00:00Le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi de l'enquête après le drame d'Oléron.
00:07Crier Allah Akbar quand le suspect a percuté les victimes avec sa voiture,
00:12dire aux enquêteurs « Allah m'a confié une mission »,
00:16découvrir que cet homme de 35 ans s'est converti à l'islam ces dernières semaines
00:20ne justifie pas que ce parquet antiterroriste poursuive les investigations.
00:26Je devine le raisonnement des magistrats, l'homme est un marginal, il a évolué seul.
00:30Sous l'emprise du cannabis, a priori, l'alcool est son quotidien,
00:34il n'y a pas de ramification extérieure avec une organisation,
00:36pas davantage un corpus idéologique qui sous-tend son action.
00:41Les décisions de justice sont souvent incompréhensibles.
00:44J'entendais ce matin les habitants d'Oléron qui ne comprennent pas
00:47pourquoi cet attentat échappe à la qualification de terrorisme.
00:51Gérard Darmanin, le garde des Sceaux, a fait entendre sa différence sur le dossier.
00:55Il ne faut pas se cacher derrière le problème psychiatrique pour expliquer l'islamisme radical.
01:02On peut difficilement en dire davantage et afficher un désaccord avec le procureur.
01:07Le risque que court la justice, c'est d'apparaître comme aveugle face au terrorisme islamique,
01:13entre le déni et le pas de vague.
01:15Et de fait, il y a 20 ans, il y a même 10 ans, personne n'aurait percuté au hasard à Oléron
01:22des cyclistes ou des piétons en criant « Allah Akbar ».
01:27C'est cela qui doit nous faire réfléchir.
01:29Il y a un djihadisme d'atmosphère.
01:31Ce « Allah ou Akbar » ne sort pas de nulle part.
01:35Et le procureur de La Rochelle, Arnaud Larès, donne le sentiment de minimiser l'influence
01:42de la religion dans la responsabilité de ce drame.
01:46D'où cette impression de déni qui fait écho aux paroles de Gérald Darmanin que je répète,
01:52il ne faut pas se cacher derrière le problème psychiatrique pour expliquer l'islamisme radical.
01:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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