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  • il y a 3 mois

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00:00Pourquoi ? On va commencer d'abord avec les suites de ce concert perturbé à la Philharmonie de Paris.
00:07Ça s'est passé jeudi soir, ça devient une affaire politique. Pourquoi ?
00:10Parce qu'il y a unanimité pour dénoncer, condamner ce qui s'est passé,
00:15sauf du côté de la France insoumise, qui salue l'action de ces militants pro-palestiniens
00:23qui ont perturbé, ça aurait pu être gravissime, avec les fumigènes bien évidemment.
00:27Les conséquences auraient pu être gravissimes du côté de la Philharmonie de Paris.
00:33Quatre manifestants pro-palestiniens ont donc été placés en garde à vue
00:36après les incidents survenus à la Philharmonie de Paris jeudi soir.
00:41Parmi eux, un homme fiché S pour ses liens avec la mouvance contestataire.
00:45Ils avaient perturbé à trois reprises le concert sous la direction du chef d'orchestre israélien Lahav Shani.
00:52Alors pour les deux auditeurs qui n'ont pas suivi ce dossier,
00:56je voudrais qu'on revienne sur les faits et qu'on écoute les faits, écoutez ce sujet.
01:05Des fumigènes allumés dans la foule et de violents affrontements entre les spectateurs.
01:10Par trois fois hier soir, le concert de l'orchestre Philharmonie d'Israël a été interrompu à Paris par des militants.
01:17Ce spectateur, dans l'assemblée au moment des faits, raconte sa frayeur.
01:20J'ai eu tout su très très peur et mon premier réflexe c'était de me lever et d'essayer d'étendre ce fumigène
01:25qui mettait en danger des centaines de personnes.
01:29L'écrit c'était Israël assassin, génocide...
01:33Selon le parquet de Paris, trois hommes et une femme ont été placés en garde à vue pour participation à un groupement
01:38en vue de commettre des violences ou dégradations et organisations de manifestations non déclarées.
01:43L'un des individus interpellés, âgé d'une vingtaine d'années, est fiché S pour ses liens avec la mouvance contestataire.
01:50La Philharmonie de Paris a annoncé portée plainte et dans un communiqué, elle condamne fermement ces incidents.
01:56Rien ne peut justifier de telles actions.
01:58Quelles que soient les opinions de chacun, il est tout à fait inadmissible de menacer la sécurité du public, des personnels et des artistes.
02:04De son côté, la ministre de la Culture Rachida Dati a réagi sur X.
02:08La violence n'a pas sa place dans une salle de concert. La liberté de programmation et de création est un droit fondamental de notre République.
02:16Une fois le calme revenu dans la salle, en réponse aux provocations, l'orchestre philharmonique a entonné l'hymne national israélien.
02:23Et la question qu'on se pose ce matin, bien sûr, et on la pose aux auditeurs, militantisme, militantisme anti-Israël, anti-politique de Benjamin Netenaou,
02:40est-ce que c'est de l'antisionisme ou est-ce que c'est de l'antisémitisme ?
02:44Est-ce qu'on vient d'importer une fois de plus, encore un peu plus, le conflit israélo-palestinien sur notre sol ?
02:51Je le disais, Franck Tapirot est avec nous, vous êtes conseiller en communication, vous êtes fondateur de Diaspora Défense Force,
02:57et vous étiez présent jeudi soir.
02:59Ben racontez-nous, c'est aussi simple que ça.
03:01J'ai assisté, pour ma part, au premier acte de terrorisme culturel en live.
03:06Pourtant, on venait, j'aimerais en parler pendant quelques secondes.
03:09N'oublions pas que c'est un grand concert ce qui s'est passé ce soir-là.
03:12La Hav Shani est un jeune chef, l'orchestre d'Israël fait vraiment un tour du monde incroyable,
03:17avec ce pianiste, Andras Schiff.
03:19J'aimerais rappeler juste le fait artistique avant de passer à l'horreur,
03:22parce que c'était un immense concert, et il faut l'avouer.
03:25Et malgré toutes ces interventions, non seulement ils ont été au bout,
03:28parce qu'ils sont sortis trois fois, ils sont revenus, vous imaginez,
03:3180 musiciens sortis, rentrés, vous imaginez le stress que ça peut représenter,
03:35mais il y a un acte de résistance musicale et artistique ce soir-là.
03:38Donc c'est ça aussi qu'il faut retenir, c'est que l'orchestre a tenu,
03:42a joué le concerto numéro 5 de Beethoven, l'Empereur,
03:45et la symphonie numéro 5 de Tchaïkovski, jusqu'au bout.
