- il y a 8 heures
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Il y a un autre ras-le-bol des Français, et notamment du côté de Marseille.
00:05Imaginez travailler dans ces conditions, juste en bas de votre lieu de travail.
00:09Des échanges de tirs, des affrontements entre bandes rivales, des trafiquants de drogue.
00:13C'est dans ce climat que venaient travailler les salariés du site Orange à Marseille.
00:17Depuis ce matin, c'en est trop. La direction a décidé de fermer temporairement ses locaux.
00:22Reportage sur place avec Florian Porras.
00:24Ils étaient encore près de 1000 salariés à travailler derrière ces murs hier.
00:30Mais aujourd'hui, et pour au moins deux semaines, le site d'Orange dans le 3e arrondissement de Marseille est fermé.
00:36Dans un communiqué, la CFDT du groupe pointe le narcotrafic.
00:40Mardi, il y a eu une bande qui a poursuivi un gars avec un club de golf pour lui fracasser la tête.
00:46On a été confinés.
00:47Mercredi, autres rixes, pareil, entre midi et deux,
00:51ils se sont réfugiés dans le parking que loue en ce moment Orange pour nous.
00:55En fait, il y a 70 places.
00:56Et hier jeudi, donc 3e jour de suite, là c'était des échanges de tirs.
01:00Donc c'est allé en montant.
01:02Mais la version des autorités est différente.
01:05Tout en affirmant ne pas minimiser l'insécurité dans le quartier,
01:08la préfète de police déléguée dément tout lien avec le trafic de drogue.
01:12La police s'est rendue sur place.
01:15Elle n'a absolument rien constaté.
01:17Pas de rixes, pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de traces de sang.
01:23Nous avons visionné évidemment les images.
01:25Là aussi, nous n'avons aucune image nous permettant de montrer qu'il y a eu des rixes durant ces derniers jours.
01:31De son côté, la mairie de Marseille appelle l'État à augmenter les capacités de la police pour mieux sécuriser le quartier.
01:37Il faut leur donner beaucoup plus de moyens.
01:39Et donc ce que nous disons, nous, c'est que désormais, il faut plus de moyens, plus d'effectifs, plus de moyens matériels et humains à la police nationale pour éradiquer définitivement ces points de deal.
01:48Afin de rassurer les effectifs d'Orange, les patrouilles de police vont être accentuées.
01:53Les salariés, eux, sont invités à télétravailler ou à se rendre sur d'autres sites du groupe le temps de la fermeture de leurs locaux.
02:00Et pour en parler, on est rejoint notamment par Sophia Nabou-Béquer.
02:03Bonsoir.
02:04La présidente de l'Union des métiers de la sécurité.
02:06On est aussi avec Bruno Bartosetti.
02:08Bonsoir.
02:10Secrétaire national chargé de la zone sud du syndicat Unité.
02:13Merci d'être avec nous.
02:14Première question peut-être.
02:16Pour ceux qui ne connaissent pas le 3e arrondissement de Marseille, est-ce que c'est un quartier réputé pour son insécurité grandissante ?
02:26Oui, bonsoir.
02:28Écoutez, le 3e arrondissement est un arrondissement très touché par des problèmes d'insécurité, de pauvreté.
02:36Je crois que le 3e arrondissement est un quartier certainement le plus pauvre de France.
02:44Donc forcément, ça engendre des difficultés.
02:46Lorsqu'on est dans le quartier Saint-Moron, pas très loin de Félix-Piat, on sait très bien qu'on est concerné par tout ce qui est trafic.
02:54Alors ça peut être des points de diable, de stupes, mais ça peut être aussi des points de contrebande de cigarettes, de cachet, d'extasie.
03:03Vous voyez, c'est vraiment un sujet très préoccupant, bien sûr pour Marseille et pour la police.
03:10Et le quartier Saint-Moron, forcément, entraîne des difficultés.
03:15Je veux dire, par là que si les salariés de la société Orange ont décidé, ou si la société Orange a décidé de ne pas finalement envoyer des salariés dans ce secteur,
03:29ce n'est pas par hasard, ce n'est pas une volonté, à ma connaissance, ce n'est pas une volonté politique, c'est une volonté sécuritaire.
03:35Et c'est vrai qu'on a de grosses difficultés, il peut y avoir des problèmes sécuritaires, il peut y avoir aussi un climat, un sentiment d'insécurité.
03:44Et ça, on ne peut pas le nier, c'est une réalité.
03:48Mais alors, M. Bartosetti, ça veut dire que pour vous, c'est la meilleure solution de quitter les lieux et de ne plus pouvoir travailler sur place.
