- il y a 3 mois
Je ne pensais pas faire cette vidéo un jour..
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00J'ai perdu mon grand-père il y a deux jours.
00:02Voilà, au moins les bases de la vidéo sont dites, sont posées.
00:06Alors, cette vidéo bien sûr n'était pas prévue.
00:08Souvent c'est les phrases que des Youtubers disent,
00:10mais là pour le coup c'était pas prévu du tout.
00:12Enfin, j'avais prévu à la base de vous tourner une vidéo sur l'histoire de David Goggins,
00:15mais disons que d'avoir vécu la perte de mon grand-père il y a quelques jours,
00:17il m'a donné envie de traiter du thème du deuil.
00:19Ça sera pas une vidéo joyeuse, ça sera pas une vidéo fun.
00:22On va pas parler de ma gamme de compléments alimentaires et de chef nutrition.
00:24On va parler d'un sujet auquel on sera tous confrontés,
00:26en espérant que ce soit le plus tard possible.
00:30Pour vous, c'est un peu comme si je faisais ma psychanalyse quelque part.
00:32Sauf que je parle tout seul et qu'il n'y a personne en face.
00:34Enfin si, vous, vous êtes là. Dans les commentaires, vous serez là.
00:37Donc mon grand-père...
00:40Il faut juste que je reste sérieux dans la vidéo.
00:44On est des mecs, on est solides, on pleure pas, ok ?
00:46Non, je rigole.
00:47Bien sûr que vous avez le droit de pleurer, surtout dans ce thème-là.
00:49Et surtout ce jour-là, le jour de l'enterrement.
00:52Si vous pleurez pas, c'est que je dirais pas que vous êtes des monstres,
00:54loin de là, attention, c'est pas ce que je voulais dire.
00:56Mais s'il y a bien un moment dans la vie où on doit montrer nos émotions,
01:00c'est pendant l'enterrement, c'est quand ça touche la famille.
01:02Vous verrez d'ailleurs dans la vidéo que des fois, j'ai la voix qui part un petit peu.
01:05C'est peut-être un petit peu les émotions qui m'envahissent.
01:07Mais je tâcherai de rester le plus audible possible, ok ?
01:10Pour préserver d'ailleurs l'identité de mon grand-père,
01:13je mettrai pas de photo de lui dans la vidéo.
01:15Il n'y aura pas de vidéo.
01:16Bon, même si entre nous, le droit d'auteur, maintenant qu'il est décédé,
01:18bon, je pense qu'on tiendra plus rigueur.
01:21Je rigole, bien sûr je rigole.
01:23J'adore l'humour.
01:24Noir.
01:25Ah putain.
01:26Donc mon grand-père est décédé à 84 ans.
01:28Vous verrez en fait dans le décès de mon grand-père,
01:30on n'a pas été choqué quelque part par son décès.
01:32Enfin si on a été choqué le jour où on l'a appris,
01:35mais on s'y attendait.
01:36Surtout qu'à 84 ans, c'est un très bel âge.
01:38Et on aimerait tous décéder le plus tard possible.
01:41Moi perso, objectif, décéder après 100 ans, ok ?
01:43J'espère que ce que je viens de dire ne va pas mal vieillir.
01:46Je touche du bois.
01:48C'est pas du vrai bois ça.
01:49Je touche du bois.
01:51Je touche ma tête.
01:51Mon objectif, c'est de passer les 100 ans avec les abdos, ok ?
01:54Le plus musclé possible, le plus en forme, le plus autonome possible.
01:58Le but, c'est pas juste de vieillir tard.
01:59Le but, c'est de vieillir tard et en bonne santé,
02:01en étant autonome le plus longtemps possible.
02:0384 ans, âge du décès de mon grand-père,
02:05comme je vous le disais à l'instant.
02:06Il a eu, je pense, une très belle vie.
02:07Une vie plutôt classique.
02:09Il travaillait dans l'entreprise Securitas.
02:11C'est ceux qui s'occupent de la sécurité dans les entreprises.
02:13D'ailleurs, cette vidéo est sponsorisée par Secur...
02:14Non, je rigole, je rigole, je rigole, je rigole.
02:16La vidéo n'est pas sponso.
02:17Tant mieux.
02:18Il y a des sujets, il ne faut pas déconner.
02:19Ça faisait 6 ans que mon grand-père luttait face à différents cancers.
02:22Il gagnait, puis il y en avait un autre qui arrivait.
02:25Il regagnait, il y en avait un autre qui arrivait.
02:27C'était fatigant.
02:27C'était très fatigant, aussi bien pour lui que pour ma grand-mère,
02:31qui était devenue par la force des choses aidante à 100%.
02:33Heureusement qu'elle était à la retraite aussi,
02:35parce que ses journées étaient consacrées à s'occuper de mon grand-père.
02:37Et plus on vieillit, plus les rendez-vous sont tournés au droit du milieu médical.
