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À LA UNE / SOS centres-villes en détresse
Importé des Etats-Unis depuis une dizaine d'années en France, le « Black Friday » qui suit Thanksgiving est synonyme de journée de promotions importantes dans la majorité des commerces. Selon un sondage Toluna Harris Interactive du 23 novembre 2025, 70 % des Français déclaraient souhaiter profiter de cette journée du dernier vendredi de novembre pour effectuer leurs achats de Noël. Ils envisageraient de dépenser en moyenne 345 euros, une somme en augmentation de 8 % par rapport à 2024. Au total, les dépenses mode des Français ont doublé sur les dix dernières années, passant de 192 millions d'euros en 2015 à 419 millions en 2024, selon les chiffres de Numerator. Mais comment cela impacte-t-il les commerçants des centres-villes ? Déjà concurrencés par les sites de e-commerce, Shein et Temu en tête, les boutiques de proximité semblent perdre du terrain : le taux de commerces vacants dans les centres-villes a doublé en quinze ans pour atteindre 14 % en 2024, selon un rapport « sur l'avenir du commerce de proximité » remis au gouvernement au début du mois de novembre. Si le commerce en ligne représentait 65 milliards d'euros en 2015, il générait 175,3 milliards en 2024. La tendance se confirme pour les plateformes internationales, qui représentent aujourd'hui 22 % des colis livrés par La Poste, contre 5 % en 2020. Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de recul de la consommation des ménages, en baisse de 0,4 % en 2024, et d'une augmentation de la part du revenu disponible épargnée (passée de 14 % en 2019 à 19 % en 2025). Les petits commerces peuvent-ils lutter face à la concurrence des plateformes et des injonctions du "Black Friday" ?
Invités :
- Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d'Oise
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne
- Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation de l'UFC-Que Choisir
Chronique :
« L'expression du jour » : « Black Friday » par Mariette Darrigrand, sémiologue
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Importé des Etats-Unis depuis une dizaine d'années en France, le « Black Friday » qui suit Thanksgiving est synonyme de journée de promotions importantes dans la majorité des commerces. Selon un sondage Toluna Harris Interactive du 23 novembre 2025, 70 % des Français déclaraient souhaiter profiter de cette journée du dernier vendredi de novembre pour effectuer leurs achats de Noël. Ils envisageraient de dépenser en moyenne 345 euros, une somme en augmentation de 8 % par rapport à 2024. Au total, les dépenses mode des Français ont doublé sur les dix dernières années, passant de 192 millions d'euros en 2015 à 419 millions en 2024, selon les chiffres de Numerator. Mais comment cela impacte-t-il les commerçants des centres-villes ? Déjà concurrencés par les sites de e-commerce, Shein et Temu en tête, les boutiques de proximité semblent perdre du terrain : le taux de commerces vacants dans les centres-villes a doublé en quinze ans pour atteindre 14 % en 2024, selon un rapport « sur l'avenir du commerce de proximité » remis au gouvernement au début du mois de novembre. Si le commerce en ligne représentait 65 milliards d'euros en 2015, il générait 175,3 milliards en 2024. La tendance se confirme pour les plateformes internationales, qui représentent aujourd'hui 22 % des colis livrés par La Poste, contre 5 % en 2020. Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de recul de la consommation des ménages, en baisse de 0,4 % en 2024, et d'une augmentation de la part du revenu disponible épargnée (passée de 14 % en 2019 à 19 % en 2025). Les petits commerces peuvent-ils lutter face à la concurrence des plateformes et des injonctions du "Black Friday" ?
Invités :
- Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d'Oise
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne
- Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation de l'UFC-Que Choisir
Chronique :
« L'expression du jour » : « Black Friday » par Mariette Darrigrand, sémiologue
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:02Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP Canal 8.
00:00:28C'est vendredi et comme chaque vendredi, puisque Chaque Voix Compte,
00:00:31c'est à vous que nous donnons la parole ce soir pour une émission consacrée à nos commerces.
00:00:37Black Friday, Internet, plateforme chinoise, comment résister,
00:00:41comment redynamiser nos magasins physiques et nos centres-villes.
00:00:44Vous allez pouvoir poser toutes vos questions à nos trois invités ce soir.
00:00:48Romain Eskenazi, bonsoir.
00:00:50Député socialiste du Val d'Oise.
00:00:52Merci d'être là aux côtés de Sylvain Berrios.
00:00:54Bonsoir.
00:00:55Bonsoir.
00:00:55Député horizon du Val de Marne.
00:00:57Et je salue également Grégory Carré.
00:00:59Bonsoir.
00:01:00Bonsoir.
00:01:00Vous êtes le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir.
00:01:04Merci à tous les trois d'être là et de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public.
00:01:11J'ai autour de moi des commerçants, mais aussi des clients, des consommateurs.
00:01:14Et tous ont beaucoup de questions pour vous et des histoires aussi à vous raconter.
00:01:18Je salue également ce soir Mariette Darygrand, la sémiologue.
00:01:22Bonsoir chère Mariette.
00:01:23Bonsoir.
00:01:23Est-ce qu'il y a un mot qui vous inspire en particulier aujourd'hui ?
00:01:26Bien sûr, vous l'avez prononcé d'ailleurs.
00:01:28Nous sommes le vendredi 28 novembre, c'est le Black Friday.
00:01:31Le Black Friday.
00:01:32Et vous nous raconterez d'où ça vient.
00:01:34Voilà pour le programme de ce soir, a priori, puisque je vous rappelle que cette émission,
00:01:39c'est vous qui allez la faire, c'est pas moi.
00:01:40Donc je compte sur vous.
00:01:42Installez-vous confortablement chez vous.
00:01:43Chaque voix compte.
00:01:44C'est parti.
00:01:52Et c'est vrai que c'est l'un des grands paradoxes du moment.
00:01:55Les Français adorent les commerces de proximité.
00:01:58Ils reconnaissent qu'ils occupent une place essentielle dans la vie de la cité,
00:02:02qu'ils sont là, mais le dynamisme d'une commune est pourtant.
00:02:06Les centres-villes se meurent.
00:02:0814% de rideaux tirés aujourd'hui dans nos villes.
00:02:11Un Français sur deux estime que son centre-ville est en perte de vitesse.
00:02:15Petit tour d'horizon d'abord avec vous, cher public.
00:02:18Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ?
00:02:20Est-ce que vous aussi, vous avez vu le centre de votre ville dépérir ces dernières années ?
00:02:25Qui veut prendre la parole ?
00:02:27Je peux peut-être prendre la parole.
00:02:30Vous êtes Pierre.
00:02:32Exactement.
00:02:32Directeur fondateur de l'association d'élus, centre-ville en mouvement.
00:02:37Et on fait chaque année un sondage avec le CSA sur les attentes des consommateurs de centre-ville.
00:02:47Et ce que vous dites est hyper intéressant parce que même de consommer aujourd'hui est un acte citoyen pour 83% des Français.
00:02:57Et ce qui est intéressant, c'est que 64% des Français considèrent que de faire ses courses alimentaires, il y a un véritable attachement à son centre-ville.
00:03:10Et même 75% des jeunes.
00:03:13C'est important.
00:03:14Ça veut dire que le centre-ville, moi, ça fait 30 ans que je travaille pour le centre-ville.
00:03:18Et on voit que le centre-ville, on nous dit chaque année, ah, il va mourir.
00:03:23Alors avant, c'était la grande distribution, elle est en train de faire périr le centre-ville.
00:03:29Le centre-ville, il y tient toujours.
00:03:31Et aujourd'hui, qui est-ce qu'a le plus de mal avec ces enseignes qui vendent sur Internet ?
00:03:36C'est plutôt les grands groupes qui ont des problèmes.
00:03:39Et la grande distribution de périphéries.
00:03:42Mais il y a aussi des petits commerçants qui souffrent et qui n'arrivent plus à tenir boutique.
00:03:46Et cette réalité, on y est tous confrontés, qu'on soit habitant, client ou commerçant.
00:03:51Et les éliminations de Noël n'éteignent pas cette impression.
00:03:54Illustration ce soir pour commencer.
00:03:56À Saint-Quentin dans l'Aisne, c'est un reportage de Dario Bourgogneau et Nicolas Margeron.
00:04:01Entre les promotions de cette zone commerciale et les boutiques du centre-ville, pour les habitants de Saint-Quentin, le choix est vite fait.
00:04:07Plus centre commercial que dans les petites boutiques.
00:04:08Pourquoi ? Parce que c'est horriblement cher.
00:04:10On n'a plus les moyens comme on l'avait avant.
00:04:13J'ai trois enfants, je suis maman célibataire, donc je cherche sans cesse les bonnes affaires.
00:04:18Je préfère tout à fait acheter en grande surface parce que le prix est beaucoup plus intéressant que dans un magasin de jouets.
00:04:22C'est 30-40 euros le jouet, là j'en ai eu pour 40 euros les trois.
00:04:26Conséquence de nombreuses grilles baissées dans cette artère commerçante de la ville.
00:04:29Ça fait mal au cœur.
00:04:31Parce qu'avant c'était vivant.
00:04:32Les centres commerciaux, je crois qu'ils ont tué beaucoup de choses.
00:04:35Constat partagé par Alain, le gérant de l'une des plus anciennes boutiques de cette rue.
00:04:39J'ai vu plusieurs magasins qui sont fermés autour de moi, même avant Covid.
00:04:4250 ans, c'est une ville assez difficile quand même, je trouve, pour le commerce.
00:04:45Ici, une quarantaine de commerces a fermé ces dix dernières années.
00:04:49C'est un moment de défi permanent.
00:04:51Vous avez eu la fermeture des commerces en 2020-2021 avec la crise du Covid.
00:04:56Vous vous êtes fait l'inflation derrière avec le coût de l'énergie où les gens n'avaient pas beaucoup d'argent.
00:05:01Aujourd'hui, la première concurrence, c'est Internet.
00:05:04C'est Internet, c'est les plateformes.
00:05:05Et pour les aider à rivaliser, la mairie a engagé une manager de commerce.
00:05:09Bon, donc ça y est, la semaine prochaine, prise de poste sur manager de commerce.
00:05:15Oui.
00:05:15Voilà. Bon, tout va bien.
00:05:16Tu es au point sur les premières actions, c'est une période importante.
00:05:20Tout va bien.
00:05:22Les commerçants sont prêts et je suis prête aussi à prendre ce sujet.
00:05:25Sa mission, rendre plus attractives les boutiques du centre-ville.
00:05:28L'idée, c'est vraiment d'accompagner les porteurs de projets et également de travailler à l'année un plan d'animation et de communication dédié au commerce de proximité.
00:05:38Donc ça peut être des campagnes de communication, ça peut être des jeux dans les commerces, un peu comme le font déjà depuis plusieurs années les centres commerciaux.
00:05:45En attendant, certains sont déjà contraints de s'adapter.
00:05:48Quand je vois que les marques que je fais actuellement se mettent en Black Friday, forcément, je suis un peu dans l'obligation de suivre.
00:05:57Parce que sinon, les gens, ils vont acheter forcément ailleurs.
00:06:00Malgré ces réductions, malgré les efforts de la mairie, la lutte reste encore inégale.
00:06:04Et dans les semaines à venir, les centres commerciaux à proximité vont faire le plein.
00:06:09Alors, nous allons essayer d'aborder les problématiques les unes après les autres.
00:06:13Là, cette dame à 51 parlait du fameux Black Friday.
00:06:15Et c'est vrai que ça nous interroge ce soir sur ces périodes de promotion à répétition.
00:06:20On est avec Tina.
00:06:21Alors, Tina, elle n'a pas pu être là parce qu'elle a un commerce à Dunkerque et qu'elle ne voulait pas faire mes boutiques pour être avec nous.
00:06:25Et on la comprend, mais on la remercie d'être quand même là.
00:06:29Bonsoir, Tina.
00:06:29Donc, vous êtes commerçante à Dunkerque.
00:06:31Bon, on devine que vous faites dans la dentelle, n'est-ce pas ?
00:06:34Vous vendez de la lingerie.
00:06:36Est-ce que vous avez organisé un Black Friday aujourd'hui ?
00:06:40Pas du tout.
00:06:41Vous y avez résisté ?
00:06:43Alors, ça fait plusieurs années, effectivement, que cette animation est arrivée en France.
00:06:51Je suis installée depuis 22 ans.
00:06:52C'est quelque chose que je n'ai jamais souhaité faire dans ma boutique parce que, d'abord, la période ne s'y prête pas.
00:07:00Et ensuite, je pense que c'est vraiment un problème pour nous en tant que commerçants du centre-ville, surtout par rapport à la période.
00:07:09En fait, le Black Friday, il vient d'Amérique.
00:07:12En Amérique, ça a un sens parce que, voilà, c'est le lendemain de Thanksgiving.
00:07:15Donc, ça a toute une histoire autour de ça.
00:07:17Chez nous, ça n'a aucun sens.
00:07:20Chez nous, on commence à faire les cadeaux de Noël.
00:07:22Comment expliquer à ma cliente qui est venue hier, qui a acheté les produits, qu'aujourd'hui, ils ne sont plus au même prix ou vice-versa, que demain, ils ne le seront pas non plus ?
00:07:31Donc, moi, je pars sur le principe que je respecte ma clientèle et que, par rapport à ça, je ne peux pas me permettre de pratiquer ce genre de promotion parce qu'aussi, nous, nous avons des marges qui sont extrêmement restreintes.
00:07:45Moi, je pratique ce qu'on appelle des prix de vente conseillés.
00:07:48Et ce qui fait que, si je ne vends pas un minimum de produits avec marge, je ne peux pas payer mes charges, tout simplement.
00:07:57Donc, c'est aussi simple que ça.
00:07:58Alors, il y a sur notre plateau ce soir deux décideurs, deux députés.
00:08:03Quelles questions est-ce que vous voudriez leur poser, Tina ?
00:08:06Écoutez, moi, la première question, effectivement, que je souhaiterais poser, c'est pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, on ne légifère pas par rapport à des sites,
00:08:13que je ne vais pas citer, mais que tout le monde connaît, que ce sont des sites qui, effectivement, nous inondent des produits de très, très mauvaise qualité.
