00:00Je vous l'annonce, il est là, c'est le frère de Christophe Glez, Maxime, qui nous attend.
00:05On va rentrer en connexion. Bonsoir, Maxime.
00:09Bonsoir, merci de m'accueillir une deuxième fois.
00:12Désolé de ne pas être à tôt, mais c'était un peu difficile ce soir.
00:16Vous êtes tout excusé. Vendredi dernier, pour votre venue, première venue en l'équipe du soir,
00:21vous nous parliez du procès en première instance en juin dernier.
00:23Lorsque vous aviez appris la condamnation de 7 ans de prison pour votre frère,
00:27vous étiez sidéré. Est-ce que ce soir, c'est une deuxième sidération ?
00:33C'est une deuxième sidération qui est même encore pire que la première parce qu'on avait de bons espoirs.
00:40Et donc là, la réalité nous rattrape et c'est un peu un cauchemar qui continue.
00:46On essaye de se réveiller, mais bon, voilà, c'est sans fin.
00:51Et donc, on va se mobiliser et continuer le combat.
00:54Mais je ne vous cache pas que c'est quand même un peu dur.
00:56Votre maman était aujourd'hui en Algérie, au tribunal, à Tiziouzou.
01:00Comment va-t-elle ce soir ?
01:02Ça a été difficile parce qu'ils ont assisté au procès qui a démarré à 9h du matin
01:08et qui s'est terminé jusqu'à 17h.
01:10Donc ça a été un procès long, périlleux.
01:13Et mon frère, on lui a posé énormément de questions difficiles.
01:18Il en est sorti, grandi, avec des beaux messages.
01:24Il a eu des paroles magnifiques.
01:27Et je tiens aussi à saluer la plaidoirie de ses deux avocats qui a apparemment été extraordinaire.
01:33Donc voilà, on a tout fait pour que ce jugement ne soit pas ainsi.
01:37Mais malheureusement, ça n'a rien fait.
01:39Sur votre maman, est-ce qu'elle a vécu difficilement les réquisitions du procureur
01:43qui demandait 10 ans ferme ?
01:44Je dis quelques extraits qui me sont parvenus.
01:46L'accusé, il parle de votre frère, n'est pas venu en Algérie pour accomplir un travail journalistique,
01:51mais pour commettre un acte hostile.
01:52Comment une mère a vécu ça ? Racontez-nous.
01:56C'était dur.
01:57Je ne vous cache pas que je n'ai pas eu ma mère très longtemps
01:59parce qu'elle était assez bouleversée.
02:04Mais en fait, le plus dur, ça a été aussi la décision.
02:09Et ils ont voulu demander un petit mot à mon frère, avec mon beau-père et sa copine,
02:14qui a été refusé.
02:15Et en fait, ils se sont fait des signes de loin en cœur
02:18pour montrer que le combat continue.
02:21Mais donc voilà, c'est vrai que je pense que ça faisait partie des moments de vie
02:26les plus bouleversants de notre vie pour l'instant.
02:30Maxime, vous l'avez rappelé dans votre première intervention,
02:33les signaux envoyés quelques jours avant ce procès en appel étaient positifs.
02:37Que vous disaient, je veux dire, peut-être le Quai d'Orsay
02:40ou les gens qui vous renseignaient en haut lieu pour être si optimiste.
02:44Qu'est-ce qu'ils vous disaient ?
02:47Il y avait trois choix possibles.
02:49Un acquittement, une peine de prison qu'il avait déjà encourue.
02:53Donc ça veut dire que, par exemple, un an de prison avec cinq mois de ferme.
02:59Donc il aurait pu sortir le 3 décembre ou une peine alourdie ou amoindrie.
03:06Et malheureusement, beaucoup nous disaient que ce seraient les deux premières options.
03:10Et en fait, voilà, il y avait toujours la possibilité que la peine soit recourue.
03:18Mais c'est vrai qu'on a eu beaucoup de, par plusieurs canaux possibles, des discours positifs.
03:23Donc on y croyait, on y a cru.
03:25Et malheureusement, ça ne l'a pas fait.
03:28Donc on voit bien que la situation juridique maintenant est bloquée.
03:34Donc il n'y aura plus qu'un appel diplomatique ou un appel démocratique du peuple ou du foot pour libérer mon frère.
03:41Justement, Maxime, la petite musique qu'on entend, c'est que votre frère pourrait être gracié.
03:45Je dis pourrait être gracié.
03:47C'est du conditionnel par le président Tebboum.
03:50Est-ce qu'on s'accroche pour vous à cela encore ou pas tout de suite ?
03:54Je ne vous le cache pas qu'on n'a pas encore pris la décision parce qu'il y a deux décisions possibles.
04:00C'est le partir en cassation, mais c'est des procédures qui sont longues et un peu dures.
04:06Ou accepter les charges et attendre une grâce présidentielle.
04:10J'ai envie de croire en cette grâce présidentielle.
04:13On n'a pas encore fait le choix.
04:14On va se concerter avec Reporters sans frontières, La Famille et Sopresse.
04:18Mais c'est juste qu'on se fait balader depuis un an et demi.
04:24J'ai envie d'y croire, bien sûr.
04:27On est des éternels optimistes, comme on vous a dit.
04:30De toute façon, ça serait l'issue la plus favorable pour nous.
04:34Mais en tout cas, on ne sait pas sur quel canal appuyer pour libérer mon frère.
04:41Cassation, vous l'avez dit, finalement, c'est une discussion tripartite entre vous, La Famille,
04:45RSF, Reporters sans frontières et Sopresse, c'est-à-dire l'employeur de Christophe.
04:51Comment ça se passe, ces dialogues ?
04:52Vous êtes tous sur la même longueur d'onde ou non ?
04:55Il y a des débats sur notamment les stratégies adoptées d'être, on va dire, un peu plus virulents,
05:01un peu plus directs, offensifs dans sa communication.
05:03Comment ça se passe ?
05:06Là, bien sûr, il y a des...
05:09Il va y avoir une réunion de crise, parce que là, on était tous ensemble dans les bureaux.
05:14Mais il y avait beaucoup aussi de journalistes, donc on n'a pas eu le temps de parler à tête reposée.
05:19Mais on va se voir dans les prochains jours.
05:22Et en tout cas, oui, maintenant, moi qui pensais être un peu dans l'ombre
05:26et d'avoir une politique de tact, de respect,
05:31qui sera toujours là, parce qu'il n'y a pas de raison que ça change.
05:35Mais maintenant, on a envie que la parole se libère encore plus
05:39et que ça devienne un enjeu beaucoup plus fort que ça.
05:43Donc, si je peux me permettre, vous qui avez beaucoup de connexions dans le monde du foot,
05:48si jamais vous connaissez des gens ou des clubs de foot ou des instances assez hautes,
05:53si vous pouvez les appeler de ma part, je vous en serai extrêmement reconnaissant.
05:57– On relèvera, évidemment, votre message, et notamment sur les réseaux sociaux, c'est assez efficace.
06:03Sur le plan politique, j'ai cité le Quai d'Orsay,
06:05je n'ai pas encore cité le plus haut représentant de l'État, c'est Emmanuel Macron.
06:10Est-ce qu'il va rentrer en jeu ? Est-ce qu'il est rentré en jeu ?
06:13Quel a été son rôle, Maxime ?
06:15En tout cas, quelles sont les informations qui vous sont parvenues ?
06:18– En tout cas, actuellement, Emmanuel Macron est en Chine,
06:22donc je pense que ça a été difficile de le joindre.
06:26Mais il va se réunir prochainement, rapidement, sur ce dossier.
06:30Et nous, on sera en alerte et aux aguets disponibles pour un éventuel entretien ou autre.
06:38Mais en tout cas, oui, je pense que la voie diplomatique va être un enjeu primordial.
06:43et j'espère qu'il nous recevra et j'espère qu'il pourra faire quelque chose dans les prochains jours.