02:40Des scanners par-ci, des rendez-vous chez le généraliste par-là,
02:44retour chez l'oncologue.
02:45C'est fatigant, c'était usant.
02:46Même si ma grand-mère a toujours été en forme,
02:48c'est une femme vraiment active, hyper dynamique,
02:50on sent que pendant 6 ans, quand même, ça l'a fatigué cette histoire.
02:52D'ailleurs, je lui souhaite, après le décès de mon grand-père,
02:55de réussir à reprendre du temps pour elle.
02:56Reprendre du temps pour s'occuper d'elle-même
02:58et sortir un petit peu du quotidien des hôpitaux.
03:00Qui, même si le personnel a été incroyable,
03:02on est à l'hôpital Purpont à Toulouse,
03:04ils ont été super patients,
03:06adorables, vraiment aux chevets de mon grand-père.
03:07Mais bon, c'est sûr que l'hôpital,
03:09moins souvent on y est, mieux on se porte quelque part.
03:11Donc, comme je vous le disais,
03:11ça faisait 6 ans qu'il se battait contre le cancer.
03:13Et forcément, au fur et à mesure des années,
03:16son état se désagrégeait tout doucement.
03:18Il est toujours resté lucide jusqu'à la fin de sa vie.
03:20D'ailleurs, il avait une fameuse phrase,
03:22ça va aller.
03:22Toujours conscient de qui il lui parlait,
03:24les souvenirs.
03:25Par chance, on a pu le voir une semaine avant qu'il décède.
03:27Et même s'il était très, très fatigué, très maigre,
03:29je me souviens encore avoir touché son épaule.
03:31Très, très maigre l'épaule.
03:33Ok.
03:34Là, je me reconcentre un peu.
03:36Ok.
03:39Vous avez vu, j'ai la voix qui part à chaque fois.
03:41On respire.
03:45Tout s'est bien passé.
03:46Ok.
03:47On peut continuer, c'est bon, je suis revenu dedans.
03:49Donc, mon grand-père était vraiment maigre,
03:50mais il est resté lucide jusqu'à la fin de sa vie.
03:52Et c'est là qu'on a réalisé aussi qu'on était une famille unie.
03:54Parce que quand on se promenait dans les couloirs de l'hôpital,
03:56beaucoup étaient seuls dans leur chambre
03:58à attendre tout simplement la mort.
04:00Et c'était hyper triste à voir.
04:01Je comprends, toutes les familles sont occupées,
04:03tout le monde travaille, tout le monde est à l'école.
04:05Mais voilà, petit message de ma part,
04:06si jamais vous avez vos grands-parents dans les hôpitaux,
04:08n'hésitez pas à leur passer un petit coup de téléphone,
04:10à aller les voir, ça leur fera du bien à eux
04:12et aussi à vous quelque part.
04:14Du coup, pendant une semaine, le temps qu'il a été hospitalisé
04:16jusqu'à son décès officiel,
04:17son état allait mieux, puis moins bien.
04:19Mieux, moins bien.
04:20Mieux, moins bien.
04:21Ça permet quelque part de se préparer.
04:23Même si on n'est jamais prêt pour ce genre d'événement,
04:25ça permet de se dire tout doucement,
04:27ça va arriver, c'est pas une surprise, c'est pas un accident.
04:30J'ose même pas espérer la douleur que c'est de perdre un être cher
04:33subitement dans un accident de voiture, par exemple.
04:36La souffrance doit être terrible.
04:37D'ailleurs, je pense à vous qui regardez la vidéo
04:39si jamais ça a été votre cas.
04:41Ou Red Bull.
04:42Vodca Red Bull.
04:44Donc quelque part, on s'y attendait à ce qu'il décède.
04:47Du coup, les jours avant, forcément,
04:48on avait des petites montées d'angoisse,
04:50pas d'angoisse, mais des petites montées de chagrin,
04:53de larmes,
04:54on se projetait en disant,
04:55mince,
04:55on ne le verra plus.
05:00Thibaut, contrôle.
05:03Contrôle, contrôle, contrôle.
05:06Là, j'ai la voix qui monte, j'ai la voix qui dessine.
05:08Je ne sais pas pourquoi je prends l'accent de Toulousaine.
05:10On stabilise.
05:12Je sens que le canal lacrymal, là, il est plein et empêté.
05:15Mais on est là.
05:15J'aurais dû prendre deux, trois petits mouchoirs.
05:24Mais c'est bon, ne vous inquiétez pas, on est hâle.
05:27Comme je vous le disais les jours avant,
05:28effectivement, on avait des petits montées où on pleurait,
05:30on pleurait clairement.
05:32La gorge nouée, envie de pleurer.
05:34Mais là-dessus, il ne faut pas se retenir,
05:36il ne faut pas faire le bonhomme.
05:37Là, j'essaie de faire le bonhomme face à vous.
05:39Mais bon, que voulez-vous ?
05:39Quand vous avez aimé quelqu'un,
05:41c'est normal d'être triste.
