00:00RFI et France 24 présentent Mardi Politique.
00:20C'est l'heure de Mardi Politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Valérie Boyer.
00:25Bonsoir.
00:25Vous êtes sénatrice, les Républicains, des Bouches-du-Rhône. Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:32Emmanuel Macron était en visite à Marseille. C'est sa 15e depuis qu'il a été éli en 2017.
00:38Le président a annoncé qu'il relèvera à 500 euros l'amende aux consommateurs de stupéfiants et promet de s'attaquer aux têtes de réseau.
00:46Il serait injuste de dire que l'État ne fait rien, mais peut-il faire mieux ?
00:53Oui. Je pense que déjà, beaucoup de choses ont été faites suite à la commission d'enquête du Sénat.
01:03Dont vous faisiez partie.
01:04Dont je faisais partie, effectivement, et que j'avais demandé depuis un petit moment à Bruno Retailleau.
01:10Et je dois dire que cette commission d'enquête a permis d'abord de découvrir l'ampleur du problème,
01:14même si entre la commission d'enquête et maintenant, les choses se sont aggravées.
01:18Parce que moi, je voudrais reprendre ce qu'a dit Alain Boer.
01:21Il disait que jusqu'à présent, la France n'avait jamais connu une mafia.
01:24Il y avait des actes mafieux.
01:25Mais que maintenant, on avait la DZ mafia qui avait pignon sur eux, si je puis dire, dans toute la France.
01:32Donc pour l'Italie, par exemple ?
01:33Oui. Alors, nous, ce que nous avons proposé au Sénat, c'est des mesures qui concernent vraiment l'arsenal législatif et la prise en charge.
01:46Il y a un second volet qu'on doit traiter.
01:48Et c'est pour ça que j'ai demandé une commission d'enquête sur les consommateurs et sur la prévention.
01:52Mais au Sénat, pour l'instant, l'ampleur du travail était tellement importante en ce qui concerne le narcotrafic,
01:58pour la prise en charge, l'organisation, la corruption, etc.,
02:02qu'on a fait beaucoup de mesures sur cette organisation.
02:05Vous avez entendu parler des prisons de haute sécurité.
02:08Voilà une des mesures du rapport.
02:10Vous avez, au mois de janvier, le PNACO, le parquet national anticriminalité organisée sera effectif.
02:17Le PNACO, c'est un acronyme qui veut dire qu'on s'organise pour le narcotrafic comme on s'organise pour le terrorisme.
02:25Donc ça, c'est essentiel parce que ça permettra de disposer d'outils et surtout d'être plus réactif.
02:30Moi, je regrette que, contrairement à ce que Martine Vassal avait demandé, le PNACO...
02:34Candidate à Marseille.
02:35Candidate à Marseille et surtout présidente du département et présidente de la métropole,
02:40elle avait demandé et tout mis en œuvre pour qu'on ait le PNACO à Marseille.
02:43Parce que faire des annonces à Marseille, c'est bien.
02:46Mais avoir des institutions qui permettent de lutter efficacement contre la criminalité organisée, c'est mieux.
02:54Donc malheureusement, le PNACO sera à Paris.
02:57Ce qui est bien aussi, l'important, c'est qu'il soit créé.
03:02Mais ce que je souhaiterais, ce que nous souhaiterions, c'est que nous puissions avoir ce PNACO,
03:08au moins une antenne du PNACO à Marseille.
03:11Donc il y a toute une série de mesures qu'il faut encore mettre en œuvre.
03:14Oui, bien sûr.
03:16Et des décrets d'application qu'il faut mettre en œuvre également et avancer.
03:23Donc ce qu'il faut, c'est une réponse globale et pas simplement une réponse répressive,
03:27mais c'est une réponse structurelle qui est essentielle.
03:29Oui, alors quand Emmanuel Macron dit qu'on va s'attaquer aux têtes de réseau,
03:34alors là, ça dépasse Marseille, bien évidemment,
03:36puisque les narcotraffiquants sont devenus des multinationales aujourd'hui.
03:42Donc comment on lutte de manière internationale ?
03:47On l'a vu que Gérald Darmanin avait ses idées bien.
03:52Oui, oui, bien sûr.
03:53Tout ça, ça fait partie des préconisations qu'on a mis en œuvre dans ce rapport sénatorial.
03:59C'est-à-dire qu'on s'est attaqué au haut du spectre, au bas du spectre.
04:02Je vais vous citer deux exemples.
