00:00Monsieur Sarkozy, monsieur Sarkozy, monsieur Sarkozy, monsieur Sarkozy, monsieur Sarkozy.
00:1221 jours de prison et un livre.
00:15Ce mercredi 10 décembre sort le journal d'un prisonnier de Nicolas Sarkozy
00:18et pour l'occasion l'ancien président organise une tournée de dédicaces partout en France
00:22et il commence par une séance dans la très chic rue de la Ponte dans le 16e arrondissement.
00:26Sur place, il y a énormément de journalistes et une foule de lecteurs qui attendent pour pouvoir rentrer.
00:38Vous vous attendez depuis combien de temps là ?
00:40Depuis 13h30.
00:42Ça fait longtemps, surtout pour le petit.
00:44Ça fait 3h ?
00:45On ne peut pas laisser faire des choses pareilles.
00:49Ce n'est pas digne de la France, ce n'est pas digne de l'image qu'on donne dans le monde.
00:54C'est épouvantable.
00:55Ces ennemis politiques, en France, aujourd'hui, on les met en prison.
00:59Ce n'est pas forcément un signe de bonne santé et de la démocratie, je pense.
01:03J'aimerais tellement qu'il vienne, mais bon, je suis sûre qu'il ne reviendra pas dans la politique,
01:08mais vu l'état de la France, lui aurait pu nous sauver.
01:13En attendant leur tour, on leur a demandé leur avis sur certains extraits qui, nous, nous ont interpellés.
01:17Certains éditorialistes de gauche ont beaucoup glossé sur la comparaison que j'avais avancée entre l'affaire Dreyfus
01:24et la situation que je vivais.
01:27Et pourtant, pour tout observateur impartial et connaissant l'histoire, les concordances étaient stupéfiantes.
01:33La comparaison avec Dreyfus n'est pas exagérée, pour vous, elle est juste ?
01:36Non, pas tellement. En plus de ça, il a quand même des origines juives, donc pourquoi pas ?
01:41C'est vrai que c'est assez puissant, oui, c'est assez fort, et à partir du moment où on s'inscrit dans une injustice, pourquoi pas ?
01:49Là, on parle d'argent, enfin, on parle de, voilà, Dreyfus, c'est plus la vie humaine, quoi. Enfin, pour moi, c'est pas comparable.
01:58Votre voix porte sur l'électorat de la droite populaire. Vous associerez-vous à un quelconque front républicain ?
02:08Ma réponse fut sans ambiguïté non, et de surcroît, je l'assumerai en prenant le moment venu, une position publique sur le sujet.
02:18Marine Le Pen n'est pas comme son père, elle n'est pas d'extrême droite. Ce que je n'aime pas de Marine Le Pen, c'est tout son projet économique et complètement de gauche.
02:25Ça ne me choque pas plus que ça qu'on puisse en parler, puisqu'à gauche, on en parle, donc il ne faudra pas que ça soit tabou d'un côté et pas de l'autre. Est-ce que c'est ce que je veux ? Pas forcément.
02:32Oui, c'est vrai que ça peut surprendre, mais on verra le moment venu pour le choix qui sera le nôtre.
02:39Ça ne vous choque pas plus que ça, j'ai l'impression, quand même.
02:42Disons que pas tant que ça, mais pour autant, quand même un peu, oui.
02:49Parce que c'est encore un petit peu, de mon point de vue, prématuré.
02:53Et pour l'instant, je ne suis pas encore déterminé là-dessus, oui.
02:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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