La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, est en déplacement ce lundi 15 décembre à Toulouse, en Haute-Garonne, à la rencontre d'agriculteurs français au sujet de la dermatose nodulaire bovine.
00:00La gestion de la maladie jusqu'à présent a coûté 0,02% du cheptel bovin français.
00:09C'est-à-dire que nous avons protégé la quasi-totalité du cheptel bovin français.
00:14Donc évidemment, pour ceux qui sont touchés, c'est un drame, et moi je veux dire à quel point je le ressens avec eux, je viens d'une région d'élevage.
00:24Je suis élue d'un territoire où on élève des bovins avec tout l'amour que les éleveurs ont pour leurs animaux.
00:32Mais il faut bien comprendre que pour que cette maladie n'emporte pas tout le cheptel, il faut la combattre avec la dernière énergie et avec efficacité.
00:42Donc j'entends que les éleveurs ici...
00:46Donc les abattages, il pourra y avoir des abattages encore.
00:49Madame la ministre, c'est important, les éleveurs sont en train de vous regarder là en direct.
00:52Il pourra donc y avoir encore des abattages ?
00:55Mais je vais vous répondre.
00:59Aujourd'hui, on a un protocole qui est solide et qui fonctionne et qui protège.
01:03J'entends aussi ce que me disent les professionnels de l'élevage ici en Occitanie qui me disent qu'il faut infléchir le protocole.
01:12Ils ont fait plusieurs propositions d'ailleurs.
01:14Il n'y a pas qu'une proposition de changement de protocole.
01:17Il y en a plusieurs.
01:18Nous allons les regarder.
01:20Mais moi, je ne peux pas à ce stade.
01:23C'est la science qui nous dira les choses.
01:23Quel type de proposition, par exemple ?
01:25Moi, je n'ai pas décidé dans mon bureau unilatéralement de ce protocole.
01:33Je me suis appuyée sur une démarche collégiale dans un parlement, le parlement de l'élevage,
01:39qui est composé de professionnels, de syndicats et de scientifiques, de vétérinaires,
01:44de ceux qui connaissent le fonctionnement, la propagation de cette maladie et qui sont en mesure de nous dire
01:49voilà comment on protège au mieux.
01:52Alors, bien sûr, c'est extrêmement exigeant parce que...
01:57Et c'est traumatisant, bien sûr.
01:59Et c'est la raison pour laquelle les éleveurs ici espèrent un autre protocole qui soit moins coûteux en vie animale.
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