05:45OK, on est là.
05:48Peut-être que le fait de contracter,
05:49ça fait redescendre le canal lacrymal.
05:51Je tente des trucs.
05:53Voilà.
05:53Vous aimez un être cher,
05:55il décède, vous pleurez, c'est normal, c'est la vie.
05:57Tant mieux, ça veut dire que vous êtes humain.
05:59Bienvenue chez les humains.
06:00Mais bon, paf, on apprend la nouvelle.
06:02Il est décédé.
06:03Sur le coup, je ne réalise pas forcément.
06:05Parce que je te préparais aussi depuis six ans,
06:07puis depuis une bonne semaine,
06:08au fait que ça pouvait arriver du jour au lendemain.
06:11Donc là, j'appelle mes parents,
06:12frères et sœurs, on me prend la température,
06:14tout le monde est triste.
06:15C'est normal, ma tante.
06:17Et là, quelque part, en fait,
06:18on se rassure tous en se disant
06:19il est mieux là où il est
06:22maintenant que là où il était il y a une semaine.
06:24C'est-à-dire au fond d'un lit,
06:25à maigri,
06:26avec je ne sais pas combien de chimio dans le sang.
06:28Il a le droit lui aussi de partir pour se reposer.
06:30Donc, ça serait égoïste de notre part
06:32de dire non, non, non, non.
06:34Maintenez-le en vie le plus longtemps possible
06:36pour que nous, on ne soit pas triste.
06:37Il était fatigué et il est parti de mort naturelle.
06:40Dans son sommeil, je crois qu'il était 22h30,
06:43un truc comme ça.
06:44Tout le monde aimerait décéder sur la digestion
06:45après un bon repas.
06:46Bon, bon repas.
06:47Il était à l'hôpital.
06:48Attention, je ne dénigre pas
06:49les repas servis à l'hôpital.
06:52Mais voilà, j'espère qu'il y a bien mangé quand même.
06:54D'ailleurs, c'est rigolo
06:54parce que dans les hôpitaux,
06:55ils distribuent vachement de shakes protéinés.
06:57Parce que ce qui se passe,
06:58c'est que les personnes âgées,
06:59elles font, elles perdent en masse musculaire,
07:01d'autant plus qu'elles sont halitées.
07:02Et pour les maintenir en forme
07:03le plus longtemps possible,
07:04on leur donne des shakes protéinés.
07:05Je pense qu'on va aller faire des livraisons
07:07de shakes protéinés,
07:0830 grammes, une chaîne nutrition
07:09dans les hôpitaux pour aider nos aînés.
07:11Donc, les personnes qui pensent encore
07:13que les protéines, c'est du dopage
07:14parce que oui, en 2025,
07:15il y en a encore qui pensent ça.
07:16Non, puisqu'on en donne aussi
07:18aux personnes âgées dans les hôpitaux
07:20et aux enfants dans les poudres pour bébés.
07:21Si vous voyez écrit lactosérum,
07:23c'est de la whey protein.
07:25Donc, voilà.
07:25Donc, suite à son décès,
07:26on reçoit l'appel.
07:27Là, c'est mes parents, mon frère,
07:29qui se sont occupés d'aller faire
07:30toutes les démarches à la mairie
07:31lors du décès, etc.
07:33Et c'est vrai que comme il y a
07:34tellement de papiers à remplir
07:35quand il y a un décès,
07:36au final, on n'a pas le temps
07:37d'être triste complètement.
07:39Enfin, pas de suite triste
07:40parce qu'on est de suite plongé
07:41dans toute l'organisation
07:43de la cérémonie.
07:44Les chants pour l'église,
07:45contacter les pompes funèbres.
07:46Il y a tellement de choses
07:47à penser pour la famille
07:48que sur le coup,
07:48ils n'ont pas le temps d'être tristes.
07:49D'où le fait que c'est
07:50pendant la cérémonie souvent que
07:52là, il y a
07:54le canal lacrymal,
07:56là, c'est le tsunami dans les yeux.
07:58Donc, moi, je n'ai pas souhaité
07:59faire la mise en bière.
08:00C'est le moment où le corps de la personne,
08:02il est dans un cercueil ouvert.
08:03On peut aller le voir,
08:04le toucher.
08:04J'avais déjà touché un corps mort
08:06pour une vidéo YouTube
08:07il y a quelques années maintenant.
08:08On est surpris souvent
08:09par la froideur du corps
08:10et par ce qu'on appelle
08:11la rigidité cadavérique.
08:13Ça veut dire qu'en fait,
08:14le corps, il est...
08:15Il se rigidifie.
08:17C'est impressionnant.
08:18Mon petit frère a assisté.
08:19Il est très courageux.
08:20À 15 ans,
08:21ce n'est pas facile
08:21de voir le corps de son grand-père
08:23décédé, inerte
08:25dans un cercueil.
08:26Mais franchement, bravo à lui.
08:27Ma mère aussi y est allée.