00:08:21Il n'y a pas si longtemps que ça, on a entendu parler de produits qui arrivent sur le territoire, pas via ces plateformes.
00:08:28Et que ce sont des produits, en fait, qui ne apportent rien à l'État.
00:08:31Je veux dire, il n'y a pas de TVA, il n'y a pas d'impôts, il ne paye pas de taxes.
00:08:36Ce sont des produits qui, d'ailleurs, nous coûtent de l'argent parce qu'arrivent à un moment, on sait que c'est de la fast fashion, même de la très, très fast fashion.
00:08:42Donc, qu'arrivent à un moment, ils vont très, très vite se trouver à la poubelle.
00:08:45Donc, du coup, il va falloir que nous, on s'occupe de ces déchets.
00:08:48Et pourquoi est-ce qu'on ne légifère pas là-dessus ?
00:08:51Pourquoi est-ce qu'on accepte finalement d'être inondés par ce genre de produits qui, petit à petit, vont tuer nos commerces ?
00:08:59D'ailleurs, on le voit un petit peu depuis quelques années.
00:09:02Donc, des grandes enseignes, des enseignes françaises qui ont fermé dans les centres-villes.
00:09:07Et aujourd'hui, on continue de laisser inonder, en fait, notre territoire de ces produits-là.
00:09:13Et arrivant, je pense qu'il faudrait légiférer.
00:09:15Quand j'entends, il n'y a pas si longtemps que ça, qu'aujourd'hui, à l'Assemblée, enfin, en tout cas, les pouvoirs publics,
00:09:21aujourd'hui, ils hésitent encore ou ils sont en train de se demander s'il faut mettre 2 euros pour taxer ces produits qui arrivent par paquet.
00:09:30Non, moi, je leur dis qu'il ne faut pas mettre 2 euros, il faut en mettre 30.
00:09:33Je veux dire, arrivé un moment, il faut aussi qu'il y ait une sorte de justice qu'on n'a pas du tout actuellement.
00:09:38Alors, on va donner la parole aux deux députés qui sont avec nous, Sylvain Berrios et Romain Esquenazi.
00:09:42Il y a deux choses dans ce qu'elle vient de dire.
00:09:44Il y a cette fameuse taxe sur les petits colis chinois.
00:09:46Et puis, il y a l'encadrement de ces plateformes.
00:09:48Et Chine, en ce moment, c'est un mot qu'on prononce beaucoup à l'Assemblée nationale et dans ses couloirs.
00:09:53Romain Esquenazi.
00:09:54Oui, écoutez, madame, vous avez parfaitement raison.
00:09:57Moi, j'avais conscience du phénomène, mais je m'en suis rendu compte encore plus en président depuis 6 mois.
00:10:02Une mission d'information sur le contrôle de nos importations et la concurrence déloyale
00:10:06qui rendra son rapport le 10 décembre prochain.
00:10:09En 3 chiffres, c'est 175 millions d'articles qui sont arrivés à Roissy en 2022,
00:10:14410 millions en 2023, 775 millions en 2024.
00:10:18La croissance de ces petits colis est exponentielle.
00:10:21Et je suis allé à Roissy pour voir un contrôle douanier.
00:10:23En une heure, je n'ai pas vu un produit conforme à nos normes et à nos règles.
00:10:27Pas un.
00:10:28C'était soit de la contrefaçon, soit des produits qui peuvent être dangereux,
00:10:31notamment des bijoux avec un taux de plomb supérieur,
00:10:34des textiles qui ne respectent pas du tout nos normes,
00:10:37des jouets avec une fausse norme CE qui peuvent être dangereux pour les enfants.
00:10:40Donc, ça suffit.
00:10:41Je suis parfaitement d'accord avec vous.
00:10:43Je constate que les choses vont dans le bon sens, mais trop lentement.
00:10:46C'est la raison pour laquelle il y aura une résolution transpartisaine
00:10:49qui sera votée dès la semaine prochaine à l'Assemblée nationale
00:10:51pour demander à l'Europe d'aller plus loin dans le DSA,
00:10:55qui est une loi qui contrôle le numérique en Europe.
00:10:56Le Digital Service Act.
00:10:58Exactement.
00:10:58Et d'aller plus loin aussi dans la réforme douanière qui doit arriver
00:11:01avec effectivement une réforme des petits colis,
00:11:03avec la suppression de cette absence de droits de douane
00:11:06pour les colis de moins de 150 euros.
00:11:08Mais je pense qu'il faut qu'on aille plus loin,
00:11:10parce que vous avez parfaitement raison.
00:11:11On inonde le marché de produits qui ne respectent pas les lois,
00:11:15les normes, les règlements qu'on impose pourtant
00:11:17à nos commerçants et à nos producteurs.
00:11:19Sylvain Berrios.
00:11:22Mon collègue a dit à peu près l'essentiel,
00:11:25puisqu'on aura effectivement une disposition transpartisane
00:11:28dans quelques jours.
00:11:30Mais la question qui est devant nous et qui est posée,
00:11:34c'est comment est-ce qu'on fait pour que ceux qui consomment
00:11:37sur ces sites-là reviennent consommer en centre-ville.
00:11:41C'est toute la question de ce soir.
00:11:43C'est la seule question qui vaille en réalité.
00:11:45Et aujourd'hui, vous avez un fait générationnel,
00:11:48vous avez 85% des jeunes de moins de 4 ans
00:11:50qui consomment sur les plateformes.
00:11:54Comment est-ce que c'est un fait générationnel indéluctable
00:11:58ou est-ce qu'on considère que ces jeunes
00:12:01qui consomment aujourd'hui majoritairement sur des sites
00:12:05peuvent revenir dans nos centres-villes ?
00:12:09C'est vraiment la question.
00:12:10Alors, je ne sais pas comment est-ce que le débat va s'opérer,
00:12:13mais là, pour le coup, les collectivités,
00:12:15qu'elles soient les communes, les départements, les métropoles,
00:12:18portent des solutions.
00:12:21Je pense à la métropole du Grand Paris, par exemple,
00:12:23qui porte une solution pour les centres-villes,
00:12:26des portages de luité foncière.
00:12:28On fait quand même pas mal de choses,
00:12:30de rénovation de nos centres-villes.
00:12:31Mais, encore une fois, les cœurs de commerce,
00:12:36les cœurs de villes ont connu des crises au cours du temps.
00:12:40Je vous rappelle que pendant longtemps,
00:12:42on nous a expliqué que les hypermarchés
00:12:43allaient détruire nos centres-villes.
00:12:45Bon, je crois que nos centres-villes ont résisté
00:12:48parce qu'ils se sont adaptés.
00:12:50Comment est-ce qu'on fait pour que Madame
00:12:52puisse résister à cette déferlante de sites ?
00:12:57module le fait qu'il y a quand même des choses inacceptables.
00:13:00C'est tout ce qui est hors normes.
00:13:03C'est-à-dire, toutes ces ventes en ligne
00:13:05qui ne respectent pas les normes de qualité
00:13:07mais qui ne respectent même pas les normes de sécurité primaire.
00:13:11Ça, ça va être sanctionné très durement.
00:13:13Mais, en revanche, on doit se poser la question
00:13:15de savoir comment nos centres-villes
00:13:17peuvent attirer et attirer les plus jeunes.
00:13:21D'ailleurs, ici, il y a quelques...
00:13:23Enfin, je fais offense à personne.
00:13:25Il y a quelques jeunes.
00:13:26C'est intéressant d'avoir pourquoi est-ce que vous allez plus en ligne
00:13:29que dans le centre-ville
00:13:30et qu'est-ce qui vous manque en centre-ville ?
00:13:32Est-ce que quelqu'un veut répondre ?
00:13:34Alors là, pour le coup, je vous invite à prendre le micro
00:13:36si vous vous sentez jeune et visé par Sylvain Berrius.
00:13:43En effet, nos méthodes de consommation ont complètement changé.
00:13:49Le e-commerce, c'est plus confortable.
00:13:52Moi, je n'aime pas trop qu'on me dérange
00:13:53quand j'achète mes habits.
00:13:54Après...
00:13:56Vous vous sentez dérangée par les commerçants
00:13:58quand vous êtes dans une boutique ?
00:13:59C'est-à-dire, on vient nous voir.
00:14:02On ne peut pas forcément prendre le temps.
00:14:03Il y a la pression du panier moyen aussi pour eux.
00:14:06Donc, c'est tout un modèle économique
00:14:08qui est oppressant pour eux et pour nous aussi.
00:14:11Finalement, ça se répercute.
00:14:12Mais à côté de ça,
00:14:14le problème aussi pour moi,
00:14:16c'est plus dans les valeurs éducatives
00:14:18qu'on nous transmet.
00:14:18je commande sur Internet,
00:14:20mais j'ai complètement conscience
00:14:21de ce que je commande.
00:14:23C'est du made in France très souvent.
00:14:26Après, j'ai grandi forcément comme tous les jeunes
00:14:28à 14 ans quand j'ai vu des sites chinois
00:14:30avec des habits à 2 euros.
00:14:31J'ai craqué.
00:14:32Et puis ensuite, il y a eu tous les scandales
00:14:34où on prend conscience.
00:14:35Vous avez pris conscience à ce moment-là ?
00:14:37C'est-à-dire que vous vous rendiez compte,
00:14:38mais même en recevant la marchandise,
00:14:40que ce n'était pas exactement
00:14:41ce que vous aviez commandé peut-être ?
00:14:42Exactement.
00:14:43Et à côté de ça,
00:14:44la question que je me pose en rebondissant,
00:14:47c'est finalement,
00:14:48le problème, ce ne serait peut-être pas nous,
00:14:50mais les valeurs éducatives.
00:14:53Donc nous, on est beaucoup dans l'écologie,
00:14:55dans la conscientisation de tout ça.
00:14:59Et à côté de ça,
00:15:00on a un Black Friday
00:15:00qui n'est pas du tout légiféré.
00:15:03Sur Internet, c'est hyper attirant.
00:15:04On a des moins 70%, des moins 40%
00:15:07pour rebondir sur le documentaire
00:15:09de la jeune femme
00:15:09qui disait qu'elle se sentait obligée
00:15:11de mettre des moins 20% sur les marques.
00:15:14Et en fait, c'est ça qui nous pousse à consommer.
00:15:17Et le problème est finalement,
00:15:19donc comment encadrer ça ?
00:15:21Comment mettre en place peut-être
00:15:22des lois, des directives
00:15:24qui permettraient de limiter ce Black Friday
00:15:26et de mettre en avant les commerçants
00:15:28et de nous pousser, nous aussi,
00:15:30à sortir et à dire
00:15:31que c'est peut-être un peu plus avantageux
00:15:33d'aller dans cette boutique
00:15:34du coin de Maru
00:15:35plutôt que de commander sur Internet ?
00:15:37En fait, question, j'ai envie de la poser d'abord
00:15:38à Grégory Carré de l'UFC Que Choisir.
00:15:42Alors, juste avant de répondre,
00:15:44il y a quand même,
00:15:45sur le constat, c'est inéluctable.
00:15:46C'est-à-dire qu'il y a un taux de vacances
00:15:48qui est en train d'augmenter
00:15:48dans les centres-villes.
00:15:49La vacance commerciale.
00:15:50Un taux de vacances, c'est-à-dire des magasins vides.
00:15:53Et ça ne concerne pas seulement les centres-villes,
00:15:55ça concerne aussi les centres commerciaux.
00:15:56Et d'ailleurs, ils sont quasiment plus touchés.
00:16:00Plus, puisque c'est 10% de vacances commerciales
00:16:02dans les magasins des centres-villes
00:16:03et c'est quasiment 17 dans les galeries.
00:16:05Il y a deux raisons essentielles.
00:16:09La première, on l'a dit,
00:16:10c'est probablement une partie de la concurrence du e-commerce.
00:16:13Mais la raison essentielle,
00:16:14si on regarde ce qui s'est passé sur 20 ans,
00:16:16c'est la somme qu'on consacre à tous ces commerces.
00:16:19L'essentiel des commerces de centre-ville,
00:16:20la moitié, ça va être de l'habillement,
00:16:22du textile, des chaussures, de l'accessoire.
00:16:25Les sommes qu'on a consacrées à ces achats
00:16:28ont été divisées par deux.
00:16:29Si on tient compte de l'augmentation du niveau de vie,
00:16:32ça a été divisé par deux.
00:16:33Et pas parce qu'on s'est enrichi,
00:16:34on ne s'est pas du tout enrichi,
00:16:35tout le monde était moins là.
00:16:36C'est parce que, qu'est-ce qu'il a fallu payer ?
00:16:37Il a fallu payer des loyers.
00:16:39Il a fallu, pour certains, rembourser des prêts immobiliers.
00:16:41Les prêts immobiliers, la durée des prêts immobiliers
00:16:43a doublé en 20 ans.
00:16:45Le taux d'effort, il a passé de 20% à 33%.
00:16:49Et puis, il a fallu aussi payer son énergie.
00:16:51Il n'y a pas longtemps, il y a par exemple,
00:16:53la TVA sur l'abonnement pour l'énergie
00:16:55a passé de 5,5 à 20%.
00:16:57Il faut être conscient que ce n'est pas sans effet
00:17:01sur les autres secteurs.
00:17:02Aujourd'hui, les gens ont un portefeuille
00:17:04qui est tendu.
00:17:05Et donc, qu'est-ce qu'ils font ?
00:17:06Ils font des arbitrages.
00:17:07L'habillement, l'équipement du foyer aussi,
00:17:10ce sont des variables d'ajustement.
00:17:12On a diminué ces dépenses dessus.
00:17:14Pas forcément en diminuant notre consommation,
00:17:17malheureusement, mais probablement
00:17:18en allant vers du moins cher.
00:17:20Et là-dessus, c'est vrai que les plateformes chinoises,
00:17:22l'e-commerce ont été les bienvenus
00:17:25pour certains consommateurs
00:17:26qui ont procédé à des arbitrages.
