00:00Bonjour Patrick Goldstein, que ce soit le masque, tousser dans son coude ou encore se laver les mains,
00:04tout ça ce sont des beaux gestes, c'est l'expression que les ARS partout en France ont décidé d'utiliser
00:09pour cette nouvelle campagne de communication. Pourquoi maintenant ?
00:13Pour coller à l'arrivée des fêtes de fin d'année, un moment où on a le but de se retrouver ?
00:17Ça c'est une excellente question. Bien entendu maintenant parce qu'on est en phase épidémique
00:22et je pense qu'on va en parler un tout petit peu, mais les chiffres sont inquiétants.
00:25Parce que les fêtes de fin d'année arrivent et c'est un moment où on se retrouve en famille,
00:30ou en voyage, que ce soit dans les transports en commun ou ailleurs.
00:32Maintenant, comme vous le dites très justement, cette habitude de gestes barrières,
00:36ces beaux gestes, on pourrait peut-être les avoir toute l'année.
00:38Ces beaux gestes, on va les écouter puisque cette campagne, notamment ces courtes vidéos qui seront diffusées,
00:43ça ressemble à peu près à ça avec...
00:46Beaux gestes, cet hiver, pensons aux gestes barrières.
00:51Campagne qui sert à rappeler que ces gestes barrières c'est avant tout pour les autres,
00:55qu'on doit les adopter pour protéger les autres.
00:56Absolument, absolument, protéger son environnement.
00:59Alors on va toujours parler, bien entendu, des personnes fragiles,
01:02à commencer par les personnes âgées, les seniors.
01:05Grosse prudence avant ces fêtes familiales.
01:08Mais pas seulement, pas seulement, parce que quand vous prenez le bus,
01:12quand vous prenez le métro, quand vous allez prendre un train,
01:14quand vous allez au cinéma, et qu'aujourd'hui on est en phase épidémique,
01:18il se peut que votre voisin, celui avec qui vous allez partager votre siège,
01:22ait une personne sensible.
01:23C'est fait pour les autres.
01:24Ici Nord, il est 7h44, nous sommes en diathèque.
01:28Patrick Goldstein, conseiller médical à l'agence régionale de santé des Hauts-de-France.
01:31Patrick Goldstein, il y a ces gestes barrières.
01:34D'une part, le masque, se laver les mains, tousser dans son coude,
01:37le comportement qu'on doit adopter au quotidien.
01:39Et la vaccination, d'autre part, vous dites que les Hauts-de-France sont désormais en phase épidémique
01:42pour la grippe.
01:43Qu'est-ce que cela veut dire concrètement, davantage de gens qu'on voit arriver chez les médecins,
01:47dans les hôpitaux ensuite, avec des formes graves ?
01:49On est vraiment dedans.
01:51On est vraiment dedans, on a une augmentation de la fréquentation des urgences liées à la grippe
01:57qui a doublé en l'espace d'une semaine.
01:59C'est-à-dire qu'on est sur une ligne qui touche à la verticale.
02:03Ça se traduit par une augmentation également des hospitalisations,
02:06également pour les plus fragiles.
02:08Plus 25% d'hospitalisations liées à la grippe aujourd'hui.
02:12Donc il faut se faire vacciner.
02:14Je me permets d'être très emphatique sur cette vaccination,
02:16car il nous reste peu de temps pour que la vaccination soit efficace.
02:20Il faut 10 jours, donc c'est maintenant qu'il faut se faire vacciner.
02:22Fin novembre, 43% des personnes cibles dans la région étaient vaccinées contre la grippe.
02:27Ce public cible, comme on dit, si on peut résumer,
02:30les publics qui sont ciblés, qui reçoivent un bon normalement dans leur boîte aux lettres,
02:34ce sont quel genre de personnes ?
02:36Alors déjà, c'est toutes les personnes qui ont plus de 65 ans, ça c'est clair.
02:40Également tous ceux qui sont fragiles et qui sont repérés comme ayant des problèmes de santé,
02:44alors les maladies chroniques, que ce soit de l'hypertension, de l'insuffisance rénale, cardiaque,
02:49les immunodéprimés bien entendu, mais également les femmes enceintes,
02:53également des enfants qui peuvent présenter des pathologies chroniques.
02:56Tout cela reçoit le bon.
02:58Mais la vaccination n'est pas réservée à ces populations sensibles.
03:0243% pour revenir sur ce public cible, 43% de taux de vaccination, c'est un taux satisfaisant ?
03:08Non, vous allez me dire ?
03:09Non, ça ne l'est pas.
03:10Ça ne peut pas être le seul taux de vaccination.