03:56Il n'y a rien à faire contre cette insécurité sur le court terme, en tout cas.
04:01Non, je n'ai pas dit ça. Je ne comprenais la position de ces salariés comme je comprends la position de la population qui en a ras-le-bol.
04:09Nous, notre travail, c'est d'occuper le terrain avec les moyens qu'on a. Et les moyens qu'on a sont insuffisants.
04:14Vous savez, Marseille, je l'ai déjà dit, je crois, à votre antenne, est une très très grande ville.
04:19C'est en matière de superficie, c'est cinq fois Lyon, c'est deux fois et demi Paris.
04:22Et on parle toujours d'effectifs et les effectifs de la police nationale sont largement insuffisants.
04:29Pourquoi ? Parce qu'on doit comprendre que ce n'est pas un ratio population-police.
04:35Il y a un ratio population-police, certes, lorsqu'on est dans ce calcul,
04:40mais c'est aussi en fonction du nombre de délits, de crimes, en fonction de la superficie à couvrir.
04:45Et aujourd'hui, même si les policiers font leur travail, si mes collègues font leur travail,
04:50et s'ils occupent au mieux le terrain, je dis bien au mieux le terrain, ça reste insuffisant.
04:55C'est-à-dire que pour nous, bien évidemment, on peut aller dans ces quartiers,
05:00mais est-ce qu'on y va suffisamment ? C'est sûr que c'est insuffisant.
05:05Je rappelle également que pas très loin, nous avons un commissariat de police à Félix Piat.
05:09Mais à partir du moment où il y a un commissariat de police ouvert,
05:12est-ce que pour autant les effectifs sont à l'extérieur ?
05:15Non, il peut se passer n'importe quoi.
05:17Donc on ne peut pas se rassurer seulement avec des commissariats dans les secteurs.
05:21Il faut impérativement occuper le terrain de policiers, mais aussi peut-être,
05:25peut-être que la municipalité, même si elle fait beaucoup d'efforts,
05:28doit aussi jouer son rôle en occupant le terrain, en encourageant les entreprises à rester sur place.
05:33Mais là, le sujet m'échappe un peu, ça devient un sujet politique.
05:38En tout cas, pour nous, policiers nationaux, sans effectifs,
05:41on ne pourra pas quadriller Marseille et les endroits très sensibles,
05:45comme justement ce quartier très proche de Félix Piat,
05:48qui est un point très, très sensible à Marseille en matière de narcotrafic.
05:54Merci beaucoup, M. Barto Setti, d'avoir été avec nous.
05:58Sophia Naboubecker, qu'est-ce que vous dites quand vous voyez cette décision
06:01qui est prise par la direction d'Orange ?
06:04Est-ce que vous dites qu'il y a peut-être d'autres entreprises qui vont suivre le pas aussi
06:09et se dire, en fait, nos salariés ne sont plus en sécurité dans certains quartiers,
06:14notamment dans cet arrondissement de Marseille ?
06:16Ce qu'il faut d'abord rappeler, c'est qu'un employeur est responsable de la sécurité de ses salariés.
06:20Et donc, à partir du moment où il y a une problématique de sécurité des salariés,
06:23c'est le Code du travail qu'il prévaut, une problématique de sécurité pour ses salariés,
06:27l'employeur doit prendre toutes les mesures pour pouvoir mettre ses salariés en sécurité.
06:30– Mais ça veut dire que c'est très grave d'en arriver à ce point-là, de dire à ses salariés
06:34« vous ne pouvez plus travailler en toute sécurité », c'est qu'on a atteint un niveau…
06:38– Effectivement, et puis après, Orange est une grande entreprise,
06:42il y a un certain nombre de syndicats, il y a des représentants du personnel
06:44qui, vraisemblablement, ont alerté à de nombreuses reprises
06:47sur la situation spécifique de ce site et de cet établissement,
06:51qui est situé dans l'un des quartiers les plus pauvres d'Europe.
06:53Le troisième arrondissement de Marseille, c'est l'un des quartiers les plus pauvres d'Europe.
06:57Donc, qui cristallise aussi un certain nombre de problématiques de dénoncance.
07:01Donc, un, oui, forcément, quand il y a un problème de sécurité,
07:04l'employeur doit prendre les mesures, sinon c'est sa responsabilité à lui, y compris pénale.
07:08– Patrick Vignal, vous connaissez bien Marseille, notamment ce troisième arrondissement.
07:10– Moi, ça tombe très bien, Bruno Bartoschetti, j'ai travaillé avec lui
07:14sur une émission, police, justice, prison, et j'étais avec lui à Marseille,
07:19j'ai fait que Marseille, j'ai fait les quartiers les plus compliqués.
