00:00Merci de nous rejoindre dans Europe, un soir, week-end, j'accueille, alors pour l'instant c'est mon débatteur de la première heure,
00:05le deuxième est coincé dans les bouchons et la pluie parisienne, c'est bien ça, bonsoir Raphaël Steinville.
00:12Bonsoir Stéphanie.
00:12Bon vous n'étiez pas loin, étiez au JDD, quelques petits étages de là, on accueillera tout à l'heure Elliot Maman, chroniqueur politique,
00:21en tout cas on est ravi de vous avoir ce soir, directeur adjoint de la rédaction du JDD, Raphaël Steinville.
00:27Depuis plusieurs mois, le procédé se répète, demande d'interdiction, pression en tout genre et même menace de mort,
00:35quand des représentants de gauche cherchent à faire disparaître tout simplement une organisation philanthropique pour un supposé engagement politique à droite.
00:43Bonsoir Stanislas Billaud-Lockner.
00:46Bonsoir.
00:46Vous êtes cofondateur de la nuit du bien commun, Stanislas Billaud-Lockner.
00:51Alors pour les auditeurs qui ne vous connaîtraient pas déjà, qui êtes-vous, que fait votre fonds de dotation, puisque c'est ainsi que ça s'appelle ?
01:01Écoutez, moi je ne suis qu'un modeste entrepreneur, mais j'ai eu la chance de m'entourer de dirigeants d'entreprise il y a une dizaine d'années,
01:06en leur disant écoutez, on aimerait lancer un événement qui rassemble des dirigeants et plus largement des donateurs,
01:12des personnes qui ont des moyens financiers, et leur présenter des associations qu'on aimerait sélectionner avec des super critères,
01:18des critères d'efficacité, d'impact, d'engagement territorial et autres, et faire en sorte que le temps d'une soirée, les uns donnent leur argent aux autres.
01:26Et en fait, on a fait ça il y a 10 ans, en 2017 la première fois, il y a 8 ans, et on a levé dès la première édition plus de 500 000 euros,
01:32avec 600 personnes qui sont venues soutenir une dizaine d'associations dans une ambiance extraordinaire.
01:38Et depuis, on a démultiplié ça partout en France.
01:40Et des gens qui viennent de tous horizons, j'imagine des donateurs qui viennent de partout ?
01:45Alors il n'y avait évidemment aucun critère de sélection, puisque l'idée c'était que les gens viennent sur le site internet et puissent s'inscrire,
01:51et on avait des donateurs, et on a encore des donateurs de tous bords idéologiques, politiques, de toutes convictions,
01:57d'autant qu'on aide tout type d'associations sur toutes les thématiques de l'intérêt général.
02:00Donc en fait, il y a autant de sensibilités que de personnes, et on permettait à chacun de retrouver des causes qui lui tenaient à cœur.
02:06– Quels sont justement les critères, Stanislas Bio de Lochner, pour aider ces associations ?
02:12J'imagine qu'il y a quand même un examen poussé des dossiers avant de leur donner des fonds. Comment vous faites ?
02:18– Tout à fait, en fait, on a une responsabilité, c'est de s'assurer que l'argent des donateurs est bien utilisé.
02:23On a distribué près de 30 millions d'euros en 10 ans, donc heureusement qu'on sélectionne bien les assets.
02:27Et on passe par des critères d'efficacité, de s'assurer qu'il y a une équipe qui est sérieuse,
02:31que les comptes sont bien tenus, et qu'il y a un minimum de coût de structure.
02:36On essaie d'aider des associations qui dépensent peu et ont un fort impact.
02:39– Oui, alors dans quelques instants d'ailleurs, on en entendra l'une d'entre elles, l'association Solentiel,
02:45puisqu'on aura son fondateur. Mais avant, j'aimerais revenir sur ces menaces que vous avez reçues.
02:50Vous avez d'ailleurs, vous écoutez, entendu ici et dans le studio d'Europe 1, il y a plusieurs mois,
02:56vous nous aviez parlé de ces menaces que vous subissiez.
02:58– Où en êtes-vous de ces campagnes de dénigrement ?
03:01– Écoutez, les campagnes de dénigrement continuent.
03:05On a en fait une petite frange des soulèvements de la Terre,
03:08qui est un mouvement ultra-radical, qui est là pour généralement faire un peu de dégâts sur le terrain.
03:12C'est des radicaux de l'extrême-gauche.
03:14Et en fait, ils ont cru, à un moment donné, qu'on avait un programme politique
03:18derrière la nuit du bien commun.
03:20Et on a fini par leur montrer que tout était faux.
03:22On a prouvé que toutes leurs allégations étaient non-fondées, infondées.
03:26Mais malheureusement, j'ai entendu de la bouche d'un de leurs leaders, d'ailleurs, figurez-vous.
03:30La phrase m'a un peu glacé le sang.
03:31Il m'a dit, écoutez, on a compris qu'on s'était trombé de cible.
03:34En revanche, vous êtes un tel outil pour mobiliser nos troupes et mettre le bazar sur le terrain
03:38qu'on va continuer, on ne peut pas reculer.
03:40Et alors là, je me suis dit, bon, il a l'hérité de me montrer qu'il n'est pas honnête.
03:45C'est toujours ça de pris.
03:46Voilà, donc on essaie de se dépatouiller de ça.
03:48La bonne nouvelle quand même, c'est que la générosité continue.
03:50Et ce qui est fascinant, c'est quand vous êtes dans la salle, on fait des événements partout en France.
03:54On en a le 4 décembre aux Folies Bergères.