04:03Par exemple, sur le bas du spectre, c'est peut-être toutes ces officines bidons
04:10qu'on voit en pied d'immeuble ou dans les rues,
04:13Anglorie, faux coiffeurs, etc., qui font du blanchiment.
04:20Alors il y en a qui existent et qui sont très bien,
04:22mais il y en a aussi d'autres qui font du blanchiment.
04:24On veut s'attaquer au patrimoine, bien évidemment,
04:26et on veut taper au portefeuille.
04:28Donc tout ça est extrêmement important.
04:30Et puis surtout, agir vite et pouvoir faire...
04:32Parce que les 500 euros d'amende aux consommateurs, ça ne marche pas.
04:34Ça, c'est autre chose.
04:37Après, les consommateurs et la prévention,
04:40je pense que c'est un volet qu'on doit absolument explorer.
04:42Et c'est pour ça que je souhaiterais qu'il y ait une commission d'enquête sur ce sujet.
04:45Parce qu'il y a des amendes aux consommateurs,
04:47mais est-ce qu'on peut laisser des familles seules face à un enfant qui se drogue ?
04:51Est-ce qu'on peut considérer que la prise en charge des personnes qui sont consommatrices,
04:55elle est identique à celle qui existait il y a 20 ans ?
04:58Quelle réponse médicale ?
04:59Quelle réponse psychiatrique ?
05:01Quel volet de prévention ?
05:03Quelles actions de santé publique on mène ?
05:07Aujourd'hui, on voit bien que tout ça n'est pas organisé, n'est pas structuré.
05:11Je pense qu'il faut être inventif.
05:13On ne peut pas se contenter d'ouvrir des salles de shoot.
05:16Parce que d'abord, je pense que c'est une catastrophe.
05:17Et moi, les salles de shoot mises n'importe où, ce n'est pas possible.
05:20Autant, je pense qu'il doit y avoir des centres pour les gens qui ont des addictions,
05:23mais près des hôpitaux, avec des addictologues, avec des médecins.
05:27On ne les laisse pas dans la rue, nus, complètement.
05:29Oui, mais les hôpitaux psychiatriques ne veulent pas prendre des gens qui se droguent
05:35s'il n'y a pas des problèmes psychiatriques, s'il n'y a pas de décompensation.
05:41D'abord, malheureusement, les familles sont effectivement laissées seules.
05:44Les familles sont seules, je suis bien d'accord avec vous.
05:47Il n'y a pas de suivi de soins une fois s'ils sont hospitalisés.
05:50En plus, quand votre enfant est mineur et que vous vous retrouvez avec un gamin au collège ou au lycée,
05:55je pense qu'on est seules, on a honte, on a peur, on ne sait pas à qui s'adresser.
05:59Donc, tout ça, effectivement, c'est pour ça que je pense qu'il faut une commission d'enquête.
06:03Il faut être inventif, il faut changer de solution.
06:06Et puis, surtout, avoir de vraies politiques, de prise en charge globale des très jeunes et des moins jeunes.
06:13Alors, pourquoi, juste une dernière question sur le sujet, mais pourquoi les services publics,
06:18enfin, le gouvernement ou même les autorités ne parlent jamais des conséquences ?
06:23Alors, on a des images de saisie de drogue, toujours époustouflante.
06:26Sur la santé des gens ?
06:27Oui, sur la santé mentale, en quelque sorte.
06:29Je suis entièrement d'accord avec vous et c'est pour ça que moi, je plaide, justement, pour qu'on travaille sur ce sujet.
06:36Non seulement, on n'en parle pas, mais il n'y a jamais...
06:38Alors, autant, on a eu des campagnes d'information sur les conduites à risque qui ont été particulièrement efficaces
06:46puisqu'on a diminué le nombre de morts, on a inventé les ceintures de sécurité.
06:49Tout ça découle de campagnes de prévention.
06:52On a des campagnes de prévention par rapport à l'alcool, mais sur la drogue, non.
06:57Vous savez que c'est extrêmement récent que maintenant, on teste les gens qui fument
07:01comme on testait les gens qui...
07:02Et qu'on teste aussi les gens qui boivent, ceux qui sont alcooliques, sur la route.
07:06Et ça, c'est récent.
07:07Donc, il faut qu'on ait tous ces outils, qu'on mette en place tous ces outils
07:10avec un volet réfrécif et puis avec un volet prise en charge.
07:16Je dirais prise en charge et prévention, bien évidemment,
07:20qui associe l'hôpital, l'école, les familles, les collectivités, les centres de soins.