00:17:27Donc, pour moi, la raison essentielle,
00:17:29c'est vrai qu'il y a la concurrence du e-commerce,
00:17:31mais c'est vrai qu'on consacre beaucoup moins d'argent
00:17:34à toute cette activité
00:17:35qui était l'activité de nos centres-villes
00:17:37parce qu'il faut payer de l'énergie,
00:17:39parce qu'il faut payer des assurances aussi, etc.
00:17:40D'ailleurs, si vous dites aujourd'hui
00:17:41à un ou une ado « lèche-vitrine »,
00:17:43il ne sait pas ce que ça veut dire.
00:17:45Il ne comprend pas le sens du mot « lèche-vitrine ».
00:17:47On va faire du « lèche-vitrine ».
00:17:48Alors, oui, alors, vrai et pas vrai,
00:17:51c'est-à-dire que la fréquentation...
00:17:52On a peut-être des enfants qui n'ont pas le même âge.
00:17:54Moi, j'ai cinq enfants, j'ai deux filles.
00:17:57Croyez-moi, quand on les emmène,
00:18:00elles savent très bien de quoi il s'agit.
00:18:02Très bien.
00:18:02Très bien de quoi il s'agit.
00:18:04Alors, la fréquentation des commerces n'a pas diminué.
00:18:09D'ailleurs, les gens, on a l'habitude
00:18:10de faire plus de commerces,
00:18:11même pour faire nos courses
00:18:12qu'on avait l'habitude de faire dans le supermarché.
00:18:14On va acheter l'alimentaire dans le supermarché
00:18:16et puis, on va aller sur des discanteurs
00:18:19avec des prix un peu cassés
00:18:20pour acheter l'hygiène,
00:18:23les produits d'entretien, etc.
00:18:24Donc, on continue de fréquenter certains commerces,
00:18:28mais le panier moyen, lui, il s'est beaucoup réduit,
00:18:30ce qui veut dire que pour les commerçants,
00:18:32il y a beaucoup moins de chiffre d'affaires
00:18:33qui va rentrer pour...
00:18:34Juste une petite seconde.
00:18:36Il y a la moitié, effectivement,
00:18:39des petits commerces qui sont de l'habillement.
00:18:41Mais il y a l'autre moitié.
00:18:43Ce n'est pas l'habillement.
00:18:44Et notamment l'alimentaire.
00:18:46Donc, en fait, la question, c'est
00:18:48pourquoi est-ce qu'on va en centre-ville
00:18:50et où est-ce qu'on va faire ses courses
00:18:52et pourquoi on y va ?
00:18:54Ce que vous avez dit est très juste.
00:18:55D'ailleurs, il n'y a pas la faute à quelqu'un.
00:18:57Ce n'est pas votre faute à vous,
00:18:58ce n'est pas la faute aux jeunes,
00:18:59ce n'est pas tellement ça, le sujet.
00:18:59Ce n'est pas la faute de vos parents non plus.
00:19:01Oui, ce n'est pas des parents, vous l'avez dit.
00:19:03Très justement, et à un moment donné,
00:19:04quand on consomme, on va chercher d'abord,
00:19:06parce qu'on n'a pas beaucoup de moyens,
00:19:07on va chercher quelque chose qui n'est pas très cher.
00:19:08Moi, je me rappelle, quand j'étais jeune,
00:19:09j'ai acheté des choses qui n'étaient pas très chères
00:19:11et qui n'étaient pas en centre-ville.
00:19:12Et puis, on sait que quand on va en centre-ville,
00:19:14on a quelque chose qui peut être un peu plus cher
00:19:16avec une autre qualité,
00:19:19un autre conseil.
00:19:21Et c'est là où les choses se font.
00:19:25La question, c'est aujourd'hui,
00:19:28est-ce que les jeunes vont retrouver
00:19:32le chemin du centre-ville ?
00:19:34Je crois que...
00:19:35Alors, on va faire circuler le micro.
00:19:37Allez-y, prenez le micro derrière vous.
00:19:40Bonsoir.
00:19:40Bonsoir, Stéphane.
00:19:42Je suis vice-président de la Fédération
00:19:44et de l'Association des commerçants parisiens.
00:19:46Une 80 associations de commerçants,
00:19:4862 000 commerces.
00:19:50On est en pleine contradiction,
00:19:51parce qu'on entend quelqu'un en lingerie fine
00:19:55qui est statique sur une boutique.
00:19:57Et on est sur aussi de la vente sur Internet.
00:20:00Et on parlait, monsieur le député,
00:20:02vous avez été arroissi
00:20:04et vous avez vu qu'aucun des éléments
00:20:06qui arrivaient n'étaient aux normes.
00:20:07Par contre, quand vous êtes commerçant statique,
00:20:09vous avez la direction des fraudes qui vient
00:20:11et vous ne pouvez pas lutter.
00:20:13Vous vous êtes fermé tout de suite.
00:20:15Donc, on est dans une contradiction incroyable.
00:20:17Mademoiselle, au niveau de commander sur Internet,
00:20:20elle a dit aussi,
00:20:21je me responsabilisais en faisant attention
00:20:23à la planète et à ce que j'achète.
00:20:27Je connais aussi les jeunes, bien sûr.
00:20:28J'ai moi aussi des enfants,
00:20:29voire même je suis grand-père.
00:20:30Et j'ai été chez une famille il y a peu de temps.
00:20:32Ils ont reçu des colis et rien n'allait, en fait.
00:20:35Donc, ils ont été obligés de renvoyer.
00:20:36Donc, c'était une veste, un pantalon, etc.
00:20:39Donc, ils essayent, ils renvoient, ça repart.
00:20:40Ça fait des colis en plus.
00:20:43Et nous, à la Fédération des commerçants de Paris,
00:20:45et j'invite toutes les associations de commerçants
00:20:47de France et de Navarre à le faire,
00:20:49on va faire un cahier, un livre blanc,
00:20:51qu'on va à ces pleines périodes électorales,
00:20:53bientôt au mois de mars, pour les élus locaux.
00:20:54Parce que ça doit être ponctuel et ça doit être chirurgical,
00:20:58ce qui se passe dans les commerces de centre-ville.
00:21:00Il y a des centres-villes qui vont bien,
00:21:01il y a une rue qui va bien, il y a l'autre rue qui va mal.
00:21:03Il faut de la mobilité, il faut de l'accessibilité,
00:21:05il ne faut plus de voitures, il faut du piéton, etc.
00:21:07On ne peut pas généraliser sur le territoire,
00:21:09dans sa totalité.
00:21:10Il faut faire point par point.
00:21:11Et on est une contradiction aussi sur la vacance commerciale.
00:21:15Les vacances dans l'immobilier d'habitation sont taxées
00:21:17pour pouvoir remettre du logement
00:21:18pour les gens qui ne peuvent pas se loger.
00:21:20En vacances commerciales,
00:21:21on n'a pas cette imposition sur la vacance commerciale.
00:21:25C'est dans les tuyaux.
00:21:25Voilà, c'est dans les tuyaux,
00:21:26mais ça reste toujours dans les tuyaux.
00:21:28Le nouveau ministre des PME a planché sur un rapport,
00:21:30justement, sur le dynamisme des centres-villes.
00:21:31Il faut que ça sorte assez rapidement,
00:21:32parce que la taxe sur les friches commerciales est...
00:21:36Mais quand vous avez des commerces dans une rue commerçante,
00:21:38où vous avez trois commerces vides,
00:21:40tagués, mal entretenus, etc.,
00:21:42plus votre boulangerie, comme ma boulangère à mes côtés,
00:21:45comment ça peut attirer les gens ?
00:21:47Il y a des centres-villes, Narbonne,
00:21:49je suis allé à Narbonne, c'est très compliqué.
00:21:50Donc, on est toujours dans un phénomène de contradiction.
00:21:53Pour le Black Friday,
00:21:54je reviendrai sur la sémantique du Black Friday,
00:21:56parce qu'il n'y a pas...
00:21:57Non, parce que c'est le métier de Mariette d'Arigrand.
00:21:59D'accord.
00:22:00Ok, ben je vais attendre ce que vous allez dire,
00:22:04et après, je répondirai peut-être ou pas.
00:22:07Voilà, je vous remercie.
00:22:08D'ailleurs, d'un mot, Grégory Carré,
00:22:10sur le Black Friday,
00:22:12quand vous interrogez des commerçants,
00:22:14moi j'ai fait le test en allant dans des magasins,
00:22:15en fait, ceux qui le font,
00:22:17le font à contre-cœur,
00:22:18et ceux qui le font pas,
00:22:19comme Tina, qui était avec nous depuis Dunkerque
00:22:21dans sa boutique de lingerie,
00:22:22c'est presque un acte militant.
00:22:24Le Black Friday, c'est taillé sur mesure pour Internet,
00:22:26en fait, pas pour des boutiques physiques.
00:22:28Alors, pas aux Etats-Unis.
00:22:29Aux Etats-Unis, c'était vraiment les magasins physiques,
00:22:30mais en France, oui, c'est ça.
00:22:32Alors, c'est taillé pour Internet, pourquoi ?
00:22:33Parce que c'est de la fausse promesse,
00:22:35en fait, le Black Friday, je suis désolé.
00:22:37De plus en plus, les consommateurs le savent.
00:22:39Ce qui bouge au moment du Black Friday,
00:22:42c'est pas le prix que vous payez,
00:22:43c'est le prix de référence au-dessus
00:22:44qui se met à augmenter tout à coup
00:22:46en vous promettant des moins 70%.
00:22:48Le prix du produit, généralement,
00:22:50il n'a pas significativement bougé,
00:22:52en tout cas sur Internet,
00:22:53en tout cas pour l'équipement de la maison
00:22:55et pour le high-tech.
00:22:56Mais du coup, c'est vrai que cette concurrence
00:22:58un peu déloyale,
00:22:59parce que c'était de la fausse promesse
00:23:00dans ces cas-là,
00:23:01a amené finalement tout le monde
00:23:03à devoir embrayer.
00:23:04Et tout le monde,
00:23:04si vous écoutez la radio,
00:23:07si vous écoutez la publicité,
00:23:08ça parle de Black Friday tout le temps.
00:23:10Mais tout le monde s'y est mis,
00:23:11même les contrôles techniques auto,
00:23:13les assurances, etc.
00:23:15Donc tout ça,
00:23:16ça a créé effectivement,
00:23:17c'est juste de l'activité,
00:23:18c'est de l'animation sur le point de vente.
00:23:19Il n'y a pas de réalité,
00:23:20on n'est pas en période de solde.
00:23:21Les périodes de solde,
00:23:22je le rappelle,
00:23:23c'est janvier, juin,
00:23:25c'est réglementé.
00:23:25Bon, il y a aussi beaucoup
00:23:26de fausses promesses au moment des soldes,
00:23:28qu'on ne se berce pas d'illusions.
00:23:29Mais effectivement,
00:23:31les gens se sentent un peu obligés
00:23:32d'embrayer
00:23:33et d'être sur de la fausse promesse,
00:23:34parce que sinon,
00:23:35ils se disent que le chiffre d'affaires
00:23:36va diminuer encore plus vite
00:23:38qu'il ne diminue inéluctablement.
00:23:40Le Black Friday,
00:23:40vous avez raison,
00:23:41il est parti d'Internet.
00:23:42D'ailleurs, aujourd'hui,
00:23:43un achat sur trois au Black Friday
00:23:45se fait sur Internet,
00:23:47alors que dans le reste de l'année,
00:23:48c'est un achat sur cinq
00:23:49qui se fait sur Internet.
00:23:50Donc il y a un regain d'achat
00:23:51sur Internet de cette période-là.
00:23:53Et d'ailleurs,
00:23:53le ticket moyen est de 81 euros
00:23:56dans le Black Friday sur Internet,
00:23:57alors qu'il n'est que de 57 euros
00:23:59dans le Black Friday
00:23:59sur les boutiques physiques.
00:24:01Donc on voit que c'est effectivement
00:24:02calibré sur Internet.
00:24:03Vous avez parfaitement raison, monsieur.
00:24:05Dans toutes les fraudes
00:24:06qu'ils peuvent faire
00:24:07sur la TVA,
00:24:08les faussirs et le non-respect des normes,
00:24:10il y a aussi ce non-respect
00:24:11de nos lois commerciales
00:24:12avec des fausses promotions.
00:24:14Et ça, effectivement,
00:24:15c'est...
00:24:15Alors, pour ne pas stigmatiser
00:24:16une plateforme,
00:24:17Chine, il y a aussi
00:24:18Tému et Express,
00:24:19elles sont toutes pareilles.
00:24:20Donc en l'occurrence,
00:24:21c'est tous le même business model
00:24:22qui sont arrivés très vite, monsieur.
00:24:24Et c'est pour ça que le législateur
00:24:25et le temps de l'Assemblée
00:24:26et du Parlement européen,
00:24:27encore plus,
00:24:28c'est un peu lent.
00:24:29Je pense trop lent
00:24:30et il y a des conséquences
00:24:31extrêmement graves.
00:24:32Ne serait-ce que l'année dernière,
00:24:33c'est 1 600 boutiques de vêtements
00:24:34qui ont fermé,
00:24:35juste sur l'année 2024.
00:24:36Et vous donniez le chiffre
00:24:37en ouverture de votre émission
00:24:38sur la vacance commerciale,
00:24:39elle n'était que de 6% en 2010.
00:24:41Donc vous voyez que...
00:24:42Il y a quelque chose
00:24:43qui s'est accéléré.
00:24:43Il y a une espèce de parallèle
00:24:43entre l'augmentation des achats
00:24:45et je ne stigmatise pas
00:24:46les achats en ligne
00:24:46parce que, voilà,
00:24:47ça fait partie des modes de consommation
00:24:49mais vous avez tout à fait raison,
00:24:50il y a achats en ligne
00:24:51et achats en ligne.
00:24:51Vous avez des achats en ligne
00:24:52qui se font sur des vraies marques,
00:24:54identifiées.
00:24:54Si le produit ne va pas,
00:24:55on peut le changer.
00:24:56Ça respecte nos normes.
00:24:57Et d'autres où c'est absolument la jungle
00:24:59et il faut que le législateur,
00:25:00au nom des citoyens,
00:25:02protège les consommateurs,
00:25:03protège les PME et les industries.
00:25:04Alors, Mariette Darigrand,
00:25:05elle vous entend parler
00:25:06du Black Friday depuis tout à l'heure.
00:25:07Elle fait des bons.
00:25:08Elle fait des bons.
00:25:09C'est son mot du jour, regardez.
00:25:10– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:25:11– Oui, parce que maintenant,
00:25:16on entend les pubs à la radio,
00:25:17à la télé,
00:25:18Black Friday, Black Friday.
00:25:20Comment est-ce que cette expression
00:25:21est passée aussi vite
00:25:23dans notre langage courant, Mariette ?
00:25:25– Alors, écoutez,
00:25:26c'est vraiment le succès
00:25:27d'une apportation.
00:25:28C'est sûr que ce n'était pas là
00:25:29il y a 10 ans, il y a 5 ans
00:25:31et maintenant,
00:25:32c'est notre vie quotidienne
00:25:33parce que c'est une fois par an
00:25:34mais ça dure d'ailleurs.
00:25:35Ce n'est pas un jour,
00:25:36c'est au moins une semaine.
00:25:37– Oui, c'est Black November.
00:25:38– Voilà.
00:25:39– Alors en fait,
00:25:42je parle peut-être sous votre contrôle
00:25:44mais c'est une expression
00:25:44qui a été créée dans les années 50
00:25:46à Philadelphie
00:25:48par les policiers en fait
00:25:49de la ville
00:25:50qui voyaient autour du Thanksgiving
00:25:52des trafics monstres,
00:25:56des embouteillages.
00:25:56– Des bouchons.
00:25:57– Des gros bouchons
00:25:57parce que vous savez que les Américains,
00:25:59je crois que c'est la fête
00:26:00la plus suivie aux Etats-Unis,
00:26:01le Thanksgiving,
00:26:02même avant Noël.
00:26:02Donc ils circulent beaucoup,
00:26:04ils vont dans leur famille.
00:26:05Alors là, ça fait des énormes problèmes
00:26:07évidemment.
00:26:07– Donc ça fait des embouteillages
00:26:09donc c'est bison futé à Philadelphie
00:26:11qui a dit c'est une journée noire quoi.
00:26:12– Voilà, c'est ça.
00:26:13– Sur les routes.
00:26:13– Alors effectivement,
00:26:14ils vont aussi bien sûr
00:26:15dans les centres commerciaux
00:26:16où il y a des lieux physiques.
00:26:18En fait, ça se passe en deux temps.
00:26:19Il y a une double séquence.
00:26:20Le jeudi,
00:26:21dernier jeudi de novembre,
00:26:22c'est donc ce fameux Thanksgiving.
00:26:24Et là, depuis longtemps,
00:26:26les Américains fêtent célèbres,
00:26:28remercient,
00:26:29ça veut dire donner du merci
00:26:31finalement au Thanksgiving.
00:26:32Ça, c'est la première séquence.
00:26:34La deuxième, c'est le lendemain.
00:26:36Après avoir remercié
00:26:37pour la réussite de l'année,
00:26:38très à l'américaine,
00:26:39on va dépenser cet argent.
00:26:40– On va tout dépenser.
00:26:41– On va tout dépenser.
00:26:43Et effectivement,
00:26:43selon une modalité
00:26:44qui n'est peut-être pas la nôtre au départ,
00:26:47qui est disons,
00:26:48comme disent les ethnologues,
00:26:49ordalique.
00:26:50Ça fait une grande fête excessive.
00:26:51– On a donc un mélange
00:26:52de religieux et de commerce.
00:26:54Alors que d'habitude,
00:26:56c'est pas tellement dans ce sens-là.
00:26:57D'habitude,
00:26:57on les sépare plutôt.
00:26:58– Exactement.
00:26:59Alors,
00:26:59Thanksgiving est-il religieux ?
00:27:02À notre sens européen,
00:27:03peut-être pas.
00:27:04Mais il est disons
00:27:04plutôt un rituel de sacré.
00:27:06C'est du sacré populaire
00:27:07qui remonte
00:27:08aux premiers colons britanniques
00:27:10qui sont arrivés.
00:27:11C'était pas facile
00:27:12la vie pour eux.
00:27:13Il fallait quand même survivre.
00:27:14Et donc,
00:27:15à la fin de chaque récolte,
00:27:17ils étaient contents,
00:27:18une année de plus.
00:27:19Et là,
00:27:19ils remerciaient
00:27:20la nature,
00:27:21le soleil,
00:27:22la pluie,
00:27:23le climat,
00:27:23etc.,
00:27:24les fameux fruits
00:27:24tirés de leur travail.
00:27:26En fait,
00:27:26ils fêtaient leurs enrichissements.
00:27:28– Et aujourd'hui,
00:27:28on est dans une forme
00:27:29de matérialisme
00:27:30très américain.
00:27:31On est loin
00:27:32de la dénonciation
00:27:33des marchands du Temple
00:27:34qu'on a dans la tradition
00:27:35chrétienne en Europe,
00:27:36non ?
00:27:36– Oui,
00:27:37vous montrez d'ailleurs,
00:27:38Adeline,
00:27:38que vous en faites partie
00:27:39parce que pour les Américains,
00:27:41vous n'êtes pas tout à fait ça.
00:27:42Mais ça montre,
00:27:43ça c'est très vrai,
00:27:44significativement,
00:27:45le succès du Black Friday,
00:27:46la facilité avec laquelle
00:27:48on a récupéré cette notion,
00:27:49elle marque l'effacement
00:27:51de cette culture européenne
00:27:52qui est parfois
00:27:53très culpabilisante
00:27:54par rapport au commerce.
00:27:55– Juste avant le Black Friday,
00:27:56on s'est récupéré aussi Halloween.
00:27:58Donc c'est quand même
00:27:58la preuve qu'on est
00:27:59dans une voie
00:27:59d'américanisation avancée.
00:28:01– Oui, absolument,
00:28:02ça c'est un fait.
00:28:04Mais alors Adeline,
00:28:04il faut rappeler à ce mot
00:28:06qu'il vient d'Europe quand même.
00:28:08Qu'est-ce que c'est le Friday ?
00:28:10Le Friday,
00:28:11vous me direz si j'ai raison,
00:28:12en vieil anglais,
00:28:13c'est le Freaks Day.
00:28:15– Elle est imbattable,
00:28:16vous savez,
00:28:16elle est imbattable.
00:28:18Ne cherchez pas.
00:28:19– Freaks Day,
00:28:20donc une déesse celte,
00:28:22ancestrale,
00:28:23pas encore chrétienne,
00:28:25déesse de la nature abondante,
00:28:28de la fertilité.
00:28:29Donc c'est tout à fait
00:28:30en rapport avec Thanksgiving.
00:28:33Ça se fait en deux temps.
00:28:34On remercie cette fameuse déesse
00:28:35sous une forme ou sous une autre.
00:28:37Alors précisément,
00:28:38vous avez raison Adeline,
00:28:39par rapport à la tradition chrétienne,
00:28:41c'est tout le contraire.
00:28:42En tout cas,
00:28:42la tradition catholique
00:28:44où le vendredi
00:28:45est souvent un jour maigre.
00:28:46Non, pas du tout.
00:28:47Là, au contraire,
00:28:48le Black Friday,
00:28:49il est peut-être un peu diabolique
00:28:50avec sa couleur,
00:28:50mais il n'est pas du tout maigre.
00:28:51Et donc,
00:28:52ça explique
00:28:53pourquoi la culture anglo-saxonne,
00:28:57écoutez,
00:28:58nous,
00:28:58elle peut nous choquer éventuellement,
00:29:00c'est générationnel à mon avis,
00:29:01mais elle n'a aucun problème
00:29:03à célébrer le commerce
00:29:04et ses rythmes de dépenses excessifs.
00:29:06C'est très américain.
00:29:07En fait,
00:29:07elle a inventé
00:29:08la société de consommation
00:29:09et elle a une imagination délirante
00:29:11pour renouveler cette société
00:29:14à l'infini
00:29:15avec toutes ses grands messes.
00:29:17– Alors,
00:29:17vous êtes plusieurs
00:29:18à vouloir réagir.
00:29:19D'abord,
00:29:19on va donner la parole
00:29:20à Madame,
00:29:21sur le Black Friday.
00:29:23– Donc,
00:29:23le Black Friday,
00:29:24c'est tout à fait logique
00:29:25ce que vous avez dit
00:29:25par rapport aux années 50.
00:29:27Il faut aller une fois
00:29:28aux Etats-Unis
00:29:29et au Black Friday.
00:29:30Et là,
00:29:30vous avez vraiment
00:29:30des ristournes
00:29:31importantes et incroyables.
00:29:33On est vraiment
00:29:34dans les moins 80%
00:29:36au minimum
00:29:36et pas des prix trafiqués.
00:29:39Le Black Friday,
00:29:40quand on remonte plus loin
00:29:41à l'époque de l'esclavage,
00:29:42c'était un vendredi noir
00:29:44pour que l'esclave
00:29:45coûtait deux fois moins cher
00:29:47que le prix habituel.
00:29:48Donc,
00:29:48c'est là l'étymologie
00:29:49du Black Friday.
00:29:51Donc,
00:29:51comme on est sur les mots...
00:29:53– Je ne pense pas
00:29:53que ce soit l'étymologie,
00:29:54mais c'est une des dimensions
00:29:56d'interprétation
00:29:56de ce phénomène.
00:29:58C'est une interprétation.
00:29:59– Lucie,
00:29:59vous vouliez prendre la parole.
00:30:01– Oui,
00:30:01tout à fait.
00:30:02– Lucie,
00:30:03vous êtes gérante
00:30:03d'une boulangerie,
00:30:04c'est ça ?
00:30:05– Tout à fait,
00:30:05en Bretagne.
00:30:06Et on parle du Black Friday,
00:30:08moi,
00:30:08je vois plutôt un problème
00:30:08de temporalité
00:30:09parce que le Black Friday,
00:30:10si c'est une journée,
00:30:12ça peut se gérer
00:30:13pour beaucoup de personnes.
00:30:14Le problème,
00:30:14c'est qu'à l'heure actuelle,
00:30:15on va avoir
00:30:16les soldes en avance,
00:30:18enfin,
00:30:18après, avant,
00:30:19on va avoir les fêtes,
00:30:21on attaque Noël
00:30:22au mois de...
00:30:24Si je dis début novembre,
00:30:25on est bien,
00:30:26on a déjà des galettes,
00:30:27on a...
00:30:27Donc,
00:30:28la consommation,
00:30:28elle est complètement perdue.
00:30:30C'est...
00:30:30En fait,
00:30:31il faudrait revenir aussi quelques...
00:30:32Enfin,
00:30:32moi,
00:30:32je suis dans l'alimentaire,
00:30:33donc il faudrait revenir
00:30:34à une saisonnalité.
00:30:35– Oui,
00:30:36parce que là,
00:30:36vous êtes déjà
00:30:36sur les œufs de Pâques,
00:30:37vous, en fait.
00:30:38– On pourrait.
00:30:38En fait,
00:30:39on pourrait presque dire ça,
00:30:40on en rigole,
00:30:40mais c'est plus ou moins ça,
00:30:42ça chasse trop tôt les infos,
00:30:44ce qui fait que quand vous êtes artisan
00:30:45et que vous ne pouvez pas suivre
00:30:46cette fonction,
00:30:47vous allez vous retrouver en retard
00:30:48sur la consommation,
00:30:49c'est-à-dire que vous allez arriver
00:30:50avec vos calendriers de l'avant,
00:30:51on va vous dire,
00:30:52ouais,
00:30:52moi,
00:30:52je l'ai acheté parce qu'il y a un mois,
00:30:53ils faisaient déjà des promos,
00:30:55alors je vais dire en grande...
00:30:56– Grégory Carré,
00:30:56comment on explique cette accélération ?
00:30:58C'est vrai qu'on a commencé
00:30:59à avoir des décorations de Noël,
00:31:00il y avait Halloween,
00:31:01c'était en octobre.
00:31:01– Et puis même pour les confiseurs,
00:31:03les galettes des rois,
00:31:04ça va commencer à arriver là.
00:31:05– On en a déjà.
00:31:06– Voilà.
00:31:07Alors,
00:31:08comment on explique ça ?
00:31:09On explique ça avec...
00:31:11Et là,
00:31:11il y a un problème de réglementation,
00:31:13donc je vous soumets une suggestion.
00:31:14– Ils sont là.
00:31:15– Voilà.
00:31:15– Les législateurs.
00:31:16– Dans la transposition d'une loi en 2022,
00:31:19une omnibus,
00:31:19on a encadré le calcul des promotions.
00:31:22On a dit,
00:31:22une promotion,
00:31:23ça doit être calculé
00:31:24par rapport au prix le plus bas
00:31:25pratiqué dans les 30 jours précédents.
00:31:27Alors,
00:31:27ça ne vous empêche pas
00:31:28de pouvoir manipuler le prix.
00:31:30Et puis,
00:31:30il y a un paragraphe
00:31:31qui a été ajouté en dessous.
00:31:33Ce paragraphe,
00:31:34je vais vous le montrer,
00:31:35il est sur le site
00:31:35de la répression des fraudes.
00:31:37Il dit,
00:31:37attention,
00:31:39ceci ne concerne que les promotions
00:31:40et pas les prix de comparaison.
00:31:42Un prix de comparaison.
00:31:43– Ah,
00:31:44c'est le fameux prix de vente conseillé ?
00:31:45– Un prix de comparaison.
00:31:46Il suffit juste de le sourcer,
00:31:47d'indiquer que c'est un prix de comparaison.
00:31:49Alors,
00:31:49autant vous dire que c'est la même chose.
00:31:50Vous avez un prix
00:31:50avec un prix barré,
00:31:51etc.
00:31:52Et là,
00:31:52il faut juste mentionner la source.
