Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Toujours avec Antonin André et Victor Rérault, la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale sur les liens supposés entre certains partis et des réseaux islamistes
00:10lancés par les Républicains à convoquer Jean-Luc Mélenchon le 2 décembre.
00:15Manifestement, il avait piscine Jean-Luc Mélenchon, il n'a reçu aucune convocation d'après son entourage.
00:21Mais enfin Raphaël Steinville, vous avez peut-être des informations mon cher Antonin André.
00:25Raphaël Steinville nous disait tout à l'heure qu'il avait eu, je ne sais plus qui à l'Assemblée Nationale,
00:31mais qu'il lui disait qu'il avait bien reçu cette convocation, Jean-Luc Mélenchon.
00:35Alors, qui dit vrai, qui dit faux ?
00:37Avec Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, on est dans un grand théâtre, donc il y a toujours un peu de dramaturgie.
00:44Se présentera-t-il devant cette commission d'enquête ?
00:46Est-ce qu'il a le choix ?
00:47Alors, en principe, devant une commission d'enquête, vous devez vous rendre.
00:50Vous n'avez pas le choix, vous devez répondre à une commission d'enquête parlementaire,
00:53même éventuellement par visio, en prétextant de ne pas pouvoir vous déplacer.
00:58C'est ce qu'avaient fait un certain nombre d'interlocuteurs devant d'autres commissions d'enquête.
01:02Mais ce serait intéressant de l'entendre Jean-Luc Mélenchon.
01:04Alors après, je vous dirais que le dossier à charge, à mon avis, est assez fourni,
01:12mais on aurait tort de penser que Jean-Luc Mélenchon puisse se faire piéger dans une telle commission d'enquête,
01:17parce que c'est un bretteur et un réteur tellement habile que, probablement,
01:21il serait capable même de retourner cette commission d'enquête à son avantage.
01:25Mais c'est sûr que c'est un sujet sur lequel on a hâte d'entendre les insoumis en particulier,
01:31qui depuis plusieurs années maintenant sont clairement sur un positionnement extrêmement clientéliste,
01:36extrêmement complaisant avec l'islam et l'islamisme en particulier,
01:40et qui nécessitent effectivement qu'il y ait une forme de mise à jour, j'allais vous dire,
01:45publique, pour que l'on puisse éventuellement, que les citoyens puissent éventuellement sortir de cette espèce de posture
01:52qui est matinée de bons sentiments d'universalisme, qui n'en est pas du tout aujourd'hui.
01:57Victor Hérault, vous en attendez quelque chose, vous, de cette commission ?
02:00Je suis assez d'accord avec Antonin.
02:02Je pense que Jean-Luc Mélenchon ne se laissera pas prendre les pieds dans le tapis sur ce coup-là.
02:06J'en suis aussi certain. En revanche, je serais très exigeant vis-à-vis de ceux qui vont mener cette commission d'enquête.
02:11Parce que c'est une occasion unique, très importante.
02:15Il s'agirait de ne pas louper l'occasion, comment dire, de mener à bien cette commission d'enquête.
02:22Le fait de jouer sur les mots entre islam, islamisme, entre, comment dire,
02:26tout un tas de choses qui pourraient porter préjudice ou mettre en doute les conclusions de cette commission d'enquête,
02:33il faudrait éviter tout cela.
02:34Donc il faudrait vraiment bien bosser le sujet.
02:35Il faudrait vraiment, évidemment, se douter que Jean-Luc Mélenchon sera malin et éminemment politique,
02:42comme on sait qu'il l'est, et savoir, comment dire, lui poser des questions
02:45qui lui éviteront de tourner autour du pot, de botter en touche,
02:50de renvoyer la balle à celui qui pose la question.
02:53Parce qu'il s'agit là quand même, dans une époque où on n'arrête pas de parler d'arc républicain
02:56et de partis qui sont sortis de l'arc républicain,
02:58là il s'agit quand même de voir s'il y a un entrisme islamique
03:01au sein même des partis politiques qui nous représentent à l'Assemblée nationale.
03:04Je veux dire, c'est un sujet qui est éminemment grave.
03:07Donc si la commission d'enquête n'arrive pas à aboutir à quelque chose
03:09parce que les questions ont été mal posées ou l'entretien mal mené,
03:12franchement, là j'en voudrais énormément à ceux qui l'ont conduit.
03:15Mais à quoi doit-on s'attendre en termes d'issues ?