08:28Et elle m'a dit quelque part
08:29que ça avait rassuré
08:29parce qu'elle sentait
08:30que l'âme de mon grand-père
08:31était montée au ciel.
08:33Elle n'était plus dans ce corps
08:33qui aujourd'hui était un simple
08:35cadavre entre guillemets.
08:37Je mets des gros guillemets
08:38bien sûr, vous m'avez compris.
08:39Donc hop, hop, hop, tout s'organise.
08:40Rendez-vous à l'église.
08:42La cérémonie s'est passée à Pibrac,
08:43à côté de Toulouse,
08:44là où j'ai grandi.
08:45Et comme j'ai déménagé moi
08:46au Pays Basque,
08:46j'avais trois heures de voiture.
08:47Et tout le long du trajet,
08:49je n'étais pas triste.
08:50J'étais comme si,
08:51comme si je ne réalisais pas
08:53qu'il était décédé.
08:54J'étais plongé dans mes idées.
08:56J'écoutais les infos.
08:57Je pensais à des sujets de vidéos.
08:58À aucun moment,
08:59je me suis dit
08:59« Allez, on va à une cérémonie.
09:01Enterrez mon grand-père. »
09:02Ah non, je n'étais pas du tout triste
09:04à ce moment-là.
09:05Donc, on se prépare.
09:06On se met en costume.
09:07On va vers l'église.
09:08Pour l'instant, ça va.
09:10Et puis, on voit tous les proches,
09:12les amis, la famille,
09:13tous ceux qui ont accompagné
09:14mon grand-père dans sa vie
09:16qui, eux, pleurent.
09:17Et là,
09:18« Oh putain ! »
09:20Là, ça te prend à la gorge.
09:22Là, tu serres la mâchoire.
09:24Tu contractes ce que tu peux.
09:25Tu es là.
09:28Ça commence,
09:29on dirait comme le début d'un rhume.
09:31Tu sais, tu commences à avoir ce…
09:32Tu n'es pas malade.
09:34Tu n'es pas enrhumé.
09:34Tu n'as pas de virus.
09:35Mais tu as le nez qui te prend.
09:38Et là, c'est incontrôlable.
09:40Franchement, les larmes,
09:41c'est un truc de fou quand même.
09:43Tu pleures.
09:44Tu pleures.
09:44C'est ouf les émotions.
09:46Comment elles sont…
09:47C'est ouf les émotions,
09:49comment ça fonctionne.
09:49Là, on fait des câlins.
09:51Tout le monde est triste.
09:52Forcément.
09:53Tout le monde pleure.
09:54J'essaie de faire des petites blagues,
09:55un petit peu humour noir.
09:57Ça ne prend pas trop.
09:58Ça ne prend pas trop.
10:00Et je les raconte mal
10:01parce qu'une phrase sur deux,
10:03je pleure à moitié.
10:05Donc, on n'est pas dans le mood là.
10:06Et ouais,
10:07j'essaie même,
10:08j'essaie des techniques
10:09de respiration
10:10pour ne pas trop pleurer.
10:12Le fameux 5-5-5-5.
10:15Donc,
10:155 secondes d'inspiration.
10:165 secondes,
10:19on bloque.
10:215 secondes,
10:22on expire.
10:265 secondes,
10:27on bloque.
10:28Et on refait ce schéma-là.
10:29J'essaie ça.
10:30Ça marche un petit peu.
10:31J'essaie aussi
10:32de faire comme si
10:34je me regardais
10:34à la troisième personne,
10:35comme si j'étais extérieur
10:37un petit peu
10:37à tout ce qui se passait.
10:38Mais non,
10:40ça ne marche pas.
10:40Franchement.
10:41Puis,
10:42au final,
10:42à quoi bon
10:43trouver une technique ?
10:43On est triste,
10:44on est triste.
10:44Il faut l'assumer.
10:47Là-dessus,
10:48t'as beau être
10:48le plus courageux du monde,
10:50pleurer face à la mort
10:51d'un être cher,
10:52c'est normal.
10:53Et comme je le disais tout à l'heure
10:54en début de vidéo,
10:55encore heureux.
10:55J'ai remarqué aussi
10:56ce qui est intéressant,
10:57c'est qu'on pleure par saccade.
10:59En fait,
10:59c'est que d'un seul coup,
11:00ça va,
11:01pas de souci.
11:02Puis d'un seul coup,
11:03on repense à son grand-père
11:04ou le proche
11:05qui est décédé.
11:06Tous les bons moments
11:07qu'on a vécu
11:07avec cette personne-là.
11:13Là,
11:13c'est moi qui souffle.
11:15J'ai dit quoi ?
11:165, 5, 5, 5 ?
11:17OK.
11:18OK.
11:20OK.
11:24Je prends deux secondes.
11:32On a une petite larme
11:34le long du canal.
11:36hop là.
11:39OK.
11:40Pas de souci.
11:41On est hâle.
11:43J'ai la voix qui monte
11:44dans les aigus.
11:45OK.
11:46On s'essuie un peu.
11:48Elle est costaud,
11:48celle-là.
11:49Elle est costaud.
11:53On ne peut rien y faire.
11:54Franchement,
11:55j'essaie de me contrôler.
11:56OK.
11:57Bon.
11:57On se dit que tous ces moments
11:58avec ce proche-là
11:59qui est décédé,
12:01on ne vivra plus jamais.
12:03Voilà.
12:03ce mot était dur à dire.
12:10OK.
12:10Thibaut,
12:10pense à de la protéine.
12:12Voilà.
12:12Thibaut,
12:12pense à ta séance biceps
12:13qui arrive.
12:15Voilà.
12:15OK.
12:16Pense à autre chose.
12:17OK.
12:17Séance biceps,
12:18curl biceps,
12:20triceps.
12:20OK.
12:21Tac, tac, tac.
12:22Le proche,
12:23on ne le verra plus.
12:24Il est décédé,
12:25il est mouru.
12:26Voilà.
12:26Pour la faire simple.
12:27Donc, en fait,
12:28vous avez vu dans la vidéo,
12:29c'est exactement ce que je voulais dire.
12:31Des moments où ça va,
12:32des moments où ça pleure,
12:33des moments où ça va mieux,
12:34etc.
12:35Et c'est vraiment une alternance
12:36toute la journée.
12:37C'est assez particulier
12:37et je me souviens le soir,
12:39un mal de crâne.
12:40J'avais mal au crâne.
12:41C'était horrible.
12:42Le fait de pleurer,
12:44le fait de voir les autres gens pleurer,
12:45c'est la gorge qui se noue un peu.
12:52C'est bon, on est là.
12:52Il ne faut pas forcément retenir ses larmes.
12:54Ne faites pas ce que je suis en train de faire.
12:57OK.
13:00Donc là, mon père nous annonce
13:02qu'on a été sélectionnés,
13:04on a gagné le gros lot.
13:04Non, on n'a pas été sélectionnés,
13:05on n'a pas gagné le gros lot,
13:06mais on a eu l'opportunité
13:08de porter le cercueil de mon grand-père
13:10jusqu'à l'hôtel.
13:11Donc là, les équipes funéraires,
13:13hop, elles ont épaulé le cercueil.
13:14Nous, on l'a attrapé.
13:16Donc, il y avait deux petits frères,
13:16mon père et moi.
13:18Hop, on attrape par la hanse,
13:20par la poignée du cercueil.
13:22Une main comme ça.
13:23L'autre main dessous,
13:25posée sur l'épaule.
13:26Et on avait aussi le drapeau français
13:28qui était sur le cercueil.
13:29Alors non,
13:30ce n'était pas une rêve de mon grand-père
13:31par rapport à le drapeau français
13:33dans ma salle de sport.
13:34Vous l'imaginez bien.
13:35Mais c'est parce que c'était
13:36un ancien combattant.
13:37Donc, on porte le cercueil.
13:39Ça pèse son petit poids quand même.
13:40Parce que même si mon grand-père
13:41n'était pas bien lourd à la fin de sa vie,
13:43un corps inerte,
13:44voilà, ça pèse son petit poids.
13:45D'ailleurs, pour l'anecdote,
13:46le fait de porter le cercueil,
13:47ça m'a donné quelque part
13:48une excuse pour rester focus
13:50et pas juste pleurer.
13:51Parce qu'en un week-end,
13:52j'ai lâché, je pense,
13:53une piscine de larmes.
13:54Donc, au moins,
13:55je t'ai concentré là-dessus.
13:56On est parti du pied gauche.
13:58Je me souviens,
13:58les équipes funéraires nous ont dit
13:59lancer le pied gauche en premier.
14:01Et hop, c'est parti.
14:02On a essayé de tous se caler.
14:03Mais c'était puissant.
14:04Ça, comme au moins,
14:05toute ma vie, je m'en souviendrai.
14:06On l'amène devant l'hôtel
14:07face au prêtre
14:08au fond de l'église.
14:09Là, les équipes funéraires,
14:10hop, répolent le cercueil
14:12et le posent délicatement
14:13face au prêtre.
14:14Nous, on retourne dans nos places.
14:15Et là, c'est parti.
14:16Début de la messe,
14:17les chants,
14:18les témoignages.
14:19Tout le monde passe un peu
14:19les uns avec les autres.
14:20J'allais préparer aussi
14:21un petit discours.
14:22J'ai essayé de glisser
14:22deux, trois blagues.
14:23Ça a fait rire.
14:24Ça a fait rire un petit peu l'assemblée.
14:25J'étais plutôt fier de moi.
14:26J'ai fait une référence
14:27comme quoi il n'aimait pas le fromage.
14:29Et du coup, voilà,
14:29ça a permis d'avoir
14:30un petit rire dans l'assemblée.
14:32Ça a fait souffler un petit peu quand même.
14:34D'autant plus que mon grand-père
14:35était quelqu'un qui...
14:36Ok, ok.
14:41Biceps, séance biceps,
14:42séance biceps,
14:43hop, biceps, biceps,
14:45shaker de protéines,
14:46whey, inch et nutrition.
14:46Vous avez moins 10%
14:47avec le code nouveau 10
14:48pour ceux qui veulent prendre
14:50de la whey protein
14:50et de la créatine.
14:51Ok, tac, tac, tac, tac.
14:53Mon grand-père était quelqu'un
14:56qui rigolait beaucoup,
14:57qui souriait beaucoup,
14:58qui adore les blagues.
14:59Donc, c'est normal
15:00que je fasse un petit peu d'humour.
15:02Ok.
15:04Whey protein,
15:04whey protein,
15:05créatine,
15:06créatine,
15:07créatine, stéroïde.
15:08Non, pas stéroïde.
15:09Stéroïde, pas bien.
15:10Whey, bien.
15:11Créatine, ok.
15:13Stéroïde.
15:14Non, non, non, non, non, non.
15:15Voilà, ça se passe.
15:16On fait les chants.
15:18On pleure tous.
15:19On réépaule le cercueil
15:20en sortant de l'église.
15:22Voilà, tout le monde pleure.
15:23Tout le monde a abattu.
15:24Mais c'est aussi l'opportunité
15:25de revoir la famille.
15:26Ça, c'était super cool en vrai.
15:27Revoir des amis d'enfance,
15:29de la famille
15:30qu'on n'avait pas vues depuis longtemps.
15:31Donc là, c'était vraiment sympa.
15:32On a échangé.
15:33Et forcément,
15:34on était tous tristes, etc.
15:37Mais ça fallait être
15:39de parler un petit peu autre chose
15:39et de revoir des gens
15:40que je n'avais pas vus
15:41depuis 10, 15 ans.
15:42Donc ça, c'était vraiment
15:43le côté positif.
15:44Côté positif, côté négatif.
15:46Côté négatif,
15:47mon grand-père est mort.
15:48Côté positif,
15:49on a reparlé à des gens
15:50qu'on n'ait pas parlé depuis 15 ans.
15:53Voilà.
15:54Bon, je pense que sur cette liste,
15:56j'ai un petit peu perdu au change.
15:57Mais bon,
15:57ce n'est pas ce qu'on veut.
15:58Le soir,
15:59on fait un petit pot à la maison
16:00avec des cousins
16:00qui s'étaient déplacés.
16:01C'était super sympa,
16:02comme je le disais.
16:03Le fait de revoir la famille,
16:04c'est toujours hyper agréable.
16:05Il faisait super beau en plus.
16:07Là, il est décédé.
16:07C'était début octobre.
16:08La même journée,
16:09avec de la pluie
16:10et un temps grisâtre,
16:11ça n'aurait pas été la même chose.
16:12Et ensuite,
16:13on est rentré à l'hôtel
16:14et le lendemain,
16:14on a pris la voiture
16:15direction Limoges
16:16parce que mon grand-père
16:16était natif de Limoges.
16:18Donc, il allait être enterré là-bas.
16:19Limoges, il faut savoir
16:20qu'il y a un énorme cimetière
16:22dans le centre-ville de Limoges.
16:23On m'a dit
16:23que c'était un des plus grands d'Europe.
16:2540 hectares.
16:25Énorme le bordel.
16:26C'est là-bas, du coup,
16:27que la famille de mon grand-père
16:28avait été enterrée.
16:29Il y avait une sorte
16:29de caveau familial.
16:30C'était une de ses volontés
16:31d'être enterré là-bas.
16:33Donc, on arrive devant le cimetière.
16:35Donc, on revoit d'autres familles
16:36qui étaient de Limoges, etc.
16:37On revoit de la famille.
16:38C'était super cool.
16:38Forcément, tout le monde est attristé.
16:40D'autant plus qu'il y avait
16:41de la famille
16:41qui n'avait pas pu assister
16:42à la cérémonie la veille.
16:44Cérémonie où on avait
16:45tous beaucoup pleuré.
16:46On avait quand même
16:46pas mal évacué.
16:47Donc, on allait enterrer
16:48mon grand-père
16:49avec le cœur
16:49un petit peu plus soulagé.
16:51Je ne sais pas si vous comprenez
16:52ce que je veux dire,
16:52mais on avait fait
16:53une grosse étape.
16:54La cérémonie, pour moi,
16:55c'était le truc le plus touchant
16:56et la mise en terre,
16:57c'était un peu moins touchant.
16:58Mais je peux comprendre
16:59pour les personnes
17:00qui n'ont pas fait
17:00la cérémonie la veille
17:01et qui font que
17:02la mise en terre.
17:04Comme quoi,
17:05ça doit vraiment être
17:05l'élément le plus triste possible.
17:07Donc, le corbillard
17:08rentre dans le cimetière.
