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00:00Vous êtes sur France 24 et vous avez raison, bienvenue dans votre journal de l'Afrique.
00:06A la une ce soir, le coup d'envoi de la campagne présidentielle guinéenne du 28 décembre.
00:12Ils sont neuf candidats dont le président de la transition, Mamadi Doumbia,
00:16mais sans les poids lourds de la politique guinéenne.
00:18Nous irons sur place dès le début de ce journal.
00:21Nous irons aussi au Kenya pour vous parler d'une histoire de David contre Goliath.
00:26Là-bas, les petits producteurs viennent de remporter une victoire décisive contre l'agro-industrie.
00:32Une loi qui les empêchait jusqu'à présent de partager des semences traditionnelles
00:38viennent d'être retoquées par la justice.
00:40Les explications à suivre.
00:43Et puis le football, sport roi en Afrique, s'invite dans une guerre de droits télé.
00:48À un mois de la CAC 2025, les chaînes africaines dénoncent un modèle d'exclusion en ligne de mire.
00:53New World TV, le diffuseur tovolé devenu maître des images.
00:57Mais à quel prix ?
00:59Nous recevons maître Louis Biao, avocat et porte-parole de la New World TV.
01:06On ouvre ce journal par la campagne de présidence,
01:09le lancement de la campagne présidentielle guinéenne prévue le 28 décembre prochain.
01:14À compter de ce samedi, neuf candidats, dont le président de la transition, Mamadi Doumbia,
01:19ont un mois pour convaincre les Guinéens sur leur projet de société.
01:24Dans cette course, aucun poids lourd de la politique guinéenne.
01:27Malik Diakite.
01:29Au centre de cette compétition politique, le chef de la transition, Mamadi Doumbia,
01:34qui affronte huit autres prétendants.
01:36Une course électorale marquée par l'absence de grandes figures traditionnelles de la scène politique guinéenne.
01:42Les principaux leaders politiques du pays, eux, n'ont pas été autorisés à conquérir.
01:47Un élément qui suscite critiques et interrogations dans une partie de l'opinion.
01:52Sur le terrain, l'ambiance est encore morose.
01:55Seuls quelques soutiens du chef de la transition font des parades dans la ville.
02:00Dans une déclaration, des leaders d'opinion appellent à une campagne apaisée.
02:06À tous les Guinéens, chacun de vous, nous ne voulons plus que le sang verse dans notre pays pour la politique.
02:13Nous ne voulons plus qu'un enfant se blesse ici, pendant la campagne.
02:20Nous ne voulons pas voir l'épiné brûler dans notre capitale, ni dans une région,
02:25parce que vous êtes content ou vous êtes mécontent.
02:28Pendant un mois, le pays vivra au rythme des beatings, des caravanes et des promesses électorales.
02:33Reste à savoir si cette élection très attendue marquera le début d'une nouvelle étape politique pour la Guinée.
02:41On passe au Cameroun après la confirmation de l'exil en Gambie d'Issa Chiroma Bakari.
02:48L'ancien candidat à la présidentielle, qui revendique toujours sa victoire à l'élection du 12 octobre dernier,
02:53a décidé de lancer ce dimanche ce qu'il appelle les régionales, en écho aux élections régionales,
02:58ainsi qu'un appel à trois jours de villes mortes sur tout le territoire.
03:02Un appel qui a peu de chances d'être suivi selon le gouvernement Ayahoundé.
03:05La correspondance de Marcel Amoko.
03:07Depuis son exil gambien, Issa Chiroma Bakari continue de contester la victoire de Paul Bia
03:13lors de l'élection présidentielle du 12 octobre dernier,
03:17désormais interdit de toute activité politique par ses hôtes.
03:21C'est sa porte-parole qui vient d'annoncer ce qu'elle appelle les régionales du peuple,
03:25où les Camerounais de l'intérieur et de l'étranger sont appelés à s'exprimer
03:30et à voter en ligne, en écho aux élections régionales qui vont se tenir ce dimanche 30 novembre 2025.
03:36Dans la foulée, Maître Alice Kaum annonce également trois jours de villes mortes
03:40sur toute l'étendue du territoire national.
03:43À compter de ce même dimanche, une stratégie de contestation
03:47dont l'efficacité reste à démontrer, selon le politologue Stéphane Akkoa.
03:51Il y a désormais une distance qui n'est pas seulement géographique,
03:54mais qui peut être aussi de l'ordre politique entre M. Chiroma et ceux qui l'ont soutenu
03:59et qui ont massivement manifesté après le scrutin d'octobre dernier.
04:04Est-ce que ces mots d'ordre-là seront entendus ? Est-ce qu'ils seront suivis ?
04:08Cela reste une grande question.
04:10La crise post-électorale parfois violente, qui a suivi la proclamation des résultats
04:15par le Conseil constitutionnel le 27 octobre dernier,
04:18donnant Paul Biavenker avec 53,66% des voix,
04:22contre 35,19% pour Issa Chiroma Bakary,
04:26a officiellement fait une vingtaine de morts,
04:28selon le ministre Camerounet de l'administration territoriale.