07:27Il faut inventer autre chose puisque la consommation, aujourd'hui, elle a totalement évolué.
07:32Elle est avec des produits qui sont de plus en plus durs.
07:34On sait très bien que le développement de beaucoup de maladies mentales et son explosion
07:38vient aussi de la consommation du cannabis et d'autres substances.
07:44Je pense qu'il faut arrêter aussi de minimiser la consommation de ces substances.
07:50C'est pas sympa, c'est pas chic, c'est pas mondain.
07:52C'est terrible.
07:53C'est une catastrophe et c'est un fléau qui touche notre société.
07:56Et il faut absolument y arriver.
07:59Et je suis convaincue qu'on arrivera à mettre en place des nouvelles mesures.
08:04Alors Valérie Boyer, vous êtes donc sénatrice des Bouches-du-Rhône.
08:08Et donc forcément, Marseille vous intéresse.
08:11Vous soutenez Martine Vassal à droite,
08:15qui s'allie avec les macronistes.
08:19Et aujourd'hui, pour l'instant, je dis bien,
08:25c'est le socialiste actuel qui est en tête de liste,
08:28mais talonné de près par le Rassemblement national,
08:31qui fait évidemment de la sécurité sa priorité.
08:36Est-ce que vous pensez que ce qui se passe à Marseille
08:38peut faire basculer l'élection en faveur du Rassemblement national ?
08:42Est-ce que c'est un risque ?
08:43Je me permets juste de dire que les trois candidats sont dans un mouchoir de poche
08:47et dans la marge d'erreur des sondages.
08:51Le maire non élu sortant Benoît Payan,
08:55qui fait les yeux doux et qui s'acoquine avec LFI,
09:00puisqu'il a un de ses adjoints, M. Barle,
09:04qui est parti soutenir Sébastien Delogu,
09:08qui était sur l'estrade quand Sébastien Delogu a lancé sa campagne
09:11avec Mme Traoré en disant « la police tue ».
09:14Et cette personne est toujours adjoint au maire.
09:18Donc vous voulez dire que le divorce qui a lieu à l'Assemblée nationale
09:21n'est pas vrai sur le terrain ?
09:23Clairement, à Marseille, non.
09:26Ce n'est pas du tout le cas.
09:27Ensuite, vous avez effectivement le Rassemblement national
09:30et vous avez Martine Bassal,
09:31mais ils sont à un point ou deux dans les sondages.
09:33Donc Martine Bassal, elle rassemble la droite, le centre
09:39et toutes les personnes de bonne volonté, qui ne sont pas extrémistes
09:42et qui aiment Marseille, puisque son slogan, c'est « Marseille, je t'aime ».
09:46Et donc, on est là pour travailler.
09:49Oui, mais c'est vrai aussi.
09:50Donc c'est bien de le dire.
09:53Le cœur, c'est un symbole universel, chère Roselyne.
09:57Et donc, elle rassemble très largement.
10:00Et puis surtout, c'est une femme qui a un bilan.
10:03Je rappelle qu'elle est présidente de la métropole et du département
10:07et que, par exemple, au département, et c'est pas rien,
10:10elle a mis en place 85% de ses engagements.
10:12D'accord. Valérie Boyer, dans son livre « Journal d'un prisonnier »,
10:16Nicolas Sarkozy, ce livre qui est sorti il y a quelques jours,
10:20s'oppose au front républicain contre le Rassemblement national.
10:25Est-ce que Nicolas Sarkozy est le chef de la droite ?
10:28Donc Nicolas Sarkozy s'exprime dans son livre
10:31qui a beaucoup de succès, d'ailleurs.
10:33Il était à Marseille, dans le 12e arrondissement,
10:36et je crois qu'il y a plus de 800 personnes
10:38qui sont venues acheter son livre, qui était en rupture.
10:42Nicolas Sarkozy, je pense, dit qu'entre LFI et le Rassemblement national,
10:48comme Roger Carucci l'avait dit au deuxième tour,
10:51je pense que tout le monde choisira le Rassemblement national.
10:56Ça, c'est une évidence.
10:57Mais moi, je ne veux pas rentrer dans ces considérations.
10:59Si vous êtes quand même au LR, est-ce que vous êtes sur la ligne Valérie Pécresse
11:04qui dit qu'on ne peut pas s'effacer ?
11:06Non, mais il n'y a pas d'accord.
11:08Il n'y a pas d'accord, d'abord, je dirais que les personnes
11:10qui ne souhaitent pas cet accord, ça s'appelle Marine Le Pen,
11:14qui l'a dit plusieurs fois.
