:03:22L'été à Jotunheimen apporte une explosion de vie fugace mais intense.
00:03:28Plantes et animaux se bousculent pour profiter de la courte saison chaude.
00:03:31Le parc s'étend sur plus de 1100 kilomètres carrés de nature sauvage protégée.
00:03:52Véritable sanctuaire où les espèces montagnards de Norvégienne
00:03:54prospèrent dans un relatif isolement, loin des interférences humaines.
00:04:01L'aigle royal effectue un virage serré,
00:04:04se laissant guider par les courants d'air sans effort.
00:04:07À 5 ans, cette femelle a atteint son apogée.
00:04:10Son œil perçant peut repérer un lièvre à plus d'un kilomètre de distance,
00:04:14discernant le moindre mouvement dans le paysage.
00:04:16L'aigle replie ses ailes et plonge.
00:04:18Sa vitesse approche les 240 kilomètres par heure
00:04:21tandis qu'il fonce vers le sol.
00:04:23La cible, un lièvre variable,
00:04:26se fige une seconde fatale avant de se précipiter désespérément
00:04:29pour se mettre à couvert.
00:04:31Trop tard, de puissantes serres se déploient.
00:04:33Frappante avec précision,
00:04:35chaque serre exerce une pression de plus de 180 kg par pouce carré,
00:04:40suffisante pour tuer instantanément la proie.
00:04:43L'aigle a trouvé un repas qui lui permettra de se nourrir pendant des jours.
00:04:48De retour à son nid,
00:04:52construit sur un rebord de falaise,
00:04:54deux aiglons l'attendent.
00:04:56Le nid lui-même est une structure remarquable,
00:04:58utilisée année après année
00:05:00et agrandie à chaque saison de reproduction
00:05:02jusqu'à atteindre 2 mètres de diamètre
00:05:04et des centaines de kilos.
00:05:05L'aigle femelle doit chasser constamment
00:05:07pour nourrir ses petits en pleine croissance.
00:05:09Dans l'environnement difficile de Jotunaymen,
00:05:12près de la moitié des aiglons ne survivent pas à leur première année.
00:05:15Ceux qui survivent restent dépendants de leurs parents
00:05:18pendant des mois
00:05:18avant de maîtriser les techniques de chasse complexes
00:05:21nécessaires à leur survie.
00:05:28Les aigles royaux s'accouplent pour la vie
00:05:30et le partenaire de cette femelle patrouille à proximité,
00:05:34défendant leur territoire contre les autres rapaces.
00:05:36Ensemble,
00:05:37ils s'approprient environ 100 km² de territoire de chasse,
00:05:41une zone qu'ils protègent farouchement de leurs concurrents.
00:05:44L'hiver apporte son lot de défis.
00:05:51Lorsque la neige recouvre les montagnes,
00:05:53les proies se font rares.
00:05:55Les aigles doivent étendre leur territoire de chasse,
00:05:58suivant parfois les troupeaux de rennes
00:05:59pour récupérer les carcasses.
00:06:02Leur vue exceptionnelle leur permet de repérer
00:06:04les charognes à grande distance,
00:06:06un avantage crucial dans le paysage hivernal rigoureux.
00:06:09Dans les hauteurs du Jotunheimen,
00:06:11où même les arbres cèdent aux rigueurs des conditions,
00:06:14un renard arctique émerge de son terrier.
00:06:18En été, son pelage brun tacheté
00:06:20offre un camouflage parfait parmi les rochers
00:06:22et la végétation clairsemée.
00:06:24Ce renard mâle ne pèse que 3,5 kg,
00:06:27mais survit dans l'un des environnements
00:06:29les plus difficiles d'Europe.
00:06:31Chaque aspect de sa physiologie s'est adapté
00:06:33pour conserver chaleur et énergie.
00:06:35Son corps compact, ses pattes courtes,
00:06:39ses oreilles arrondies et ses pattes velues
00:06:41minimisent les pertes de chaleur
00:06:42par température négative.
00:06:45Le renard s'arrête, écoutant attentivement.
00:06:48Ses oreilles pivotent comme des antennes paraboliques,
00:06:51captant le léger bruissement d'un lemming
00:06:53évoluant sous la végétation.
00:06:55D'un bond soudain, il perce la surface et émerge,
00:06:59le petit rongeur dans ses mâchoires.
00:07:01Les années où les lemmings sont abondants,
00:07:03une famille de renards peut en dévorer des milliers.
00:07:05Contrairement à de nombreux prédateurs,
00:07:08le renard arctique ne se contente pas toujours de se cacher.
00:07:11Il lui arrive de suivre des prédateurs plus grands,
00:07:14comme les carcajous,
00:07:15et de se nourrir de leurs proies
00:07:16dès que l'occasion se présente.
00:07:18Cette approche opportuniste de l'alimentation
00:07:20est essentielle à la survie dans un environnement
00:07:22où les sources de nourriture sont imprévisibles.
00:07:25À l'approche de l'automne,
00:07:27une transformation remarquable s'opère.
00:07:29Le pelage brun d'été du renard
00:07:31cède progressivement la place à un blanc pur.
00:07:33Il ne s'agit pas d'un simple changement de couleur,
00:07:36mais d'un remplacement complet de la fourrure,
00:07:38donnant naissance au pelage le plus chaud
00:07:40de tous les mammifères arctiques.
00:07:43Lorsque l'hiver arrive en force,
00:07:45même le visage du renard
00:07:46se distingue à peine sur la neige.
00:07:48L'avenir des renards arctiques
00:07:50du Jotunheimen est incertain.
00:07:52Autrefois,
00:07:53chassés intensivement pour sa précieuse fourrure,
00:07:56leur population s'est effondrée au début du XXe siècle
00:07:59et peine à se reconstituer
00:08:01malgré des décennies de protection.
00:08:03Le changement climatique
00:08:05représente une nouvelle menace.
00:08:07Le renard roux
00:08:08étend son air de répartition vers le haut,
00:08:10jusqu'au territoire traditionnel
00:08:12du renard arctique,
00:08:14ce qui engendre une concurrence
00:08:15et parfois des conflits directs.
00:08:17Un petit troupeau de rennes sauvages
00:08:19se déplace régulièrement
00:08:20sur un plateau balayé par les vents.
00:08:22Contrairement à leurs congénères domestiques
00:08:24qui parcourent l'extrême nord
00:08:26sous la protection des samis,
00:08:28il compte parmi les derniers troupeaux
00:08:29de rennes véritablement sauvages d'Europe.
00:08:32La femelle de tête s'arrête,
00:08:34tâte en l'air avec ses narines dilatées
00:08:36avant de poursuivre.
00:08:38Sa prudence est de mise.
00:08:40Bien que les loups soient largement absents
00:08:41de Jotunheimen depuis des décennies,
00:08:44les carcajous représentent toujours une menace,
00:08:46en particulier pour les petits
00:08:48et les adultes affaiblis.
00:08:49Les rennes sont parfaitement adaptées
00:08:58à la vie en montagne.
00:08:59Leurs larges sabots
00:09:00leur servent de raquettes naturelles en hiver
00:09:02et leur assurent une stabilité
00:09:04sur les terrains rocailleux en été.
00:09:06A la fin de l'été,
00:09:08le pelage du troupeau passe
00:09:09de la teinte claire estivale
00:09:11à une couleur hivernale plus foncée.
00:09:13Les mâles arborent des bois impressionnants
00:09:15pouvant atteindre plus d'un mètre d'envergure
00:09:17qu'ils utiliseront pendant le rute autonale
00:09:19pour asseoir leur domination.
00:09:21Le troupeau descend vers une zone humide alpine rare.
00:09:24Là, il se nourrit d'herbes,
00:09:26de carex et de pousses de saule.
00:09:29Chaque animal doit consommer
00:09:30jusqu'à 4,5 kg de végétation par jour.
00:09:34L'été est essentiel pour constituer
00:09:36des réserves de graisse
00:09:37qui lui permettront de traverser
00:09:38les rues de mois d'hiver
00:09:39où il survivra principalement
00:09:41en creusant dans la neige
00:09:42pour atteindre les lichens.
00:09:44Il s'agit d'une adaptation remarquable
00:09:46que peu de grands mammifères maîtrisent.
00:09:50Les jeunes du troupeau sont nés
00:09:51il y a quelques mois, en mai.
00:09:54Ils peuvent déjà suivre le rythme des adultes,
00:09:56une nécessité pour une espèce
00:09:57qui doit rester mobile
00:09:59pour trouver suffisamment de nourriture.
00:10:01Dès leur premier hiver,
00:10:03ils seront suffisamment indépendants
00:10:04pour survivre aux conditions difficiles,
00:10:07tout en restant avec le troupeau
00:10:08pour être protégés et guidés.
00:10:10Les infrastructures humaines
00:10:13ont fragmenté les voies
00:10:14de migration traditionnelles
00:10:16empruntées par ces rennes
00:10:17depuis des millénaires.
00:10:19Routes, chalets touristiques
00:10:20et sentiers de randonnée
00:10:21peuvent constituer des obstacles,
00:10:23empêchant les troupeaux
00:10:24d'atteindre les aires
00:10:25d'alimentation saisonnières
00:10:26ou de mise bas.
00:10:28Selon des estimations prudentes,
00:10:29la population de rennes sauvages
00:10:31de montagne a diminué
00:10:32de plus de 35%
00:10:33au cours des dernières décennies.
00:10:35Le statut de parc national
00:10:40de Jotunheimen
00:10:41a assuré une protection cruciale
00:10:43à sa faune.
00:10:44Créé en 1980,
00:10:46le parc interdit le développement
00:10:47et réglemente les activités humaines.
00:10:49Pourtant, des défis subsistent.
00:10:51Le tourisme attire plus de 300 000 visiteurs
00:10:54chaque année dans ce royaume montagneux.
00:10:56Si la plupart empruntent des sentiers
00:10:57et des aires de camping aménagés,
00:10:59la présence humaine perturbe la faune
00:11:01et endommage une végétation alpine fragile,
00:11:03dont la régénération pourrait prendre des décennies.
00:11:10Les mers gelées rencontrent le ciel infini
00:11:13aux confins des habitations humaines.
00:11:15Voici le Svalbard,
00:11:16un archipel arctique isolé à mi-chemin
00:11:19entre la Norvège continentale
00:11:20et le pôle nord.
00:11:22Ici, l'obscurité règne pendant des mois
00:11:24durant la nuit polaire.
00:11:26Et lorsque l'été arrive,
00:11:27le soleil ne se couche jamais.
00:11:31Le paysage paraît austère,
00:11:33voire sans vie à première vue.
00:11:35D'immenses glaciers creusent les montagnes,
00:11:38leur glace bleue contrastant avec le noir de la roche
00:11:40et le blanc de la neige.
00:11:42Le vent hurle sur les plaines de la toundra,
00:11:45façonnant l'un des environnements les plus extrêmes
00:11:47et les plus fragiles de la planète.
00:11:50Regardez de plus près,
00:11:51et la vie se révèle de manière extraordinaire.
00:11:54Une petite fleur violette émerge d'entre les rochers,
00:11:57un pavot arctique défiant toute attente.
00:11:59Non loin de là,
00:12:01des reines broutent une végétation claire semée.
00:12:04Leur métabolisme spécialisé leur permettant de prospérer
00:12:07là où d'autres grands mammifères mourèrent de faim.
00:12:12Le Svalbard s'étend sur plus de 61 000 km²,
00:12:16mais les implantations humaines se limitent
00:12:18à quelques petits avant-postes.
00:12:20Dans ce monde hostile,
00:12:21les ours polaires sont plus nombreux que les humains,
00:12:24et d'anciennes règles de survie régissent encore le quotidien.
00:12:27L'archipel abrite un mélange unique
00:12:30d'écosystèmes terrestres et marins.
00:12:32Les animaux terrestres ont développé
00:12:33des adaptations remarquables au froid,
00:12:36tandis que les eaux environnantes
00:12:37abritent une vie abondante
00:12:39grâce aux nutriments apportés
00:12:40par les courants océaniques convergents.
00:12:43Le Svalbard est en première ligne
00:12:44face aux changements climatiques mondial,
00:12:47avec un réchauffement plus de deux fois supérieur
00:12:49à la moyenne mondiale.
00:12:51L'avenir qui s'écrit ici
00:12:52pourrait bien prédire des changements
00:12:53qui affecteront à terme les écosystèmes du monde entier.
00:12:57Une silhouette blanche et massive
00:13:00se déplace délibérément sur la banquise.