07:21Il faut faire la guerre au narcotrafic.
07:24Ils ont des moyens, ils ont des ressources, et donc, qu'est-ce qu'ils font là ?
07:28En fait, l'idée, c'est qu'il n'y ait plus d'entreprise.
07:31L'idée, c'est de faire un ghetto pour qu'ils puissent vendre leurs drogues.
07:34Et donc, Madame, c'est à la fois de la police, de la justice, de la prévention.
07:39Aujourd'hui, le vrai débat que nous avons, c'est pour ça que ça me met un peu en colère
07:42de voir ce bac à sable de l'Assemblée, alors qu'aujourd'hui, on est envahi.
07:47Tous les territoires, venez avec moi dans le rural, tous les territoires.
07:51Vous dites qu'on est envahi par ce type de situation, envahi par le narcotrafic.
07:56Le narcotrafic, c'est 8 milliards.
07:58Écoutez, je vous donnais un autre exemple, parce que moi, j'aime la politique par la preuve.
08:02Je suis dans un quartier, je ne vais pas le citer pour le stigmatiser,
08:05mais j'y vais mardi rencontrer la responsable d'unité.
08:09J'ai rencontré des gamins, ils étaient 6, entre 12 et 16 ans.
08:13D'accord ? C'est des gamins qui gagnent 200 euros par jour.
08:17Il y en a un de 12 ans qui me dit à moi, monsieur Vignel, pour 500 euros, je vous fume.
08:22C'est ce que ça veut dire, je vous fume ?
08:24J'ai une petite idée.
08:2512 ans, 12 ans le gamin.
08:27Et ils me disent, mais nous, notre rêve, c'est se marier avec une influenceuse et vivre à Dubaï.
08:32On a une génération qui rouille au bas des immeubles, qui est perdue.
08:36Et nous, qu'est-ce qu'on doit faire ?
08:38Alors, je ne sais pas, la sécurité privée, c'est important aussi.
08:41L'éducation, la prévention, c'est important.
08:44Et après, la fermeté.
08:45C'est des hordes de gamins qui sont embrigadés avec force.
08:50J'ai un autre exemple aussi, dans un immeubles à Marseille,
08:52où la personne qui louait son appartement, elle est au dernier étage,
08:57descend de deux policiers, les délinquants frappent, elle n'ouvre pas.
09:01Le lendemain, ils y ont brûlé la voiture, ils ont dit, la prochaine fois,
09:03tu n'ouvres pas, on te viole ta fille.
09:05Voilà où on a né.
09:06Donc ça veut dire que ce sont des quartiers qui ont été abandonnés eux-mêmes.
09:11Je voudrais juste poser la question à Stéphane Ravier.
09:14Bonsoir, sénateur d'hiver droite des Bouches-du-Rhône.
09:17Bonsoir.
09:18Est-ce que vous êtes d'accord avec Patrick Vignel quand il dit que la France,
09:22en règle générale, est envahie par le narcotrafic ?
09:25Là, à Marseille, dans ce troisième arrondissement,
09:27comment est-ce qu'on en arrive à cette situation-là ?
09:30À Marseille, dans le troisième arrondissement, et pas seulement dans le troisième arrondissement,
09:36comme cela a été dit, désormais partout sur le territoire,
09:39si le narcotrafic s'est développé, c'est parce qu'on a nié la réalité.
09:44On n'a pas voulu voir.
09:46On a considéré que fumer un joint, ce n'était pas si grave,
09:49et qu'un gramme de coq, ça pouvait être festif.
09:51Il y avait tout un cadre, un environnement autour de la drogue
09:56qui n'a pas voulu prendre en compte la réalité de ce qu'était la consommation,
10:01ses conséquences sur la santé publique et ses conséquences en matière de trafic,
10:05l'argent que ça allait générer, les sommes considérables,
10:07et donc les appétits que ça allait développer,
10:10des appétits qui ont conduit depuis à des assassinats par dizaines à Marseille,
10:16avec plus de 50 assassinats par règlement de compte en 2023,
10:21en raison de la guerre des gangs pour le contrôle des points de stup.
10:26Et c'est ce qui se passe à nouveau dans le troisième arrondissement.
10:30Je rappelle qu'il y a 48 heures...
10:35Le micro de Stéphane Ravier a coupé.
10:41Peut-être une réaction au Roar Malval.
10:44C'est vrai qu'il disait qu'on a nié la réalité.
10:48Donc il pointe directement le gouvernement.
10:51Je pense qu'il pointe...