03:18Il n'y a pas vraiment d'issues à part une forme de transparence, vous le disiez, Antoinette.
03:21Si vous avez des faits, il peut y avoir des faits délictueux ou des faits qui tombent sous le coup de la justice
03:28qui peuvent être mis au jour et à ce moment-là, le procureur de la République peut s'en saisir
03:32et ça peut déboucher sur des enquêtes.
03:34Ça n'est pas nécessairement, rappelez-vous de l'affaire Benalla,
03:37la commission d'enquête du Sénat avait fait un boulot assez remarquable
03:40et il s'en était suivi ensuite des procédures judiciaires qui avaient abouti.
03:43Et d'ailleurs, pour revenir sur ce que disait Victor,
03:47j'aurais été davantage rassuré si c'était le Sénat qui avait tenu cette commission d'enquête
03:50parce que les commissions d'enquête du Sénat sont d'expérience,
03:53beaucoup plus rigoureuses, extrêmement redoutables,
03:56aussi dépassionnées parce que c'est un cadre dans lequel
03:58l'esclandre et les effets de banche ont moins prise.
04:03Peut-être ça aurait été une assurance supplémentaire, que ce soit le Sénat qui s'en charge.
04:06Les députés vont le faire, je souscris à ce que dit Victor,
04:09espérons qu'ils fassent leur travail de façon rigoureuse parce que l'enjeu est assez important.
04:13Je voulais vous faire réagir aussi à ces derniers développements à Marseille.
04:18On se souvient qu'il y a une semaine, 6 000 personnes se sont rassemblées
04:21pour dire non au narcotrafic et en la mémoire de Médie Kessassi,
04:25le frère d'un militant anti-narcotrafic assassiné à Marseille.
04:29Et aujourd'hui, la découverte du corps carbonisé d'un adolescent de 15 ans dans les quartiers nord.
04:35J'en ai parlé dans la rédaction, on me dit « bah oui, mais malheureusement c'est banal ».
04:40Ah oui, on s'est habitué.
04:40Mais alors non, mais 15 ans c'est pas possible en fait.
04:43Il y a eu 24 morts en 2024 des règlements de comptes à Marseille.
04:46Cette année, les autorités publiques...
04:4816 nous dit l'AFP depuis le début de l'année.
04:51Alors oui, de septembre, 16 je crois que c'était un chiffre de septembre.
04:54Oui.
04:54Les autorités publiques ne tiennent pas de façon précise, sans doute à dessein, le décompte de ces morts.
05:01Non mais déjà qu'il y a un doute, vous vous rendez compte ?
05:03Oui, on ne s'y habitue, on ne s'y habitue pas.
05:04Ce qui est sûr, c'est que face au narcotrafic, malheureusement, la mobilisation de manifestations,
05:11l'émotion légitime des familles n'est d'aucune prise.
05:14La seule réponse, et je ne suis pas un partisan à tout craint de la répression et de l'ordre répressif,
05:23néanmoins je ne vois pas d'autres réponses que d'avoir des réponses d'ampleur.
05:26Alors il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites en la matière.
05:29La volonté de Gérald Darmanin ne peut pas être mise en doute,
05:32ni d'ailleurs de celle des ministres intérieures qui se sont succédées.
05:35Mais je pense qu'il faut qu'on mette encore des moyens supplémentaires
05:39et que la répression soit plus sévère, notamment par des coopérations internationales,
05:43notamment par la saisie et la capacité à saisir les avoirs financiers
05:46et à paralyser financièrement ces organisations qui sont aujourd'hui aussi puissantes que des États.
05:53Et malheureusement, jusqu'à présent, nous n'avons que des signes du fait que notre front recule,
06:00puisque aujourd'hui vous avez des villes moyennes, des villes dans des régions rurales
06:04qui sont gangrénées par le narcotrafic.
06:06Tout ça est assez alarmant.
06:07Et là, Jean-Antonin, il y a 15 jours, c'était un enfant de 12 ans qui a été blessé grièvement,
06:14il a 15 ans quand même, ça c'était pas le cas avant quand même, Victor Héros.
06:19J'ai envie de vous dire, toute la classe politique, dans son unanimité,
06:25dit je vais trouver un remède, on va trouver le bon remède.
06:27Moi je veux bien, mais avant le remède, c'est le diagnostic qu'il faut faire.
06:30La classe politique n'est pas du tout au niveau sur le diagnostic.