03:57Il y a 1500 personnes qui vont crier de doigts dans un grand théâtre parisien, les Folies Bergères, pour donner de l'argent.
04:02Et puis à 300 mètres de là, on aura 1500 personnes qui auront envie de casser des choses et d'attaquer nos CRS.
04:08Ce sera deux salles, deux ambiances, on va dire.
04:09Alors quand même, Stanislas Billaud-Lockner, vous nous dites, bon, on continue, mais vous en avez souffert de ces boycotts.
04:16J'ai lu que même la mairie de Marseille s'y était mise.
04:19Ça ne s'est pas qu'arrêté à ces soulèvements de la terre.
04:21On vous met clairement des bâtons dans les roues.
04:24On nous met des bâtons dans les roues parce qu'en fait, il y a des petits enjeux politiques en ce moment.
04:28Il ne vous aura pas échappé que les municipales arrivent.
04:30Et dans ce contexte, évidemment, chaque maire est obligée de se positionner face à sa frange la plus radicale.
04:34Et donc, une partie des maires des villes qui nous recevaient ont fait une tribune pour dire que nous étions des gens pas bien.
04:41Et à l'inverse, une vingtaine d'autres maires et de sénateurs nous ont soutenus, sénateurs centristes pour la plupart.
04:47Et en fait, il se trouve qu'on se sert de nous comme un outil de combat politique dont on ne veut surtout pas entendre parler.
04:53La bonne nouvelle, je vous le redis, c'est que quand même, les salles sont pleines, l'ambiance est géniale et les associations sont soutenues.
04:58Le vrai malheur quand même, c'est que la pression est telle que certaines associations abandonnent.
05:04En fait, en disant que je ne peux pas être lauréat.
05:06Voilà, ça c'est terrible.
05:08Donc on a des associations qui disent, je vais peut-être mourir du fait de ne pas avoir votre argent,
05:11mais j'ai tellement peur des radicaux que je ne peux pas aller dans la...
05:14Oui, et puis c'est un manque à gagner, il y a peut-être moins de donateurs aussi.
05:19Alors on a perdu quelques donateurs au début.
05:21Je pense que ça a aussi créé un essai de contrebalancier, parce que beaucoup se disent, mais on ne peut pas laisser faire un truc pareil.
05:27Et donc moi j'ai vu des donateurs venir dans certaines de nos soirées, et ce sera le cas le 4 décembre prochain à Paris.
05:31Des gens qui nous écrivent en disant, écoutez, je ne pensais pas venir, je ne vous connaissais pas.
05:35Mais c'est tellement scandaleux, je vais venir vous donner ne serait-ce que 50 euros, ou certains 5 000.
05:39Et ça c'est une bonne nouvelle, parce que ça prouve qu'il y a une solidarité qui est supérieure au conflit.
05:43Alors Stanislas Biot de Lochner, j'en arrive à la question que les auditeurs doivent se poser.
05:47S'ils nous écoutent peut-être dans les bouchons, comme Eliott Mamann,
05:50ce qu'ils croiseront peut-être dans les rues de Paris, on le salue Eliott.
05:55Qu'est-ce qu'on vous reproche concrètement ?
05:57Je vous laisse l'expliquer, puisqu'on en avait déjà parlé ensemble, mais vous l'expliquerez mieux que moi.
06:02Oui, initialement, on nous a reproché, et ça c'était déjà un fondé,
06:07mais à la limite il y avait un semblant de vérité dans leur tête,
06:09c'est qu'on nous a dit, écoutez, vous avez été cofondé par Pierre-Edouard Sterrin,
06:13milliardaire qui commence à être assez connu,
06:14qui a à la fois m'a aidé à lancer cet événement, la nuit du bien commun,
06:19et puis qui, quelques années plus tard, six ans plus tard, a lancé une initiative qui est politique.
06:23Et donc les gens ont dit, si tu as été soutenu il y a huit ans par l'un,
06:26ça veut dire que tu es en accord avec l'autre.
06:28Et moi je leur ai répondu, je ne suis ni en accord ni en désaccord,
06:31mais ça ne me regarde pas ce que fait Pierre-Edouard Sterrin,
06:34et d'ailleurs je ne le reproche rien.
06:36Mais de fait, la nuit du bien commun est indépendante, a pris son envol depuis bien longtemps,
06:40et donc on a réussi à prouver, à travers un certain nombre d'interviews et autres,
06:44que les accusations étaient infondées.
06:47Et donc j'espérais que ça s'arrêterait là.
06:48Et en fait, ce que je vous ai dit, c'est que les militants étant ce qu'ils sont,
06:51ils nous ont dit les yeux dans les yeux, écoutez, on continuera,
06:54parce que vous êtes un outil pour nous, un outil politique.
06:56Ça c'est incroyable.
06:58Ça c'est incroyable.
06:59Raphaël Sterville.
07:00Oui, vous rappeliez que les nuits, les soirées du bien commun existaient depuis 2017.
07:05Quel était vraiment l'élément déclencheur qui fait que,
07:08alors que pendant des années, ces soirées philanthropiques ont pu se tenir 100 heures,
07:12il y a eu tout d'un coup cette avalanche de menaces,
07:15et parfois même de menaces physiques.
07:19Écoutez, c'est vrai que pendant 7 ans, on a été évidemment totalement épargné.
07:23De toute façon, on ne pouvait rien nous reprocher,
07:24à part de donner de l'argent à des gens qui en avaient besoin,
07:26donc c'est compliqué de nous critiquer là-dessus.
07:28Donc à part un ou deux articles de certains médias très très politisés
07:32qui regrettaient que nous soutenions des affins,
07:34ce qui était pour certaines d'ADN catholiques,
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