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  • il y a 2 mois

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00:00Mais c'est des trucs. Le budget de l'Ardèche voté vendredi dernier, le département plus que jamais terre de vélo.
00:05Et on parle de ces sujets avec notre invité ce matin, Florence Gouchaud.
00:08Le président et l'air du conseil départemental de l'Ardèche. Bonjour Olivier Amran.
00:12Bonjour Florence, bonjour Philippe.
00:13Hier à l'Ardèche, l'Ardèche a dévoilé une signalétique spéciale dans la montée du Val d'Enfer au-dessus de Guillérangange.
00:19La montée empruntée plusieurs fois lors des championnats d'Europe remportés par Tadej Pogacar.
00:24Ça afin de permettre aux coureurs amateurs de se comparer.
00:27Et l'an prochain, le Tour de France Femmes passe en Ardèche.
00:31Le département s'engage fort sur le cyclisme. Ça va continuer ?
00:35Ça va continuer. C'est une vraie fierté.
00:37Oui, on était tous ensemble avec Jacques Dubail, l'équipe des Boudre en Ardèche,
00:41avec beaucoup de cyclistes venus de l'ensemble du territoire,
00:44pour essayer ces montées mythiques, comme vous l'avez dit, avec aussi beaucoup d'humour.
00:49Parce qu'on leur a dit, allez vous défier aux grands champions.
00:51On rappelle quand même que la montée du Val d'Enfer et aussi des Roy, c'est 16 minutes pour Tadej Pogacar.
00:57Donc hier, ils n'ont pas eu froid trop longtemps.
00:59Ils ont mis plutôt 40.
01:00C'était plutôt une vraie fierté, parce que c'est l'ambition qu'on s'est donnée.
01:04Je rappelle quand même deux labels qui sont importants pour nous.
01:062024, département plus attractif de France pour les sports de nature et le cyclotourisme.
01:12Et cette année, l'Ardèche, département rural préféré des Français.
01:16Donc on s'engage sur un triptyque assez important,
01:18des événements qui font la notoriété de notre département.
01:20Vous avez parlé du Tour de France féminin, sur lequel on a eu l'accord de ASO cette année.
01:26Et puis on a aussi tout ce qui est autour des voies douces,
01:30où on accompagne beaucoup de territoires.
01:32J'étais dans le Val de Ligne la semaine passée aussi,
01:34où le département était un gros partenaire.
01:36Et puis on a quelque chose d'assez mythique aussi, qui va se lancer en 2026.
01:39C'est le tunnel du Col d'Escrinet, où on va faire passer nos piétons et nos cyclistes
01:45pour éviter qu'ils empruntent la départementale, où il y a plus de 15 000 à 20 000 véhicules jours.
01:49Et le dernier point, c'est accompagner nos clubs sportifs et nos bénévoles,
01:52puisqu'on rappelle aussi qu'on a un département les plus bénévoles de France, avec 90 000 bénévoles.
01:56Est-ce que c'est bien rentable d'accueillir, d'organiser ce type de gros événements ?
01:59Je repense aux championnats d'Europe, c'est assez coûteux pour les collectivités.
02:03Le département a d'ailleurs dû voter une enveloppe exceptionnelle
02:05pour finaliser le financement des championnats d'Europe.
02:08Ça vaut le coup malgré tout ?
02:10Non, on n'a pas voté une enveloppe exceptionnelle pour finaliser.
02:14On a voté une enveloppe exceptionnelle pour avoir une nouvelle course supplémentaire.
02:18On va avoir le Tour de France, le Tour de l'Ardèche féminin.
02:21Ça va être les boucles de Rome-Ardèche pour les filles,
02:24sur lesquelles c'est les organisateurs des boucles qui prendront la main en 2026,
02:28l'ancien TCFIA, et c'est pour ça qu'on a fait les deux pour les accompagner.
02:31Et vu qu'on va parler du budget, on a un contexte quand même très compliqué.
02:34C'est important aussi de ramener un peu de bonne humeur et d'étoiles,
02:38parce que c'est un sport populaire gratuit, et on est très heureux d'offrir ça aux Ardèche.
02:42Olivier Amran, président du Conseil départemental.
02:45Parlons en effet du budget avec les routes empruntées par les cyclistes, mais pas seulement.
02:49Dans le budget voté vendredi, le montant alloué aux routes a baissé, d'après vos imposants,
02:55de 15% en trois ans.
02:57Est-ce que c'est raisonnable, alors qu'en parallèle, il y a quand même d'importants travaux à mener,
03:03notamment à cause des dégâts provoqués par les inondations,
03:05peut-être aussi par des routes saturées d'automobiles,
03:09avec des villages qui aimeraient bien peut-être des déviations.
03:12Est-ce qu'on peut se permettre de baisser les budgets dans ces conditions ?
03:15Parler du budget, quand même deux secondes, sur le contexte qui n'est pas simple,
03:18on est sur le terrain régulièrement, on vient d'en parler.
03:20Il y a beaucoup d'inquiétude de nos concitoyens.
03:23Savoir si les impôts vont augmenter, si la stabilité va revenir,
03:26quel avenir on va laisser à nos gamins, si c'est des projets ou si c'est des dettes.
03:29Donc nous, on a un discours raisonnable.
03:31Et on essaye de ramener un peu de sang-froid avec les élus et de sérénité,
03:33en montrant un chemin de manière très modeste.
03:35Et de se dire, est-ce qu'il y a vraiment un cap au niveau du département ?
03:38Parce qu'on voit au niveau national, il y en a un point.