00:31:54Prix conseillé par la marque,
00:31:56prix constaté chez un concurrent,
00:31:58etc.
00:31:59Ce texte a été introduit en 2022,
00:32:01il n'existait pas.
00:32:01Moi, je sais que des fois,
00:32:02quand j'étais interrogé en amont,
00:32:04je disais,
00:32:05cette pratique de faire
00:32:06du prix de référence trompeur
00:32:08est un acte qui est déloyal,
00:32:11qu'il devrait être sanctionné.
00:32:12Maintenant,
00:32:12je ne peux même plus le dire.
00:32:13Parce que comme c'est écrit
00:32:14dans la loi,
00:32:14c'est permis.
00:32:15Donc,
00:32:15vous pouvez peut-être regarder,
00:32:17je vous montre juste
00:32:18le texte de loi derrière,
00:32:19et vous dire,
00:32:19mais comment on a laissé rentrer ça ?
00:32:21Je ne sais pas,
00:32:21la transposition,
00:32:22elle a échappé à l'attention
00:32:24de tout le monde.
00:32:25Je ne sais pas qui a...
00:32:26Parce qu'il n'était pas
00:32:27dans le texte européen.
00:32:28Ça a été vraiment
00:32:28dans la transposition française
00:32:30qui a été rajouté
00:32:31ce prix de comparaison
00:32:32et tout le monde est perdant.
00:32:34Les consommateurs,
00:32:35parce que nous,
00:32:35on est nés l'aissés,
00:32:36et les commerçants,
00:32:37parce qu'effectivement,
00:32:37c'est un flou artistique,
00:32:39on n'y comprend plus rien.
00:32:40Il y a du moins 70
00:32:41qui peut fleurir,
00:32:41on ne sait pas comment,
00:32:42ce n'est pas possible a priori,
00:32:43parce que la vente à perte
00:32:44n'est pas autorisée.
00:32:45Et toujours interdite.
00:32:46Et même,
00:32:46quand on veut faire
00:32:47des vraies promotions,
00:32:47pour un commerçant,
00:32:48on est l'aissé,
00:32:49parce que personne n'est capable
00:32:50de dire que c'est
00:32:51une vraie promotion,
00:32:51parce que tout le monde
00:32:52est en train de jouer
00:32:53avec des règles
00:32:54et est en train de tricher.
00:32:55Vous voulez lui répondre ?
00:32:58Non, mais là,
00:33:01il vous l'offre sur un plateau.
00:33:02Il y a un article de loi
00:33:04qui autorise
00:33:05le fait de pouvoir
00:33:07offrir des promotions
00:33:09qui sont fausses.
00:33:10Je sais qu'elles sont
00:33:11très surveillées
00:33:11et qu'il y a beaucoup de sites
00:33:12qui jouent avec la règle,
00:33:14qui jouent avec la loi
00:33:14et qui, effectivement,
00:33:15vont baisser leur prix
00:33:16juste 30 jours avant
00:33:18le Black Friday
00:33:18pour pouvoir justifier
00:33:19ce fameux moins 70%.
00:33:21Mais au-delà
00:33:23de jouer avec la loi,
00:33:24il y a aussi
00:33:24beaucoup d'enseignes
00:33:25qui ne la respectent pas du tout.
00:33:27Et quand vous avez
00:33:28plusieurs milliers
00:33:29de nouveaux produits
00:33:30chaque jour
00:33:30sur ces plateformes-là,
00:33:32c'est vrai que c'est
00:33:32très, très difficile
00:33:33à contrôler
00:33:34pour la répression des fraudes
00:33:35comme d'ailleurs
00:33:36sur les produits
00:33:37qu'on l'a vu
00:33:37pour les douanes.
00:33:39Je peux vous lire
00:33:40le texte,
00:33:40je l'ai dit, pardon.
00:33:41Non, mais du coup,
00:33:42parce que vous êtes
00:33:43quand vous avez le pouvoir...
00:33:44Regardez,
00:33:45donc là,
00:33:45je suis...
00:33:45Alors là,
00:33:46on aimerait bien ça.
00:33:47Alors ça,
00:33:48vous,
00:33:48mais ici.
00:33:49Vous êtes au pouvoir.
00:33:51Là, je suis sur le site
00:33:52économie.gouv.fr
00:33:54et c'est écrit,
00:33:54voilà, cette règle,
00:33:55donc on parle de la règle
00:33:56des J-30,
00:33:57ne s'applique pas
00:33:58lorsque le professionnel
00:33:59compare le prix
00:34:00qu'il affiche
00:34:01avec des prix pratiqués
00:34:02par d'autres.
00:34:03Dans ce cas,
00:34:03le consommateur
00:34:04doit être clairement informé
00:34:05qu'il s'agit
00:34:06d'une comparaison
00:34:07ainsi que la nature
00:34:09de ce prix de comparaison,
00:34:10prix conseillé
00:34:10par le fabricant,
00:34:11etc.
00:34:11Donc ça,
00:34:12à mon avis,
00:34:13si on le fait sauter,
00:34:14tout le monde sera gagnant,
00:34:16le consommateur
00:34:17et les commerçants.
00:34:17Je voudrais me tourner
00:34:18à présent vers David.
00:34:19Juste un instant,
00:34:20parce que quand même
00:34:22la question à la législative,
00:34:24on a plaisanté un instant
00:34:24qui a le pouvoir,
00:34:25est-ce qu'on peut le changer
00:34:26après tout ?
00:34:27Ça peut se voir.
00:34:28Mais la question
00:34:28qui est quand même posée,
00:34:29c'est celle de la confiance
00:34:30envers le commerçant
00:34:32ou la plateforme.
00:34:34C'est quand même ça
00:34:35la question qui est posée.
00:34:36Et on sait aujourd'hui
00:34:37que sur un certain nombre
00:34:38de plateformes,
00:34:38on ne peut pas avoir confiance.
00:34:40Honnêtement,
00:34:41ma boulangère,
00:34:41moi,
00:34:42j'ai plutôt confiance.
00:34:42Je voudrais donner
00:34:48la parole à David.
00:34:49Vous pouvez le contrôler,
00:34:50vous.
00:34:50David Brexel,
00:34:51vous êtes conseiller municipal
00:34:52à Courbevoie.
00:34:53Est-ce que vous pouvez me dire
00:34:54combien il reste
00:34:54de magasins d'habillement
00:34:55dans votre commune ?
00:34:57Ils se font rares.
00:34:59Les dernières boutiques
00:35:00qui ferment,
00:35:00qui vont déposer le bilan,
00:35:01sont les boutiques d'habillement.
00:35:04À Courbevoie,
00:35:04on a une situation
00:35:05un peu particulière,
00:35:06c'est qu'au-delà
00:35:06de la concurrence du e-commerce,
00:35:07on a la concurrence
00:35:08des centres commerciaux
00:35:09dans les villes voisines,
00:35:10à la Défense.
00:35:11Mais ce n'est pas une fatalité.
00:35:15Moi, je suis élu
00:35:16maintenant depuis six ans.
00:35:18Je ne suis pas issu du commerce
00:35:19et j'ai étudié des choses
00:35:20avec parfois
00:35:22des discours très pessimistes.
00:35:23À la fin du centre-ville,
00:35:24on m'en a beaucoup parlé.
00:35:28Les rues commerçantes
00:35:29de Courbevoie
00:35:30étaient un peu désertées
00:35:31ou monoactivité.
00:35:33Beaucoup d'agences,
00:35:33beaucoup de banques,
00:35:34beaucoup de services.
00:35:37Et ce qui est problématique
00:35:38dans ce cadre-là,
00:35:39c'est comme vous disiez,
00:35:39on n'a plus plaisir
00:35:40à aller faire des courses,
00:35:42à aller se promener en ville.
00:35:44Donc, on a le phénomène
00:35:45de la vacance.
00:35:46On a le phénomène aussi
00:35:47de la monoactivité
00:35:48quand vous n'avez que
00:35:49des fast-foods et des banques.
00:35:50Plus d'intérêt
00:35:51à aller fréquenter
00:35:52les rues commerçantes.
00:35:53On a des moyens d'agir,
00:35:54par contre.
00:35:56Élu local,
00:35:58on a un pouvoir
00:35:58de préemption
00:35:59qui est un peu limité
00:36:02parce qu'il faut répondre
00:36:03à un certain nombre
00:36:03de conditions
00:36:04très restrictives.
00:36:05J'aimerais bien
00:36:06qu'on puisse être
00:36:07beaucoup plus stratège
00:36:08dans notre politique commerciale,
00:36:11notamment avec ce pouvoir
00:36:11de préemption
00:36:12qu'on nous libère vraiment
00:36:13et qu'on ne puisse pas
00:36:14juste agir
00:36:15de temps en temps
00:36:16sur certaines cellules
00:36:17commerciales
00:36:18au moment où
00:36:19le fonds est vendu
00:36:20et au moment où
00:36:21il y a un changement
00:36:22d'activité.
00:36:23Qu'on puisse avoir
00:36:23un vrai pouvoir
00:36:24d'agir comme
00:36:26les centres commerciaux.
00:36:28Comme je disais,
00:36:29le centre commercial
00:36:29qui est à côté de chez moi,
00:36:30je suis allé le voir,
00:36:31je suis allé discuter
00:36:31avec le directeur
00:36:33de ce centre commercial
00:36:34pour savoir comment
00:36:34lui travaillait.
00:36:36Ils ont des facilités
00:36:36formidables.
00:36:37Vous arrivez dans
00:36:38le centre commercial,
00:36:38vous voulez une cellule
00:36:39de X mètres carrés,
00:36:40il aménage la cellule
00:36:41à X mètres carrés.
00:36:42Moi, je ne peux pas faire ça
00:36:43avec les murs dans la ville,
00:36:44je n'y arrive pas.
00:36:45Donc, on a pris
00:36:46toutes les contraintes
00:36:47qu'il y avait
00:36:48et on agit avec.
00:36:50Les enseignes,
00:36:50les grandes enseignes
00:36:51qui sont dans les centres commerciaux,
00:36:52elles ne viendront pas
00:36:52à Courbevoire,
00:36:53en centre-ville.
00:36:54Donc, on fait un autre type
00:36:55de commerce,
00:36:55plus local,
00:36:56plus adapté à la demande,
00:36:58plus original aussi.
00:37:01à ce qui est demandé
00:37:03par la population.
00:37:05Aujourd'hui,
00:37:05il y a la concurrence
00:37:06d'Internet,
00:37:06comme on disait,
00:37:08l'envie de pouvoir
00:37:08essayer les vêtements
00:37:09chez soi,
00:37:10la facilité de pouvoir
00:37:10les renvoyer.
00:37:12Les commerçants
00:37:12de centre-ville
00:37:13ont du mal à faire ça.
00:37:15On choisit
00:37:16tous les autres commerces
00:37:17qui peuvent être
00:37:17encore nécessaires.
00:37:19On avait la nécessité
00:37:21véritablement
00:37:22de réintroduire
00:37:23une locomotive commerciale
00:37:24pour refaire venir
00:37:25les gens dans le centre-ville.
00:37:26Ce serait quoi
00:37:26une locomotive commerciale
00:37:28pour un centre-ville
00:37:28comme Courbevoie ?
00:37:29C'est une grande enseigne.
00:37:30À Courbevoie,
00:37:30il me fallait
00:37:30une grande enseigne
00:37:31nationale notoriété
00:37:33sur une activité
00:37:35qui n'existait pas.
00:37:36J'ai eu la chance,
00:37:37un alignement des planètes.
00:37:38Le magasin de jouets
00:37:39a fermé à la Défense.
00:37:41Il était mal placé.
00:37:42C'était leur point faible.
00:37:43On l'a fait venir chez nous.
00:37:45Ce n'est pas l'enseigne,
00:37:46mais la grande enseigne
00:37:47nationale de jouets
00:37:48s'est implantée
00:37:49en cœur de ville
00:37:50de Courbevoie.
00:37:51À partir de là,
00:37:51on ouvre énormément de choses.
00:37:53Je peux aller voir
00:37:53les différentes enseignes
00:37:55en leur disant
00:37:56j'ai un flux de personnes
00:37:57qui passent dans ma rue.
00:37:58Venez, installez-vous.
00:37:59On a installé
00:38:00des commerces de bouche
00:38:01ailleurs au Brouillet de France.
00:38:04Et on arrive comme ça
00:38:05à refaire venir
00:38:06les gens dans les commerces
00:38:07à travailler
00:38:08sur l'expérience client.
00:38:10Vous avez plaisir à venir dans la rue.
00:38:10Mais vous dites
00:38:10qu'il faut donner plus de pouvoir
00:38:12au maire en quelque sorte.
00:38:13Mais quel pouvoir ?
00:38:15On a un pouvoir
00:38:16avec la préemption commerciale
00:38:17d'aménager un centre-ville.
00:38:19C'est-à-dire de décider
00:38:20un petit peu
00:38:21quel type de commerce
00:38:22va s'installer et où.
00:38:23Il faut qu'on aille
00:38:24plus loin là-dessus.
00:38:25On a d'autres outils
00:38:26qui ont fait l'objet
00:38:27d'un rapport
00:38:28mais qui devraient être généralisés.
00:38:30On a vu
00:38:31les managers de centre-ville.
00:38:33C'est indispensable
00:38:34aujourd'hui
00:38:34d'avoir un manager
00:38:35de centre-ville.
00:38:35On va beaucoup plus loin
00:38:37que le simple directeur
00:38:38d'un service commerce.
00:38:39On anime,
00:38:40on réfléchit,
00:38:42on mobilise
00:38:43l'ensemble
00:38:43des commerçants.
00:38:45Pierre Creuset,
00:38:46c'est votre sujet ça
00:38:47les managers de centre-ville.
00:38:48Il y en a beaucoup
00:38:48aujourd'hui ?
00:38:49Ça existe depuis combien de temps ?
00:38:51On a environ
00:38:53à peu près
00:38:53300 managers
00:38:54de centre-ville
00:38:55en France.
00:38:57Il y en a un par ville ?