04:31Une quarantaine, selon l'ONU, des dizaines de personnes ont également été arrêtées.
04:36Les enquêtes se poursuivent pour déterminer leurs responsabilités,
04:40selon Paul Aperenchi.
04:41Les enquêtes en cours détermineront le sort qui sera réservé à tous les partis politiques
04:50et d'autres associations et sous-traitants
04:55qui ont soutenu le plan insurrectionnel contre l'ordre établi.
05:00Après la victoire de Paul Bialor de l'élection présidentielle du 12 octobre dernier,
05:05qui a vu le président Camerounais rempilé pour un huitième mandat de sept ans,
05:09les Camerounais sont appelés aux urnes de ce dimanche
05:12pour des élections régionales avant les municipales et les législatives prévues l'année prochaine.
05:18Direction le Kenya où les petits agriculteurs viennent de remporter une victoire décisive
05:25contre l'agro-industrie.
05:27En effet, une loi de 2012 sur les semences qui obligeait les fermiers kenyans
05:31à utiliser les graines certifiées par les autorités
05:34au détriment de leur variété traditionnelle
05:37vient tout juste d'être jugée inconstitutionnelle.
05:40Clémence Valère.
05:41Une décision saluée comme une victoire majeure pour la souveraineté alimentaire
05:50et l'agriculture paysanne.
05:52Jeudi, la justice kenyane a invalidé certaines dispositions de la loi
05:56sur les semences et les variétés végétales
05:58qui interdisaient aux agriculteurs de conserver et partager leurs semences.
06:02Dans son jugement, la Cour a estimé que certains articles de la loi
06:05favorisaient trop les intérêts des grandes entreprises
06:08au détriment des droits des fermiers.
06:12En effet, elles accordaient des droits de propriété étendus
06:17aux sélectionneurs de plantes
06:19sans que les agriculteurs ne bénéficient de droits correspondants.
06:25La loi prévoyait des amendes lourdes
06:27et jusqu'à deux ans de prison pour l'utilisation de semences non certifiées,
06:32criminalisant ainsi la pratique traditionnelle
06:34consistant à conserver et à partager les semences indigènes
06:38transmises de génération en génération.
06:40La décision survient, après trois ans de bataille judiciaire,
06:44un soulagement pour les agriculteurs.
06:46Nous devons lutter pour notre souveraineté alimentaire.
06:50Les semences sont l'une des sources de cette souveraineté alimentaire.
06:54Ce sera un soulagement pour nous, les agriculteurs,
06:57car nous allons planter des semences qui nous sont familières,
07:00dont nous connaissons l'origine,
07:01qui résistent à la sécheresse
07:03et qui font partie de notre patrimoine depuis de nombreuses années.
07:08Les plaignants et les ONG estiment que la protection des semences paysannes
07:12est aussi une question de biodiversité,
07:14car un grand nombre de variétés autochtones ont quasi disparu du paysage,
07:19au profit de semences commerciales coûteuses.
07:21On passe à notre focus de ce samedi soir
07:25et on s'intéresse à la grande bataille autour des droits de diffusion
07:28de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations.
07:31À un mois du coup d'envoi au Maroc,
07:33des chaînes publiques et privées africaines tirent la sonnette d'alarme.
07:36Elle est indigne d'avoir un accès limité aux compétitions,
07:39pourtant suivie par des millions d'Africains,
07:41au cœur de la controverse New World TV,
07:43un groupe basé à Lomé, détenteur des droits exclusifs sur plus de 46 pays,
07:48entre accusations d'injustice, enjeux de cohésion sociale, logique commerciale,
07:53où est l'équilibre ?
07:54Merci à Maître Louis Biao d'être dans le Journal de l'Afrique.
07:57Merci de nous répondre.
07:59Merci pour votre invitation.
08:00Alors dites-nous, pourquoi les chaînes africaines publiques
08:03dénoncent un modèle injuste et que leur répondez-vous ?
08:07Les chaînes nationales qui ont acquis les droits en sous-licence auprès du New World TV
08:13ont en New World TV un allié, en réalité.
08:18Alors ce que j'ai cru comprendre, c'est qu'elles se battent pour faire des demandes précises auprès de la CAF
08:26qui déterminent le nombre de matchs distribués en clair.
08:30Donc 32 versus plus, quoi.
08:3232 versus 52.
08:34Oui.
08:35Pourquoi cela ?
08:36Il faut savoir que les droits TV ont deux aspects.
08:42Il y a un aspect de diffusion en clair, ce qui remplit un rôle social,
08:47et puis un rôle commercial.
08:51Il faut le dire, même si nous sommes, je dois le dire, du côté des chaînes nationales diffusant en clair,
08:58eh bien il y a une réalité économique qui veut que les ayants droit, en l'occurrence la CAF,
09:06puissent récupérer suffisamment de moyens,
09:08non seulement pour financer l'organisation d'une telle compétition qui exerce beaucoup d'argent,
09:17et aussi pour le soutien des fédérations nationales de football.
09:22Donc en clair, si elles veulent plus de matchs, il faut qu'elles payent plus.
09:25Ben oui, absolument.