06:51– Voilà. Maxime, que l'affaire de votre frère devienne une priorité, on va dire, d'État.
06:56C'est un peu le message, c'est un peu ce soir ce que vous vouliez nous lancer.
07:00– Je pense, oui, parce qu'en fait, on ne voulait pas être au devant de la scène,
07:08mais en fait, on se rend compte que là, on est au pied du mur,
07:10que c'est vraiment un appel, un cri de désespoir, un cri d'amour,
07:16parce que c'est difficile d'être éloigné d'une personne chère aussi longtemps.
07:23Donc, excusez-moi, je suis désolé, mais on fera tout pour combattre
07:33et qu'il revienne le plus vite possible.
07:37– Je vais vous passer Pia Clément.
07:38– Pia, Pia également la petite larmichette, on ne va pas pleurer ce soir.
07:43Vous aviez une question, vous posez la question à Maxime, s'il vous plaît,
07:46je vous en conjure, Pia, merci beaucoup.
07:48– Maxime, je voulais savoir ce que les gens lambda, les Français lambda,
07:51pouvaient faire pour vous aider, parce que je pense qu'il y a beaucoup de gens
07:54qui se posent la question.
07:55Et deuxième question, je sais que la moitié des clubs de Ligue 1 vous ont soutenu,
08:01qu'en est-il du Paris Saint-Germain, qui est le club de cœur de Christophe ?
08:05– Le Paris Saint-Germain, après tant d'années de galères et de combats,
08:11on attend leur soutien.
08:14Et je sais que c'est compliqué justement de se mobiliser,
08:19mais si le PSG pouvait soutenir mon frère et d'autres clubs,
08:23que ce soit l'Olympique de Marseille, l'Olympique Lyonnais,
08:26de rejoindre et même n'importe quel club de foot,
08:29ça nous toucherait énormément.
08:32Et après la deuxième question, excusez-moi, j'ai oublié.
08:34– On peut faire les Français lambda pour vous aider ?
08:38– Eh bien, nous réfléchissons, encore c'est pas calé,
08:41mais je pense qu'il y aura une grande mobilisation à Paris, j'imagine,
08:46voilà, pour libérer cette parole et montrer qu'on en est massif.
08:51Donc peut-être la semaine prochaine, un rassemblement très fort
08:55et de voir du monde autour de cette cause nous fera beaucoup de baume au cœur.
08:59– Maxime, je vais vous apprendre quelque chose.
09:02Il y a eu à un moment un projet d'une journée,
09:04Christophe Gleize en marge d'une journée de championnat.
09:07Et puis donc la Ligue a fait valider ça, évidemment, auprès des autorités,
09:12le Quai d'Orsay, puis le Quai d'Orsay est arrivé après au ministre de l'Intérieur.
09:16La stratégie a été, pour l'instant, on ne dégaine pas cette journée,
09:20puisque tous les clubs, en fait, s'étaient entendus pour organiser une journée.
09:22Donc ce soir, votre appel, je pense, ou en tout cas je l'espère,
09:28ne restera pas sans réponse, puisque cette solution-là,
09:30un peu d'ailleurs comme la tactique familiale que vous employez avec Sopresse et RSF,
09:35c'était de ne pas faire de vagues, peut-être que, voilà,
09:39pour quelques semaines qui suivent, d'organiser une journée.
09:43Christophe Gleize, détenu ce soir en Algérie,
09:46depuis 18 mois et condamné en appel à 7 ans de prison.
09:48Maxime, avez-vous quelque chose à ajouter ou pas ?
09:52Non, merci beaucoup de votre soutien
09:56et je vous souhaite une belle soirée
09:58et Free Gleize, comme on dit.
10:03Oui, hashtag Free Gleize, voilà, c'est le mot d'ordre
10:06qui s'évite, qui fait fleurir sur les réseaux sociaux.
10:08Merci beaucoup, Maxime.
10:10Merci.
10:10Merci.
10:10Merci.
10:11Merci.
10:12Merci.
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