00:38:59Il n'y a que 300 villes
00:39:00qui en ont ?
00:39:00Il n'y a que 300 villes
00:39:01pour l'instant
00:39:02qui ont des managers
00:39:03bien formés
00:39:04qui travaillent
00:39:06pour le commerce.
00:39:07C'est quoi le quotidien
00:39:07d'un manager de centre-ville ?
00:39:09Pardonnez-moi le nom.
00:39:09Le quotidien du manager
00:39:10de centre-ville,
00:39:11c'est d'aller voir
00:39:12les commerçants,
00:39:14de remonter l'information
00:39:15au maire
00:39:16ou à son représentant
00:39:18et de dire
00:39:19il y a ça,
00:39:20il y a ça,
00:39:20il y a ça.
00:39:21On est en pleine mutation.
00:39:23Vraiment,
00:39:24on est en pleine mutation
00:39:25du commerce.
00:39:26Mais le commerce
00:39:27va vivre
00:39:27et le centre-ville
00:39:28va vivre.
00:39:29C'est le seul lien social
00:39:31qu'on a aujourd'hui.
00:39:32Aujourd'hui,
00:39:33on a la visioconférence,
00:39:35on achète sur Internet
00:39:37et tout.
00:39:38Aujourd'hui,
00:39:39nos jeunes disent
00:39:40qu'est-ce qu'ils veulent,
00:39:41c'est le centre-ville.
00:39:43Et par rapport
00:39:44au municipal,
00:39:45vous en parliez très bien,
00:39:47le sujet,
00:39:48le premier sujet,
00:39:49c'est la première question
00:39:50qui a été posée
00:39:51par le César.
00:39:52Pour vous,
00:39:53quelle est la priorité ?
00:39:54C'est le commerce
00:39:55de centre-ville.
00:39:56Avant la sécurité,
00:39:5728% le commerce
00:39:58de centre-ville.
00:40:00Donc ça veut dire
00:40:01que c'est de l'avenir,
00:40:02mais on n'est plus
00:40:03sur du plaisir.
00:40:05On vient au centre-ville
00:40:06pour aller au cinéma,
00:40:07on vient au centre-ville
00:40:08pour les animations
00:40:10qui sont faites,
00:40:11on vient au centre-ville.
00:40:13Voilà pour quelque chose,
00:40:15pour une expérience.
00:40:16Voilà.
00:40:17Et c'est vrai
00:40:18que la boulangerie,
00:40:19le commerce de bouche
00:40:21se porte quand même
00:40:22pas trop mal,
00:40:23du moins.
00:40:24Alors, Lucie n'est pas d'accord,
00:40:26mais Lucie,
00:40:27prenez le micro.
00:40:30Là, je ne suis pas
00:40:30tout à fait d'accord.
00:40:32On est quand même
00:40:32dans des secteurs d'activité
00:40:33qui ne sont pas au meilleur
00:40:35de leur forme
00:40:35à l'heure actuelle.
00:40:37On s'est pris...
00:40:38Les prix de l'énergie ?
00:40:39Voilà, on a eu l'énergie
00:40:39en premier,
00:40:40on a les matières premières
00:40:41qui ont augmenté.
00:40:41Les cours du blé,
00:40:42le chocolat ?
00:40:43Voilà, tout le monde
00:40:44est au courant,
00:40:45on en a suffisamment
00:40:46entendu parler.
00:40:46En préparant cette émission,
00:40:48vous souleviez
00:40:48un autre problème,
00:40:49celui du stationnement.
00:40:51Oui, les stationnements
00:40:52dans nos rues
00:40:53qui souvent sont maintenant
00:40:54piétonnisés
00:40:55parce que c'est très,
00:40:55très, très joli,
00:40:57bien, la mode, écolo,
00:40:57tout ce qu'on voudra,
00:40:59qui posent de gros problèmes
00:41:00parce qu'en fait,
00:41:01il faut savoir que par exemple
00:41:02pour une boulangerie,
00:41:03je prends mon cas,
00:41:04c'est le plus facile
00:41:04et au moins je suis sûre
00:41:05de ce que j'annonce.
00:41:07Si vous n'avez pas une place,
00:41:08ne serait-ce qu'un dépose minute,
00:41:10il va se passer quoi ?
00:41:11Ils vont aller à la boulangerie suivante
00:41:12qui aura un grand parking
00:41:13qui permettra de laisser
00:41:15les enfants dans la voiture
00:41:16le temps d'aller acheter la baguette
00:41:17et du coup,
00:41:18ça, c'est quelque chose
00:41:19d'hyper important.
00:41:20Si les artisans
00:41:21ne peuvent pas faire venir
00:41:21leur livraison facilement,
00:41:24s'ils ne peuvent pas se garer
00:41:25parce qu'ils ont un chantier facilement,
00:41:27qu'il faut se garer au fin fond
00:41:29de, je vais dire de Tombouctou,
00:41:31mais ce n'est pas le bon terme,
00:41:32qu'ils doivent se garer
00:41:33très loin de leur chantier,
00:41:35ça ne va pas être attractif.
00:41:36Et si ces gens ne viennent pas,
00:41:38si on n'a pas des artisans
00:41:39qui vont venir travailler
00:41:40sur des immeubles
00:41:41près de chez nous,
00:41:42ça va donner potentiellement
00:41:43des achats le midi
00:41:44parce qu'ils vont manger
00:41:45sur place,
00:41:46que ce soit en restaurant,
00:41:47en boulangerie.
00:41:48Et tout ça,
00:41:48c'est des choses
00:41:49qui ne sont pas forcément
00:41:50bien gérées
00:41:51au même niveau
00:41:52que les travaux
00:41:53qui peuvent y avoir.
00:41:54Il faut savoir,
00:41:55et alors là-dessus,
00:41:55je vous rejoins
00:41:56sur les managers de centre-ville,
00:41:57nous, on en a parlé
00:41:57avec la section artisanat
00:41:59au sein de la CPME.
00:42:01En fait, il faut savoir
00:42:02qu'il y a des aides
00:42:03qui sont possibles
00:42:04à avoir
00:42:05quand il y a des travaux
00:42:05devant vos rues
00:42:07et ça, c'est jamais dit.
00:42:09Quand vous êtes commerçant
00:42:10et que vous avez...
00:42:11Alors, moi, j'ai eu le cas.
00:42:12Je suis en petit village,
00:42:13mais on a eu le cas.
00:42:14On a eu un mois et demi
00:42:15de travaux devant la boutique.
00:42:17Un mois et demi de travaux
00:42:18où le chiffre d'affaires
00:42:19est impacté.
00:42:20J'ai fait des magnifiques
00:42:20tableaux Excel
00:42:21pour envoyer aux mairies.
00:42:23Je n'ai rien eu.
00:42:24Pas de remboursement.
00:42:25Alors qu'il existe,
00:42:26apparemment,
00:42:26on nous a expliqué
00:42:27un manager de centre-ville,
00:42:28qu'il y a des commissions
00:42:29d'indemnisation qui existent.
00:42:30Est-ce que vous avez
00:42:31des questions à poser
00:42:32à nos députés ?
00:42:33Comment on fait
00:42:34pour les avoir,
00:42:35ces commissions d'indemnisation
00:42:36et ces aides
00:42:36et ces facules ?
00:42:37Enfin, tout ce qui existe.
00:42:38Elle est pragmatique.
00:42:39Parce qu'apparemment,
00:42:40il existe énormément
00:42:41de choses qu'on n'a pas.
00:42:42Alors, moi,
00:42:43je triche un peu
00:42:44parce que je fais partie
00:42:45d'un collectif
00:42:45et on a listé
00:42:46tout ce que vous pouvez faire,
00:42:48tout ce qui peut exister
00:42:49au niveau des aides
00:42:50de l'État.
00:42:51Mais si on ne va pas chercher
00:42:53comment,
00:42:54où on trouve ces aides ?
00:42:56Comment ça arrive réellement
00:42:57et que c'est concret ?
00:42:58Et qu'on ne nous demande pas
00:42:59300 papiers
00:43:00qui vont nous prendre un temps.
00:43:02Qui vont lui répondre ?
00:43:04Concrètement,
00:43:05il faut juste
00:43:06travailler avec la Chambre de commerce.
00:43:08C'est le boulot
00:43:10de la Chambre de commerce
00:43:10qui...
00:43:12Le public se répond
00:43:13entre eux.
00:43:14Vous vous rendez compte ?
00:43:15On est la représentation nationale
00:43:19donc c'est assez normal,
00:43:20en fait.
00:43:21Et je voudrais ça...
00:43:22Qui paye les managers
00:43:23de centre-ville aussi ?
00:43:24C'est intéressant.
00:43:24C'est très instructif.
00:43:26C'est un agent municipal.
00:43:27Moi, je vais vous donner...
00:43:28Si vous permettez,
00:43:29je vais vous donner...
00:43:29Enfin, j'étais maire
00:43:30pendant 10 ans.
00:43:32Je veux juste vous dire
00:43:33comment nous,
00:43:34on procède.
00:43:35D'abord,
00:43:38on veille...
00:43:39On a trois rues
00:43:40très commerçantes
00:43:41dans la ville
00:43:42à Saint-Bord-des-Fossés,
00:43:43cinq villages,
00:43:44bon bref.
00:43:45On veille à ce qu'il y ait
00:43:46des parkings
00:43:47près de chaque rue commerçante.
00:43:51Pour autant,
00:43:52et vous avez raison,
00:43:53les consommateurs
00:43:56aiment se poser devant
00:43:58la boulangerie,
00:43:58ils vont acheter leurs baguettes.
00:44:00Bon, vous ne posez qu'une voiture.
00:44:01Si vous vendez 1 000 baguettes,
00:44:03vous ne pouvez pas
00:44:041 000 voitures
00:44:04devant chez vous.
00:44:05Mais bon,
00:44:06nous, voilà la façon dont on fait.
00:44:08Quand on fait les travaux,
00:44:10d'abord,
00:44:10on fait en sorte
00:44:11d'associer
00:44:12ceux qui veulent
00:44:13être associés.
00:44:15Et puis,
00:44:15les communes
00:44:16ont la possibilité
00:44:18de déduire,
00:44:21par exemple,
00:44:21les taxes
00:44:24sur les annonces.
00:44:27Ça,
00:44:27c'est les taxes
00:44:27qu'on peut déduire.
00:44:28les taxes
00:44:29lorsque vous sortez
00:44:31sur l'espace public
00:44:32lors des grandes fêtes,
00:44:33ça,
00:44:34on peut le déduire aussi.
00:44:35On peut faire
00:44:35tout ce travail-là.
00:44:36C'est une commune
00:44:37qui peut le faire.
00:44:38Et nous,
00:44:38on le fait.
00:44:39En revanche,
00:44:40tout ce qui relève
00:44:41de la compensation
00:44:42du chiffre d'affaires,
00:44:43là,
00:44:43monsieur a raison.
00:44:44Ça renvoie
00:44:45aux chambres de commerce.
00:44:46Parce que ça renvoie aussi
00:44:47aux bénéfices futurs.
00:44:50Que bénéfices futurs ?
00:44:51Parce qu'on suppose
00:44:52que ça vous apporte
00:44:53quelque chose.
00:44:54On suppose
00:44:55que ça vous apporte
00:44:56quelque chose.
00:44:56Et bénéfices futurs,
00:44:58vous n'avez pas
00:44:58partagés.
00:45:00Non, mais attendez,
00:45:00vous me dites...
00:45:01Si vous voulez parler,
00:45:02c'est dans un micro.
00:45:03Vous me dites,
00:45:04mais non.
00:45:05Je vous dis juste
00:45:05que là,
00:45:06c'est un autre sujet.
00:45:07Lorsque vous avez
00:45:08une baisse d'activité
00:45:10forte,
00:45:11très forte,
00:45:12liée à des travaux
00:45:12très forts,
00:45:14là,
00:45:14vous avez
00:45:14une communauté
00:45:15d'indemnisation.
00:45:16Je vais vous prendre
00:45:17un exemple.
00:45:18Dans la ville
00:45:18à Saint-Mont-des-Fossés,
00:45:20vous avez une gare
00:45:20qui s'appelle
00:45:21la gare du Grand Paris.
00:45:22Vous avez eu,
00:45:23avec le Grand Paris Aménagement,
00:45:24la possibilité
00:45:25d'avoir
00:45:26une commission
00:45:27d'indemnisation.
00:45:28Lorsque ces travaux
00:45:29qui sont relativement
00:45:30communaux,
00:45:32à ce moment-là,
00:45:33c'est sur les enseignes,
00:45:34c'est sur l'espace public
00:45:35où là,
00:45:36on fait en sorte
00:45:36que ce soit gratuit
00:45:37le temps des travaux.
00:45:38Donc il y a toujours
00:45:39des moyens
00:45:39de compensation.
00:45:40Mais ce qui est important,
00:45:41c'est ce que disait monsieur,
00:45:42c'est que le centre-ville
00:45:43doit être un moment
00:45:44d'expérience.
00:45:45Si on veut faire revenir
00:45:46les gens
00:45:47et les faire consommer
00:45:48en centre-ville,
00:45:49il faut qu'il puisse
00:45:49y avoir un moment
00:45:50de partage.
00:45:51Et un moment de partage,
00:45:51c'est quoi ?
00:45:52C'est chez le commerçant,
00:45:53on sait tous
00:45:54où il y a le meilleur
00:45:54pan chocolat,
00:45:55chez moi.
00:45:56Tout le monde a un avis
00:45:57sur la baguette,
00:45:57il y a je ne sais
00:45:58combien de boulangerie,
00:45:59tout le monde sait
00:46:00où est la meilleure boulangerie.
00:46:01Bref.
00:46:01Mais surtout,
00:46:02il y a des terrasses.
00:46:04À Saint-Gilda de Ruys,
00:46:04c'est chez Lucie.
00:46:06Mais surtout,
00:46:06il y a des terrasses
00:46:07pour les restaurants,
00:46:08donc la possibilité
00:46:09d'avoir des terrasses
00:46:10et de développer
00:46:10les terrasses,
00:46:11de faire en sorte
00:46:12qu'on puisse se retrouver,
00:46:14qu'on puisse avoir
00:46:14une conjugaison
00:46:15avec les marchés
00:46:16de plein vent.