00:13:02Cet ours polaire mâle adulte
00:13:04pèse plus de 600 kg
00:13:05et mesure 3 mètres de haut sur ses pattes arrières.
00:13:09Son épaisse fourrure
00:13:09paraît jaunâtre sur la glace bleu-blanc,
00:13:11bien que chaque poil soit en réalité transparent et creux,
00:13:14offrant une isolation thermique
00:13:16tout en canalisant la chaleur du soleil
00:13:18vers sa peau noire.
00:13:18L'ours s'approche d'un trou d'air dans la glace,
00:13:21un endroit où les phoques remontent
00:13:22à la surface pour respirer.
00:13:24Avec une patience remarquable,
00:13:26il se met en position d'attente.
00:13:30Il peut rester immobile pendant des heures,
00:13:32économisant son énergie en attendant sa proie.
00:13:35Son métabolisme a ralenti
00:13:37pendant des mois de chasse limitée.
00:13:41Sous la glace,
00:13:42un phoque annelé nage prudemment.
00:13:44Ce mammifère marin
00:13:45crée et entretient
00:13:46de multiples orifices respiratoires
00:13:48sans jamais savoir lesquels
00:13:50pourrait abriter un prédateur en embuscade.
00:13:54Finalement,
00:13:55la nécessité le pousse
00:13:56à remonter à la surface.
00:13:58Dans une explosion de vitesse,
00:13:59l'ours attaque.
00:14:00Ses puissantes pattes avant,
00:14:02armées de griffes de 10 cm,
00:14:04saisissent le phoque
00:14:05avant qu'il ne puisse s'échapper.
00:14:07La chasse est fructueuse,
00:14:08mettant fin à une semaine de jeûne
00:14:10pour l'ours.
00:14:11Il consomme jusqu'à 20 kg de graisse
00:14:13riche en graisse,
00:14:14stockant cette énergie
00:14:15dans ses propres réserves.
00:14:16Le Svalbard abrite
00:14:24environ 300 ours polaires résidents
00:14:26issus de la population
00:14:28de la mer de Barents.
00:14:29Ils se sont parfaitement adaptés
00:14:31à la vie marine
00:14:31grâce à leur fourrure hydrofuge
00:14:34et à leurs pattes
00:14:35partiellement palmées
00:14:36qui en font de puissants nageurs
00:14:37capables de parcourir
00:14:39des centaines de kilomètres
00:14:40en haute mer.
00:14:42Pour une ours,
00:14:43élever ses oursons
00:14:43représente un défi majeur.
00:14:45Après l'accouplement automnale,
00:14:48elle creuse une tanière de neige
00:14:49où elle passera l'hiver
00:14:50avec un métabolisme réduit.
00:14:53Les oursons qui naissent
00:14:54dans ces tanières
00:14:54pèsent moins d'un kilogramme
00:14:56mais se développent rapidement
00:14:57grâce au lait riche de leur mère
00:14:59qui contient plus de 30%
00:15:01de matière grasse.
00:15:06La sortie printanière de la tanière
00:15:08marque le début
00:15:08de la période la plus vulnérable.
00:15:11La mère n'a pas mangé
00:15:11depuis des mois
00:15:12et doit désormais chasser
00:15:14tout en protégeant
00:15:14ces oursons des ours mâles
00:15:16qui tuent parfois les oursons
00:15:17pour permettre aux femelles
00:15:18de se reproduire.
00:15:20Moins de la moitié
00:15:21des oursons polaires
00:15:21survivent à leur première année.
00:15:30La plus grande menace
00:15:31pour les ours polaires du Svalbard
00:15:33provient du changement climatique.
00:15:36La banquise se forme plus tard
00:15:37et font plus tôt chaque année
00:15:38réduisant ainsi
00:15:39les zones de chasse essentielles.
00:15:41Les ours contraints de parcourir
00:15:43de plus longues distances
00:15:44entre les banquises
00:15:45consomment une énergie précieuse.
00:15:48Certains ours du Svalbard
00:15:50ont modifié leur comportement
00:15:51et passent plus de temps
00:15:52à fouiller la terre ferme.
00:15:54Mais les sources de nourriture terrestre
00:15:56ne peuvent remplacer
00:15:57le régime alimentaire
00:15:58riche en énergie des phoques
00:15:59dont ils dépendent
00:16:00depuis leur évolution.
00:16:01Une petite silhouette blanche
00:16:08se déplace dans la toundra
00:16:10presque invisible sur la neige.
00:16:12Il s'agit d'un renard arctique
00:16:14du Svalbard
00:16:15en pelage d'hiver
00:16:16pesant seulement 3,2 kg
00:16:18mais capable de survivre
00:16:20à des températures
00:16:21atteignant moins 50 degrés Celsius.
00:16:23Contrairement à leurs congénères
00:16:24du continent,
00:16:26les renards du Svalbard
00:16:27occupent un territoire
00:16:28toute l'année,
00:16:29les deux parents
00:16:29contribuant à l'élevage des petits.
00:16:32Leur régime alimentaire
00:16:33varie selon les saisons,
00:16:35se nourrissant d'oiseaux marins,
00:16:36d'eux
00:16:37et de charognes
00:16:37provenant des proies
00:16:38des ours polaires,
00:16:40une polyvalence essentielle
00:16:41dans cet environnement
00:16:42aux ressources limitées.
00:16:46Un renard s'approche
00:16:47d'une colonie de guillemots
00:16:49nichant sur des falaises abruptes.
00:16:51Ces oiseaux nichent
00:16:52sur des corniches étroites
00:16:53pour éviter les prédateurs
00:16:54comme les renards
00:16:55mais ce canidé ingénieux
00:16:56a appris à accéder
00:16:57à certaines zones.
00:16:58Avec une rapidité remarquable,
00:17:00ils se déplacent
00:17:01sur des terrains complexes
00:17:02pour piller les nids,
00:17:04s'emparant d'œufs
00:17:04ou de poussins
00:17:05et mettant en réserve
00:17:06les surplus de nourriture
00:17:07pour les périodes
00:17:08plus difficiles.
00:17:09Certains renards
00:17:10ont développé
00:17:11une autre stratégie
00:17:11alimentaire extraordinaire.
00:17:13En suivant
00:17:14les ours polaires
00:17:14sur la banquise,
00:17:16ils deviennent
00:17:16des compagnons charognards,
00:17:19consommant les restes
00:17:20des proies des phoques
00:17:20tués par leurs prédateurs.
00:17:22Cette relation
00:17:23est bénéfique
00:17:23pour le renard
00:17:24mais n'a que peu
00:17:25d'impact sur l'ours
00:17:26bien nourri.
00:17:27Lorsque l'obscurité
00:17:28hivernale s'installe
00:17:29pendant la nuit polaire,
00:17:30le renard s'appuie
00:17:31sur son ouïe exceptionnelle
00:17:32pour repérer
00:17:33les lemmings
00:17:34se déplaçant sous la neige.
00:17:36Grâce à sa technique
00:17:36de bondissement caractéristique,
00:17:38il perce la surface
00:17:39pour capturer ses poids.
00:17:41Une seule famille
00:17:41de renards
00:17:42peut avoir besoin
00:17:43de milliers de lemmings
00:17:44par an
00:17:44pour survivre.
00:17:45La reproduction
00:17:46se déroule
00:17:46dans des conditions
00:17:47extrêmement difficiles.
00:17:49Au printemps,
00:17:50les renards
00:17:50donnent naissance
00:17:51à des portées
00:17:52de 5 petits en moyenne
00:17:53mais lors des années
00:17:54exceptionnelles
00:17:55où la nourriture
00:17:55est abondante,
00:17:56une portée
00:17:57peut compter
00:17:57jusqu'à 11 petits.
00:17:59La tanière souterraine
00:18:00offre une protection
00:18:00contre les intempéries
00:18:02et les prédateurs
00:18:03mais la mortalité
00:18:04reste élevée.
00:18:05La population
00:18:05de renards
00:18:06du Svalbard
00:18:06est confrontée
00:18:08à des menaces
00:18:08à la fois traditionnelles
00:18:10et émergentes.
00:18:11Les renards arctiques
00:18:12étaient massivement chassés
00:18:13pour leur précieuse
00:18:14fourrure hivernale
00:18:15jusqu'à ce que la Norvège
00:18:16promulgue une loi
00:18:17de protection
00:18:18en 1930.
00:18:20Aujourd'hui,
00:18:20le changement climatique
00:18:21représente un danger accru.
00:18:22La hausse des températures
00:18:24permet aux renards
00:18:25roux, plus grands,
00:18:26de se propager
00:18:26vers le nord,
00:18:27entraînant une concurrence
00:18:28directe
00:18:29et de nouvelles maladies
00:18:30contre lesquelles
00:18:30les renards arctiques
00:18:31ne sont pas immunisés.
00:18:33Un groupe de rennes
00:18:33trapus
00:18:34et aux pattes courtes
00:18:35se déplace lentement
00:18:36dans la toundra.
00:18:37Il s'agit de rennes
00:18:37du Svalbard,
00:18:38une sous-espèce unique
00:18:39au monde.
00:18:40Leur corpulence compacte
00:18:42minimise les pertes
00:18:42de chaleur,
00:18:43tandis que leur épais
00:18:44pelage d'hiver
00:18:45est doté de poils
00:18:46de garde creux
00:18:47qui retiennent l'air chaud.
00:18:48L'évolution
00:18:49a façonné ces animaux
00:18:50spécifiquement
00:18:50pour la survie
00:18:51en haute arctique.
00:18:52Contrairement aux rennes
00:18:53du continent,
00:18:54ils ne forment pas
00:18:55de grands troupeaux
00:18:56et n'entreprennent pas
00:18:57de longues migrations,
00:18:58économisant ainsi
00:18:59une énergie précieuse
00:19:00dans cet environnement
00:19:01clairsemé.
00:19:02Leur apparence distinctive
00:19:03se caractérise
00:19:04par des pattes plus courtes
00:19:05et un corps plus arrondi
00:19:07que leurs cousins
00:19:07du continent.
00:19:08Des adaptations
00:19:09qui réduisent
00:19:10leur exposition au froid.
00:19:11Une femelle reine
00:19:12utilise ses sabots
00:19:13pour creuser la neige
00:19:14et accéder à la végétation.
00:19:16Ce comportement
00:19:16est essentiel
00:19:17pendant le long hiver arctique
00:19:18où la quasi-totalité
00:19:19de la végétation
00:19:20est enfouie.
00:19:21Le bruit des sabots
00:19:22raclant la neige
00:19:23rond le profond silence
00:19:24de la nuit polaire.
00:19:25Il est remarquable
00:19:26que ces rennes
00:19:26puissent ralentir
00:19:27leur métabolisme en hiver,
00:19:29entrant dans un état
00:19:30de semi-hibernation
00:19:31qui minimise
00:19:31leurs dépenses énergétiques.
00:19:33Leur température
00:19:34corporelle interne baisse,
00:19:35ce qui réduit
00:19:36leur rythme cardiaque
00:19:37et respiratoire,
00:19:38préservant ainsi
00:19:39les précieuses réserves
00:19:40de graisse accumulées
00:19:41pendant la brève
00:19:41abondance estivale.
00:19:44Le cycle de vie annuel
00:19:45des rennes du Svalbard
00:19:46est étroitement synchronisé
00:19:47avec les changements
00:19:48saisonniers extrêmes.
00:19:50Les petits naissent
00:19:51en juin
00:19:51à l'apparition
00:19:52de la végétation estivale.
00:19:54Quelques heures
00:19:55après leur naissance,
00:19:56ils peuvent suivre
00:19:57leur mère,
00:19:58une adaptation nécessaire
00:19:59dans un environnement
00:20:00où les prédateurs
00:20:01comme les renards arctiques
00:20:02s'attaquent rapidement
00:20:03aux nouveaux-nés vulnérables.
00:20:06Durant la période
00:20:06d'alimentation intense
00:20:08de l'été,
00:20:09lorsque le soleil
00:20:09ne se couche jamais,
00:20:11les rennes accumulent
00:20:12des réserves de graisse
00:20:13qui peuvent représenter
00:20:14jusqu'à 30%
00:20:15de leur poids corporel.
00:20:17Cette énergie stockée
00:20:18devient essentielle
00:20:19pendant les mois d'hiver
00:20:20lorsque l'accès
00:20:21à la nourriture
00:20:22diminue considérablement.
00:20:24Malgré ces adaptations,
00:20:26les hivers rigoureux
00:20:27peuvent entraîner
00:20:27un déclin significatif
00:20:29des populations.
