00:00Je ne sais pas Stéphane, Alain, je voulais vous montrer quand même parce qu'on est vraiment au cœur du centre-ville de Châtellerault
00:03et l'action est assez spectaculaire. Il y a quatre gros tracteurs en plein centre-ville dans cette rue pavée.
00:09Vous le voyez, il y a les commerçants, les habitants du centre-ville, un peu surpris par cette action
00:14mais la coordination rurale obtient plutôt le soutien des habitants.
00:19Stéphane, vous avez un bouquet de fleurs dans la main. Expliquez-moi ce que vous allez en faire en fait.
00:22Le bouquet de fleurs pour moi c'est le moyen de rappeler à Nicolas Turquois sa double personnalité.
00:28Il est agriculteur et député. Donc en tant que député, je lui reproche son silence.
00:36Et son silence aujourd'hui, il devrait être notre meilleur avocat au sein de l'Assemblée.
00:40Donc j'ai fait inscrire un message sur la banderole.
00:42Votre silence politique tue vos collègues agriculteurs.
00:46Et aujourd'hui c'est bien ça. Aujourd'hui plus un politique ne souhaite prendre la défense du monde agricole.
00:52Alors si Nicolas Turquois ne le fait pas, personne ne le fera.
00:55Nicolas Turquois est en train d'écouter à l'antenne de BFM TV ce que vous lui dites actuellement.
01:01Qu'est-ce que vous lui dites là maintenant tout de suite Stéphane ?
01:03De venir ici ?
01:05Nicolas, il faut que tu deviennes notre avocat.
01:09On est voisin de champ, on a les mêmes problématiques.
01:12Il y a juste une rivière qui nous sépare.
01:14Tu as les capacités. Je sais que tu es en capacité de tenir un argumentaire.
01:18Il faut que tu défendes le milieu agricole.
01:21Le milieu qui était le tien avant que tu sois député.
01:23Et le milieu qui sera le tien quand tu ne seras plus député.
01:26Tu es notre meilleur avocat.
01:27Maintenant il faut que tu plaides.
01:30Alors il va répondre sans doute votre député.
01:34Allez-y Nicolas Turquois. Bonsoir monsieur le député.
01:37Oui bonsoir.
01:38Alors je ne suis pas sûr d'avoir pu tout entendre de l'intervention.
01:41Je pense que c'est monsieur Pelletier, Stéphane Pelletier qui a parlé.
01:45Je pense reconnaître sa voix.
01:46D'abord je conteste formellement ce qu'il a dit.
01:50Parce que la deuxième question au gouvernement cet après-midi c'était la mienne.
01:54Pour parler de la détresse des agriculteurs.
01:56Et c'est un sujet auquel je suis extrêmement sensible.
01:58Je vois bien dans les campagnes qui nous entourent quelle est la détresse des agriculteurs.
02:02Et je demandais à madame la ministre d'avoir de l'humanité par rapport à ce qui se passe.
02:07Parce que pour des éleveurs, là je parlais de la dermatose, pour des éleveurs,
02:11un abattage est une épreuve.
02:13C'est un traumatisme.
02:14Je pense que l'abattage est nécessaire quand l'élevage est contaminé.
02:18Mais c'est un traumatisme et comment on l'accompagne.
02:21Donc quand j'entends dire que je n'évoque pas la question agricole,
02:26je pense que c'est au contraire mon quotidien.
02:28J'essaye de le faire, j'essaye d'agir.
02:30Et moi je suis surpris qu'on puisse déverser des choses devant ma permanence
02:37sans avoir au moins la délicatesse de me dire qu'on va le faire.
02:40Parce que je pense que j'essaye de venir devant la chambre d'agriculture.
02:44J'essaye d'avoir ce dialogue.
02:46Il n'est pas toujours facile.
02:48Mais il n'y a pas de solution facile pour l'agriculture.
02:51Il y a plein de sujets qu'il faudrait évoquer.
02:53Et c'est ce que j'ai essayé d'évoquer, ne serait-ce que cet après-midi,
02:56en pleine assemblée, devant la ministre.
02:57Merci.
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