00:46:17C'est très important aussi,
00:46:19ça,
00:46:19parce que ça participe
00:46:20aussi de l'animation
00:46:21commerciale,
00:46:22de faire en sorte
00:46:22qu'on puisse se garer
00:46:23à proximité,
00:46:24mais pas sur le pied
00:46:25des consommateurs
00:46:26qui sont en train
00:46:26de faire leurs courses,
00:46:27que les mamans
00:46:28avec leurs poussettes
00:46:29et les papas
00:46:30puissent circuler.
00:46:31Tout ça,
00:46:31ça nécessite
00:46:32des aménagements
00:46:33d'ensemble
00:46:33et faire en sorte
00:46:34que ce soit
00:46:34des lieux de vie,
00:46:35que ce soit
00:46:36des centres commerciaux
00:46:37à ciel ouvert
00:46:38et non pas
00:46:39des successions
00:46:41de boutiques
00:46:41où chacun
00:46:42est chez soi.
00:46:43On doit réussir
00:46:43à créer cette communauté
00:46:44pour que ce soit
00:46:45une belle expérience,
00:46:46en tout cas
00:46:47une expérience
00:46:47moins virtuelle
00:46:48que sur Internet.
00:46:49On va le faire comme ça.
00:46:50Pour amener
00:46:51une conclusion
00:46:51à vos propos,
00:46:52je tiens juste
00:46:53à étayer
00:46:53vos informations.
00:46:55C'est vrai que
00:46:55par le hasard des choses,
00:46:56j'ai grandi à Saint-Mort-des-Fossés.
00:46:58Formidable !
00:46:58J'y ai passé toute ma jeunesse.
00:47:00Il est venu
00:47:00à quel électeur ?
00:47:01J'ai passé toute ma jeunesse.
00:47:02Donc effectivement,
00:47:03je tiens à dire
00:47:03qu'il fait plutôt
00:47:04bon vivre là-bas.
00:47:05Ce que vous disiez
00:47:05avec les parkings
00:47:06est assez intéressant.
00:47:07Ils ne sont pas éloignés
00:47:08mais ils ne sont pas
00:47:08directement mis
00:47:09en face des boulangeries
00:47:10et on peut avoir
00:47:11une expérience
00:47:12de consommateur
00:47:14qui est très agréable
00:47:15et effectivement,
00:47:16les commerces
00:47:16à Saint-Mort-des-Fossés
00:47:17se portent plutôt bien.
00:47:19J'en ai vu plus
00:47:19ouvrir que fermer
00:47:20et si je suis venu
00:47:21sur ce plateau,
00:47:22ce n'était pas pour parler
00:47:23de mon expérience de ville
00:47:24mais plutôt d'autres
00:47:24qui sont dans ces difficultés-là.
00:47:25Mais il y avait
00:47:26Sylvain Berriot aussi.
00:47:27Effectivement,
00:47:27là, ça a fonctionné,
00:47:29ça marche plutôt bien
00:47:30et j'en suis ravi.
00:47:31On a beaucoup parlé
00:47:33ces derniers jours
00:47:33du fameux rapport
00:47:34pour redynamiser
00:47:35les commerces de proximité.
00:47:37Serge Papin
00:47:38en a développé
00:47:38certaines mesures
00:47:39récemment,
00:47:40le nouveau ministre des PME.
00:47:42Et alors,
00:47:42parmi les mesures,
00:47:43il y a la formation
00:47:44des commerçants
00:47:44à l'intelligence artificielle.
00:47:47Grégory,
00:47:47c'est pour faire quoi ?
00:47:50Vous êtes aussi étonné
00:47:52que moi,
00:47:53ça me rassure.
00:47:53Oui,
00:47:54c'est très à la mode.
00:47:55Moi, j'en ai beaucoup
00:47:56dans la formation
00:47:57pour l'intelligence artificielle
00:47:59dans mon métier.
00:47:59Donc, je pense qu'intelligence artificielle,
00:48:01on la met à toutes les sauces
00:48:03aujourd'hui.
00:48:04Où elle se développe énormément,
00:48:06pour le coup,
00:48:06c'est sur Internet.
00:48:07C'est-à-dire que là,
00:48:08avec l'intelligence artificielle,
00:48:11ils ont la capacité,
00:48:12on peut prendre l'exemple
00:48:12des plateformes chinoises,
00:48:14de très vite répondre
00:48:16à vos besoins
00:48:17avant même
00:48:17que vous les ayez exprimés.
00:48:18C'est-à-dire que
00:48:19vous allez constater,
00:48:20vous êtes sur des sites,
00:48:21vous faites,
00:48:22vous votre requête,
00:48:23vous cherchez quelque chose.
00:48:24Eh bien,
00:48:24il y a des suggestions
00:48:26d'achats de produits
00:48:27que vous aviez,
00:48:28voilà,
00:48:28qui sont en train d'apparaître.
00:48:29Vous allez émettre quelques mots
00:48:30et ils sont déjà en train
00:48:31de générer des images
00:48:32comme s'il y avait
00:48:33le produit.
00:48:34Oui, c'est les algorithmes.
00:48:35Eux sont très rapides.
00:48:36Les commerçants de centre-ville,
00:48:37écoutez, je ne sais pas quoi.
00:48:38C'est-à-dire causer
00:48:38l'intelligence artificielle,
00:48:39elle peut aider,
00:48:40je crois que c'est d'elle
00:48:42qui veut répondre peut-être.
00:48:42Elle peut aider,
00:48:43évidemment,
00:48:45parce que,
00:48:45par exemple,
00:48:46vous cherchez une recette,
00:48:48vous l'avez hyper rapidement
00:48:49la recette.
00:48:50Et vraiment...
00:48:51Mais en quoi
00:48:52l'intelligence artificielle ?
00:48:53Le mail,
00:48:54je vous donne le mail.
00:48:55Le mail,
00:48:55monsieur le maire
00:48:56doit être au courant.
00:48:58Quand vous étiez maire,
00:48:59il y a 15 ans de ça,
00:49:00personne n'avait de mail.
00:49:02Les commerçants
00:49:02n'avaient pas de mail.
00:49:03Par contre,
00:49:04tout le monde
00:49:05avait des mails
00:49:05chez soi,
00:49:07mais le commerçant
00:49:08donnait le mail
00:49:09de voisin.
00:49:10Aujourd'hui,
00:49:10je pense que
00:49:11il ne faut pas
00:49:13que les commerçants
00:49:14soient en retard.
00:49:16Il faut que les commerçants
00:49:17soient en avance.
00:49:18Ils soient
00:49:18comme tous les concitoyens.
00:49:20Et moi,
00:49:20je pense que c'est important
00:49:21parce que
00:49:22vous écrivez un mail,
00:49:23mais ça va à toute allure.
00:49:25Moi qui fais
00:49:25un peu de fautes d'orthographe,
00:49:27je vous ai assuré
00:49:28que je n'ai plus
00:49:28de fautes d'orthographe,
00:49:29mais que j'écris mon mail
00:49:30très vite maintenant.
00:49:32Voilà.
00:49:32Donc,
00:49:33bien sûr que ça retire
00:49:34des postes d'assistants,
00:49:36de choses comme ça,
00:49:37mais je pense que
00:49:38pour le commerçant,
00:49:39c'est vraiment une aide
00:49:40hyper importante.
00:49:42Moi,
00:49:42ce que je veux dire,
00:49:43au-delà de l'intelligence artificielle,
00:49:44je pense qu'il ne faut pas
00:49:44toujours opposer
00:49:45commerce en ligne
00:49:46et commerce physique.
00:49:47Le commerce en ligne,
00:49:48en 10 ans,
00:49:49il est passé
00:49:49de 65 milliards
00:49:50de chiffre d'affaires
00:49:51à 175 milliards
00:49:52de chiffre d'affaires.
00:49:53Il ne faut pas
00:49:53que nos commerçants locaux
00:49:54passent à côté
00:49:56de cette manne.
00:49:56Je pense que
00:49:57les fameuses places de marché
00:49:58qui existent aujourd'hui
00:49:59qui sont très décriées
00:50:00parce qu'elles vendent
00:50:00des produits
00:50:01qui ne respectent pas nos normes,
00:50:02elles peuvent aussi
00:50:03vendre des produits
00:50:03de nos bons commerçants locaux.
00:50:05Et le marchand
00:50:05de chocolat local,
00:50:06il peut très bien
00:50:07mettre ses chocolats
00:50:08sur une plateforme de marché
00:50:09et que la personne âgée
00:50:11qui ne peut plus forcément
00:50:12se déplacer en train de ville
00:50:13puisse commander des chocolats,
00:50:14pas qui viennent
00:50:15de l'autre bout du monde,
00:50:16mais qui viennent
00:50:16de la boutique du centre de ville.
00:50:17Mais est-ce qu'il n'y a pas
00:50:17certains commerçants
00:50:18qui se sont retrouvés
00:50:19eux-mêmes piégés
00:50:20en fondant
00:50:21leur propre site internet
00:50:22marchand
00:50:23et finalement,
00:50:24à un moment,
00:50:24ils ont fait plus d'affaires
00:50:26sur internet
00:50:27avec leur boutique
00:50:28que dans leur boutique physique ?
00:50:30Les deux sont complémentaires
00:50:31et c'est vrai
00:50:32qu'aujourd'hui,
00:50:33vous avez ces places de marché
00:50:34qui sont tellement bien
00:50:35référencées sur internet
00:50:36que le fait de monter
00:50:38son propre site internet
00:50:39avec son propre mode de paiement,
00:50:41etc.,
00:50:41le fait de l'alimenter soi-même,
00:50:42ça peut être assez lourd,
00:50:44alors qu'aujourd'hui,
00:50:45vous pouvez mettre en ligne
00:50:46assez facilement
00:50:47et les commerces
00:50:47peuvent effectivement
00:50:49aussi utiliser
00:50:50le commerce en ligne.
00:50:51Il ne faut pas
00:50:51que opposer les deux.
00:50:52En deux secondes,
00:50:5483% des utilisateurs
00:50:57d'internet
00:50:58qui achètent en ligne
00:50:59viennent en centre-ville
00:51:01et délaissent
00:51:02la périphérie.
00:51:04Donc ça aussi,
00:51:04c'est important
00:51:05quand je parle
00:51:06de la chape-lésir.
00:51:07Est-ce que vous pensez
00:51:07que les commerçants,
00:51:08ils doivent aujourd'hui,
00:51:09ceux qui ne l'ont pas encore fait,
00:51:10se diversifier
00:51:11et s'adosser
00:51:13à leur propre site internet ?
00:51:15Je crois que c'est Stéphane
00:51:16et David.
00:51:19Alors là,
00:51:20c'est encore du chirurgical,
00:51:21ça va dépendre
00:51:22de quelle activité on a.
00:51:25L'intelligence artificielle,
00:51:26alors on va l'utiliser.
00:51:28Allons jusqu'au bout,
00:51:29de coup,
00:51:29je n'aurai plus besoin
00:51:30de comptables,
00:51:31parce que ça va être fait
00:51:32par l'intelligence artificielle,
00:51:33donc on va mettre
00:51:34tous les comptables dehors.
00:51:35Moi,
00:51:37je m'occupe aussi
00:51:37de l'association
00:51:38des commerçants
00:51:39Le Picabaisse
00:51:39et Rue Adjacente,
00:51:40c'est Montmartre.
00:51:42Donc sur l'accessibilité,
00:51:43on est en train
00:51:43de tout piétonniser.
00:51:45Au départ,
00:51:46tout le monde était contre
00:51:46parce qu'on disait
00:51:47qu'il fallait bien acheter
00:51:48en mettant sa voiture
00:51:49à côté du boucher
00:51:50ou du charcutier.
00:51:51Et en fait,
00:51:52ça y est,
00:51:53on en est à la phase 3
00:51:54et en fait,
00:51:55ceux qui ont fait
00:51:55la phase 1 et la phase 2
00:51:56sont très contents
00:51:57parce que ça draine du monde.
00:51:58Mais je peux comprendre
00:51:59qu'à la campagne
00:52:00ou ailleurs,
00:52:01dans des petites villes,
00:52:01on ait besoin
00:52:02de son véhicule.
00:52:03Donc c'est vraiment,
00:52:04en fin de compte,
00:52:05le commerce de centre-ville.
00:52:06On appelle ça même
00:52:07le cœur de centre-ville.
00:52:09Le cœur.
00:52:10Donc un cœur,
00:52:10ça bat tout seul.
00:52:11Et chaque ville
00:52:12a sa propre spécificité.
00:52:14Et c'est pour ça
00:52:14que je rappelle,
00:52:16période électorale oblige.
00:52:18Faites un livre blanc
00:52:19et dites aux candidats
00:52:21qui vont être
00:52:21dans vos villes
00:52:22qu'est-ce qu'ils pensent faire
00:52:24pour le cœur de ville.
00:52:26Et il faut leur faire signer
00:52:27le livre blanc
00:52:28que vous allez monter
00:52:29avec la CCI de votre coin
00:52:31et les différents
00:52:31associations de commerçants.
00:52:33Il y a un micro derrière vous.
00:52:36Oui,
00:52:37je reviens sur
00:52:38l'intelligence artificielle.
00:52:39On a vu tout un débat
00:52:40au moment du Covid.
00:52:41On nous a dit,
00:52:42beaucoup d'ailleurs
00:52:42ont foncé sur le business,
00:52:44il faut développer
00:52:45des plateformes en ligne
00:52:45pour les commerces locaux.
00:52:47Moi,
00:52:47j'ai beaucoup de mes commerçants
00:52:48qui m'ont dit,
00:52:49vous êtes sympa David,
00:52:50mais moi j'ai ouvert une boutique,
00:52:51ce n'est pas pour me mettre en ligne.
00:52:52Là où il y a un intérêt
00:52:53pour l'intelligence artificielle,
00:52:54c'est que c'est un nouveau mode
00:52:54de recherche.