11:15Nous n'avons pas d'accord et nous, nous nous présentons pour gagner.
11:19On n'est pas là pour faire des hypothèses d'accord.
11:22Donc il ne faut pas barrer le Rassemblement national
11:26lors d'une élection ?
11:29C'est facile.
11:32Vous parlez du deuxième tour.
11:34Moi, je vous dis qu'au premier tour, Martine Vassal sera en tête
11:39et gagnera et que la question ne se pose pas.
11:41Là, vous faites une échappée.
11:44Là, on est engagé dans une élection municipale
11:47avec trois blocs qui sont à touche-touche.
11:51Là, vous m'embrouillez, là.
11:52Non, je ne vous embrouille pas parce que je vous réponds
11:54sur ce qui se passe dans ma ville et ce qui se passe à Marseille.
11:59Donc nous avons trois blocs qui sont proches dans le sondage,
12:03dans la marge d'erreur.
12:04Moi, je suis convaincue que notre candidate est la meilleure
12:06parce qu'elle peut rassembler.
12:08Et c'est tout.
12:08Ce n'est peut-être pas ma question.
12:10Ma question, c'est faut-il faire barrage ou non
12:12au Rassemblement national ?
12:13Alors, moi, je vous dirais qu'entre Mélenchon et le Rassemblement national,
12:18sans hésitation, je ne voterai pas Mélenchon.
12:21Ça, c'est clair.
12:22Donc, Rassemblement national.
12:23Oui, mais je pense que nous...
12:25Enfin, je ne veux pas être dans cette situation.
12:27Non, mais voilà.
12:28Mais c'est une question de second tour.
12:29Je pense que beaucoup se sont exprimés sur cette question.
12:32Mais c'est pas...
12:36Enfin, on ne part pas à une élection en disant
12:39on va s'effacer pour quelqu'un d'autre.
12:41Non, on part à une élection pour gagner.
12:42Oui, mais...
12:43Moi, je pense que nous allons gagner cette élection
12:45parce que nous avons des atouts.
12:48Les personnes qui flirtent avec les extrêmes,
12:51c'est à gauche,
12:52où il y a des accords,
12:54il y a des appels du pied de Mélenchon
12:56vis-à-vis du Parti socialiste.
12:58Et je vous dis à Marseille,
12:59où il y a quand même des accords,
13:00puisque ça nous est parlé à nous,
13:03un électeur,
13:04un adjoint au maire de Benoît Payan
13:07soutient M. Delogu
13:09et il n'a pas été sanctionné.
13:12Alors, le rassemblement...
13:14Cette fois, je parle de la présidentielle
13:15et en tête dans toutes les intentions de vote.
13:20C'est le rouleau compresseur Bardella
13:22qui écrase tout,
13:23en tout cas pour l'instant.
13:25Est-ce que les Républicains sont condamnés
13:28à courir derrière le Rassemblement national
13:31où, à un moment,
13:33c'est la suite de ma première question,
13:36ou bien de s'allier avec eux ?
13:40C'est quoi l'avenir ?
13:41L'avenir, c'est les municipales.
13:43Non, d'accord.
13:44On reviendra après les municipales.
13:46On peut parler un peu des présidentielles.
13:47On peut un peu se projeter.
13:49On est dans la politique fiction,
13:51dans les présidentielles.
13:53Aujourd'hui, l'élection majeure,
13:55l'élection qui compte,
13:57l'élection qui nous mobilise,
13:58c'est celle des municipales.
13:59Donc moi, je reviendrai volontiers
14:01pour qu'on parle des présidentielles.
14:03Mais pour l'instant...
14:05Je vais vous poser la question autrement.
14:06Quel serait le candidat idéal
14:08face au Rassemblement national,
14:10dans ce cas, pour vous ?
14:12Un Retailleau, un Wauquiez ?
14:13Moi, ce n'est pas du tout comme ça
14:14que je me pose la question.
14:16Je dis, quel serait le candidat idéal
14:19pour les Français,
14:20et pas face au Rassemblement national ?
14:22Qu'est-ce qu'on propose aux Français
14:25pour sortir notre pays
14:26de ses angoisses, de ses échecs,
14:29de ses difficultés aujourd'hui ?
14:31Oui, alors, c'est tout.
14:33On verra.
14:33Mais franchement, pour l'instant...
14:35Non, mais vous avez bien une ligne.
14:36Vous êtes une politique.
