00:00C'est très important de réintégrer les salariés en carrière longue,
00:03parce que c'était 20% des salariés qui étaient exclus du décalage.
00:07Mais nous demandons aux députés de ne pas valider les 64 ans qui restent dans la loi.
00:11C'est pour ça que la copie doit encore évoluer.
00:13La copie peut encore évoluer en séance.
00:15Il faut que les députés fassent évoluer la copie pour ne pas valider les 64 ans.
00:19Si cette copie n'évolue pas et que ce n'est que la suspension,
00:24et donc qu'un décalage de trois mois, est-ce que vous prenez ?
00:27Pour les salariés concernés, c'est une avancée.
00:30Donc on leur demandait quand même de voter, oui.
00:31Trois mois plus tôt.
00:32Mais le problème, c'est que dans le même article, il y a les 64 ans.
00:36C'est ça le souci, en fait.
00:37J'ai du mal à comprendre.
00:46Le décalage de la réforme des retraites, c'est une brèche dans un totem du macronisme.
00:50C'est important, ça a été arraché grâce à la mobilisation des salariés.
00:54Le problème, c'est que les 64 ans restent dans la loi,
00:59mais leur application est seulement décalée d'une génération.
01:02Donc nous appelons les députés à demander au gouvernement à tenir vraiment parole
01:05et à mettre en place une vraie suspension.
01:07Une vraie suspension de la réforme, c'est un blocage de la réforme pour toutes les générations,
01:12pour qu'elle s'arrête pour tout le monde, pas seulement pour quelques générations.
01:15Une vraie suspension, mais ça commence quand même par la suspension telle qu'elle est proposée.
01:19Vous appelez les députés, cet après-midi, à voter cet amendement de suspension.
01:25Nous appelons les députés à demander au gouvernement à tenir parole.
01:28Parce qu'aujourd'hui...
01:29Je n'ai pas tout compris.
01:30Eh bien, en fait, aujourd'hui, c'est un décalage de la réforme des retraites qui est proposée au vote.
01:34C'est-à-dire que les 64 ans, au lieu de s'appliquer à la génération 1968,
01:39vont s'appliquer à la génération née en 1969.
01:42Donc, ça permet pour cinq générations de partir trois mois plus tôt.
01:47Mais les 64 ans restent dans la loi.
01:49Et donc, ce que nous demandons aux députés,
01:52c'est d'exiger que le gouvernement tienne parole
01:54et qu'il retire les 64 ans de la loi pour vraiment suspendre la réforme.
01:57Alors, moi, je suis assez basique.
01:59Cet après-midi, ils doivent voter sur cet amendement-là.
02:01Est-ce que vous leur demandez de voter ?
02:03Oui.
02:04Cet après-midi, nous leur demandons de modifier la copie.
02:07Ils peuvent modifier la copie.
02:08Il y aura des amendements cet après-midi.
02:10Si c'est l'amendement tel qu'il est rédigé par le gouvernement,
02:14auquel s'ajoute d'ailleurs, et c'est officiel depuis quelques instants,
02:17un amendement supplémentaire pour élargir cette suspension,
02:20y compris aux carrières longues,
02:22ma question, elle est très basique, Sophie Binet.
02:25Il y a certains qui ont déjà dit qu'ils voteraient pour cette suspension.
02:29Le Parti Socialiste, le Rassemblement National.
02:31Il y en a d'autres qui ont demandé à voter contre LFI, par exemple,
02:35qui certes est contre cette réforme des retraites,
02:37mais qui estime que cette suspension, ce décalage, comme vous dites, ne suffit pas.
02:40Quelle est la position de la CGT ?
02:42C'est très important de réintégrer les salariés en carrière longue,
02:45parce que c'était 20% des salariés qui étaient exclus du décalage.
02:49mais nous demandons aux députés de ne pas valider les 64 ans qui restent dans la loi.
02:53C'est pour ça que la copie doit encore évoluer.
02:55La copie peut encore évoluer en séance.
02:57Il faut que les députés fassent évoluer la copie pour ne pas valider les 64 ans.