00:52:55A priori,
00:52:56quand on cherche maintenant,
00:52:57on va plus forcément
00:52:58sur les moteurs de recherche,
00:52:59qu'on demande à l'intelligence artificielle.
00:53:00On peut le faire pour nous.
00:53:01Voilà,
00:53:01et on a de la chance
00:53:02d'avoir des intelligences artificielles
00:53:03qui sont parfois apprenantes.
00:53:04Oui,
00:53:04si nos commerçants arrivent
00:53:05à faire apprendre
00:53:07à l'intelligence artificielle
00:53:08que si je veux aller chercher
00:53:09tel ou tel produit
00:53:10à Courbevoie,
00:53:11il faut qu'il remonte
00:53:11dans les réponses,
00:53:14tant mieux,
00:53:14faisons-le.
00:53:15Je ne suis pas certain
00:53:16que ce soit la panacée.
00:53:17Je voudrais vous soumettre
00:53:18aussi ce soir
00:53:18une situation
00:53:19un peu plus urgente
00:53:21avec ces communes plus petites,
00:53:22ces villages
00:53:23qui perdent
00:53:23leur dernier commerce.
00:53:25On va aller à Nahours,
00:53:26c'est une commune
00:53:26qui a 20 minutes d'Amiens.
00:53:28Là-bas,
00:53:28il reste un seul commerce,
00:53:29ça s'appelle le Cheval Blanc.
00:53:30Alors vous allez voir,
00:53:31il fait tout.
00:53:32Bar, tabac, restaurant,
00:53:33boulangerie, point relais.
00:53:34Sa gérante part à la retraite
00:53:35dans 4 mois
00:53:36et pour l'instant,
00:53:37elle n'a aucun repreneur.
00:53:39C'est un reportage
00:53:40de Dario Borgogno
00:53:40avec Eva Billion.
00:53:43Ah,
00:53:44bonjour Annie,
00:53:44ça va ?
00:53:45Donc vous venez
00:53:46chercher un petit coup
00:53:47de bonheur
00:53:48au Cheval Blanc alors ?
00:53:50Oui.
00:53:50Ah,
00:53:51près du radiateur
00:53:52comme d'habitude.
00:53:54Catherine est la gérante
00:53:55de l'unique commerce de Nahours,
00:53:57commune de 1055 habitants,
00:53:59avec pour seule aide
00:54:00son époux et dits
00:54:01aux cuisines.
00:54:02Le Cheval Blanc
00:54:02est un restaurant,
00:54:03mais aussi une boulangerie,
00:54:05une épicerie fine,
00:54:06un relais poste
00:54:07ou encore un bar tabac.
00:54:08C'est surtout
00:54:09un lieu de rencontre.
00:54:10Mais vous n'habitez pas
00:54:11comme moi ?
00:54:12Pas très loin
00:54:14de chez Marie-Rène.
00:54:16Mais en mars,
00:54:17Catherine part à la retraite
00:54:18et pour l'instant,
00:54:19personne n'est là
00:54:20pour reprendre.
00:54:21Vous allez aller boire
00:54:21votre café où ?
00:54:23Ah,
00:54:24bonne question.
00:54:24Parce que ça fait
00:54:26quand même
00:54:26quelques années maintenant
00:54:27qu'on se côtoie,
00:54:29on se tutoie,
00:54:30on se raconte
00:54:31un peu nos vies.
00:54:32J'ai connu
00:54:333-4 cafés ici,
00:54:34là c'est vraiment
00:54:34le dernier du village,
00:54:36donc c'est ça ferme
00:54:36et ça va faire
00:54:38vraiment le vide.
00:54:39Ça nous fait sortir
00:54:40de chez nous aussi.
00:54:41Voilà.
00:54:42Le jour que ça va fermer,
00:54:43ça va nous faire
00:54:44vraiment mal au cœur.
00:54:45Pourtant,
00:54:46la patronne ne cesse
00:54:46de baisser le prix.
00:54:48Expertisé à 160 000 euros,
00:54:50le Cheval Blanc
00:54:50cherche à présent
00:54:51repreneur pour 80 000 euros.
00:54:52en espérant que quelqu'un
00:54:54ait un petit peu d'apport
00:54:56et puisse avoir un prêt
00:54:57pour pouvoir prendre le relais.
00:54:59C'est très stressant,
00:55:00on se demande un petit peu
00:55:01à quelle sauce
00:55:02on va être mangé.
00:55:03S'il y a un repreneur,
00:55:05bon ben voilà,
00:55:05les choses restent en place
00:55:06et c'est lui qui prend la suite.
00:55:08Si les rideaux se baissent,
00:55:10c'est un grève-cœur.
00:55:12Ouais.
00:55:15Vous allez me faire pleurer, là.
00:55:16L'affaire est pourtant rentable,
00:55:19rendant la situation
00:55:20encore plus incompréhensible.
00:55:22La problématique,
00:55:23je ne la comprends pas
00:55:24puisque en fait,
00:55:26c'est une affaire
00:55:27où on ne se pose pas la question
00:55:28si ça va fonctionner ou pas
00:55:29puisqu'on sait déjà
00:55:30que les gens
00:55:31qui prendront la suggestion,
00:55:32ça fonctionnera.
00:55:33Est-ce que c'est le moment actuel
00:55:35qui est plein de questionnements ?
00:55:37En ce moment,
00:55:38quand on dit investir,
00:55:39c'est plutôt un pas en arrière
00:55:42pour pas mal d'entreprises.
00:55:44Après 4 ans de recherche,
00:55:45il reste 3 mois à Catherine
00:55:46pour trouver un repreneur.
00:55:48Qu'est-ce qu'on peut faire pour Catherine ?
00:55:50En tout cas,
00:55:50ce qui est sûr
00:55:51et ça s'est vu
00:55:52dans le témoignage de monsieur
00:55:53tout à l'heure,
00:55:53c'est que les clients
00:55:56attirent les clients.
00:55:57C'est-à-dire qu'on aime bien
00:55:58aller faire les boutiques
00:55:59quand il y a plusieurs boutiques
00:56:00de vêtements.
00:56:00On aime bien aller boire un verre
00:56:02dans un quartier
00:56:03où il y a plusieurs bars
00:56:03pour boire un verre.
00:56:04Donc c'est sûr qu'il faut un moteur
00:56:06pour attirer les autres commerçants.
00:56:07Si le dernier commerce disparaît,
00:56:09c'est vrai que ça va être très difficile.
00:56:11Il y a effectivement
00:56:11des pouvoirs de préemption
00:56:12à la fois des murs
00:56:14et du fonds de commerce
00:56:15pour que la mairie puisse garder
00:56:16la maîtrise.
00:56:18Il peut y avoir aussi,
00:56:19je crois que c'est le candidat
00:56:21de mon parti à la mairie de Paris
00:56:22qui propose un plafonnement
00:56:24des loyers.
00:56:25Ça s'est fait sur le logement
00:56:25mais y compris pour les beaux commerciaux
00:56:27parce que parfois
00:56:27les loyers commerciaux augmentent
00:56:29et on ne trouve plus
00:56:30de rentabilité.
00:56:32En tout cas,
00:56:33il faut quand même être conscient
00:56:34et je voudrais rebondir
00:56:35en même temps
00:56:35sur ce que vous avez dit
00:56:36en ouverture d'émission
00:56:37que finalement,
00:56:38avec sa carte bleue,
00:56:39on a presque plus de pouvoir
00:56:40sur le monde
00:56:41qu'avec sa carte électorale
00:56:42et je dis ça en tant que député.
00:56:43Mais quand on consomme,
00:56:44on agit sur l'environnement,
00:56:45on agit sur l'emploi,
00:56:46on agit sur l'économie locale.
00:56:48Effectivement,
00:56:49et donc,
00:56:50il faut,
00:56:52avec un manager de ville,
00:56:53là en l'occurrence,
00:56:54un petit village
00:56:54ne peut pas en avoir
00:56:55mais moi j'en avais une
00:56:56dans ma commune
00:56:56quand j'étais adjoint au maire,
00:56:58ça a été supprimé
00:56:59et je vois vraiment la différence
00:57:00que c'est l'interlocuteur unique.
00:57:02Il faut quelqu'un
00:57:03qui aille chercher
00:57:04un porteur de projet
00:57:04d'autant que cette affaire
00:57:05est rentable
00:57:06et que perte le dernier.
00:57:07Elle a divisé le prix en deux.
00:57:0980 000 euros son affaire.
00:57:11Elle fait tout.
00:57:12Mais en même temps,
00:57:13j'imagine qu'elle travaille
00:57:137 jours sur 7
00:57:14et qu'elle travaille
00:57:15de 9h à 23h
00:57:16et que c'est des conditions de vie.
00:57:21Lucie,
00:57:21parlez dans un micro.
00:57:23J'ai juste pas entendu
00:57:24les horaires que vous avez dit.
00:57:26Je sais pas,
00:57:26mais elle travaille
00:57:27certainement du matin.
00:57:28Sachant qu'elle fait
00:57:28de la boulangerie,
00:57:29oui,
00:57:29elle doit commencer
00:57:30à 5h du matin.
00:57:30Elle fait peut-être
00:57:31des pots de pain,
00:57:31je ne sais pas.
00:57:335-6h,
00:57:33elle doit être ouverte
00:57:34dans un petit village
00:57:35jusqu'à 21h22-23.
00:57:37Il faut trouver
00:57:40deux repreneurs en fait.
00:57:41Oui,
00:57:42et puis il faut trouver
00:57:43les gens
00:57:43qui ont encore envie
00:57:44de vivre comme ça.
00:57:47C'est un couple
00:57:47qui ne va pas réellement
00:57:48avoir de vie à côté
00:57:49et qui en plus
00:57:50va passer son temps
00:57:51et vivre complètement
00:57:52dans cette boutique.
00:57:53C'est hyper enrichissant
00:57:54mais les jeunes,
00:57:55je ne pense pas me tromper,
00:57:56n'ont plus forcément tous
00:57:57cet attrait
00:57:58à passer une vie complète.
00:58:00Travailler le week-end.
00:58:017 jours sur 7,
00:58:02jours fériés.
00:58:03On revient à Saint-Mort.
00:58:04En amont,
00:58:06les pouvoirs publics
00:58:07ont un rôle à jouer
00:58:08dans ces situations-là aussi.
00:58:11À Courbevoie,
00:58:11on avait un centre commercial,
00:58:12on l'a toujours,
00:58:13qui a été aux mains
00:58:14de deux acteurs privés,
00:58:16de référence
00:58:17et qui l'ont laissé péricliter.
00:58:18On a racheté
00:58:19le centre commercial,
00:58:20on a racheté 80%
00:58:21des cellules.
00:58:22Alors en Ile-de-France,
00:58:22on a peut-être aussi
00:58:23la possibilité,
00:58:24l'aide de la métropole
00:58:25du Grand Paris,
00:58:26l'aide de l'établissement
00:58:26public foncier
00:58:27d'Ile-de-France.
00:58:27Donc on a plus de moyens
00:58:29pour faire ces choses-là.
00:58:30Les boutiques
00:58:30de ce centre commercial,
00:58:32on les a re-commercialisés
00:58:32nous-mêmes,
00:58:33avec le service commerce,
00:58:34avec le manager de centre-ville,
00:58:35avec ses équipes
00:58:36et on y arrive.
00:58:37On y met d'autres conditions.
00:58:39Il y a en effet
00:58:40le temps de travail,
00:58:41ça qui est malheureusement
00:58:42incompressible,
00:58:43mais il y a toutes les charges
00:58:43dont on parlait tout à l'heure.
00:58:45Le loyer,
00:58:46il faut en effet
00:58:47pouvoir agir
00:58:48sur le niveau de loyer
00:58:49qui est demandé.
00:58:49On a en effet
00:58:50la possibilité de taxer
00:58:51quand les commerces
00:58:52sont vacants
00:58:53après deux années.
00:58:55Quand on a un commerce
00:58:56vacant dans deux ans,
00:58:57c'est quand même catastrophique
00:58:58pour le reste.
00:58:58Il faut qu'on puisse agir
00:58:59plus fortement là-dessus.
00:59:00Et en fait,
00:59:01le propriétaire d'un commerce,
00:59:03il le loue.
00:59:04Le problème
00:59:05sont les grandes foncières privées
00:59:07qui ont les moyens
00:59:07de ne pas louer.
00:59:08En tout cas,
00:59:09si chez vous,
00:59:10si chez vous,
00:59:11ici,
00:59:11si chez vous,
00:59:12là-bas,
00:59:13vous avez une solution
00:59:13pour Catherine,
00:59:15vous pouvez nous écrire
00:59:15sur lcp.fr
00:59:17et c'est promis,
00:59:18on transmettra.
00:59:19Un grand merci à vous
00:59:20d'être venus ce soir
00:59:20participer à Chaque Voix Compte.
00:59:22Merci également
00:59:23à Romain Eskenazi
00:59:24et à Sylvain Berrios.
00:59:25Un grand merci à Grégory
00:59:26et à Mariette.
00:59:28Et puis merci à vous,
00:59:29chez vous,
00:59:29de nous avoir suivi.
00:59:30Cette émission est rediffusée
00:59:31tout à l'heure à 23h30.
00:59:33Si vous souhaitez vous aussi
00:59:34faire partie du public
00:59:35et venir interroger
00:59:36vos députés,
00:59:38eh bien,
00:59:38vous pouvez flasher
00:59:38le QR code
00:59:39qui va apparaître
00:59:40d'un instant à l'autre
00:59:41sur votre écran.
00:59:42Lundi,
00:59:43vous retrouvez l'ami
00:59:43Francis Letellier
00:59:44pour l'Indice et Politique.
00:59:46Son invitée sera
00:59:46la ministre Aurore Berger.
00:59:48On se retrouve mardi
00:59:49en direct
00:59:50à 19h30.
00:59:51Excellente soirée
00:59:52sur LCP Canal 8.
00:59:53Musique
00:59:54Sous-titrage Société Radio-Canada
00:59:58Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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