09:27Mais souvent, elles n'ont pas beaucoup de moyens, puisque elles sont des moyens publics.
09:30Et donc, les ayants droit se retournent vers les diffusants payants,
09:38qui eux ont la possibilité de commercialiser beaucoup plus abondamment,
09:42et récupérer un peu d'argent pour...
09:43Alors, en clair, enfin, pour être très transparent,
09:48combien de matchs seront accessibles gratuitement dans ces pays-là ?
09:5232 matchs.
09:5332 matchs.
09:54Donc s'ils veulent plus, il faut que les diffuseurs payent plus.
09:58Comment vous expliquez, par exemple, il y a un problème de distribution de New World TV,
10:03parce que ceux qui voudraient...
10:04Parce qu'en clair, vous, vous avez acquis les droits de ces matchs-là sur plus de 46 pays,
10:10sauf que New World TV n'est pas accessible dans 46 pays.
10:14Votre distribution, et d'ailleurs, vous avez un problème de concurrence directe avec Canal+,
10:18qui a des bouquets sur lesquels vous n'êtes pas diffusé, pour être très clair.
10:22Donc ça veut dire que concrètement, les gens qui voudraient passer par vous pour vous regarder,
10:27même en payant, ils ne peuvent pas, parce que vous n'êtes pas accessible dans tous les pays.
10:30Alors, je pense qu'il y a une confusion.
10:34New World TV a une activité duale.
10:38La distribution de ces chaînes payantes et la distribution de droits en clair.
10:45Oui, ça c'est sûr.
10:46Parce que, et il faut dire que c'est une particularité de New World TV,
10:50puisque les plateformes payantes, qui est New World TV, n'ont pas l'habitude de le faire.
10:56Nous, on a souhaité distribuer en clair pour les chaînes, et en payant.
11:02Et ce qui est en cause, ce sont les 32 matchs que les chaînes free to air,
11:11donc les chaînes diffusant en clair, ont droit pour cette édition.
11:16Oui, ça, on a déjà abordé ce côté-là sur les fautes dire.
11:18Je parle des autres.
11:19Ceux qui auraient les moyens, par exemple, de payer un abonnement supplémentaire
11:24pour pouvoir payer, pour regarder les matchs, qui ne sont pas dans le bouquet des 32.
11:28Clairement.
11:29Ils ne pourraient pas, parce que vous, vous n'êtes pas acceptable dans tous les pays.
11:31La distribution.
11:33Nous sommes accessibles dans tous les pays.
11:35Ah, ben non, monsieur, vous n'êtes pas distribué dans tous les pays.
11:37Oui.
11:38Non, mais nous sommes distribués.
11:39Vous parlez de quel pays, par exemple ?
11:41Ben, plein de pays.
11:42Non, non, vous allez au Cameroun.
11:43Au Sénégal, non.
11:45Au Sénégal, vous avez nos opérateurs, il y a Sonatel, qui distribue nos chaînes.
11:52C'est vrai que la distribution payante est multiforme.
11:56Ça peut être avec des box, donc des décodeurs, ou en OTT, ou par d'autres moyens.
12:03Donc, il faut prendre des moyens de distribution supplémentaires.
12:07Il faut chercher, il faut aller trouver nos distributeurs locaux dans tous les pays.
12:12Nous sommes distribués dans tous les pays.
12:13Alors, ce qui est en cause ici, en réalité, ce sont les droits pour la diffusion en clair.
12:19Nous, en 2023, la CAF avait donné que 28 matchs.
12:25Et nous nous sommes battus pour cette édition.
12:27En avoir plus.
12:27De toute façon, en avoir plus.
12:29Et donc, c'est pour ça que je vous dis que New OTT est en réalité un allié des fritoires.
12:36Et malheureusement, je pense qu'il y a une confusion.
12:39Et c'est la CAF.
12:40Nous, on a effectivement une licence exclusive.
12:42On doit distribuer sous l'approbation, avec l'approbation de la CAF.
12:47Mais on ne peut pas faire n'importe quoi non plus.
12:48Nous, s'il ne s'agissait que de New OTT, nous donnerons tous les matchs.
12:53Mais nous nous battons au fur et à mesure pour augmenter le nombre de matchs distribués en clair.
12:59Alors, je vous dis, New OTT est un allié des chaînes fritoires.
13:04Et elles ont pu l'observer lors du séminaire qui a été organisé les 21 et 22 novembre dernier à Lomé.
13:15D'accord.
13:16Très bien.
13:16On vous entend, c'était votre explication.
13:19Merci d'être venu, Maître Lubiao, sur le journal de l'Afrique, justement, pour parler de cette question très importante pour nos spectateurs,
13:27évidemment, de la retransmission des droits télé de la Cannes.
13:30Merci beaucoup.
13:32C'est ainsi que nous refermons le journal de l'Afrique.
13:34Merci à tous ceux qui nous ont suivis partout dans le monde.
13:36Et en particulier ce soir, de Lomé à Conakry, en passant par Nairobi.
13:39Restez avec nous, car l'actualité continue sur France 1 4.
13:42Merci.
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