03:01Si cette copie n'évolue pas et que ce n'est que la suspension,
03:06et donc qu'un décalage de trois mois, est-ce que vous prenez ?
03:09Pour les salariés concernés, c'est une avancée.
03:12Donc vous leur demandez quand même de voter, oui.
03:13trois mois plus tôt.
03:15Mais le problème, c'est que dans le même article, il y a les 64 ans.
03:18C'est ça le souci, en fait.
03:20J'ai du mal à comprendre.
03:22C'est-à-dire, en fait, vous vous êtes battu contre cette réforme des retraites.
03:25Certes, il ne s'agit pas d'une abrogation de cette réforme des retraites.
03:29Mais c'est déjà, pour en effet, quelques générations, trois mois de gagnés.
03:33Vous devriez, au minimum, vous réjouir déjà de cette première victoire.
03:38C'est une avancée pour les cinq générations concernées qui pourront partir trois mois plus tôt.
03:42C'est une brèche dans ce totem du macronisme que constitue la réforme des retraites.
03:48Donc ça, c'est important.
03:49Mais il faut aller plus loin et là, en séance, faire disparaître les 64 ans de la copie.
03:54Voilà ce que nous demandons au gouvernement.
03:56Le Premier ministre s'est engagé à suspendre la réforme des retraites.
04:00Il faut qu'il la suspende pour de vrai.
04:02C'est le Président de la République qui l'a dit lui-même.
04:04Aujourd'hui, c'est un décalage, pas une suspension.
04:06Le Premier ministre doit tenir parole et suspendre la réforme des retraites.
04:11Et donc, s'en arrêter à 62 ans et 9 mois pour toutes les générations.
04:15Pas seulement la génération 1964.
04:17Je vous repose la question.
04:18Si, dans cet amendement, il y a toujours le chiffre de 64 ans,
04:24ça veut dire que vous leur demandez de voter contre.
04:27Comme LFI.
04:27Comme LFI.
04:28Nous ne donnons pas de consigne de vote aux députés.
04:30La CFDT n'a pas cette pudeur.
04:32La CFDT, par la voix de Marie-Lise Léon, a demandé aux députés de donner ce premier coup d'arrêt
04:38à la réforme des retraites en votant la suspension mercredi à l'Assemblée nationale.
04:43Oui, nous ne donnons pas de consigne de vote aux députés.
04:45Ce que nous leur disons, c'est qu'il faut continuer le combat pour l'abrogation de la réforme des retraites.
04:49Nous nous sommes mobilisés pendant des années à des millions pour obtenir l'abrogation des 64 ans.
04:53Et donc, il faut continuer avec ce premier coup de canif de décalage de la réforme des retraites,
04:59mais sans valider les 64 ans, et donc sans accepter que les 64 ans restent dans la loi.
05:03Mais il y a un côté jusqu'au boutiste, c'est-à-dire que vous ne pouvez pas quand même vous dire
05:06c'est une première victoire, on y va, et on fera la suite plus tard, et c'est toujours mieux que rien ?
05:11C'est une étape pour les générations concernées.
05:14Ça veut dire qu'il y a cinq générations qui vont pouvoir partir trois mois plus tôt.
05:18Donc ça, c'est important.
05:19Mais ce que nous disons, c'est qu'il faut aller jusqu'au bout et abroger les 64 ans qui, aujourd'hui, posent problème.
05:26Voilà ce que nous disons.
05:27Donc vous espérez au minimum que ça change et que ça ne reste pas rédigé en l'État.
05:33Je précisais effectivement que le fait de l'élargir aux carrières longues,
05:38c'est un amendement de dernière minute rajouté par le gouvernement pour aller encore plus loin dans cette suspension.
05:45Sinon, c'était vraiment hypocrite. C'était 20% des salariés qui n'y avaient pas accès.
05:50C'était quand même grossier, donc c'est la moindre des choses.
05:52Ça triple le coût en 2026 ?
05:54Oui, mais le coût reste quand même faible puisqu'on parle de 400 millions d'euros.
