00:00Un petit indice, à tout de suite.
00:03RTL, Le Monde en Marche.
00:05Le Monde en Marche avec vous, William Galibert. Bonjour William.
00:07Bonjour.
00:08Ce matin, les coulisses d'un scandale qui prend une ampleur mondiale.
00:11Mais comment la vidéo dans laquelle Brigitte Macron insulte des militantes féministes a bien pu se retrouver en ligne ?
00:17Oui, c'est l'histoire d'une vidéo qui devait simplement servir de vitrine people.
00:22Un petit film promo tourné en coulisses par des copains paparazzi et qui s'est transformé en bombe à fragmentation.
00:28Une séquence envoyée machinalement au service vidéo d'une agence de com' balancée en vrac comme on livre une palette de marchandises
00:36sans vérifier ce qu'il y a à l'intérieur des cartons.
00:38Et puis tout d'un coup, badaboom, ça explose simplement parce que personne n'avait tendu l'oreille.
00:44Ce dimanche soir, aux folies bergères, Brigitte Macron est donc là avec sa fille Tiffaine Osière.
00:48Il y a le comédien Harry Habitant mais aussi l'ancien premier ministre Manuel Valls et l'animateur Bernard Montiel.
00:55Les people et le pouvoir, on ne sait pas bien qui observe qui dans ce genre de mondanité.
01:01Et un photographe vidéaste de l'agence Best Image est là.
01:04Il ne se cache pas, sa présence est prévue, tolérée, dîlée.
01:08C'est le journal Le Parisien qui raconte la suite ce matin.
01:11Le photographe fait son boulot, il prend des photos.
01:14Il capte aussi une vingtaine de petites séquences vidéo et il envoie tout à son agence.
01:18Normalement, quand ça concerne Brigitte Macron, attention, c'est la patronne de Best Image qui supervise tout, la sulfureuse Mimi Marchand, très proche de l'épouse du président.
01:28Mais là, elle est absente.
01:30L'agence explique avoir vérifié la qualité des images, des visages, des personnalités filmées mais sans faire attention au son ou à ce qu'il disait.
01:39Cinq vidéos sont vendues à Paris Match, une au magazine Closer et la fameuse au magazine Public qui la publie sur ses réseaux sociaux.
01:49La machine est lancée.
01:50Quand Best Image se rend compte de ce qu'on entend, elle demande le retrait, ce que le magazine Public accepte, ce qui pose d'ailleurs d'autres questions.
01:59Mais enfin, c'est déjà trop tard, la vidéo tourne, tourne et elle n'a pas fini de tourner.
02:05Elle n'a pas fini de tourner parce que le monde entier en parle, William, avec d'ailleurs quelques prises de tête pour traduire les propos de Brigitte Macron.
02:11Oui, ces propos qui ont suffisamment pris d'ampleur pour ne pas que j'ai besoin de les répéter, eh bien beaucoup n'osent même pas non plus les traduire.
02:18Les journaux asiatiques, japonais, coréens mentionnent, je cite, des remarques dénigrantes.
02:23Certaines agences évoquent des sexist slurs, des insultes sexistes mais s'arrêtent là.
02:28Et puis d'autres ont moins de pudeur.
02:30La BBC opte pour Stupid Bitches, le Sun pour la variante Dirty Bitches, Rili Polas de Mierda dans El País.
02:38En Espagne, on comprend l'idée.
02:41Brute Estronse dans La République, le journal italien.
02:43La polémique est aussi devenue en 48 heures un casse-tête de traducteur et un exercice de vocabulaire mondial.
02:50Vous arrivez à mettre une vision pédagogique dans tout ça et linguistique, merci beaucoup.
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