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  • il y a 3 mois
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, était l’invité du Face à BFM de ce mercredi 5 novembre. Il est revenu notamment sur la possible arrivée du Rassemblement national au pouvoir.

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Transcription
00:00qui par l'histoire de leur famille se sont installés en France,
00:04qui pour beaucoup travaillent, qui peuvent partager mes idées
00:06et qui ne sont pas dans une volonté de sécession à l'égard de la France,
00:09à l'égard de la République française.
00:10Qui travaillent, qui paient leurs impôts,
00:13qui admirent notre roman national, qui veulent en être,
00:15qui respectent notre langue, qui respectent notre coutume,
00:17qui respectent notre culture et qui respectent l'égalité homme-femme.
00:21A cela, je veux leur dire, vous n'avez rien à craindre du Rassemblement national.
00:26Vous n'avez rien à craindre de notre arrivée au pouvoir.
00:30Vous n'êtes pas naïf et vous regardez,
00:34les accusations de racisme de votre parti, elles existent.
00:37Laissez-moi terminer.
00:39Je n'enfermerai jamais des Français dans des cases.
00:43Et précisément, la question que vous m'avez posée tout à l'heure
00:45me met mal à l'aise en disant,
00:46oui, il n'y a pas de tels gens issus de telle immigration.
00:48Je ne regarde pas ça.
00:50Vous voyez, je rappelais cette phrase,
00:52cette confession de De Gaulle à Malraux dans les chaînes qu'on a bas,
00:55qui lui dit, j'appelle Français en France,
00:56tous ceux qui veulent mourir pour la France.
00:58Être Français, ça n'est pas une couleur de peau.
01:00Être Français, c'est un état d'esprit.
01:02Être Français, c'est partager une culture.
01:04C'est partager une identité millénaire.
01:06C'est vouloir que la France reste la France.
01:08Vous êtes persuadés que vos militants et certains dans le parti sont d'accord avec ça ?
01:11C'est aimer notre patrimoine matériel, mais aussi notre patrimoine immatériel.
01:14C'est avoir le cœur qui saigne
01:16quand on entend les témoignages des familles du Bataclan.
01:19C'est avoir une larme qui coule
01:20quand on regarde Notre-Dame de Paris prendre feu.
01:22C'est ça, être Français.
01:23Et donc, je veux dire aux gens
01:25qui sont issus de l'immigration,
01:28qui peuvent partager mes idées, mais qui ont des craintes à notre égard,
01:30n'ayez aucune crainte.
01:31Arrêtez d'écouter ce qu'on vous raconte depuis des années.
01:34Et notre projet, précisément,
01:34– Qui sont quoi ? Des caricatures, selon vous ?
01:36– Lorsqu'on fait la différence.
01:37Oui, madame, parce que quand on fait la différence…
01:38– Encore une fois, pardonnez-moi.
01:40Juste, au moment des élections législatives anticipées,
01:44le deuxième tour et ce qui s'est passé,
01:45on connaît l'histoire.
01:47On a constaté une libération de la parole raciste.
01:50Vous pouvez le contester, on peut en débattre.
01:54Mais il s'est passé quelque chose sur le territoire aussi,
01:57c'est une réalité.
01:58Qu'est-ce que vous dites à peut-être ces militants
02:00du Rassemblement national qui ne partagent pas forcément vos diagnostics
02:04et qui ne reprennent pas vos mots ce soir ?
02:06– La parole s'est libérée en raison de militants du Rassemblement national.
02:10– Sérieusement ?
02:13– On a constaté à l'époque ?
02:15– Vous avez constaté quoi ?
02:16– Moi, pas personnellement, mais il y a eu des témoignages,
02:20vous vous en souvenez ?
02:21– Oui, bon.
02:22– Libération de scènes auxquelles ont pu assister certains Français
02:26se sentent stigmatisés.
02:27– Moi, je ne partage pas ça.
02:28– D'accord, non, non, mais…
02:29– Et je pense que les Français qui nous écoutent,
02:33y compris, encore une fois, les Français issus de l'immigration,
02:35dont je fais partie, savent parfaitement faire la différence
02:38entre ce qu'on dit, ce qu'on propose, ce qu'on défend.
02:42Ils savent lire le programme du Rassemblement national
02:43et ils peuvent lire d'ailleurs que, dans notre programme,
02:46jamais, même il y a 10 ans, même il y a 20 ans,
02:49il y a eu une différence entre les Français.
02:51C'est vrai, nous faisons une différence entre les citoyens français
02:54à qui nous souhaitons pouvoir donner la solidarité nationale,
02:57notamment aux plus démunis par des aides sociales,
02:59et les ressortissants étrangers dont je dis qu'ils doivent pouvoir
03:02venir en France en subvenant à leurs besoins.
03:04Mais je dis aussi qu'il y a beaucoup de gens
03:06qui sont issus de l'immigration,
03:07qui ont fait cet effort exigeant de l'assimilation républicaine,
03:11qui consiste à dire, ne venez pas comme vous êtes,
03:14mais devenez ce que nous sommes,
03:15et qui ne comprennent pas qu'aujourd'hui,
03:18les générations d'étrangers qui arrivent dans notre pays
03:20soient dispensées de cet effort.
03:21Je ne dis que ça.
03:22Je ne dis que ça.
03:23Je ne dis que ça.
03:23Je ne dis que ça.
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