00:00Si je regarde à l'échelle du Bataclan, mais même de tout le 13 novembre, il y a tout.
00:04Il y a toutes les origines, toutes les opinions politiques, toutes les manières de l'aborder.
00:07Je crois que la seule chose qui nous réunit absolument, c'est d'espérer que ça n'arrive plus jamais à qui que ce soit d'autre.
00:13Ce qui est évidemment d'une naïveté confondante, mais la seule chose sur laquelle on est d'accord,
00:17c'est que l'expérience est tellement horrible qu'on ne la souhaite à personne.
00:20Pour le reste, chacun fait son chemin, chacun le conçoit selon la manière dont il a vécu,
00:27dont il a été éduqué, les gens à qui il a pu rencontrer.
00:30Ce qu'il y a de beau en revanche, c'est la tolérance qui existe entre les victimes.
00:36Les victimes acceptent les opinions extrêmement divergentes,
00:39parce que je crois qu'on a vécu un truc tellement grand qu'on, comme disent les anglo-saxons,
00:43agree to disagree, on est d'accord pour ne pas être d'accord.
00:46Vous étiez où précisément le soir du Bataclan ?
00:48Moi j'étais dans la fosse du Bataclan, plutôt vers l'arrière à gauche.
00:54Donc les terroristes rentrent par l'arrière à droite.
00:56Je ne me prends pas la première rafale, j'ai de la chance.
01:00Je me dis que je vais me jeter au sol, et en fait le mouvement de foule me projette de lui-même.
01:05Et ensuite, trois réflexes hérités de l'armée, je me dis qu'il ne faut pas aller se battre,
01:09je me dis qu'il ne faut surtout pas rester là à la merci des types,
01:12et qu'il faut ramper si j'ai envie de m'enfuir.
01:15Et donc je rampe.
01:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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