03:39Nous, on reste campé sur notre cap.
03:41C'est-à-dire, le premier, c'est la bonne gestion.
03:43C'est de se dire, on essaye de faire des choses sans augmenter la dette, ni les impôts.
03:46Parce que la dette ou les impôts, on voit sur le pouvoir d'achat, c'est déjà assez compliqué.
03:50On ne va pas en rajouter une autre.
03:51Aussi, revaloriser le travail.
03:53On a des bons résultats.
03:54Sur le RSA, on nous a toujours dit que c'était impossible, notamment nos opposants.
03:57On a fait baisser le nombre de bénéficiaires du RSA,
04:00puisqu'on est à moins de 6 000 bénéficiaires du RSA depuis qu'on a pris la maison.
04:03Donc, on a 12 millions d'économies chaque année sur le RSA, ce n'est pas neutre.
04:07Et après, il y a l'équité territoriale pour nous qui est fondamentale.
04:10C'est de se dire qu'on est capable d'investir autant en privats que sur des petites communes rurales,
04:13parce que c'est important.
04:14Et pour revenir sur les routes, c'est un choix qu'on a fait, également,
04:17de se dire en début de mandat, on lance des gros projets d'infrastructures,
04:21on a sorti le pont de charme, ça n'a pas été simple.
04:23On est sur la déviation de Saint-Péret.
04:25Et aujourd'hui, quelque chose qui est inédit pour notre département,
04:27parce qu'on peut faire parler les chiffres aussi, c'est le chiffre de 250.
04:30C'est 250 communes qu'on aide sur un pacte routier communal.
04:33Aucun département de France n'aide sur de la voirie communale.
04:36On est les seuls à le faire.
04:37Et là, aujourd'hui, on aide, parce qu'en plus, au lieu que ce soit les grosses entreprises qui prennent les lots,
04:41c'est les petites entreprises locales qui prennent les lots.
04:43Et donc, on est très heureux d'accompagner les communes sur de la voirie communale.
04:47Dans le budget aussi, 11 millions d'euros investis pour les collèges.
04:50Alors là, l'opposition estime que c'est insuffisant pour rénover,
04:53notamment des établissements qui, pour certains, sont de véritables passoires thermiques.
04:57Il ne faut pas mettre plus sur la table ?
04:58C'est toujours facile pour l'opposition, quand ils ont augmenté la dette de 10 millions d'euros par an,
05:0411 millions exactement, on serait à 70 millions de dettes supplémentaires.
05:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils ne se poseraient même pas la question de faire des routes ou des collèges,
05:09ils ne feraient plus rien.
05:10L'État aurait repris la main sur le budget.
05:12Les impôts, ils l'ont dit ouvertement, on a eu ce débat vendredi,
05:14la gauche aurait augmenté les impôts des arts des choix.
05:17Nous, on a dit non.
05:18Parce que, tout simplement, on est raisonnable.
05:20Moi, j'ai été élevé comme ça, je ne gaspille pas 3 euros quand j'ai 2 euros en poche.
05:24Donc, on fait des choix et on rénove des collèges.
05:26On ne sort plus un collège par an.
05:27Ce qui est sûr, c'est que le dernier collège qu'ils ont sorti, avant de nous laisser la main,
05:31c'est le collège d'Anonnet, 22 millions d'euros, avec beaucoup de contrefaçons.
05:35Nous, le collège qu'on va sortir cette année, avec l'équipe,
05:38c'est le collège Sainte-Sœur-Montagu, après 9 millions d'euros.
05:41Dernière question, Olivier Amran.
05:42Vous allez continuer votre passe d'armes avec Hugo Clément.
05:46Je resitue un petit peu le contexte.
05:47Vous avez fait deux vidéos pour prendre à partie le journaliste militant écologiste.
05:51L'une où vous avez mal interprété le sens d'un de ses reportages sur la laine française.
05:56Et l'autre où vous vous êtes dit fier de l'Ardèche,
05:58avec la diffusion d'images d'une église autrichienne.
06:01Vous faites votre mea culpa ?
06:03Oui, vous ne me lâchez pas.
06:04Non, ça rigole.
06:05Non, non, mais c'est normal de faire le mea culpa, tout à fait.
06:08Ce qui est bien, c'est qu'on n'a jamais autant parlé de la laine,
06:11et d'art de laine, et des moutoirs des choix, depuis cette polémique.
06:14Oui, avec beaucoup d'autodérision, il y a eu une erreur de l'équipe.
06:18Je la prends pour moi, bien évidemment.
06:20On est sur le terrain, ils ont trouvé une photo, ce n'est pas la bonne.
06:23L'essentiel, c'est quoi derrière ?
06:25C'est qu'on puisse parler de nos productions,
06:26ce que je défends au quotidien,
06:28avec mon caractère, avec mon tempérament,
06:30on peut être maladroit, mais en tout cas avec le côté authentique.
06:33Et si la question, il y aura d'autres vidéos ou pas,
06:36avec Hugo Clément, je ne sais pas, on verra,
06:38parce que je l'invite à venir à l'Ardèche.
06:39Donc s'il vient, on fera une vidéo ensemble,
06:41avec grand plaisir, avec un pull d'art de laine peut-être.
06:43Mais c'est surtout, moi j'aime bien être en immersion
06:45et en authenticité, donc on continuera bien sûr le challenge.
06:48Olivier Amran, président du département de l'Ardèche.
06:51Merci d'avoir été dans nos studios ce matin,
06:52et bonne journée.
06:53Il est 7h53, merci à vous.
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