00:20:30Le changement climatique
00:20:31a des conséquences mitigées
00:20:32pour les rennes du Svalbard.
00:20:37Des étés plus chauds
00:20:38peuvent favoriser
00:20:39la croissance de la végétation,
00:20:41mais les pluies hivernales
00:20:42suivies de températures glaciales
00:20:44créent des couches de glace
00:20:45qui bloquent l'accès
00:20:46à la nourriture.
00:20:49Ces événements
00:20:50ont provoqué
00:20:50des famines massives,
00:20:52avec des cas documentés
00:20:53de déclin de la population
00:20:54de plus de 70%
00:20:56suite à des gels
00:20:57hivernaux
00:20:57particulièrement intenses.
00:20:59L'isolement du Svalbard
00:21:02a limité l'impact humain
00:21:03par rapport à d'autres régions,
00:21:05mais les traces
00:21:05d'activités humaines
00:21:06s'étendent sur plusieurs siècles.
00:21:08Des stations baleinières
00:21:09du XVIIe siècle
00:21:10aux mines de charbon abandonnées,
00:21:12l'exploitation humaine
00:21:13des ressources
00:21:13a laissé des traces visibles
00:21:14sur le paysage.
00:21:15Aujourd'hui,
00:21:16la réglementation environnementale
00:21:18du Svalbard
00:21:18compte parmi les plus strictes
00:21:20au monde.
00:21:20Environ 65%
00:21:22de l'archipel
00:21:22et 87%
00:21:24des eaux territoriales
00:21:25bénéficient
00:21:26d'un statut protégé.
00:21:27Les visiteurs doivent suivre
00:21:28des directives strictes,
00:21:30notamment l'accompagnement
00:21:31obligatoire
00:21:31par un guide armé
00:21:33dans les zones
00:21:33où l'on peut rencontrer
00:21:34des ours polaires.
00:21:44Les stations de recherche
00:21:45scientifiques
00:21:46surveillent les changements
00:21:47environnementaux
00:21:48et constatent un réchauffement
00:21:50environ 5 fois supérieur
00:21:51à la moyenne mondiale.
00:21:53Ce changement rapide
00:21:54menace de modifier
00:21:55fondamentalement
00:21:56les écosystèmes
00:21:57qui évoluent
00:21:57dans des conditions
00:21:58arctiques
00:21:58depuis des millénaires.
00:22:05L'aube se lève
00:22:06sur un immense plateau
00:22:07montagneux
00:22:08qui s'étend
00:22:08à perte de vue.
00:22:10Voici le Hardangervida,
00:22:12une vaste étendue
00:22:13sauvage
00:22:13de 6500 km²
00:22:15à une altitude
00:22:16moyenne
00:22:16de 1100 mètres.
00:22:19Le plus grand plateau
00:22:20montagneux d'Europe
00:22:21offre un paysage
00:22:22aux contrastes
00:22:23extraordinaires
00:22:24et à la beauté
00:22:24primitive.
00:22:25de petits lacs
00:22:27et étangs
00:22:27parsèment le terrain,
00:22:29leur surface
00:22:29reflétant parfaitement
00:22:30les nuages qui passent.
00:22:34Des roches érodées
00:22:35se dressent
00:22:35telles d'anciennes
00:22:36sentinelles dans le ciel,
00:22:38sculptées par des millénaires
00:22:39d'éléments hostiles
00:22:40en formation envoûtante.
00:22:44Au loin,
00:22:45des vestiges de glaciers
00:22:46s'accrochent
00:22:47aux flancs des montagnes.
00:22:48leurs eaux de fonte
00:22:53alimentant
00:22:54d'innombrables ruisseaux
00:22:55qui soutiennent
00:22:55la vie sur le plateau.
00:22:57La mosaïque changeante
00:22:58de tourbière,
00:22:59de landes
00:23:00et d'affleurements rocheux
00:23:01créent un habitat
00:23:02étonnamment riche
00:23:03malgré les conditions
00:23:04difficiles.
00:23:05Les plantes y poussent
00:23:06au ras du sol,
00:23:08s'adaptant au vent
00:23:08constant
00:23:09et aux longs hivers.
00:23:11La linégrète arctique
00:23:12agite
00:23:12ses inflorescences blanches
00:23:13comme de minuscules drapeaux
00:23:15annonçant
00:23:15l'arrivée imminente
00:23:16de l'été.
00:23:17L'immensité
00:23:18du Ardangervida
00:23:19est restée
00:23:20pratiquement inchangée
00:23:21depuis la fin
00:23:21de la dernière période
00:23:22glaciaire,
00:23:23il y a plus de 10 000 ans.
00:23:31Dans ce paysage,
00:23:32les humains
00:23:32sont des visiteurs
00:23:33temporaires
00:23:34plutôt que des résidents
00:23:35permanents
00:23:35et les processus
00:23:36naturels
00:23:37se poursuivent
00:23:37largement
00:23:38sans être perturbés
00:23:39par le développement
00:23:40moderne.
00:23:41Créé en 1981,
00:23:44le parc national
00:23:44protège à la fois
00:23:45un écosystème
00:23:46unique et un patrimoine
00:23:47culturel important,
00:23:49notamment des vestiges
00:23:50archéologiques
00:23:50témoignant de traditions
00:23:51de chasse millénaire.
00:23:58Les chasseurs
00:23:59de l'âge de pierre
00:23:59ont été les premiers
00:24:00à traquer les rennes
00:24:01sur ces hautes terres,
00:24:03instaurant ainsi
00:24:03une relation entre
00:24:04l'homme et la faune
00:24:05sauvage qui perdure
00:24:06aujourd'hui sous une
00:24:07forme modifiée.
00:24:08L'isolement et les conditions
00:24:12difficiles du plateau
00:24:13ont préservé
00:24:14un sanctuaire
00:24:14pour des espèces
00:24:15disparues
00:24:15d'une grande partie
00:24:16de l'Europe.
00:24:17Ici,
00:24:18les espèces arctiques
00:24:19et alpines
00:24:20maintiennent
00:24:20des populations
00:24:21viables
00:24:21malgré la pression
00:24:22croissante
00:24:23du changement
00:24:23climatique
00:24:24et de l'activité
00:24:24humaine.
00:24:26Un troupeau de rennes
00:24:27coule comme une rivière
00:24:28vive à travers
00:24:28le paysage.
00:24:30Près d'un millier
00:24:31d'animaux
00:24:31se déplacent
00:24:32en mouvements
00:24:32coordonnés,
00:24:34leurs pas claquants
00:24:34créant une bande
00:24:35sonore distinctive
00:24:36qui résonne
00:24:37sur le plateau.
00:24:38Il s'agit
00:24:39de la plus grande
00:24:39population de rennes
00:24:40de montagne
00:24:41sauvage d'Europe,
00:24:42la plus méridionale
00:24:43du monde.
00:24:44Contrairement
00:24:45à leurs cousins
00:24:45domestiques du nord
00:24:46élevés par les Samis,
00:24:48les rennes
00:24:48de Ardangervida
00:24:49constituent une population
00:24:51véritablement sauvage.
00:24:55Leur comportement
00:24:56reflète des milliers
00:24:57d'années de sélection
00:24:58naturelle dans cet
00:24:59environnement exigeant,
00:25:01ce qui se traduit
00:25:01par des schémas migratoires,
00:25:03une structure sociale
00:25:04et des stratégies
00:25:05alimentaires spécifiquement
00:25:07adaptées aux conditions
00:25:08des plateaux montagneux.
00:25:09Le cycle migratoire
00:25:10annuel entraîne
00:25:11les troupeaux
00:25:11entre les aires
00:25:12d'alimentation saisonnières.
00:25:14En été,
00:25:14ils se dispersent
00:25:15largement pour profiter
00:25:16de la végétation fraîche,
00:25:18les femelles gestantes
00:25:19recherchant des zones
00:25:20de mise bas isolées
00:25:20sur des terrains
00:25:21plus élevés.
00:25:22A l'approche de l'automne,
00:25:23des troupeaux distincts
00:25:24fusionnent pour la saison
00:25:25de reproduction
00:25:26où les mâles dominants
00:25:27rassemblent les femelles
00:25:28et se livrent
00:25:29à une compétition acharnée
00:25:30pour les droits
00:25:31de reproduction.
00:25:32A la fin de l'été,
00:25:33les animaux se nourrissent
00:25:34constamment,
00:25:35constituant ainsi
00:25:36des réserves de graisse
00:25:37essentielles
00:25:37pour l'hiver à venir.
00:25:39Un renne adulte
00:25:39peut consommer
00:25:40jusqu'à 5 kg
00:25:41de végétation par jour.
00:25:42Leur système digestif
00:25:43spécialisé leur permet
00:25:44d'extraire des nutriments
00:25:45de lichens indigestes
00:25:47pour la plupart
00:25:47des autres mammifères,
00:25:49une adaptation essentielle
00:25:50à la survie hivernale
00:25:51lorsque les ressources
00:25:53disponibles sont limitées.
00:25:54Les rennes ont développé
00:25:55des adaptations remarquables
00:25:57aux environnements
00:25:57arctiques et alpins.
00:25:59Leur pelage est composé
00:26:00de poils creux
00:26:01qui emprisonnent
00:26:02l'air isolant
00:26:02et leur confèrent une flottaison
00:26:04exceptionnelle
00:26:05lorsqu'ils nagent
00:26:05sur les lacs
00:26:06ou les rivières.
00:26:07Leurs sabots
00:26:07se dilatent en été
00:26:08pour éviter de s'enfoncer
00:26:10dans les sols marécageux,
00:26:11puis se contractent en hiver
00:26:12pour exposer le bord
00:26:14et offrir une meilleure adhérence
00:26:15sur la glace et la neige.
00:26:16La population de Ardangervida
00:26:20comptait autrefois
00:26:20plus de 30 000 animaux,
00:26:22mais elle a connu
00:26:23un déclin significatif
00:26:24ces dernières décennies.
00:26:28Les estimations actuelles
00:26:29situent le troupeau
00:26:30à environ 10 000 individus,
00:26:32ce qui suscite des inquiétudes
00:26:34quant à sa viabilité
00:26:35à long terme.
00:26:36La fragmentation de l'habitat
00:26:37due aux routes,
00:26:38aux voies ferrées
00:26:39et aux aménagements hydroélectriques
00:26:41a perturbé les voies
00:26:42de migration traditionnelles,
00:26:44tandis que le changement climatique
00:26:45modifie la végétation
00:26:46et accroît les populations
00:26:48de parasites.
00:26:49La gestion adéquate
00:26:50de cette population
00:26:51représente l'un des plus grands
00:26:52défis de conservation
00:26:53de la Norvège.
00:26:55Espèce exigeant
00:26:56de vastes territoires
00:26:57interconnectés,
00:26:58le renne sauvage
00:26:59est un indicateur
00:27:00de la santé de l'écosystème
00:27:01sur l'ensemble
00:27:02du plateau montagneux.
00:27:14Une petite silhouette alerte
00:27:16observe depuis le sommet
00:27:17d'un affleurement rocheux.
00:27:18Le renard arctique
00:27:19de Hardangervida
00:27:20représente l'une
00:27:21des dernières populations
00:27:22en difficulté
00:27:23de cette espèce
00:27:24menacée en Norvège continentale.
00:27:26Autrefois commune
00:27:27dans les montagnes norvégiennes,
00:27:29la chasse
00:27:29et les changements d'habitat
00:27:30ont considérablement réduit
00:27:32ses effectifs
00:27:32au cours du XXe siècle.
00:27:34En été,
00:27:35ce renard arbore
00:27:36une robe gris-brun
00:27:37tachetée
00:27:38qui se fond parfaitement
00:27:39avec les rochers
00:27:39couverts de lichens.
00:27:41En hiver,
00:27:42sa robe devient
00:27:42d'un blanc pur,
00:27:44offrant un camouflage
00:27:45essentiel
00:27:45pendant les mois enneigés,
00:27:47lorsque la pénurie
00:27:48de nourriture
00:27:48rend la chasse
00:27:49encore plus difficile.
00:27:50Le comportement du renard
00:27:51reflète les cycles
00:27:52d'expansion
00:27:53et de récession
00:27:53caractéristiques
00:27:54des écosystèmes arctiques.
00:27:56Ses principales proies,
00:27:57les lemmings
00:27:58et les campagnols,
00:27:59connaissent
00:27:59d'importantes fluctuations
00:28:00de populations.