03:12C'est 100% ?
03:13Dans nos rêves, à nous, les gens qui s'intéressent à la santé publique,
03:16ou à tous les médecins, ou les infirmières, c'est 100%.
03:18Ce qui m'inquiète, ce qui nous inquiète, c'est qu'il y a encore une semaine,
03:23on était à 25% de plus que l'année dernière.
03:25Donc c'était bon.
03:27La campagne de vaccination, cette année, était un succès.
03:29Sauf que, ces derniers jours, elle est en train de s'essouffler.
03:32Et de 25% de plus par rapport à l'année dernière, nous ne sommes plus qu'à 10% de plus.
03:37Donc il faut vraiment, aujourd'hui, réinjecter ce réflexe qui est « allez vous faire vacciner ».
03:41Se faire vacciner contre la grippe, où c'est pris en charge, effectivement, pour le public cible.
03:46Se faire vacciner également pour le coronavirus, vaccination qui est toujours prise en charge à 100% pour tout le monde, là ?
03:51Absolument.
03:52Alors là, c'est vraiment 100% pour tout le monde.
03:54Les taux de vaccination pour le coronavirus, ils sont totalement ridicules aujourd'hui.
04:01On est à moins de 15%.
04:03Donc je me permets de rappeler que l'on peut se faire vacciner à la fois le même jour pour les deux,
04:08et qu'on n'a pas, pour cela, plus d'effets indésirables.
04:11Et taux de vaccination ridicule, c'est le mot que vous avez utilisé.
04:14Comment vous l'expliquez, sachant qu'on a eu cette pandémie, il n'y a pas si longtemps, encore une fois,
04:17c'est parce qu'on a oublié les effets que ça pouvait avoir ?
04:21Oui, je pense. Je pense qu'il y a eu également, malheureusement, un certain nombre de contre-informations,
04:27de refus d'évidence scientifique autour des bienfaits de la vaccination,
04:32et qu'il est grand temps de retrouver un peu de bon sens.
04:34Donc vous conseillez de faire les deux vaccins en même temps, éventuellement.
04:36Et puis la bronchiolite également, l'épidémie que l'on voit arriver également tout souvent à l'automne,
04:42là aussi une situation qui vous inquiète dans la région ?
04:44Absolument. Alors j'ai sorti un petit chiffre, mais j'avais un peu de mal à le retenir de tête.
04:50L'activité est franchement à la hausse dans les services d'urgence, ça représente aujourd'hui,
04:53je parle des services d'urgence pédiatrique, 20% de l'activité des services d'urgence pédiatrique
04:58sont liés à la bronchiolite. Sur ces 20%, il y a 33% des enfants qui vont être hospitalisés.
05:04Non pas obligatoirement en réanimation, mais qui vont devoir être hospitalisés.
05:08Ceci traduit vraiment une pression sur les services d'urgence pédiatrique et les services de pédiatrie
05:14sur une poussée de bronchiolite qui aujourd'hui est très forte.
05:17Donc la bronchiolite, il faut se traiter toute l'année, il y a vraiment des choses qui sont extraordinaires.
05:22Alors il y a le vaccin, ce vaccin pour les femmes enceintes, le dernier trimestre,
05:25qui protège le bébé pendant les six premiers mois.
05:27Il y a également le Befortus, qui est un médicament, rappelons-le, qui n'est pas un vaccin,
05:31mais qui est un médicament qui peut être donné dans les maternités et tous les enfants qui sont nés
05:38après le 1er septembre ont eu cette proposition, enfin les parents qui ont eu cette proposition de Befortus.
05:44Ceux qui sont nés avant peuvent aujourd'hui bénéficier de ce traitement par leur médecin,
05:48par une infirmière, par un professionnel de santé.
05:52Il n'est jamais trop tard pour le faire et il faut absolument le faire.
05:55Donc trois épidémies sous surveillance de l'avance régionale de santé,
05:58la grippe, le coronavirus et la bronchiolite.
06:01Et pour tout cela, il y a les gestes barrières, on en revient à ce qu'on disait au tout début,
06:04puisque ces gestes protègent contre l'ensemble des maladies.
06:07C'est essentiel, c'est absolument essentiel.
06:09C'est bien un panel de gestes quasi citoyens qu'il faut aujourd'hui adopter,
06:14mais le temps joue contre nous.
06:17Faites-le donc en prévision des fêtes de fin d'année,
06:19moment où l'on se réunit, où on voit du monde.
06:21Merci beaucoup Patrick Goldstein d'avoir répondu à nos questions ce matin sur ICI Nord.
06:24Bonne journée.
06:25Merci à vous.
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