00:00Bien sûr, oui, ça concerne à peu près 150 patients chaque jour.
00:05Donc ça fait quand même du monde à renvoyer sur des structures qui ne peuvent pas faire face
00:11puisque l'idée c'est de les réorienter vers le médecin traitant.
00:14Donc beaucoup n'ont pas de médecin traitant.
00:16Et même quand ils en ont un, le délai parfois pour avoir une consultation est de 15 jours ou au-delà.
00:22Et les structures privées, urgences, cliniques privées, maisons médicales sont également prises d'assaut.
00:30Donc c'est quand même un problème grave d'accès aux soins.
00:33La Dépêche du Midi écrivait ce matin effectivement que plus de 100 000 Toulousains n'avaient pas de médecin traitant.
00:38Mais Marie, comment on détermine lorsque quelqu'un se présente aux urgences que son cas est grave ou pas ?
00:43Il n'y a pas d'évidence ?
00:46Et il n'y a pas d'évidence, effectivement.
00:48On a parfois des surprises.
00:50Certains patients parfois ne sont pas étiquetés graves.
00:53Et suite à la consultation à certains examens, on se rend compte que le problème est beaucoup plus grave que ce qu'on avait pu évaluer.
01:02Nous, on est extrêmement choqués par le fait de trier des patients et d'en accepter certains parce qu'ils seraient graves
01:10et de refuser d'autres qui ne seraient pas graves.
01:12Parce qu'en fait, on arrive après à des situations plus graves puisque ces réorientations vont donner lieu immanquablement à des renoncements aux soins.
01:22Et donc, les situations vont s'aggraver.
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