00:28:01Lors des années
00:28:02de pic de population
00:28:03de rongeurs,
00:28:04les renards
00:28:04produisent de grandes portées
00:28:06pouvant aller
00:28:06jusqu'à dix petits,
00:28:08profitant ainsi
00:28:08d'une abondance temporaire.
00:28:10Lorsque la population
00:28:11de rongeurs s'effondre,
00:28:12les renards arctiques
00:28:13doivent devenir
00:28:14des généralistes opportunistes,
00:28:16récupérant les carcasses
00:28:17et pillant les nids d'oiseaux.
00:28:20Une chasse réussie
00:28:21exige une ouïe exceptionnelle
00:28:22et une technique
00:28:23de bon précise.
00:28:25Le renard
00:28:25incline la tête,
00:28:27repérant un campagnol
00:28:28se déplaçant
00:28:29sous la végétation
00:28:29au seul son.
00:28:31D'un bon calculé,
00:28:33il y mobilise sa proie
00:28:34avec une précision remarquable,
00:28:36une compétence
00:28:37qui peut faire la différence
00:28:38entre la survie
00:28:39et la famine
00:28:40en période de disette.
00:28:42Le renard
00:28:43de Hardangervida
00:28:44est confronté
00:28:45à des menaces
00:28:46qui vont au-delà
00:28:46des fluctuations naturelles
00:28:47de sa nourriture.
00:28:49Le réchauffement climatique
00:28:50permet au renard roux,
00:28:52plus grand,
00:28:53de s'étendre
00:28:53sur le territoire
00:28:54traditionnel
00:28:55du renard arctique.
00:28:57La concurrence directe
00:28:58pour les ressources
00:28:59favorise généralement
00:29:00le renard roux,
00:29:01plus agressif,
00:29:03tandis que l'hybridation
00:29:04menace l'intégrité génétique
00:29:05des populations restantes
00:29:06de renards arctiques.
00:29:08Les efforts de conservation
00:29:10se concentrent
00:29:10sur la protection
00:29:11de l'habitat,
00:29:12l'alimentation complémentaire
00:29:14pendant les périodes critiques
00:29:15et les programmes
00:29:16d'élevage en captivité.
00:29:18L'analyse génétique
00:29:20guide les tentatives
00:29:21de réintroduction
00:29:22afin de maintenir
00:29:23la diversité
00:29:24de la population
00:29:25sauvage restante
00:29:26qui compte
00:29:26moins de 200 individus
00:29:28sur l'ensemble
00:29:28du territoire
00:29:29norvégien continental.
00:29:30La présence continue
00:29:32du renard arctique
00:29:33sur le Hardanger Vida
00:29:34représente à la fois
00:29:36un défi
00:29:36et une opportunité
00:29:38en matière de conservation.
00:29:40Espèce emblématique,
00:29:41sa protection profite
00:29:42à l'ensemble
00:29:43de l'écosystème du plateau
00:29:44et souligne l'importance
00:29:46de préserver
00:29:46des zones sauvages
00:29:47connectées
00:29:48et suffisamment vastes
00:29:49pour accueillir
00:29:50des espèces
00:29:50aux besoins territoriaux
00:29:51importants.
00:29:55Un grand rapace
00:29:56plane presque immobile
00:29:57face au vent.
00:29:59Ses pattes emplumées
00:29:59caractéristiques
00:30:00trahissant son identité
00:30:01de buse patue.
00:30:03Cet impressionnant rapace
00:30:04est spécialisé
00:30:04dans les terrains
00:30:05découverts
00:30:06comme le Hardanger Vida
00:30:07où il peut observer
00:30:08les petits mammifères
00:30:09depuis des hauteurs
00:30:10considérables.
00:30:11Contrairement à de nombreux
00:30:11rapaces qui occupent
00:30:12des territoires permanents
00:30:13en Norvège,
00:30:15les buses patues
00:30:15sont des résidentes
00:30:16saisonnières
00:30:17arrivant au printemps
00:30:18depuis leurs aires d'hivernage
00:30:19situées plus au sud.
00:30:21Leur cycle de nidification
00:30:22coïncide précisément
00:30:23avec le pic
00:30:24des populations de rongeurs
00:30:25illustrant ainsi
00:30:27les liens complexes
00:30:27qui soutiennent
00:30:28la faune du plateau.
00:30:29Une buse femelle
00:30:30retourne à son nid
00:30:31perchée sur une corniche
00:30:32rocheuse
00:30:33ou un affleurement rocheux.
00:30:34Cette imposante structure
00:30:35contient quatre oeufs
00:30:36qui nécessitent
00:30:37une attention constante.
00:30:38Les deux parents
00:30:39participent à l'incubation
00:30:40et à l'alimentation
00:30:41des poussins,
00:30:42une nécessité
00:30:43compte tenu
00:30:43des besoins énergétiques
00:30:45des rapaces en croissance.
00:30:47Le succès de la chasse
00:30:48dépend entièrement
00:30:48de l'abondance
00:30:49des rongeurs.
00:30:50La buse effectue
00:30:51une descente parfaite,
00:30:53se laissant tomber
00:30:53d'une hauteur élevée,
00:30:55les ailes partiellement fermées,
00:30:56avant de déployer
00:30:57ces puissantes serres
00:30:58au dernier moment.
00:31:01Au cours d'une seule saison
00:31:02de reproduction réussie,
00:31:03un couple de buses
00:31:04et sa progéniture
00:31:05peuvent consommer
00:31:06plus d'un millier
00:31:07de lemmings
00:31:07et de campagnoles.
00:31:09Les buses pâtues
00:31:10font preuve
00:31:11d'une remarquable adaptabilité
00:31:12à l'environnement
00:31:13hostile des plateaux.
00:31:15Leur plumage épais
00:31:16comprend des pattes
00:31:17emplumées
00:31:17qui les isolent du froid,
00:31:19tandis que leur vision
00:31:20spécialisée
00:31:20leur permet de chasser
00:31:21dans la faible luminosité
00:31:23des nuits d'été arctique
00:31:24lorsque leurs proies
00:31:25restent actives.
00:31:27La population reproductrice
00:31:28fluctue considérablement
00:31:29en fonction
00:31:30des cycles des rongeurs.
00:31:32Durant les années
00:31:33de pointe,
00:31:34le Ardangervida
00:31:35peut accueillir
00:31:35des centaines
00:31:36de couples reproducteurs,
00:31:38tandis que lors
00:31:38des années
00:31:39de forte activité,
00:31:40peu d'oiseaux
00:31:41tentent de nicher.
00:31:43Ce schéma d'expansion
00:31:44et de déclin
00:31:44caractérise
00:31:45de nombreuses espèces
00:31:46arctiques et alpines
00:31:47qui ont évolué
00:31:48pour tirer profit
00:31:49de l'abondance périodique
00:31:50des ressources.
00:31:52La présence
00:31:52de la buse
00:31:53sur le Ardangervida
00:31:54témoigne
00:31:55d'un écosystème fonctionnel
00:31:56où les relations
00:31:57prédateurs-proies
00:31:58sont intactes.
00:32:00Prédateurs
00:32:01de taille moyenne,
00:32:02ces rapaces
00:32:03occupent une niche critique
00:32:04entre les petits mammifères
00:32:06chasseurs
00:32:06comme les renards arctiques
00:32:07et les prédateurs
00:32:09de plus grande taille
00:32:09comme les aigles
00:32:10et les carcajous
00:32:11qui traversent
00:32:12occasionnellement
00:32:12le plateau.
00:32:14Les humains
00:32:14exploitent les ressources
00:32:15du Ardangervida
00:32:16depuis des millénaires.
00:32:18Des vestiges
00:32:19archéologiques
00:32:19révèlent des systèmes
00:32:20de chasse à fosse
00:32:21datant de l'âge
00:32:22de pierre
00:32:23utilisés pour piéger
00:32:24les rennes migrateurs.
00:32:26Plus tard,
00:32:27des pratiques agricoles
00:32:28saisonnières traditionnelles
00:32:29se sont développées
00:32:30avec l'établissement
00:32:31de fermes laitières
00:32:32estivales appelées
00:32:33CETER
00:32:34dans les zones montagneuses
00:32:35dont certaines subsistent
00:32:37encore aujourd'hui
00:32:38comme patrimoine
00:32:39culturel vivant.
00:32:41Les impacts modernes
00:32:42posent des défis
00:32:42plus importants
00:32:43à l'écosystème du plateau.
00:32:45Le développement hydroélectrique
00:32:47a inondé des vallées
00:32:48et modifié les régimes
00:32:49d'écoulement des eaux
00:32:50dans toute la région.
00:32:52Les routes et les voies ferrées
00:32:53entravent les déplacements
00:32:54de la faune,
00:32:55en particulier ceux
00:32:56des troupeaux de rennes
00:32:57qui, historiquement,
00:32:58migraient sur de vastes territoires.
00:33:01Le tourisme attire
00:33:02plus de 100 000 visiteurs
00:33:03chaque année,
00:33:04facilité par un vaste réseau
00:33:05de sentiers balisés
00:33:06et de refuges de montagne.
00:33:08Si la plupart des visiteurs
00:33:13pratiquent des loisirs
00:33:14à faible impact,
00:33:15l'effet cumulatif
00:33:16de la présence humaine
00:33:17perturbe la faune sensible
00:33:19et contribue
00:33:20à la dégradation
00:33:20de la végétation
00:33:21dans les zones
00:33:22très fréquentées.
00:33:24Les efforts de conservation
00:33:25visent à préserver
00:33:26la nature sauvage du plateau
00:33:27tout en respectant
00:33:28les usages traditionnels.
00:33:31L'extension des zones
00:33:31de protection
00:33:32limite le développement,
00:33:34tandis que des programmes
00:33:34de recherche
00:33:35surveillent les espèces
00:33:36indicatrices afin de détecter
00:33:38les changements écosystémiques.
00:33:40Une gestion collaborative
00:33:41impliquant les agences
00:33:42gouvernementales,
00:33:43les instituts de recherche,
00:33:45les communautés locales
00:33:46et les éleveurs
00:33:47de reines autochtones Samis
00:33:48cherchent des solutions
00:33:50durables pour préserver
00:33:51cette nature sauvage
00:33:52irremplaçable.
00:33:54Des montagnes déchiquetées
00:33:55surgissent directement
00:33:56de la mer,
00:33:57leurs pics granitiques
00:33:58captant la lumière dorée
00:33:59du soleil de minuit.
00:34:00Chipelle où la frontière
00:34:01entre terre et mer
00:34:02s'estompe.
00:34:03Les falaises plongent
00:34:04de plusieurs centaines de mètres
00:34:05dans des fjords
00:34:06aux eaux cristallines,
00:34:07créant l'un des points
00:34:08de rencontre
00:34:09les plus spectaculaires
00:34:10entre écosystèmes montagneux
00:34:12et maritimes au monde.
00:34:14Un pigargue à queue blanche
00:34:15se balance le long
00:34:16d'une falaise,
00:34:17transportée par les courants
00:34:18ascendants
00:34:19sans même
00:34:19un battement d'ailes.
00:34:21En contrebas,
00:34:22les vagues s'écrasent
00:34:23sur les rochers
00:34:24façonnées par des millénaires
00:34:25de tempêtes incessantes
00:34:27dans l'Atlantique.
00:34:28La puissance brute
00:34:29de la nature
00:34:30est palpable
00:34:31dans chaque aspect
00:34:31de ce paysage.
00:34:33Des villages
00:34:33de pêcheurs dispersés
00:34:34s'accrochent
00:34:35à d'étroites bandes côtières,
00:34:37leurs bâtiments
00:34:37en bois rouge
00:34:38offrant un contraste
00:34:39saisissant avec le bleu
00:34:40de la mer
00:34:41et le vert des montagnes.
00:34:43Ces implantations
00:34:44témoignent de siècles
00:34:45d'adaptation humaine
00:34:46au rythme de l'océan,
00:34:48notamment à l'arrivée
00:34:49annuelle des morues
00:34:50en période de frais,
00:34:51qui nourrit
00:34:52les communautés locales
00:34:53depuis l'époque viking.
00:34:55Bien que situées
00:34:55au cœur
00:34:56du cercle polaire arctique,
00:34:57les îles Lofoten
00:34:58bénéficient
00:34:59de températures
00:35:00étonnamment douces
00:35:01grâce à l'influence
00:35:02réchauffante
00:35:02du Gulf Stream.
00:35:04Cela crée
00:35:05un environnement unique
00:35:06où cohabitent
00:35:06espèces arctiques
00:35:07et tempérées,
00:35:09favorisant
00:35:09une biodiversité
00:35:10extraordinaire,
00:35:12tant sur Terre
00:35:12que dans les eaux
00:35:13environnantes.