17:10On marche
17:10les uns derrière les autres.
17:11Mais encore une fois,
17:12il fait beau.
17:13Je ne suis pas du tout triste.
17:14On fait des blagues
17:15avec mes frères.
17:16On parle de tout et de rien.
17:18La plus triste, là,
17:19c'était ma grand-mère, forcément.
17:20Parce qu'on vit tous
17:21un deuil différent, quelque part.
17:23Le fait de perdre son mari
17:24avec qui ils avaient fait combien ?
17:2563 ou 64 ans de mariage, je crois.
17:27Le deuil de perdre sa moitié
17:29n'est pas le même
17:30que le deuil de perdre son père,
17:31n'est pas le même
17:32que le deuil de perdre son grand-père,
17:34n'est pas le même deuil
17:35que celui de perdre son frère
17:36pour la famille, cousin, etc.
17:38Donc, chacun vit un deuil différent.
17:39On tourne dans une des allées
17:40du cimetière
17:41et là, du coup,
17:42le caveau était ouvert.
17:43On a pu voir l'intérieur du caveau.
17:45C'était impressionnant.
17:45Plusieurs cercueils étaient
17:46empilés les uns sur les autres.
17:48Le cercueil sort du corbillard.
17:50Il est présenté devant la sépulture.
17:53Là, le maître de cérémonie
17:54nous invite à nous rapprocher.
17:56Il fait un discours.
17:57Très, très bon discours.
17:58C'était vraiment une super équipe en vrai.
18:00Pas trop dramatique,
18:01mais touchant à la fois.
18:02C'était le juste milieu,
18:03pile ce qu'il fallait.
18:04Là, pareil, pour l'instant,
18:05je ne suis pas forcément triste
18:06jusqu'au moment où, en fait,
18:07il passe de la musique
18:08plus cette atmosphère,
18:10plus le cercueil de mon grand-père.
18:13Le tout cumulé,
18:14ça remonte.
18:16Je serre les dents.
18:19Mais ça tombe, quoi.
18:21Ça tombe, on ne peut rien y faire.
18:22Quelques petits discours.
18:24Ce n'est pas de l'eau bénite,
18:25mais on peut asperger
18:26un petit peu le cercueil.
18:26On peut le toucher.
18:27D'ailleurs, je ne l'ai pas dit tout à l'heure,
18:29mais pendant la cérémonie à l'église,
18:30on a mis des petites bougies
18:31sur le cercueil.
18:32Voilà, on reprend notre souffle, etc.
18:34Là, ils expliquent que du coup,
18:36ils vont mettre en terre mon grand-père.
18:38Donc, c'est un petit peu le moment,
18:39pas qu'on redoute depuis le début,
18:40mais on sait que ça va arriver.
18:42On sait que c'est dur.
18:44Alors, ce qui était rigolo,
18:45c'est que je m'attendais à voir de la terre.
18:46Mise en terre, terre, enterrement.
18:48Le mot terre est partout.
18:49Là, c'est un caveau familial
18:50qui était enterré
18:51avec une échelle
18:52qui descendait assez bas.
18:53Du coup, on n'a pas vu de terre.
18:54Donc, je n'ai pas dit
18:54« Excusez-moi, monsieur,
18:55on peut le refaire avec de la terre,
18:56s'il vous plaît ? »
18:57Parce que moi, dans mon imaginaire,
18:58il y a de la terre.
18:59Non, Thibaut va te faire foutre.
19:00Il y a un caveau familial,
19:01on respecte les traditions.
19:02Donc, ils ont fait descendre le cercueil
19:03qu'ils ont maintenu
19:04avec une corde,
19:05corde qui passait
19:06dans les poignets
19:07qu'on tenait.
19:08Hop, hop, hop !
19:08Il y avait quelqu'un
19:09qui était en bas
19:10qui a pu disposer
19:10le cercueil proprement.
19:12On a pu dire quelques mots,
19:13prendre le temps,
19:15rediscuter,
19:15se faire des câlins,
19:16des accolades.
19:17Là, c'est vrai qu'on n'a jamais été
19:18autant tactiles
19:19que pendant l'enterrement
19:20pour le coup.
19:20Mais ça vient naturel.
19:21En fait, il ne faut pas se forcer.
19:23Si vous avez du mal
19:24un petit peu à faire des câlins
19:25et tout,
19:25vous ne forcez pas non plus.
19:27C'est quelque chose
19:28que j'ai remarqué en tout cas
19:30qui arrive simplement,
19:32qui arrive complètement naturellement
19:33sans se forcer.
19:34Et là-dessus,
19:35pas d'inquiétude
19:35si vous voyez des proches à vous
19:36qui ne pleurent pas non plus.
19:38Ce n'est pas qu'ils sont sans cœur.
19:39C'est juste qu'on gère
19:40tous le deuil
19:40d'une façon différente.
19:41On relativise tous différemment.