03:48Donc ils ont été interrompus, mais ils n'ont rien lâché.
03:50Ils sont revenus au début de chaque mouvement, et ils ont rejoué, il faut le dire,
03:54parce que c'est important de dire que malgré ces perturbations dont on parle,
03:56et c'est normal, et on est là pour cela, pour en expliquer peut-être les raisons aussi,
04:00et les développements, dire que la culture gagnera toujours.
04:04La culture nous sauvera toujours.
04:05Mais il y a eu quand même ce attentat terroriste, pour moi culturel,
04:11qui n'est pas uniquement ce qu'on raconte aujourd'hui,
04:13parce qu'on voit ce qu'il y a le plus visible avec les fumigènes.
04:15D'abord, il y a eu une femme qui s'est levée, a crié des horreurs,
04:19a jeté des tracts en plein milieu du premier mouvement,
04:23et a sorti une sirène répétitive, vous savez,
04:26une sirène très violente, qu'elle a planqué dans la salle,
04:29puisque même quand elle a été exfiltrée de la salle, la sirène continuait.
04:32Donc il était impossible de continuer décemment une telle interprétation.
04:37Donc il a fallu d'abord retrouver cette sirène.
04:38Et ensuite, à deux reprises, d'abord, cet homme qui se lève avec son...
04:43C'est un énorme fumigène, qui avait en plus une capacité incendiaire.
04:47Et là, j'en parlerai avec notre ami Georges,
04:48mais pour moi c'est sortir, surtout dans une telle enceinte,
04:52en plus avec des matériaux particuliers, avec du bois, avec des gens de partout.
04:56Un tel objet, pour moi, représente une tentative d'homicide volontaire.
04:58Un incendie, c'est une tentative d'homicide volontaire.
05:03Il s'est levé, il a fallu attendre plusieurs secondes pour que des personnes du public,
05:07et là, j'en appellerai, après derrière, aux complicités internes,
05:10et je le dis, dans la salle, où était la sécurité ?
05:13Où était même la police ? Je ne les ai pas vus.
05:16Donc c'est donc des spectateurs qui ont dû faire la police,
05:18essayer de lui arracher cet objet incendiaire,
05:22et puis essayer de le repousser.
05:23Il a fallu attendre plusieurs secondes à cela.
05:25Donc ça, il faut le savoir.
05:26Alors, certains disent, bien entendu, dans la France Insoumise,
05:29que les seuls faits de violence qu'ils ont vus,
05:32c'est évidemment le public qui frappait sur cet homme-là,
05:34alors que si on ne peut pas considérer la violence que représente
05:37la présence d'un tel fumigène incendiaire
05:39dans une salle de spectacle pour un morceau classique,
05:42je pense qu'on est vraiment sur deux univers différents.
05:44Et puis juste après, il a été exfiltré,
05:46et une troisième personne a ressorti un autre fumigène.
05:49Donc, encore une fois, c'est une multi-tentative d'attentats
05:53pour faire arrêter ce concert,
05:56qui était un concert, je le rappelle, de l'Orchestre d'Israël,
05:58avec la Havchami, mais n'oublions pas,
06:00ce n'est pas parce qu'il y a marqué Orchestre d'Israël,
06:02que les 80 musiciens représentent le gouvernement de Benjamin Netanyahou.
06:06Et c'est la question qu'on se posera dans un instant,
06:08de quoi parlons-nous ?
06:09Est-ce qu'on parle d'antisionisme ?
06:11Est-ce qu'on parle d'antisémitisme ?
06:13Vous dites, c'est la haine des juifs, on en parle dans un instant.
06:15Bien sûr, mais revenons sur les faits et ce qui s'est passé.
06:20Il dit, Franck Tapirot, et je me tourne vers le magistrat que vous êtes,
06:24Georges Fenech, l'ancien magistrat,
06:26il dit, c'est une tentative d'homicide volontaire.
06:28Je crois qu'ils ont été placés en garde à vue,
06:30et que c'est pour mise en danger de la vie d'autrui.
06:33Il y a des violences et mise en danger de la vie d'autrui,
06:35donc on n'est pas sur le même terrain, le même terrain judiciaire.
06:39Non, ce n'est pas du tout sur un motif criminel,
06:41c'est effectivement sur un motif délectuel de mise en danger d'autrui,
06:46la peine encourue de un an d'emprisonnement.
06:48J'attends de voir, effectivement, s'il y aura une comparution immédiate
06:51et à la clé un mandat de dépôt à l'audience, on va voir,
06:53parce qu'il y a chez nous, il y a des personnes qui sont placées
06:56sous mandat de dépôt à l'audience, vous le savez.
06:58Oui, c'est la mode en ce moment.
06:59Voilà, on va voir si ici, effectivement, ça va être le cas,
07:03compte tenu de l'extrême gravité occasionnée
07:06pour reprendre un critère de mise en détention à l'ordre public,
07:10et la mise en danger de la vie de ces personnes.
07:12Et Julien Drey l'a très bien dit sur l'antenne de CNews également,
07:15c'était extrêmement dangereux, ce fumigène, ce que vous dites, Franck.
07:18Bien sûr.
07:18À cet instant, il s'aurait pu mettre le feu à la salle.
07:22Donc il y a vraiment une mise en danger tout à fait réelle.
07:24Mais je ne pense pas qu'on qualifiera cet événement d'attentat,
07:31ou de tentative d'attentat, ou de homicide volontaire.
07:34Non, mais il parle d'attentat culturel.
07:38Oui.
07:39La formule, elle est lourde de sens, bien évidemment.
07:43Elle peut choquer aussi, surtout dans un contexte que la semaine prochaine,
07:47on va commémorer les dix ans de l'attentat terroriste islamiste du 13 novembre,
07:51la vague d'attentat.
07:51Et cette vague d'attentat, c'est 113 morts, tout de même.
07:56130 même.
07:57130, pardonnez-moi.
07:58130.
07:59Donc il faut...
08:01C'est une formule, vous êtes un as de la communication,
08:05c'est une formule qui peut choquer.
08:07C'est une formule, sincèrement, moi qui y étais.
08:09Je l'ai vécu.
08:10J'ai vécu cette sidération où les gens...
08:12En plus, il y a eu trois fois, trois tentatives d'arrêter ce concert.
08:17Je peux vous dire sincèrement,
08:18ce n'est pas juste une formule pour choquer l'opinion,
08:22c'est une formule que j'ai vécue.
08:23Le terrorisme culturel, c'est quoi ?
08:24C'est faire peur, ça veut dire quoi ?
08:26Un, le terrorisme culturel a commencé avec la CGT spectacle,
08:29qui a menacé en disant, on doit interdire.
08:32Et pour interdire, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
08:33Ils ont dit, on va faire des manifestations,
08:35on va essayer d'interdire ce concert.
08:38Premier acte de terrorisme.
08:39Le terrorisme, c'est quoi ?
08:40C'est faire peur.
08:41Après, il y a plusieurs façons de le faire.
08:42Par de la violence, par ce qui s'est passé au Bataclan,
08:46des assassinats ciblés,
08:49et bien entendu, par cette manifestation,
08:52par le fumigène,
08:53et qu'un fumigène incendiaire.
08:54Encore une fois, on en parlera,
08:55j'aimerais justement parler avec Georges,
08:57sur la détermination.
08:58Ils ne sont pas rentrés par hasard.
08:59Ils l'ont préparé.
09:01Ils ont été, vous allez le voir,
09:03je pense qu'une enquête montrera
09:05qu'il y a eu des complicités.
09:06On a tous été fouillés,
09:07tous les sacs étaient fouillés.
09:08Et pourquoi ces trois personnes
09:10ont pu rentrer avec des fumigènes
09:11qui sont impressionnants ?
09:13Il y a eu une complicité.
09:15J'ai vu, et je ne suis pas le seul,
09:16et j'en appelle à toutes les personnes
09:17qui étaient dans la salle.
09:18C'est pour ça que je voulais
09:18l'annoncer en direct aujourd'hui.
09:20Des personnes de la sécurité intérieure
09:22se tapaient dans la main
09:24avec des grands sourires,
09:25juste à l'intracte.
09:27Parce qu'ils étaient heureux
09:28de je ne sais pas quoi,
09:29alors que tout le monde était
09:30vraiment très atteint par cette histoire.
09:32Et ils nous regardaient,
09:33ils se félicitaient,
09:35je ne sais pas de quoi.
09:37Parce que c'était la tenue de la première mi-temps.
09:38Non, mais peut-être qu'ils se félicitaient.
09:41Alors, il faut faire attention.
09:42Vous dites, ils se félicitaient,
09:43je ne sais pas de quoi.
09:44Je dis, je ne sais pas de quoi.
09:45En revanche, sur le terrorisme intellectuel,
09:47je le dis, parce que c'est la formule
09:49que vous utilisez, culturelle,
09:52il y a quelqu'un qui a écrit
09:53sur le terrorisme intellectuel.