00:35:15L'archipel
00:35:15s'étend sur plus
00:35:16de 1200 km²
00:35:17et comprend
00:35:18six îles principales
00:35:19reliées par des ponts
00:35:20et des tunnels.
00:35:22Des fjords de profond
00:35:23séparent les terres,
00:35:24tandis que la haute mer
00:35:25à l'ouest expose
00:35:26les îles périphériques
00:35:27à la force de l'Atlantique.
00:35:29Cette diversité géographique
00:35:31crée de nombreux
00:35:32micro-habitats
00:35:32abritant des communautés
00:35:34végétales
00:35:34et animales spécialisées.
00:35:36Les Lofoten
00:35:37représentent
00:35:37un rare exemple
00:35:38de coexistence
00:35:39relativement harmonieuse
00:35:40entre traditions
00:35:41culturelles humaines
00:35:42et processus naturels.
00:35:45Les pratiques
00:35:45de pêche durable
00:35:46développées au fil
00:35:47des générations
00:35:47ont permis
00:35:48aux communautés locales
00:35:49d'exploiter
00:35:50les ressources océaniques
00:35:51sans les épuiser,
00:35:52même si les pressions
00:35:53modernes mettent
00:35:54aujourd'hui à rude épreuve
00:35:55cet équilibre fragile.
00:35:59Un oiseau massif
00:36:03plane le long
00:36:04d'une falaise,
00:36:05son envergure
00:36:06s'étendant
00:36:06sur plus de 2,4 mètres
00:36:08d'un bout à l'autre.
00:36:10Il s'agit
00:36:10du plus grand aigle d'Europe,
00:36:12le pigargue
00:36:13à queue blanche,
00:36:14parfois appelé
00:36:15aigle de mer
00:36:16en raison de sa prédilection
00:36:17pour la chasse côtière.
00:36:20Les rémiges primaires
00:36:21déployées à l'extrémité
00:36:22de ses ailes
00:36:22ressemblent
00:36:23à des doigts écartés
00:36:24tandis qu'il effectue
00:36:25d'infimes ajustements
00:36:26pour maintenir
00:36:27un contrôle parfait
00:36:28du vol.
00:36:29Deux aigles
00:36:30s'engagent
00:36:30dans un vol
00:36:31spectaculaire,
00:36:32culbutant
00:36:32et entrecroisant
00:36:33leurs cerfs
00:36:34en chute libre
00:36:34avant de se séparer
00:36:35au dernier moment.
00:36:37Partenaires de toujours,
00:36:39ils renouvellent
00:36:39leurs liens
00:36:40avant la saison
00:36:40de reproduction.
00:36:42Les Lofoten
00:36:43abritent l'une
00:36:44des populations
00:36:44reproductrices
00:36:45les plus denses
00:36:46au monde,
00:36:47avec environ un couple
00:36:48pour 10 km²
00:36:49d'habitat propice.
00:36:51Le nid des aigles,
00:36:52appelé R,
00:36:53se trouve
00:36:53sur un rebord
00:36:54de falaises
00:36:55inaccessibles.
00:36:56Construites
00:36:57au fil des ans,
00:36:58ces structures
00:36:58peuvent atteindre
00:36:59des dimensions
00:37:00gigantesques,
00:37:01mesurant parfois
00:37:022 mètres de diamètre
00:37:03et pesant
00:37:03des centaines
00:37:04de kilos.
00:37:05Un seul oeuf
00:37:05a été pondu,
00:37:06nécessitant une incubation
00:37:08assidue par les deux
00:37:08parents pendant
00:37:09les 38 jours suivants.
00:37:11La chasse se déroule
00:37:12généralement au-dessus
00:37:13de l'eau,
00:37:13où la vision exceptionnelle
00:37:15de l'aigle lui permet
00:37:16d'apercevoir
00:37:16les poissons nageant
00:37:17près de la surface.
00:37:19Avec un timing précis,
00:37:20il descend,
00:37:21pattes tendues,
00:37:22ses puissantes serres
00:37:23saisissant sa proie
00:37:24avec une précision
00:37:25chirurgicale.
00:37:26Certains individus
00:37:27se spécialisent
00:37:28dans la chasse
00:37:28aux oiseaux marins,
00:37:30utilisant l'effet
00:37:30de surprise
00:37:31pour attraper
00:37:31macareux,
00:37:32guillemots
00:37:32et mouettes en vol.
00:37:42Les pigarques
00:37:43à queue blanche
00:37:43ont frôlé
00:37:44l'extinction
00:37:44en Norvège
00:37:45au cours du XXe siècle.
00:37:47La chasse,
00:37:47l'empoisonnement
00:37:48et la destruction
00:37:49de leur habitat
00:37:50ont réduit
00:37:50la population
00:37:51à moins de 100 couples
00:37:52dans les années 1970.
00:37:55Le statut de protection
00:37:56et les efforts
00:37:57de conservation
00:37:57ont permis
00:37:58une remarquable
00:37:59reconstitution.
00:38:01La population
00:38:02norvégienne actuelle
00:38:03étant estimée
00:38:04à 3500
00:38:05à 4000 couples.
00:38:07Malgré leur statut
00:38:08de protection,
00:38:09les aigles
00:38:10des Lofoten
00:38:10sont confrontés
00:38:11à des défis constants.
00:38:13L'enchevêtrement
00:38:13dans les engins de pêche
00:38:14cause de nombreux décès
00:38:15chaque année,
00:38:17tandis que l'augmentation
00:38:17du trafic maritime
00:38:18perturbe les sites
00:38:19de nidification
00:38:20pendant la période
00:38:21de reproduction
00:38:22pourtant sensible.
00:38:25Les contaminants
00:38:26environnementaux,
00:38:27notamment les métaux lourds,
00:38:29continuent de s'accumuler
00:38:30chez ces grands prédateurs,
00:38:32ce qui peut compromettre
00:38:33leur succès reproducteur.
00:38:35Le rétablissement
00:38:35du pigargue
00:38:36à queue blanche
00:38:37représente l'une
00:38:38des plus grandes réussites
00:38:39de la Norvège
00:38:39en matière de conservation.
00:38:42Prédateur au sommet
00:38:42de la chaîne alimentaire,
00:38:44il a besoin
00:38:44d'écosystèmes marins
00:38:46et côtiers sains.
00:38:46Sa présence témoigne
00:38:48d'une qualité environnementale
00:38:50bénéfique
00:38:50pour d'innombrables
00:38:51autres espèces,
00:38:52partageant ce point
00:38:53de rencontre spectaculaire
00:38:54entre terre et mer.
00:38:56Une tête sombre
00:38:57fait brièvement surface
00:38:58avant de disparaître
00:38:59sous les vagues.
00:39:00Les phoques communs,
00:39:01parfois appelés
00:39:02phoques communs,
00:39:03peuplent les eaux côtières
00:39:04des Lofotènes
00:39:05toute l'année.
00:39:06Ces mammifères marins
00:39:07représentent une adaptation
00:39:08parfaite à la vie
00:39:09à la frontière
00:39:10entre les éléments,
00:39:11capables de plonger
00:39:12profondes prolongées,
00:39:13mais nécessitant
00:39:14des sites déchouris terrestres
00:39:15pour se reposer
00:39:16et se reproduire.
00:39:17Le phoque émerge
00:39:18sur un petit récif rocheux
00:39:20exposé à marée basse.
00:39:22Ces zones de repos
00:39:22constituent
00:39:23des aires de repos
00:39:24essentielles,
00:39:25à l'abri
00:39:25des prédateurs terrestres,
00:39:27tout en permettant
00:39:28une fuite rapide
00:39:29vers l'eau
00:39:29en cas de danger.
00:39:31Son pelage tacheté
00:39:32offre un excellent
00:39:33camouflage
00:39:33sur les surfaces rocheuses.
00:39:35Plusieurs phoques
00:39:36se sont rassemblés
00:39:36sur ce site traditionnel.
00:39:38bien que n'étant pas
00:39:39des animaux
00:39:39véritablement sociaux,
00:39:41les phoques communs
00:39:42se regroupent souvent
00:39:43dans des endroits favorables,
00:39:44notamment pendant
00:39:45les périodes de mue
00:39:46où ils passent
00:39:47de longues périodes
00:39:47hors de l'eau.
00:39:49Chaque animal
00:39:50maintient son espace
00:39:51personnel
00:39:51et réagit par des démonstrations
00:39:53de menaces
00:39:53si ses voisins
00:39:54s'approchent trop près.
00:39:56Le plus grand mâle
00:39:57pèse environ
00:39:57127 kg
00:39:59et mesure
00:39:59près de 2 mètres
00:40:00de long.
00:40:02Le dimorphisme sexuel
00:40:03est moins prononcé
00:40:04chez les phoques communs
00:40:05que chez de nombreux
00:40:06mammifères marins.
00:40:07Les femelles
00:40:08étant à peine
00:40:08plus petites
00:40:09que les mâles.
00:40:10Les deux sexes
00:40:11peuvent vivre
00:40:11jusqu'à 30 ans
00:40:12dans des conditions
00:40:13favorables.
00:40:14Sous l'eau,
00:40:15ces animaux terrestres
00:40:16maladroits
00:40:17se transforment
00:40:18en nageurs gracieux
00:40:19capables de plonger
00:40:20à plus de 100 mètres
00:40:21de profondeur
00:40:21et de rester immergés
00:40:23jusqu'à 30 minutes.
00:40:24Des adaptations spéciales
00:40:26comme des poumons
00:40:27rétractiles,
00:40:28un rythme cardiaque
00:40:29ralenti
00:40:29et une meilleure capacité
00:40:30de transport d'oxygène
00:40:32dans le sang
00:40:32leur permettent
00:40:33ces remarquables
00:40:34capacités de plonger.
00:40:36La mise bas
00:40:36a lieu dans les baies
00:40:37et criques
00:40:38abritées au début
00:40:39de l'été.
00:40:40Les femelles
00:40:40donnent naissance
00:40:41à un seul petit
00:40:42capable de nager
00:40:43en quelques heures
00:40:44mais qui dépend
00:40:45d'un lait riche
00:40:46pendant plusieurs semaines.
00:40:47Contrairement à de nombreuses
00:40:49espèces de phoques,
00:40:50les bébés phoques
00:40:51communs perdent
00:40:51leur pelage blanc
00:40:52natal avant la naissance,
00:40:54émergeant avec un pelage
00:40:55semblable à celui
00:40:56des adultes,
00:40:57ce qui leur permet
00:40:58de mieux se camoufler
00:40:59face aux prédateurs.
00:41:00La population
00:41:02des Lofoten
00:41:02est confrontée
00:41:03à de multiples menaces.
00:41:05Les opérations
00:41:06de pêche commerciale
00:41:07entraînent parfois
00:41:07des enchevêtrements
00:41:08accidentels
00:41:09et des noyades.
00:41:11L'augmentation
00:41:11du trafic maritime,
00:41:12notamment pendant
00:41:13la saison touristique,
00:41:14perturbe
00:41:15d'importantes zones
00:41:16de débarquement.
00:41:17Les contaminants
00:41:18environnementaux
00:41:19s'accumulent
00:41:19chez ces grands
00:41:20prédateurs marins,
00:41:21affectant potentiellement
00:41:22leurs fonctions immunitaires
00:41:23et leur reproduction.
00:41:25Le nombre
00:41:25de phoques communs
00:41:26a diminué
00:41:27d'environ 40%
00:41:28sur certaines parties
00:41:29du littoral norvégien
00:41:30au cours
00:41:30des dernières décennies.
00:41:32Des mesures
00:41:33de protection,
00:41:34notamment des restrictions
00:41:35saisonnières
00:41:35d'accès aux sites
00:41:36de mises bas connues,
00:41:38visent à réduire
00:41:38les perturbations humaines
00:41:40pendant les périodes
00:41:40critiques.
00:41:42En tant qu'indicateur
00:41:43de la santé
00:41:43des écosystèmes marins,
00:41:45les tendances
00:41:45des populations
00:41:46de phoques communs
00:41:47fournissent
00:41:47des informations précieuses
00:41:49sur les conditions
00:41:50affectant
00:41:50de nombreuses autres espèces.
00:41:52Un petit oiseau coloré
00:41:53se pose maladroitement
00:41:54sur le rebord herbeux
00:41:55d'une falaise.
