00:00Ces agriculteurs qu'on voit là, on en parlait, ils protestent aussi contre cet accord du Mercosur
00:05qui prévoit de réduire drastiquement les droits de douane entre ces pays d'Amérique latine et l'Union européenne
00:12au risque donc de déstabiliser nos agriculteurs en France qui craignent une concurrence déloyale.
00:18Les pays de l'Union européenne doivent se prononcer, c'est un peu le hasard du calendrier là, dans les tout prochains jours.
00:23Il y a des réunions qui sont prévues à Bruxelles, 10 000 personnes attendues ce jeudi, dont 4 000 agriculteurs français.
00:30J'aimerais qu'on écoute sur le sujet Jordan Bardella tout à l'heure.
00:33Le président français aura repoussé sur ce sujet l'art du double discours à son paroxysme,
00:40abîmant un peu plus la parole présidentielle en France et la crédibilité de notre pays en Europe.
00:45Il n'existe qu'une seule solution raisonnable pour la France, l'opposition totale et définitive
00:50à la ratification de cet accord avec le Mercosur.
00:53Toutes les puissances mondiales ont bâti leur stratégie sur un schéma simple mais redoutablement efficace,
00:59la protection de leurs marchés, la constitution de filières solides et compétitives
01:03et bien sûr la conquête de nouveaux marchés.
01:06Seule l'Union européenne a pris le chemin inverse en multipliant cette année encore
01:10les contraintes pour ses propres producteurs tout en ouvrant grand les portes à la concurrence déloyale.
01:15Alexis Corbière, on sait qu'Emmanuel Macron dit, lui, il souhaite un report
01:19tant que certaines conditions n'ont pas été acceptées.
01:23Vous vous dites non, il aurait dû, comme Jordan Bardella, s'opposer définitivement à cet accord du Mercosur.
01:28– Les Français doivent savoir qu'il n'y a pas que l'extrême droite qui dit ça,
01:32le refus du grand déménagement que j'évoquais tout à l'heure, les traités de libre-échange,
01:36d'ailleurs même moi j'ai toujours considéré que dès 2005, ça peut sembler loin,
01:40quand il y a eu le nom à la constitution européenne, il y a une opposition, je pense,
01:45à la majorité du pays qui n'est pas sur les thématiques de M. Bardella,
01:48qui veut par contre une Europe plus solidaire, qui veut effectivement une autre construction
01:51qui n'est pas seulement développée sur le développement de traités de libre-échange
01:55qui existe et que c'est une voie de gauche.
01:56Voilà, donc je pense effectivement qu'il faut même utiliser parfois des termes
02:00qui pouvaient apparaître jadis dans le passé comme des gros mots,
02:03mais protectionnisme, oui, protectionnisme solidaire, protectionnisme écologique,
02:07on ne fera pas rentrer sur le territoire national des choses,
02:10que ce soit éventuellement une production agricole ou même des produits
02:13qui ont été faits dans des conditions écologiques insoutenables,
02:16dans des conditions sociales insoutenables.
02:18Donc on voit bien que là, on est dans un grand moment de crise où...
02:22Parce que l'Espagne, par exemple, qui est plutôt pour,
02:24elle, elle dit dans cette période justement-là, très protectionniste avec Donald Trump, etc.,
02:28il faut montrer que l'Union européenne a des partenariats, qu'elle donne envie, etc.
02:32Non mais l'Espagne, elle est très liée à l'Amérique du Sud
02:34pour des raisons qu'on connaît très historiques,
02:36mais je veux dire, vous savez, 75% de la déforestation, je crois, au Brésil,
02:40qui a des conséquences écologiques, est due notamment au fait
02:43qu'il y a une course productiviste de la production du bovin.
02:47Bon, nous, donc il faut penser global, c'est le moment de penser global.
02:50La crise écologique, elle est aussi due, elle est aussi liée à ces mouvements...
02:53Oui, Alexis, quand il y a...
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