06:33On n'arrête pas de répéter qu'il y a un problème dans les quartiers de Marseille,
06:35comme dans d'autres villes d'ailleurs.
06:36Problème de pauvreté, c'est vrai.
06:39Problème probablement d'éducation, d'abandon des parents, etc.
06:41C'est vrai aussi.
06:43Problème de l'immigration absolument jamais évoqué.
06:45Jamais.
06:46Jamais.
06:46La DZ mafia, DZ, c'est Dezaïr, c'est l'Algérie.
06:49Le clan Yoda, c'est le Maroc.
06:51Le clan des blacks, c'est les Comores.
06:52Vous vous souvenez que le rapporteur du projet de loi qui était avec nous,
06:55vous lui avez posé la question, il ne savait pas ce qu'était la DZ.
06:57Que veut dire DZ ? Il ne savait pas ce que ça voulait dire.
06:59Quand le rapporteur de la loi narcotrafic ne sait pas que DZ veut dire Algérie,
07:03la DZ mafia, ce n'est pas anecdotique.
07:04C'est simple, c'est le premier groupe de narcotrafic de France.
07:06C'est celui qui a chassé le clan Yoda et le clan des blacks,
07:09puisque c'est des groupes qui se font la guerre entre les guerres du territoire.
07:12C'est quand même choquant.
07:15Aveuglement, par peur d'employer des mots qui pourraient choquer,
07:18c'est le cas d'ailleurs du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
07:20qui dit, je refuse de faire le lien entre l'immigration et l'insécurité,
07:23ou le narcotrafic.
07:24Et qui, dans le même temps, dans un entretien pour Valeurs Actuelles,
07:27n'exclut pas non plus, en tous les cas, dit que l'État fait tout pour qu'on n'arrive pas...
07:30C'est pas le seul, vous avez vu, complément d'enquête.
07:32Alors ça, ne me lancez pas là-dessus, parce que ça, c'est une supercherie incroyable,
07:36mais qui se repose sur une seule étude de quatre exemples.
07:38Enfin bref, bon.
07:39Mais Laurent Nunez lui-même, dans un entretien pour Valeurs Actuelles,
07:42explique que l'État fait tout pour ne pas aller vers un scénario de la mocro-mafia,
07:46c'est-à-dire la mafia marocaine aux Pays-Bas,
07:49mafia qui a pris un pouvoir,
07:50enfin, si vous voulez, c'est ce qui va nous arriver dans dix ans si on ne fait rien.
07:54C'est-à-dire qu'il y a un pouvoir de pression sur la presse, sur la police,
07:57sur les magistrats et sur les politiques, qui est ahurissant.
08:00Là, c'est la vraie mafia.
08:02Si on ne fait rien, mais si on ne fait pas donc le bon diagnostic en amont,
08:05on n'arrivera jamais à régler cette question-là.
08:07Moi, je veux bien qu'on dise qu'il faille taper sur le consommateur,
08:09ou alors de l'autre côté, qu'on dise qu'il faille légaliser, etc.
08:12Tant qu'on ne voit pas le sujet migratoire qui est au milieu de tout cela,
08:14quand on ne voit pas que ces groupes de narcotrafiquants
08:16et de toute cette population se rattachent davantage à des pays étrangers,
08:20et dont les têtes sont d'ailleurs dans des pays étrangers,
08:22souvent dans des paradis, puisqu'on n'ira jamais les chercher,
08:24c'est parce qu'il n'y a eu aucune coopération avec la France,
08:25on ne règlera pas le problème.
08:27Rappelez-vous la mafia corse dans les années de la French Connection,
08:30la mafia corse et marseillaise,
08:32elle était extrêmement puissante également,
08:33et ça n'avait pas grand-chose à voir avec sa nationalité.
08:36Et les Corses trouvaient refuge en Afrique la plupart du temps, c'est vrai.
08:38Donc de la même façon, c'est davantage peut-être vers des États
08:41qui sont trop complaisants qu'il faut effectivement se tourner
08:44et qu'il faut faire collaborer.
08:47Le fait est que de toute façon, vous l'avez dit,
08:49il y a certains pays aujourd'hui où des ministres sont mis sous protection policière,
08:54y compris les ministres de la Justice et de l'Intérieur,
08:56c'est dire à quel point ce problème est aujourd'hui un problème majeur,
08:59dont la mesure n'est pas prise.