00:41:57Le macareux moine,
00:41:58avec son bec triangulaire
00:41:59caractéristique aux couleurs
00:42:01vives de rouge,
00:42:02de jaune et de bleu,
00:42:03retourne à son terrier
00:42:04de nidification
00:42:05après une partie de pêche.
00:42:07Bien que souvent
00:42:08dépeints comme comiques
00:42:09en raison de leur démarche
00:42:10dandinante sur terre,
00:42:11les macareux
00:42:12sont de remarquables
00:42:13vagabonds océaniques,
00:42:14passant la majeure partie
00:42:15de leur vie
00:42:16loin des côtes.
00:42:17Les Lofoten
00:42:18abritent plusieurs
00:42:19importantes colonies
00:42:20de macareux moines,
00:42:21bien que les plus grands
00:42:22sites de reproduction
00:42:23norvégiens
00:42:24se situent plus au nord.
00:42:26Ces oiseaux marins
00:42:27coloniaux creusent des terriers
00:42:28de nidification
00:42:29d'un mètre de long
00:42:30dans le sol,
00:42:31au sommet des falaises
00:42:32ou occupent des crevasses
00:42:33naturelles dans les zones
00:42:34rocheuses.
00:42:36Le même terrier
00:42:37peut être utilisé
00:42:38année après année,
00:42:39les couples affichant
00:42:40une grande fidélité
00:42:41au site.
00:42:42Le macareux moine
00:42:43émerge de son terrier,
00:42:45le bec rempli
00:42:46de petits poissons
00:42:47disposés en rangées
00:42:48parallèles bien nettes.
00:42:50Cette prise impressionnante,
00:42:51qui peut parfois
00:42:52atteindre plus d'une douzaine
00:42:53de poissons
00:42:54en une seule sortie
00:42:55de recherche,
00:42:56illustre la technique
00:42:57d'alimentation spécialisée
00:42:58qui distingue
00:42:59les macareux moines
00:43:00des autres oiseaux marins.
00:43:02Leurs becs dentelés
00:43:02et leurs langues roques
00:43:03leur permettent
00:43:04de retenir plusieurs poissons
00:43:05tout en poursuivant
00:43:06leur chasse.
00:43:08A l'intérieur du terrier,
00:43:09un seul poussin
00:43:10attend d'être nourri.
00:43:12Les couples de macareux
00:43:13ne pondent qu'un seul oeuf
00:43:14par an,
00:43:15consacrant toute leur énergie
00:43:16parentale à cet unique petit.
00:43:18Le poussin restera
00:43:19dans son nid souterrain
00:43:20pendant environ 45 jours
00:43:22avant de s'envoler,
00:43:23généralement à la nuit tombée
00:43:24pour éviter les prédateurs.
00:43:26Lorsqu'ils ne se reproduisent pas,
00:43:29les macareux
00:43:29mènent une existence
00:43:30océanique remarquable,
00:43:32passant des mois
00:43:33loin des côtes
00:43:33où ils sont rarement
00:43:34observés par les humains.
00:43:36Ces oiseaux,
00:43:37d'apparence maladroite,
00:43:38se transforment
00:43:39en nageurs efficaces,
00:43:41utilisant leurs ailes
00:43:42pour voler sous l'eau
00:43:43à la poursuite
00:43:43de petits poissons
00:43:44et de zooplankton.
00:43:46Ils peuvent plonger
00:43:47jusqu'à 60 mètres
00:43:48de profondeur
00:43:49et rester immergés
00:43:50plus d'une minute.
00:43:51Les populations
00:43:51de macareux moines
00:43:52sont confrontées
00:43:53à des défis majeurs.
00:43:55Le changement climatique
00:43:56altère les réseaux
00:43:57trophiques marins,
00:43:58provoquant parfois
00:43:59l'effondrement
00:44:00des populations
00:44:00de lansons et de capelans
00:44:02dont dépendent
00:44:03les macareux moines.
00:44:04L'introduction
00:44:05de prédateurs
00:44:06comme les rats
00:44:06et les visons
00:44:07peut dévaster
00:44:08les colonies de reproduction,
00:44:10tandis que la pollution
00:44:10plastique affecte
00:44:11de plus en plus
00:44:12les oiseaux marins
00:44:13par ingestion
00:44:14et enchevêtrement.
00:44:15Les efforts de conservation
00:44:17comprennent l'éradication
00:44:18des prédateurs
00:44:19introduits sur les îles
00:44:20de reproduction importante,
00:44:22la protection des sites
00:44:23de colonies
00:44:23contre les perturbations
00:44:24humaines
00:44:25et des recherches
00:44:26continues pour comprendre
00:44:27les facteurs océaniques
00:44:28qui influencent
00:44:29la disponibilité
00:44:30de la nourriture.
00:44:32Les tendances démographiques
00:44:33des macareux
00:44:33servent d'indicateurs
00:44:35de changements plus vastes
00:44:36dans les écosystèmes marins
00:44:37de l'Atlantique Nord,
00:44:39susceptibles d'avoir également
00:44:40un impact sur la pêche humaine.
00:44:41Les humains habitent
00:44:44les Lofoten depuis
00:44:45au moins 6 000 ans,
00:44:46attirés par leurs
00:44:47extraordinaires
00:44:48ressources marines.
00:44:50Des vestiges archéologiques
00:44:51montrent que les premiers
00:44:52peuplements se concentraient
00:44:53sur la pêche saisonnière,
00:44:55exploitant notamment
00:44:56les importantes
00:44:57concentrations de morues
00:44:58qui se reproduisent encore
00:44:59de la fin de l'hiver
00:45:00au début du printemps.
00:45:02Le paysage culturel
00:45:03de l'archipel
00:45:04reflète l'adaptation
00:45:05de générations
00:45:06à des conditions difficiles.
00:45:08Les villages
00:45:08de pêcheurs traditionnels
00:45:09occupent des emplacements
00:45:10abrités avec des clés
00:45:12en bois caractéristiques
00:45:13appelés IEL,
00:45:15utilisés pour sécher
00:45:16la morue sans sel
00:45:17afin de produire
00:45:18du stock fish,
00:45:19un produit d'exportation
00:45:20précieux depuis le Moyen-Âge.
00:45:22Cette relation historique
00:45:23entre l'homme
00:45:24et les ressources marines
00:45:25a donné naissance
00:45:26à des modes de pêche
00:45:27durables qui ont préservé
00:45:28le fonctionnement
00:45:29de l'écosystème
00:45:30pendant des siècles.
00:45:31L'exploration pétrolière
00:45:32représente une menace
00:45:33potentielle controversée,
00:45:35d'importantes réserves
00:45:36de pétrole et de gaz
00:45:37ayant été identifiées
00:45:39dans les eaux avoisinantes.
00:45:40Les organisations
00:45:41environnementales
00:45:42ont jusqu'à présent
00:45:43mené avec succès
00:45:44des campagnes
00:45:45pour empêcher
00:45:45les forages
00:45:46dans les zones
00:45:46les plus sensibles,
00:45:48soulignant les impacts
00:45:49potentiels
00:45:49des déversements
00:45:50ou du développement
00:45:51industriel
00:45:52sur les pêcheries
00:45:52et la faune sauvage.
00:45:54Malgré ces défis,
00:45:56les îles Lofoten
00:45:57représentent un exemple rare
00:45:58où les activités
00:45:59humaines traditionnelles
00:46:01ont été intégrées
00:46:02aux fonctions
00:46:02de l'écosystème.
00:46:04La brume matinale
00:46:05s'élève
00:46:06d'innombrables lacs
00:46:07et tourbières,
00:46:08enveloppant les pins
00:46:09centenaire d'une lumière
00:46:10spectrale.
00:46:11Voici Femundsmarka,
00:46:13un paysage forestier
00:46:14primitif à cheval
00:46:15sur la frontière suédoise,
00:46:17au centre de la Norvège.
00:46:19Ici,
00:46:20le temps semble
00:46:21s'écouler différemment,
00:46:22mesuré par la lente
00:46:23croissance des lichens
00:46:24et la décomposition
00:46:26progressive des géants
00:46:27tombés qui retournent
00:46:28au sol.
00:46:29Un orignal mâle
00:46:30émerge de la brume,
00:46:32ses bois massifs
00:46:32s'étendant sur près
00:46:33de deux mètres
00:46:34d'un bout à l'autre.
00:46:35Il s'arrête
00:46:36pour brouter des pouces
00:46:37de saule
00:46:37avant de se fondre
00:46:38dans la forêt
00:46:39avec une discrétion
00:46:40surprenante
00:46:41pour un animal
00:46:41de cette taille.
00:46:43Le silence revient,
00:46:44rompu seulement
00:46:45par le doux clapotis
00:46:46de l'eau
00:46:46sur les rivages
00:46:47et le champ occasionnel
00:46:49d'un oiseau sauvage.
00:46:51Le parc national
00:46:52de Femundsmarka
00:46:53protège plus de
00:46:53600 km²
00:46:55de l'un des plus
00:46:55grands écosystèmes
00:46:56de forêt boréale
00:46:57ancienne de Scandinavie.
00:46:59Ce paysage
00:47:00de collines vallonnées,
00:47:01couvert de forêts
00:47:02de pins
00:47:02et d'épicéas,
00:47:03est ponctué
00:47:04d'innombrables lacs,
00:47:05rivières
00:47:06et zones humides
00:47:07qui ensemble
00:47:07forment une mosaïque
00:47:09d'habitats
00:47:09abritant une biodiversité
00:47:11remarquable.
00:47:12Le caractère isolé
00:47:13de la région
00:47:14est accentué
00:47:14par le manque
00:47:15d'infrastructures.
00:47:16Peu de routes
00:47:17traversent cette nature
00:47:18sauvage,
00:47:19l'accès se faisant
00:47:20principalement
00:47:20par des sentiers
00:47:21de randonnées
00:47:21ou des voies navigables.
00:47:23Cet isolement
00:47:24a préservé
00:47:25les processus
00:47:25écosystémiques
00:47:26pratiquement inchangés
00:47:27depuis la fin
00:47:28de la dernière période
00:47:29glaciaire
00:47:29il y a 10 000 ans,
00:47:31laissant derrière lui
00:47:32un paysage façonné
00:47:33par les cycles
00:47:33de perturbations naturelles
00:47:35plutôt que par
00:47:36l'intervention humaine.
00:47:38Femuns Marca
00:47:39représente
00:47:39l'extension sud
00:47:40du vaste écosystème
00:47:41de la Taïga
00:47:42qui entoure
00:47:43l'hémisphère nord
00:47:44et s'étend
00:47:44à travers la Scandinavie,
00:47:46la Russie
00:47:47et l'Amérique du Nord.
00:47:49Ce biome
00:47:49de forêt boréale
00:47:50constitue
00:47:51le plus grand
00:47:51écosystème terrestre
00:47:52de la planète
00:47:53et joue un rôle crucial
00:47:54dans le stockage
00:47:55du carbone
00:47:56et la régulation
00:47:57du climat
00:47:57à l'échelle mondiale.
00:47:59La création
00:48:00du parc
00:48:00en 1971
00:48:01a reconnu
00:48:02la rareté croissante
00:48:04des véritables espaces
00:48:05sauvages
00:48:05dans l'Europe moderne.
00:48:07Ici,
00:48:08les processus naturels
00:48:09comme les incendies,
00:48:10les tempêtes
00:48:11et les infestations
00:48:12d'insectes
00:48:13continuent de façonner
00:48:14la dynamique forestière
00:48:15sans intervention humaine,
00:48:17créant ainsi
00:48:17la structure complexe
00:48:19des habitats
00:48:19dont dépendent
00:48:20les espèces boréales
00:48:21spécialisées.
00:48:22Une femelle orignale
00:48:23et son petit pataugeant
00:48:24dans des eaux
00:48:24peu profondes,
00:48:25se nourrissant
00:48:26de végétation
00:48:26aquatique
00:48:27riche en minéraux
00:48:28essentiels
00:48:28à la production
00:48:29laitière
00:48:30et à la croissance
00:48:30des bois.
00:48:32Plus gros animal
00:48:33terrestre de Scandinavie,
00:48:35l'orignale adulte
00:48:35peut peser
00:48:36plus de 500 kg
00:48:37et mesurer
00:48:382 mètres au garrot,
00:48:39tout en se déplaçant
00:48:40dans la forêt dense
00:48:41avec un silence
00:48:42et une agilité
00:48:43remarquables.
00:48:44Femunsmarca
00:48:45offre un habitat
00:48:46idéal aux orignaux
00:48:47avec son mélange
00:48:48de forêts matures,
00:48:49de peuplement
00:48:50en régénération
00:48:51et de nombreuses
00:48:52zones humides.
00:48:53Ses herbivores
00:48:54massifs
00:48:54consomment jusqu'à 27 kg
00:48:56de végétation
00:48:57par jour,
00:48:58se concentrant
00:48:59sur les arbres
00:48:59broutés en hiver
00:49:00et se nourrissant
00:49:01davantage de plantes
00:49:02aquatiques,
00:49:03d'herbes
00:49:03et de graminées
00:49:04en été.
00:49:05L'élan
00:49:06et son petit
00:49:06émergeant
00:49:07sur une rive,
00:49:08l'eau ruissellant
00:49:09de leur pelage
00:49:09brun foncé.
00:49:11Leurs longues pattes,
00:49:12parfaitement adaptées
00:49:13à la neige profonde
00:49:14et aux zones humides
00:49:15marécageuses,
00:49:17les portent sans effort
00:49:18sur des terrains
00:49:18difficiles.
00:49:20Le petit,
00:49:21né 2 mois plus tôt,
00:49:22est déjà aussi grand
00:49:23qu'un cerf adulte,
00:49:24mais restera avec sa mère
00:49:25jusqu'au printemps suivant.
00:49:27Contrairement à leur
00:49:28apparence massive,
00:49:29les orignaux sont
00:49:30d'excellents nageurs,
00:49:31capables de parcourir
00:49:32plusieurs kilomètres
00:49:33à travers lacs et rivières.
00:49:35Leurs narines spécialisées
00:49:36peuvent se fermer
00:49:37sous l'eau,
00:49:38tandis que leurs sabots
00:49:39écartés assurent
00:49:40une propulsion efficace.
00:49:42Cette aptitude aquatique
00:49:43leur permet d'accéder
00:49:44aux zones d'alimentation
00:49:45insulaire
00:49:46et d'échapper
00:49:47aux insectes piqueurs
00:49:48pendant les mois d'été.
00:49:50L'automne marque
00:49:51le rut spectaculaire,
00:49:53période pendant laquelle
00:49:53les mâles se disputent
00:49:55les droits de reproduction.
00:49:57Les mâles s'affrontent
00:49:58avec leur bois palmé massif,
00:50:00pesant parfois
00:50:00plus de 20 kg.
00:50:02Ces bois poussent
00:50:03et tombent chaque année.
00:50:05Un exploit physiologique
00:50:06extraordinaire
00:50:07qui représente
00:50:07l'un des tissus animaux
00:50:08à la croissance
00:50:09la plus rapide connue.
00:50:11Au plus fort de leur croissance,
00:50:13les bois peuvent gagner
00:50:14près de 2 cm par jour.
00:50:17Les élans de Femunsmarca
00:50:18sont confrontés
00:50:19à relativement peu
00:50:20de prédateurs naturels.
00:50:22Bien que les loups
00:50:23aient commencé
00:50:23à recoloniser
00:50:24certaines parties
00:50:25du centre de la Scandinavie,
00:50:27leur nombre reste faible
00:50:28dans cette région.
00:50:33Les principaux facteurs
00:50:34de mortalité
00:50:35sont les hivers rigoureux,
00:50:37avec une neige épaisse
00:50:38qui limite les déplacements
00:50:39et l'accès à la nourriture,
00:50:41ainsi qu'une chasse réglementée
00:50:42visant à maintenir
00:50:43l'équilibre des populations
00:50:44avec l'habitat disponible.
00:50:47Le changement climatique
00:50:48présente de nouveaux défis
00:50:49pour les orignaux.
00:50:50Des hivers plus doux,
00:50:52avec des cycles
00:50:52de gel-dégel fluctuants,
00:50:54créent des croûtes de glace
00:50:55qui causent des blessures
00:50:56et un épuisement énergétique.
00:50:59Parallèlement,
00:50:59des saisons de neige
00:51:00plus courtes
00:51:01profitent aux espèces
00:51:01de serres concurrentes,
00:51:03tout en permettant
00:51:04aux tiques et autres parasites
00:51:05d'étendre leur air
00:51:06de répartition vers le nord,
00:51:08provoquant parfois
00:51:09de dangereuses infestations.
00:51:10En tant que grand herbivore
00:51:19dominant de l'écosystème boréal,
00:51:21l'orignal influence
00:51:22significativement
00:51:23la structure forestière
00:51:24et la composition
00:51:25des communautés végétales
00:51:26par son broutage sélectif.
00:51:28Sa présence continue
00:51:29en nombre suffisant
00:51:30témoigne d'un écosystème
00:51:31sauvage fonctionnel,
00:51:33dont les processus naturels
00:51:34sont intacts.
00:51:35Une silhouette sombre
00:51:36se déplace avec détermination
00:51:37dans le sous-bois.
00:51:39Le glouton,
00:51:40le plus grand représentant
00:51:41terrestre de la famille
00:51:42des belettes,
00:51:43couvre son territoire
00:51:44avec une efficacité infatigable.
00:51:46Malgré son poids
00:51:47de seulement 15 kg,
00:51:49cet animal possède
00:51:50une force et une endurance
00:51:51légendaire,
00:51:52capable d'abattre
00:51:53des proies plusieurs fois
00:51:54plus grosses que lui
00:51:55et de défendre ses proies
00:51:56contre des prédateurs
00:51:57bien plus imposants.
00:51:58Femunsmarka représente
00:52:22un habitat essentiel
00:52:24pour ce carnivore
00:52:25rare et insaisissable.
00:52:26La Norvège abrite
00:52:28environ 250 carcajous,
00:52:31dont l'une des populations
00:52:32reproductrices
00:52:32les plus méridionales.
00:52:34Leur présence témoigne
00:52:35de la qualité
00:52:36de leur habitat naturel,
00:52:38car ces animaux
00:52:38ont besoin
00:52:39de vastes territoires
00:52:40non perturbés
00:52:41et sont extrêmement sensibles
00:52:43aux perturbations humaines.
00:52:45Le carcajou marque une pause,
00:52:47sondant l'air
00:52:48avec ses narines dilatées.
00:52:50Son odorat puissant
00:52:51lui permet de détecter
00:52:52des charognes
00:52:53sous des mètres de neige,
00:52:54une capacité essentielle
00:52:56pendant les mois d'hiver
00:52:57où la chasse devient
00:52:58une stratégie alimentaire
00:53:00essentielle.
00:53:01Bien que souvent décrit
00:53:03comme un charognard
00:53:04avant tout,
00:53:05le carcajou
00:53:06est un chasseur accompli,
00:53:07capable de traquer
00:53:08et de tuer
00:53:09des animaux
00:53:09aussi gros que des reines.
00:53:11Des traces fraîches
00:53:12sur sol meuble
00:53:13révèlent l'empreinte
00:53:14caractéristique
00:53:15à cinq doigts
00:53:16et aux griffes
00:53:17semi-rétractiles
00:53:18adaptées à l'escalade
00:53:19et au creusement.
00:53:21Dans cette région,
00:53:22le territoire vital
00:53:23des mâles dépasse
00:53:24généralement
00:53:24400 km²,
00:53:27ce qui nécessite
00:53:27des déplacements
00:53:28constants
00:53:29pour surveiller
00:53:29les limites
00:53:30de leur territoire
00:53:31et localiser
00:53:32les ressources alimentaires
00:53:33dispersées
00:53:34dans ce vaste
00:53:34paysage boréal.
00:53:36Les femelles carcajou
00:53:37mettent bas
00:53:37dans des tanières
00:53:38aménagées creusées
00:53:39dans des zones
00:53:40d'accumulation
00:53:40de neige profonde,
00:53:42généralement sur des pentes
00:53:43exposées au nord
00:53:44où la neige persiste
00:53:45jusqu'au printemps.
00:53:47Les deux ou trois petits
00:53:48restent dépendants
00:53:49de leur mère
00:53:49jusqu'à six mois,
00:53:50le temps d'acquérir
00:53:51des techniques complexes
00:53:52de chasse et de survie.
00:53:54Durant cette période,
00:53:56les femelles
00:53:56doivent chasser
00:53:57sans relâche
00:53:57pour satisfaire
00:53:58les besoins alimentaires
00:53:59des petits
00:54:00en pleine croissance.
00:54:01Malgré leur statut
00:54:02de protection,
00:54:02les carcajous
00:54:03sont confrontés
00:54:04à de multiples menaces.
00:54:05La fragmentation
00:54:06de leur habitat
00:54:07dû à l'exploitation
00:54:08forestière,
00:54:09à la construction
00:54:10de routes
00:54:10et aux aménagements
00:54:11récréatifs
00:54:12limite les déplacements
00:54:13entre les zones
00:54:14d'habitat propices.
00:54:16Les conflits
00:54:16avec l'élevage
00:54:17au vin
00:54:17ont historiquement
00:54:19conduit
00:54:19à des persécutions,
00:54:20bien que des programmes
00:54:21d'indemnisation
00:54:22et des mesures préventives
00:54:23aient permis
00:54:24de réduire
00:54:25les abattages illégaux
00:54:26au cours
00:54:26des dernières décennies.
00:54:28Le changement climatique
00:54:29représente une menace
00:54:30existentielle
00:54:31pour les populations
00:54:32de carcajous du sud
00:54:33comme celle de Femundsmarca.
00:54:36A mesure que la couverture
00:54:37neigeuse printanière
00:54:38diminue,
00:54:39les habitats propices
00:54:40à la reproduction
00:54:41se raréfient.
00:54:42Sans accès
00:54:43à des conditions
00:54:43de reproduction adéquates,
00:54:45le succès reproducteur
00:54:46décline brutalement,
00:54:48ce qui peut conduire
00:54:49à une extinction régionale
00:54:50malgré la disponibilité
00:54:51d'habitats
00:54:52par ailleurs propices.
00:54:54Les efforts de conservation
00:54:55visent à maintenir
00:54:56la connectivité
00:54:57entre les aires protégées
00:54:58et à réduire
00:54:59la mortalité
00:55:00liée à l'activité humaine.
00:55:01Des études de suivi GPS
00:55:04révèlent les schémas
00:55:05de déplacement
00:55:05et les préférences
00:55:06en matière d'habitat,
00:55:08éclairant ainsi
00:55:08la protection
00:55:09des ressources essentielles.
00:55:11Espèces parapluies
00:55:12nécessitant de vastes zones sauvages,
00:55:14la conservation du carcajou
00:55:15profite à de nombreux
00:55:16autres spécialistes
00:55:17de la forêt boréale.
00:55:18L'aube se lève
00:55:29sur une petite clairière
00:55:30au cœur d'une ancienne
00:55:31forêt de pins.
00:55:32Un grand oiseau sombre
00:55:33à la queue en éventail
00:55:34se livre à une parade
00:55:35orchestrée,
00:55:37émettant des cliquetis
00:55:38et des claquements
00:55:38qui s'accélèrent
00:55:39progressivement,
00:55:41tel le remontage
00:55:41d'une horloge.
00:55:43Il s'agit du Grand Tétra,
00:55:45le plus grand tétra d'Europe
00:55:46et symbole vivant
00:55:47des écosystèmes intacts
00:55:49de la forêt boréale.
00:55:50Les grands tétras mâles
00:55:51se rassemblent
00:55:52sur des terrains
00:55:53d'exposition traditionnelle
00:55:54appelés lex,
00:55:55rivalisant pour attirer
00:55:56l'attention des femelles
00:55:57au travers de performances
00:55:59rituelles qui se perpétuent
00:56:00peut-être aux mêmes endroits
00:56:01depuis des siècles.
00:56:03Le mâle dominant
00:56:03occupe la position centrale,
00:56:05son plumage noir brillant
00:56:07contrastant avec
00:56:07ses sourcils rouges vifs
00:56:09et ses marques blanches
00:56:10sur les ailes et la queue.
00:56:12La parade s'intensifie
00:56:13à l'approche des femelles.
00:56:15Le mâle déploie sa queue
00:56:16et baisse ses ailes,
00:56:17décrivant de petits cercles
00:56:19tout en produisant
00:56:19une séquence vocale complexe
00:56:21culminant en un pop
00:56:23distinctif,
00:56:24audible à des centaines
00:56:25de mètres à travers la forêt.
00:56:27Au plus fort de la parade,
00:56:28il entre dans un état de trance
00:56:30où sa conscience normale
00:56:31diminue temporairement.
00:56:37Les femelles observent
00:56:38depuis les arbres voisins,
00:56:40évaluant la qualité des mâles
00:56:41grâce à des signaux
00:56:42visuels et acoustiques.