10:52Stéphane Ravier a été élu RN et aujourd'hui,
10:56on sait aussi que localement,
10:57on est à la veille d'une campagne municipale à Marseille.
11:00Je pense que Stéphane Ravier pointe des responsabilités multiples,
11:03qu'elles soient celles du gouvernement ou de la mairie
11:06ou de la municipalité de Marseille.
11:08Mais de toute façon, je pense qu'aujourd'hui,
11:11sans faire justement de la politique,
11:13je pense qu'on peut s'accorder sur le fait
11:14qu'effectivement, il y a beaucoup de quartiers
11:16et partout en France qui ont été laissés à l'abandon.
11:20Et quelles que soient, je dirais, les étiquettes politiques,
11:23ce n'est pas quelque chose qui relèverait particulièrement du laxisme.
11:27D'ailleurs, Marseille a été longtemps dirigée par un maire de droite,
11:30Jean-Hugodin,
11:31donc la situation ne date pas de la municipalité de Benoît Payan.
11:35Pour vous, il n'y a pas de question de laxisme ?
11:38Non, je ne mets pas ce débat-là.
11:40Je ne sais pas sur ce terrain-là que je le porte.
11:41Par contre, effectivement, ce qui est intéressant de voir avec ce site d'Orange,
11:45il a été implanté, ce quartier, ce troisième arrondissement,
11:48et ce qu'on considère à Marseille comme étant la frontière,
11:51en fait, le sud des quartiers nord.
11:53Au-dessus, justement, ce sont les autres arrondissements.
11:56Et c'est un quartier qui n'est pas très loin,
11:58notamment des terrasses du port,
12:00qui est le centre commercial qui borde le rivage,
12:04comme on le voit sur la carte.
12:05Donc, en fait, ce quartier-là, il devait être entièrement requalifié
12:09dans le cadre d'un projet qui s'appelle Euro-Méditerranée.
12:12Et effectivement, l'installation,
12:14le regroupement de plusieurs sites d'Orange sur ce site
12:17était un petit peu une première pierre,
12:19parce que quand on va se balader là-bas,
12:21effectivement, le fait d'avoir le site d'Orange,
12:23ça tranche avec ce qu'il y a dans le reste du quartier,
12:25c'est-à-dire des petits snacks.
12:26Et c'était aussi pour mettre cette fameuse mixité
12:29qui est souvent vantée,
12:30sauf que cette mixité, elle ne se décrète pas.
12:33Il faut aussi aller jusqu'au bout de la démarche,
12:35effectivement, faire en sorte que tout le quartier autour
12:37ne ressemble pas à un no-man's land
12:39et qu'il ne soit pas livré, justement, au dealer.
12:42On voit certaines inscriptions sur le...
12:44D'accord, donc on n'est pas allé au bout des choses pour vous.
12:46Je pense qu'on n'est pas allé au bout des choses, tout à fait.
12:49Et j'ajouterais juste, par contre,
12:51que ça, ça a souvent été,
12:53depuis l'installation de ce site
12:54et depuis le regroupement des activités,
12:57il y a aussi des enjeux internes à Orange
13:00qui n'ont, pour certains,
13:01et notamment des syndicats qui donnent aujourd'hui de la voie,
13:04qui n'ont jamais voulu s'installer sur ce site
13:05et qui se battent depuis très longtemps
13:08pour que Orange en parte.
13:10Donc, je ne pense pas que ce fait-là
13:12doit totalement être exclu,
13:14bien justement, du mouvement d'Orange.
13:16C'est assez rare qu'un site décide comme ça
13:19de fermer ses portes pour une directrice en route
13:20sans prévenir la police avant.
13:21On a retrouvé la connexion avec Stéphane Ravier,
13:24Est-ce que, pour vous, de toute façon,
13:26on allait dans le mur ?
13:28Écoutez, moi, je m'inscris en faux
13:32face à ce mythe
13:34qui voudrait que ces quartiers soient abandonnés.
13:37Ce site d'Orange,
13:38j'y ai travaillé pendant 10 ans.
13:41J'ai cessé mon activité professionnelle en 2014.
13:43Vous voyez, ce n'est pas très vieux.
13:45Et déjà, à l'époque,
13:46il y avait un trafic de cigarettes
13:48et trafic de stupes.
13:49Et lorsque l'on me raconte la belle histoire
13:53que ces quartiers sont abandonnés,
13:55ce n'est pas vrai.
13:57Ce sont les quartiers qui bénéficient le plus,
13:59pour ne pas dire exclusivement,
14:00de la politique de la ville,
14:02qu'on ne retrouve jamais, justement,
14:03dans la ruralité.
14:04Et qui bénéficient donc de toutes les attentions
14:07en matière associative, urbanistique,
14:09emploi.
14:10Je précise que face au site d'Orange,
14:12des immeubles anti ont été détruits,
14:15des nouveaux ont été reconstruits.
14:16Il y a tous les commerces possibles et imaginables.
14:19Il y a un commissariat.
14:20Il y a une station de métro.
14:21Il y a des bus.
14:23Nous sommes non loin des grands centres commerciaux
14:26et de la gare Saint-Charles.
14:27On ne peut pas raconter aux Marseillais
14:30qui vivent à Marseille
14:30que ces quartiers ont été abandonnés.
14:32Ce n'est pas vrai.
14:33L'argent public,
14:34l'argent des contribuables français,
14:36y coulent à flot.
14:37La Cour des comptes a estimé à 100 milliards
14:39le coût de la politique de la ville
14:41depuis une vingtaine d'années
14:42pour un échec évident,
14:44en tout cas évident pour ceux et celles
14:46qui veulent le voir.
14:47Aujourd'hui, vous avez beau transformer le quartier,
14:50il y aura et il y a encore une lutte des territoires
14:52entre la DZ Mafia et la BMF,
14:55pas BFM,
14:57la BMF, la Black Mafia Family.
15:00C'est une lutte de territoire
15:01qui s'opère à Félix Piat.
15:03Comme elle s'est opérée à Belhorizon
15:05où il y a eu un assassinat
15:06il y a à peu près 24 heures,
15:08un jeune homme de 18 ans a donc perdu la vie.
15:11Quoi que vous fassiez en matière sociale,
15:14urbanistique, associative,
15:16eh bien tout démontre que cette politique a échoué.
15:19C'est une véritable politique répressive
15:22et qu'il faut mettre en place.
15:23Une vraie véritable politique répressive.
15:25Or, j'affirme moi aujourd'hui
15:27que cette politique-là n'a jamais eu lieu.
15:29Il y a eu du déclaratif,
15:31la politique de la salive,
15:32mais ça n'est jamais allé vraiment très loin.
15:34Merci beaucoup Stéphane Ravier
15:37d'avoir été avec nous sur BFM TV.
15:40Victor Hérault, vous êtes d'accord avec ça ?
15:42On ne s'est pas vraiment emparé de ce sujet finalement ?
15:44Non mais moi je crois que le sujet
15:46dont il faudrait s'emparer
15:47n'est même pas évoqué autour de ce plateau.
15:49N'est même pas évoqué par M. Ravier.
15:51C'est lequel ?
15:52Je ne crois pas que ce soit un problème unifactoriel.
15:54Il y a sûrement plusieurs facteurs.
15:55Il y a sûrement l'éducation
15:56et sûrement la pauvreté.
15:57Je suis bien d'accord.
15:58L'immigration n'a pas été évoquée
15:59une seule fois là-dedans.
16:00Le lien entre l'immigration et le narcotrafic...
16:02C'est avec quoi Victor Hérault ?
16:04Je vous aime.
16:05Je vous fais une belle déclaration.
16:07Mais je vous amènerai avec moi
16:08à Marseille, à Saint-Étienne, à Lyon.
16:11C'est plus me prendre d'immigration.
16:13Les mecs ça met plein les poches.
16:14Ce n'est pas qu'ils soient arabes, noirs ou français.
16:17C'est qu'il y a tellement d'argent
16:19que c'est plus l'immigration.
16:21Ils sont français ?
16:22La DZ c'est quoi ?
16:24Ils sont français ?
16:25C'est un groupe mafieux.
16:27Non mais les lettres DZ.
16:30Algérie.
16:31Le clan des blacks.
16:32Comores.
16:32Victor, ils ont dépassé ça.
16:34Le clan Yoda, Maroc.
16:35Mocro-Mafia aux Pays-Bas.
16:37Maroc également.
16:37Il y a trop d'argent.
16:38Je ne dis pas que ça se réduit à ça.
16:41Je ne dis pas que ça se réduit à ça.
16:42Pourquoi c'est le seul aspect du problème
16:44qu'on évoque jamais,
16:45alors que c'est probablement
16:46l'un des plus importants ?
16:47Merci beaucoup.
16:48Je suis désolée,
16:50mais c'est la fin de ce débat.
16:51Voilà.
16:52L'invitation est lancée.
16:54Il faut absolument...
16:54Merci beaucoup d'avoir été avec nous
16:56pour évoquer ce sujet.
16:58Merci.
16:58Merci.
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