19:43Et souvent,
19:43si on est croyant ou pas,
19:45ça peut nous aider aussi.
19:46C'est vrai que je ne vais pas
19:47à l'église tous les dimanches.
19:48Je ne prie pas tous les jours.
19:49Mais je crois
19:49en une vie après la mort.
19:51Pour moi, il y a un paradis
19:51où tout le monde, il est beau,
19:52tout le monde, il est content
19:53et tout le monde fait de la muscu
19:54tous les jours.
19:55Voilà, c'est ma vision du paradis à moi.
19:56Et c'est vrai qu'il y a des personnes,
19:57non.
19:57Il y a des personnes qui imaginent
19:59qu'à la fin de la vie,
20:00quand on décède,
20:02c'est fini.
20:03C'est générique de fin.
20:05La liste de toutes les personnes
20:05qui ont participé à la vie
20:06et après, ciao, bye, bye.
20:08Perso, je trouve que cette vision
20:09est un peu triste,
20:11mais qui suis-je ?
20:12Qui suis-je pour oser critiquer
20:14votre façon de penser ?
20:16Personne.
20:16Chacun croit ou ne croit pas.
20:17D'ailleurs, dites-moi dans les commentaires
20:18qu'est-ce qu'il y a après la mort ?
20:20Allez-y.
20:20Allez-y, je vous attends.
20:21Donc moi, personnellement,
20:22je me raccroche vraiment au fait
20:24qu'il est mieux là où il est.
20:26Il ne souffre plus.
20:27Ses journées ne sont pas rythmées
20:28par tous les rendez-vous médicaux.
20:29Il est au paradis.
20:30Il peut reparler avec ses parents,
20:32tous les proches qu'il a perdus.
20:33Et c'est vraiment à ça
20:34que je me raccroche.
20:34Est-ce que ça m'aide à relativiser ?
20:36Oui, certainement.
20:38Mais en tout cas,
20:39il ne souffre plus
20:39et ça, c'est le plus important.
20:40D'autant plus que je n'ai aucun regret.
20:42J'en ai bien profité,
20:43bien appelé quand même
20:44au téléphone régulièrement.
20:45Souvent, oui,
20:46on peut toujours en faire plus,
20:47mais ça va.
20:48Et j'ai pu le voir du coup
20:49une semaine avant qu'il décède.
20:51Lui parler, etc.
20:52Et ça, franchement, c'est royal.
20:53J'estime que dans la dimension
20:55décès-mort,
20:56quelque part,
20:57on a eu beaucoup de chance.
20:58J'en profite d'ailleurs
20:58pour avoir une pensée
20:59pour chacun d'entre vous
21:00qui ont perdu un proche
21:01récemment ou moins récemment,
21:03que ce soit un parent,
21:04un frère,
21:04un proche,
21:05un ami.
21:06Vous dire que vous n'êtes pas seul.
21:07On vit tous ce genre de moments
21:08qui ne sont pas rigolos.
21:09Mais il faut dire
21:10que ces proches qui sont décédés
21:11nous accompagnent maintenant
21:12au quotidien.
21:13Ils sont avec nous,
21:14constamment.
21:15Ils nous aident sans nous parler
21:16à nous faire prendre
21:16les bonnes décisions,
21:17à nous aiguiller
21:18quand on a des doutes.
21:19Et que vous soyez croyant ou non,
21:20vous pouvez discuter avec eux
21:21via la prière.
21:22Dans tous les cas,
21:23on va les rejoindre un jour.
21:24J'espère pour vous
21:25comme pour moi
21:29Chacun avance à son rythme
21:30dans le deuil.
21:31Chacun le gère à sa façon.
21:32Moi, je pense que ça m'a fait
21:33beaucoup de bien
21:34de vous en parler.
21:35Pleurer,
21:35être triste,
21:36en colère,
21:37fait partie du chemin.
21:38Aujourd'hui,
21:38je sais que mon grand-père
21:39est toujours là,
21:40sous une autre forme,
21:41mais il est présent.
21:42Et il en va de même
21:43pour vos proches à vous.
21:44Vous avez le droit d'être triste,
21:45le droit de pleurer,
21:46ou bien de sourire
21:46en pensant à eux.
21:47Le deuil, quelque part,
21:48est une façon de se dire
21:49qu'on n'est pas immortel,
21:50que la vie passe
21:51et qu'il faut continuer
21:52d'aimer ses proches au quotidien
21:53tout en restant
21:54une bonne personne.
21:55Du moins,
21:56en essayant d'être
21:56une bonne personne.
21:57Merci d'avoir pris le temps
21:58de m'écouter
21:58dans ce moment très intime
21:59pour moi.
22:00Là, je vais aller faire
22:01une séance de muscu
22:01pour penser à autre chose.
22:03Et on se voit très vite
22:04pour une autre vidéo YouTube
22:05parce que c'est vous
22:06qui êtes les meilleurs.
22:08Boom !
22:09Ciao !
Commentaires