00:56:46La plupart des chances
00:56:47d'accouplement reviennent
00:56:48aux mâles dominants centrales,
00:56:50bien que les subordonnés
00:56:51réussissent parfois
00:56:52à s'accoupler
00:56:52avec des femelles périphériques.
00:56:55Après l'accouplement,
00:56:56les femelles partent
00:56:57nichées seules
00:56:57sur le sol forestier
00:56:58sans l'aide parentale
00:56:59des mâles.
00:57:00Les grands tétras
00:57:01ont besoin de forêts
00:57:02anciennes à la structure complexe,
00:57:04avec un sous-bois ouvert
00:57:05leur permettant à la fois
00:57:06de voler
00:57:07et de se déplacer au sol.
00:57:09Leur régime alimentaire
00:57:10varie selon les saisons,
00:57:12l'alimentation hivernale
00:57:13se concentrant presque exclusivement
00:57:15sur les aiguilles de conifères,
00:57:16en particulier de pin.
00:57:22Des adaptations digestives
00:57:24spécifiques
00:57:25leur permettent
00:57:25d'extraire des nutriments
00:57:26de cette nourriture
00:57:27résineuse et fibreuse
00:57:28que peu d'autres animaux
00:57:29peuvent assimiler.
00:57:31La forêt ancienne
00:57:32relativement intacte
00:57:34de Femunsmarca
00:57:34constitue un habitat essentiel
00:57:36pour cette espèce
00:57:37en déclin.
00:57:38Partout en Europe,
00:57:40les populations
00:57:40de grands tétras
00:57:41ont considérablement diminué,
00:57:43les forêts matures
00:57:44ayant été fragmentées
00:57:45et simplifiées
00:57:46par des pratiques
00:57:47forestières intensives.
00:57:49La Norvège conserve
00:57:50certaines des populations
00:57:51restantes les plus saines,
00:57:53même si, même là,
00:57:54les effectifs ont diminué
00:57:55d'environ 30%
00:57:56depuis les années 1970.
00:57:59Les menaces actuelles
00:58:00comprennent la prédation
00:58:01des nids et des poussins
00:58:02par l'augmentation
00:58:03des populations
00:58:04de prédateurs généralistes,
00:58:06les collisions
00:58:06avec les lignes électriques
00:58:08et les clôtures
00:58:08et les perturbations
00:58:10des sites sensibles
00:58:11de l'Aix
00:58:11par les activités récréatives.
00:58:14Le changement climatique
00:58:15pourrait perturber
00:58:16la synchronisation
00:58:17entre l'éclosion
00:58:18des poussins
00:58:18et le pic de disponibilité
00:58:19des insectes,
00:58:21essentiel à la survie précoce.
00:58:22Les efforts de conservation
00:58:23visent à maintenir
00:58:24et à restaurer
00:58:25les caractéristiques
00:58:26de l'habitat
00:58:27associées à une reproduction réussie.
00:58:30Il s'agit notamment
00:58:30de préserver
00:58:31les parcelles
00:58:32de forêts anciennes,
00:58:33de créer des liens
00:58:34entre les zones
00:58:35d'habitat propices
00:58:36et d'établir
00:58:37des zones
00:58:37de protection saisonnière
00:58:38autour des sites
00:58:39de l'ex-actif
00:58:40afin de prévenir
00:58:41les perturbations
00:58:42pendant la période
00:58:42critique de reproduction.
00:58:55Contrairement
00:58:56à de nombreuses
00:58:56forêts européennes
00:58:57façonnées par des siècles
00:58:59de gestion humaine
00:58:59intensive,
00:59:01Femunsmarca
00:59:02a connu des modifications
00:59:03directes relativement limitées.
00:59:05L'utilisation historique
00:59:06s'est concentrée
00:59:07sur des activités
00:59:08de faible intensité
00:59:09comme la chasse,
00:59:10la pêche
00:59:11et l'extraction
00:59:12localisée de ressources
00:59:13qui ont laissé
00:59:14l'écosystème fondamental
00:59:15largement intact.
00:59:17Les Samis,
00:59:18peuples autochtones,
00:59:19exploitaient la région
00:59:20pour l'élevage saisonnier
00:59:21des rennes,
00:59:22développant des pratiques
00:59:23durables
00:59:24qui respectaient
00:59:24les cycles naturels
00:59:25plutôt que de tenter
00:59:26de les contourner.
00:59:27Ce savoir traditionnel
00:59:28continue d'éclairer
00:59:29la compréhension
00:59:30contemporaine
00:59:31de l'écologie
00:59:31et de la gestion
00:59:32de la forêt boréale.
00:59:34Les opérations minières
00:59:35à petite échelle
00:59:35des 18e et 19e siècles
00:59:37ont eu des impacts
00:59:38localisés,
00:59:39principalement liés
00:59:40à la récolte
00:59:41de bois de chauffage
00:59:41pour les fonderies.
00:59:42Des traces de ces activités
00:59:44sont encore visibles
00:59:45grâce à une observation
00:59:46attentive,
00:59:47même si les processus
00:59:48naturels ont remis
00:59:48en état
00:59:49les zones
00:59:49les plus visiblement perturbées.
00:59:51La création du parc
00:59:52en 1971
00:59:54a reconnu
00:59:55la raréfaction croissante
00:59:56des véritables espaces
00:59:57sauvages
00:59:58dans l'Europe moderne
00:59:59et a assuré
01:00:00une protection juridique
01:00:01contre l'extraction
01:00:02massive des ressources.
01:00:03Aujourd'hui,
01:00:04la gestion se concentre
01:00:05sur le maintien
01:00:06des processus naturels
01:00:07tout en favorisant
01:00:08les usages traditionnels
01:00:09et le tourisme durable.
01:00:11Les paysages norvégiens
01:00:12racontent une histoire
01:00:13écrite dans la roche
01:00:14et la glace,
01:00:15la forêt
01:00:15et le fjord.
01:00:16Des archipels arctiques
01:00:17où les ours polaires
01:00:18errent dans les mers
01:00:19gelées aux forêts anciennes
01:00:21où les grands tétras
01:00:22accomplissent des rituels
01:00:23de parade nuptiale
01:00:24inchangés
01:00:25depuis des millénaires.
01:00:27Ce pays abrite
01:00:27certaines des dernières
01:00:28véritables étendues
01:00:30sauvages d'Europe.
01:00:31Les créatures
01:00:32qui peuplent
01:00:32ces espaces sauvages
01:00:33ont développé
01:00:34des adaptations
01:00:35extraordinaires
01:00:36pour survivre
01:00:36dans des environnements
01:00:37difficiles.
01:00:38Les renards arctiques
01:00:39changent de couleur
01:00:40au gré des saisons.
01:00:41Les aigles royaux
01:00:42survolent les courants
01:00:43thermiques des montagnes
01:00:44avec une maîtrise
01:00:45aérienne inégalée.
01:00:47Les rennes
01:00:47extraient des nutriments
01:00:48de lichens
01:00:49qu'aucun autre grand mammifère
01:00:51ne peut digérer.
01:00:52Chacun représente
01:00:52le summum du raffinement
01:00:54évolutif
01:00:54pour des niches
01:00:55écologiques spécifiques.
01:00:56La Norvège
01:00:57se trouve
01:00:57à la croisée
01:00:58des chemins
01:00:58en ce qui concerne
01:00:59son patrimoine naturel.
01:01:01Avec plus de 17%
01:01:02de son territoire
01:01:03continental
01:01:03sous protection officielle,
01:01:05le pays fait preuve
01:01:06d'un engagement
01:01:07significatif
01:01:08en faveur
01:01:08de la conservation.
01:01:09Pourtant,
01:01:10les défis
01:01:11se multiplient
01:01:11avec l'accélération
01:01:13du changement climatique,
01:01:14l'intensification
01:01:15du tourisme
01:01:16et la pression
01:01:16croissante
01:01:17pour l'exploitation
01:01:18des ressources
01:01:19dans un monde gourmand
01:01:20en énergie.
01:01:21L'avenir
01:01:21de la faune norvégienne
01:01:22ne dépend pas seulement
01:01:23du maintien des limites
01:01:24des aires protégées
01:01:25mais aussi
01:01:26de la prise en compte
01:01:26de problématiques
01:01:27plus vastes
01:01:28telles que
01:01:29la connectivité
01:01:29des habitats,
01:01:30le développement
01:01:31rural durable
01:01:32et la coopération
01:01:33internationale
01:01:34en matière
01:01:34d'atténuation
01:01:35du changement
01:01:36climatique.
01:01:37La réussite
01:01:38de la conservation
01:01:38exige une compréhension
01:01:40des interactions
01:01:40complexes
01:01:41entre les populations
01:01:42d'animaux sauvages,
01:01:43les processus
01:01:44écosystémiques
01:01:45et les activités
01:01:46humaines
01:01:46à de multiples échelles.
01:01:48Ce qui se passe
01:01:49dans les espaces
01:01:50sauvages norvégiens
01:01:51compte bien au-delà
01:01:52de la beauté
01:01:53des paysages
01:01:53ou de la faune
01:01:54charismatique.
01:01:56Ces écosystèmes
01:01:56fournissent
01:01:57des services essentiels
01:01:58comme la séquestration
01:02:00du carbone,
01:02:01la purification
01:02:01de l'eau
01:02:02et la lutte
01:02:03contre les inondations
01:02:04dont bénéficient
01:02:05tous les Norvégiens.
01:02:06Ils abritent
01:02:07une diversité génétique
01:02:08susceptible d'application
01:02:10de la médecine
01:02:11à l'agriculture.
01:02:12Plus important encore,
01:02:13ils offrent
01:02:14des occasions
01:02:14de plus en plus rares
01:02:15de découvrir
01:02:16la nature
01:02:16telle qu'elle est,
01:02:18fonctionnant selon
01:02:18des règles ancestrales
01:02:20que nous commençons
01:02:20seulement à comprendre.
01:02:22La valeur ultime
01:02:23de la nature sauvage
01:02:24ne réside pas seulement
01:02:25dans ce qu'elle contient
01:02:26mais dans ce qu'elle représente.
01:02:29En laissant
01:02:29les processus naturels
01:02:30se poursuivre
01:02:31sans intervention
01:02:32humaine directe,
01:02:33nous faisons preuve
01:02:34d'humilité,
01:02:35reconnaissant qu'il existe
01:02:36des systèmes
01:02:37au-delà de notre création
01:02:38dont nous avons encore
01:02:39beaucoup à apprendre.
01:02:40À une époque
01:02:41où l'influence humaine
01:02:42est sans précédent
01:02:43sur les systèmes planétaires,
01:02:44une telle humilité
01:02:45pourrait s'avérer
01:02:46essentielle
01:02:47à notre propre survie.
01:02:48La faune norvégienne
01:02:49est confrontée
01:02:50à un avenir incertain.
01:02:51Certaines espèces
01:02:52s'adapteront
01:02:53aux conditions changeantes.
01:02:54D'autres pourraient
01:02:55disparaître
01:02:55des lieux
01:02:56qu'elles habitent
01:02:56depuis des millénaires.
01:02:57Ce qui est certain,
01:02:58c'est que les décisions
01:02:59prises au cours
01:03:00des prochaines décennies
01:03:01détermineront
01:03:02si les générations futures
01:03:03hériteront
01:03:04de forêts vivantes,
01:03:05d'écosystèmes montagneux
01:03:06florissants
01:03:07et d'eau arctique
01:03:08encore riche en vie.
01:03:10Le cœur sauvage
01:03:10de la Norvège
01:03:11continue de battre
01:03:12dans ces lieux remarquables.
01:03:14Son avenir
01:03:14dépend des choix
01:03:15que nous faisons aujourd'hui.
01:03:16Alors,
01:03:17captivés par la faune
01:03:18unique de Norvège,
01:03:20aimez-nous
01:03:20et partagez
01:03:21vos animaux norvégiens
01:03:22préférés
01:03:22ou vos fjords
01:03:23pittoresques
01:03:24préférés
01:03:24dans les commentaires.
01:03:26Nous aimerions savoir
01:03:27ce qui a retenu
01:03:28votre attention.
01:03:29Si vous pensez
01:03:29que ces paysages
01:03:30époustouflants
01:03:31et leurs habitants sauvages
01:03:32méritent d'être protégés,
01:03:34partagez cette vidéo
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01:03:38de vous abonner
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01:03:41de notre prochaine
01:03:41aventure animalière.
01:03:43A bientôt !
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