05:58Par rapport aux masses du budget 2026, c'est tout à fait assumable.
06:02Par ailleurs, on n'a toujours pas le début d'une autre manière de financer ce renoncement pour le gouvernement.
06:09Nous avons fait des propositions de longue date, notamment le fait de soumettre à cotisation l'intéressement et la participation.
06:16Ça ferait rentrer plus de 4 milliards d'euros dans les caisses.
06:19Et ça, le gouvernement, malheureusement, à ce stade, refuse de l'examiner.
06:22Patrick Martin, le patron du MEDEF, estime que le report de la réforme des retraites est une hérésie,
06:28il le dit chez nos confrères du Figaro.
06:30Ce qui est une hérésie, c'est cette réforme des retraites,
06:32puisque, on le voit, c'est une catastrophe pour les seniors que les employeurs licencient par dizaines de milliers actuellement
06:39dans les plans de licenciement qui se succèdent.
06:41Les premiers à être éjectés, c'est les seniors les plus de 55 ans.
06:44Et le patronat n'a toujours pas mis en place de dispositif pour garder les seniors en emploi.
06:50Donc, il faut qu'il arrête de se moquer du monde.
06:51Alors, il a fait des comptes, Patrick Martin.
06:54Il estime, je le cite, que si le texte passait en l'État,
06:58il y aurait 53 milliards de plus de prélèvements sur les entreprises.
07:03Oui, alors, il faut qu'il nous donne la marque de sa calculette et qu'il renouvelle son fournisseur,
07:07parce que là, visiblement, il y a un problème sur les chiffres.
07:10D'abord, dans les mesures qui ont été votées, il y a des mesures, par exemple,
07:14les 26 milliards de taxation des multinationales, que moi, je trouve très positives.
07:19Malheureusement, tout le monde sait qu'en l'État, ça ne pourra pas s'appliquer.
07:22Et puis ensuite, sur le reste, s'il y a une augmentation de la fiscalité,
07:27c'est pour monsieur et madame Tout-le-Monde, pas pour les entreprises.
07:30Ce que Patrick Martin oublie de préciser, c'est que,
07:33alors que ce budget est d'une violence inédite pour le monde du travail,
07:36le patronat a réussi le tour de force à avoir de nouveaux cadeaux,
07:39puisqu'ils ont un milliard de baisse d'impôt de la CVAE,
07:42l'impôt de production qui pèse sur les entreprises.
07:45Et puis, ce que le MEDEF oublie de rappeler,
07:49c'est que ce sont eux qui sont responsables du déficit aujourd'hui.
07:53Il y a eu, depuis 2017, les entreprises payent 40 milliards d'impôts en moins chaque année,
07:59notamment d'impôts sur les sociétés qui ont considérablement baissé.
08:02Ça, c'est un chiffre officiel de tous les économistes.
08:06Il y a eu 40 milliards de baisse d'impôts sur les entreprises depuis 2017 chaque année.
08:12Donc, c'est totalement indécent que le patronat, aujourd'hui, nous explique qu'il y a un matraquage fiscal.
08:19C'est faux.
08:19Il estime, Patrick Martin, que ça met en danger l'économie française, l'investissement, l'emploi.
08:25Il dit, notamment à propos de la taxe sur la fortune improductive,
08:30que c'est une aberration, je cite,
08:32« L'argent n'est pas sous des matelas, il est dans l'économie française, il finance la dette française. »
08:37Qu'est-ce que vous répondez ?
08:38Ce que nous répondons, c'est que les inégalités explosent en France,
08:42notamment les inégalités entre celles et ceux qui travaillent
08:45et celles et ceux qui vivent de leur patrimoine, de leurs actions,
08:48de leur patrimoine immobilier, de leurs dividendes.
08:50Et donc, l'enjeu, c'est d'avoir une vraie justice fiscale.
08:54Aujourd'hui, il y a un scandale, c'est que les petites entreprises payent beaucoup plus d'impôts que les grosses.
09:00C'est ça qu'il faut rétablir, la justice fiscale entre les ménages
09:04et entre les plus grandes entreprises et les plus petites.
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