09:01On est forcé de le constater,
09:02je m'inquiète pour les candidats aux municipales à Marseille.
09:05Franchement je me dis, on n'est pas là,
09:06si ça se trouve, il peut y avoir un drame.
09:07Il peut y avoir, si ce n'est un drame en tout cas,
09:11une influence et la volonté de peser de ces narcos sur les élections.
09:14Vous avez vu déjà, ils attendaient 100 000 personnes la semaine dernière dans la rue,
09:17on a eu 6 000, beaucoup pensent qu'il y avait de la peur.
09:20La peur a gagné.
09:22Une peur de s'afficher.
09:23D'ailleurs, on a vite compris, l'État a vite compris,
09:25que l'assassinat de Médie Kessassi
09:27n'était pas une alerte lancée ou une menace envoyée à Amine Kessassi,
09:31mais plutôt directement à l'État, à Gérald Darmanin,
09:34à Laurent Nunez et aux candidats aux municipales de Marseille,
09:36et en disant, ne vous mêlez pas de nos affaires, laissez-nous faire.
09:39Et d'ailleurs, on entre vraiment dans une histoire de narco-État,
09:41lorsque, si vous voulez, il y a la carotte et le bâton,
09:44c'est-à-dire lorsque les narco-groupes,
09:46non seulement assassinent, si jamais on va trop loin sur leur territoire,
09:48mais en plus, de l'autre côté, établissent un nouvel ordre social.
09:51En arrosant les familles, on avait vu, à la rentrée scolaire,
09:54en offrant des aides, etc.
09:55Je parlais des gens dans le Sud-Est, à Toulon,
09:58qui me disaient, mais il y a du racket, des commerçants,
10:01et bon, bon an, mal an, on accepte, parce que...
10:04Non, mais vraiment.
10:04C'est la mafia.
10:06Et que ça fonctionne comme ça,
10:08et il y a une paix sociale, il faut la paix.
10:11D'une part, et puis ensuite, le risque,
10:12c'est qu'une partie de la population n'aille pas non voir la police
10:14ou la justice française,
10:15mais aille voir directement les narcotrafiqueurs, la mafia,
10:17les sauver leur social,
10:18protégez-moi s'il vous plaît.
10:20Non, mais alors, mon cher Antonin,
10:23je vous arrête, parce qu'on a reçu
10:24l'un des plus grands spécialistes
10:26de cette question du narcotrafique,
10:28un commissaire, Jean-François Garraud,
10:30qui a écrit un livre chez Fayard,
10:32et qui m'expliquait qu'il n'y avait pas de mafia en France.
10:35Ah bah là, on est dans un système...
10:36Non, mais attendez, il a écrit un bouquin de 500 pages,
10:39il est quand même spécialiste de la question,
10:41il m'a dit, non, on n'est pas dans le paradis.
10:42Il a parlé de la difficulté à faire du diagnostic,
10:43probablement que ce monsieur...
10:44Non, mais ce monsieur m'expliquait que déjà,
10:46la première qualité de la mafia,
10:48si on peut dire, la qualité caractéristique,
10:50de la mafia, c'est la discrétion.
10:53Oui, ce sont des codes...
10:54Ah, quand vous regardez le film de Francis Ford Coppola,
10:56ça commence sur un grand mariage,
10:58avec force, musique, musicien,
11:01et on vient tous voir le pari,
11:03et on vient tous voir le pari pour régler les problèmes.
11:04Ils sont tous fusillés dans la rue.
11:05Et puis, il y a des codes d'honneur dans la mafia,
11:07ce qui ne semble pas être le cas.
11:09Mais c'est possible.
11:09On peut l'appeler comme on veut,
11:10si vous voulez, peut-être que l'appellation mafia
11:12ne convient qu'aux Siciliens et aux Italiens,
11:14mais la réalité que ça recouvre...
11:17Oui, oui, je cherche même mon annonce,
11:19parce que je l'ai rangé avant,
11:20si je ne l'ai rangé avant l'heure,
11:21et je me suis en train de le faire engueuler par Esteva.
11:23Dans un instant, le journal de Maëlle Laurent,
11:27a suivi de la météo.
11:28Bon, ben non, mais merci Antonin,
11:29mais mon annonce, je ne l'ai plus.
11:30Et puis, on se retrouve évidemment l'an semaine prochaine,
11:32avec Stéphanie Dumuru,
11:33pour ces deux heures d'actualité.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations