Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Philippe et Christine Barbier ont témoigné sur CNEWS après avoir décidé de fermer leur brasserie située à Rennes en raison du narcotrafic.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Pour témoigner, j'étais profondément marqué par votre histoire,
00:03puisque aujourd'hui, vous avez été obligé de jeter l'éponge
00:06sans pouvoir revendre votre fonds de commerce.
00:09C'est ça, votre réalité.
00:11Oui, c'est invendable.
00:13C'est impossible de le vendre.
00:15Et non seulement les dealers, mais il y a aussi les consommateurs, les clients,
00:20qui sont récifs.
00:25C'est invivable.
00:26Ce qui s'est passé, effectivement, c'est qu'au début, tout se passait bien.
00:31Et puis ensuite, les dealers se sont installés.
00:33Il y a eu la conquête de ce territoire en face de votre restaurant.
00:37Et cela vous a empêché totalement de travailler.
00:40Voilà cette réalité.
00:41Ça s'est passé en combien de temps ? En 10 ans, donc ?
00:43En 2 ans.
00:45En 2 ans.
00:46Donc la rapidité, c'est incroyable.
00:48Avant, tout se passait bien et en 2 ans, ça s'est dégradé.
00:50Et ça amplifiait après les JO.
00:53C'est après un pic 100%.
00:56C'est impressionnant.
00:58Disons que nous, on n'est plus en capacité d'exploiter notre terrasse, notre restaurant.
01:08Et eux, ils te font savoir que tu n'as plus à être là.
01:13Ça devient leur lieu de travail à eux.
01:17Parce qu'eux, ils parlent de leur affaire comme un véritable travail.
01:23Donc c'est nous qui les dérangeons.
01:27Et ils te le font par jour à travers des regards menaçants, à travers du harcèlement.
01:34C'est-à-dire que nous, on est au sein d'une petite galerie marchande.
01:37Donc ils viennent en scooter, ils viennent en trottinette, ils te frôlent, ils incommodent nos clients.
01:46Entre eux, ils se bagarrent, ils crachent.
01:49Enfin, de façon à te miner, mais chaque jour, chaque jour, chaque jour.
01:55Et leur expression à eux, c'était qu'on était dans le four.
02:00Donc dans leur jargon à eux.
02:03Donc on est au sein de leur...
02:07Nous, on est emprisonnés.
02:11On est dans l'incapacité de travailler correctement,
02:14de faire un chiffre d'affaires qui nous permette d'en vivre.
02:19Mon mari ne prenait plus de salaire depuis un an et demi.
02:23Et on est dans l'incapacité de vendre.
02:26C'est-à-dire que les gens qui viennent...
02:28Donc notre outil de travail en lui-même correspond à des attentes par rapport à la grandeur,
02:34à ce qu'on fait.
02:35Mais seulement l'environnement est complètement dégradé à cause des dealers.
02:41Votre témoignage est totalement édifiant.
02:44Mais est-ce que vous avez alerté les autorités ?
02:46Puisque dans un monde normal, si vous voulez, vous chassez les voyous.
02:49Et les honnêtes gens, eh bien, ils peuvent travailler.
02:51Et c'est comme ça que ça se passe dans la vraie vie, normalement,
02:54ou comme cela se passait.
02:55Qu'est-ce que vous ont dit les autorités, finalement ?
02:57La mairie, la police, je ne sais pas.
03:01On vous a écouté tout à l'heure.
03:02On vous parlait que les élus, je ferme les yeux,
03:05mais nous, on les a prévenus.
03:06Ça fait deux ans qu'on prévient.
03:08On a eu des rendez-vous avec des élus.
03:11Et le final a fini que rien.
03:15Ils n'ont rien apporté.
03:16On leur a dit qu'on allait tout perdre.
03:18Notre fonds de commerce, notre emploi, notre maison, peut-être.
03:23Et personne n'était en sécurité.
03:25Non, tu n'es pas en sécurité.
03:26Des masses de morts, notre salarié, nos clients.
03:28Et la seule réponse qu'on a eue, c'est eux aussi,
03:31ils peuvent se retrouver à la rue du jour au lendemain.
03:33En gros, ce n'est pas, je ne sais pas, ça gêne.
03:34C'est gênant d'en parler.
03:38D'ailleurs, on n'a pas eu un appel depuis.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations