00:00La question de la menace d'attentat à proprement parler et l'autre question qui serait une sorte de menace de djihadisme intérieur.
00:07Je me souviens avoir reçu Hugo Micheron qui avait fait cette étude sur ce qu'il appelait la colère et l'oubli.
00:12C'est-à-dire des moments où on est dans le haut de la vague, où en effet le djihadisme prend l'arme de l'attentat, de la violence pour changer une société.
00:23Et d'autres moments qu'il qualifiait presque d'aussi dangereuses qui sont ces moments où le terrorisme passe sous les radars,
00:30où il s'agit davantage de transformer la société de l'intérieur que de la transformer par des attentats ou des actes de violence.
00:36On a beaucoup parlé ces derniers temps de la question de l'antrisme qui utilise les moyens de l'éducation, les moyens juridiques, les moyens des associations pour mailler le territoire.
00:46Est-ce que ça vous apparaît aujourd'hui aussi comme une autre forme de menace, qui n'est pas une menace de danger pour le coup, au sens d'un danger violent ou de mort, mais qui est une autre forme de danger ?
00:58Oui, mais c'est une réalité avec le dominateur commun qui est la jeunesse.
01:02Et aujourd'hui le problème c'est qu'on a une partie de cette jeunesse qui est extrêmement vulnérable avec des réseaux qui effectivement, de par cet entrisme, tentent évidemment de les récupérer.
01:10Mais quand on dit ça, c'est très vrai, mais c'est aussi d'une certaine manière aussi l'échec de ce qu'il doit faire, les valeurs de la nation, de se retrouver derrière une nation plus que derrière une communauté.
01:20La communauté doit passer après la nation.
01:22Donc à un moment donné il y a aussi des questions liées à l'éducation dont il faut évoquer, les questions liées à la parentalité, et que cette question liée effectivement à l'antrisme, elle dit aussi quelque chose sur l'état de la société, l'état de la jeunesse.
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