09:55Jean Séville, effectivement,
09:57Alexandre Devecchio.
09:58Et ce serait intéressant
09:59d'appeler Jean Séville,
10:00dans la demi-heure,
10:01pour lui dire...
10:02Non, mais je suis très sérieux
10:03de lui dire,
10:04est-ce que le climat actuel,
10:06avec ses actions sur le monde culturel,
10:10est-ce que ça participe
10:11à une forme de terrorisme intellectuel ?
10:13Est-ce qu'on a le droit
10:14de ne pas épouser la thèse
10:16de la France insoumise,
10:17à savoir,
10:18il y a un génocide à Gaza,
10:20il y a un État, finalement,
10:23qui est en train de malmener
10:24une population
10:25et qui ne fait pas la guerre
10:26contre le terrorisme
10:27et contre le Hamas.
10:30si vous n'épousez pas cette thèse-là,
10:32c'est que vous êtes un génocidaire.
10:34Oui, il y a tout à fait
10:35une forme de terrorisme intellectuel,
10:37même si il faut faire attention,
10:39effectivement,
10:39parce que les 130 victimes
10:41du Bataclan,
10:42c'est autre chose.
10:43Mais dans le monde du spectacle,
10:44précisément,
10:45et c'est très intéressant,
10:46on n'a vu quasiment personne,
10:48à part Elie Chouraki,
10:49ce matin,
10:50sur ces news du monde culturel,
10:52prendre...
10:52La ministre de la Culture.
10:54Oui, la ministre de la Culture,
10:55mais les artistes
10:56qui aiment faire la morale,
10:58prendre le micro,
10:59pour donner leur avis...
11:00Attendez, il est 11h40 samedi,
11:02ils sont en gueule de bois.
11:03On ne les a pas vus condamner, ça.
11:06Il y avait une grande fiesta hier,
11:07précédemment.
11:07Je pense qu'il y a
11:08un très grand conformiste
11:10dans le monde cultural,
11:10mais il y a peut-être des gens
11:11qui souhaiteraient le condamner,
11:13mais ils ne le feront pas
11:13par terrorisme intellectuel,
11:16parce qu'ils savent
11:16que leur carrière
11:17pourrait être mise en danger,
11:19qu'ils auraient moins de séquences,
11:20qu'ils ne seraient pas engagés
11:21par tel ou tel réalisateur.
11:23Donc, de ce point de vue,
11:24oui, il y a un réel
11:25terrorisme intellectuel.
11:27Et je rejoins ce qui a été dit
11:29qu'il y a quelque chose
11:31de dérangeant.
11:32On est dans un monde
11:32où le plus grand des crimes,
11:34c'est d'essentialiser.
11:35On ne peut pas faire le lien
11:36entre la violence et l'immigration,
11:39par exemple,
11:39sans être traité de racisme.
11:40Par contre,
11:41pour les Juifs,
11:42il n'y a pas de problème.
11:43Ils sont tous responsables
11:44de ce qui se passe à Gaza.
11:47Donc là, pour moi,
11:48c'est quand même
11:48une dérive essentialiste.
11:50Je suis très étonné
11:51que la gauche,
11:51et notamment la France Insoumise,
11:52qui voit du racisme partout,
11:54ne le voit pas là.
11:54C'est Sépel,
11:55faites ce que je dis,
11:55mais pas ce que je fais.
11:56On reste évidemment ensemble,
11:59Alexandre,
11:59Franck Tapirot,
12:00Georges Fenech,
12:02bien sûr,
12:02Estelle Laffont.
12:03On sera avec vous,
12:03chers auditeurs.
12:05Dites-nous ce que vous en pensez.
12:07Militantisme anti-Israël,
12:08anti-sionisme,
12:09anti-sémitisme.
12:11De quoi parle-t-on
12:12après ces artistes
12:13qui sont la cible
12:14d'une certaine gauche radicale,
12:16des spectacles
12:17qui sont perturbés
12:18comme la Fiel Harmonie ?
12:19On sera avec Muriel
12:19dans quelques secondes.
12:20Muriel qui nous a appelés
12:21au 01 80 20 39 21.
12:24N'hésitez pas à nous appeler
12:25pour réagir en direct
12:26à l'émission.
12:27On continue d'en parler
12:28après la pause
12:28sur Europe 1,
12:29Elliot 2,
12:29allez-vous ?
12:30C'est jusqu'à 13h.
12:31A tout de suite.
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