14:37Oui, oui, mais moi, j'ai une ligne.
14:39C'est celle du parti
14:40dans lequel je milite depuis longtemps.
14:44Oui, mais c'est un peu
14:44une direction bicéphale.
14:46Vous avez un Retailleau, président,
14:48et puis un Wauquiez candidat.
14:49Non, non, non, il n'y a pas
14:49de direction bicéphale.
14:50Brune Retailleau a gagné ses élections,
14:53très largement.
14:55C'est lui le responsable
14:56de notre parti politique.
14:58Et je vous le répète,
15:00pour le moment,
15:01la question de la présidentielle...
15:02Pour le moment, vous êtes gênée
15:03aux entournures, c'est ce que je comprends.
15:04Non, non, non, je ne suis pas gênée,
15:06mais je...
15:08Il ne faut pas brouiller les pistes.
15:09On a une élection qui est majeure,
15:11avec une possibilité pour la droite
15:14de reconquérir des villes importantes.
15:18J'entends.
15:18Moi, je pense à Marseille.
15:20De les débarrasser de cette alliance
15:22avec l'extrême-gauche,
15:23de les sortir de l'ornière.
15:25Et je pense que c'est un pas majeur.
15:27Moi, je reviendrai volontiers
15:29au mois d'avril.
15:30Très bien.
15:30Alors, dernière question sur l'Australie,
15:33qui est en proie à une attaque terrible
15:35d'antisémitisme,
15:38puisqu'il y a eu 15 morts
15:39et des dizaines de blessés.
15:41Un choc absolument immense
15:43pour l'Australie
15:44et pour le monde entier.
15:47Et qui plonge un peu plus
15:49les communautés juives
15:50dans l'effroi et la peur.
15:51Diriez-vous que les juifs
15:53du monde entier
15:54ne sont en sécurité nulle part ?
15:58Je le crains.
16:00En tout cas, c'est ce qui se passe
16:01parce que depuis le pogrom du 7 octobre,
16:03on est dans une sorte
16:04d'inversion accusatoire.
16:06C'est-à-dire un pays
16:07qui est attaqué,
16:08qui a subi l'horreur absolue,
16:12dont les otages ont été massacrés,
16:14torturés, violés.
16:15Enfin, tout ce qu'on peut imaginer de pire
16:17est arrivé.
16:18Et puis, ce déchaînement de haine
16:20et d'antisémitisme
16:22sur toute la planète.
16:25Moi, je pense que l'Australie
16:28aussi a été particulièrement complaisante.
16:31D'ailleurs, c'est ce que disent
16:32beaucoup d'organisations humanitaires,
16:35avec les islamistes.
16:36Et voilà un des résultats.
16:38Mais au-delà de ça,
16:41d'abord, je voudrais dire
16:41toute ma compassion aux victimes
16:43et penser à notre compatriote,
16:45Dan, qui était un magnifique jeune homme.
16:48C'est vraiment terrible de voir
16:49encore un Français
16:51qui meurt
16:54à cause du terrorisme islamiste.
16:58Le bilan de nos compatriotes,
17:00juifs et non-juifs d'ailleurs,
17:04qui sont tués par les islamistes,
17:06ne fait que s'alourdir.
17:08Mais malheureusement,
17:09je vais vous faire une réponse
17:10qui est pire encore
17:12que ce que vous me demandez.
17:15Je pense que
17:16la haine des juifs
17:18et la haine des chrétiens
17:20sont les deux phases
17:21de la même haine islamiste.
17:22Vous avez beaucoup d'actes
17:24anti-chrétiens,
17:25dont on ne parle pas.
17:28Par exemple,
17:29ce qui se passe au Nigeria.
17:31Hier, j'ai publié
17:33avec Charlotte Touati
17:38une tribune dans le Figaro
17:40sur les chrétiens en Algérie.
17:45Aujourd'hui, on constate
17:47que Hanouka et Noël,
17:49on va le faire
17:49sous protection policière.
17:50Et ça, c'est une grande tristesse
17:52face au terrorisme islamiste.
17:54Mais on doit proposer,
17:55là aussi,
17:56un message et des solutions.
17:59Si on mène la guerre,
18:00il faut la mener complètement.
18:02Merci beaucoup Valérie Boyer.
18:03Merci d'être passée
18:04sur le plateau de France 24
18:05et de RFI.
18:06Merci à Flore Simon,
18:07Camille Nairon.
18:08Merci à toute l'équipe technique.
18:09À très vite.
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