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  • il y a 3 mois
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, est l'invité de BFMTV ce dimanche 2 novembre

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Transcription
00:00Ça veut dire que chacun, au sein de la nation, doit payer à la hauteur de ses moyens.
00:05Et il est normal dans ce contexte que les plus riches, que les entreprises qui font les plus gros bénéfices,
00:11que ceux qui, aujourd'hui, peuvent éventuellement bénéficier de situations de rente ou de profits exceptionnels,
00:17soient amenés à faire une contribution plus importante.
00:20Vous avez voulu que l'attaque Zuckman soit votée avant-hier.
00:22Mais je ne m'attache pas à des totems et je n'ai aucun tabou.
00:26Mais je crois que des gestes importants doivent être faits.
00:29Pourquoi ? Parce que l'effort que nous devons faire cette année, il faudra le refaire pendant 4 ans.
00:35Et c'est donc un véritable travail pluriannuel qu'il faut être capable de faire.
00:39Vous voyez le mal qu'on a à le faire cette année.
00:41Imaginez ce que ça va être l'année prochaine.
00:43Mais pour être très clair, vous auriez souhaité qu'il y ait quelque sorte le nom de Gabriel Zuckman ou un autre nom.
00:47Vous auriez voulu une taxe sur le but de Paris.
00:49Je veux que par le dialogue, on arrive à la solution la plus juste et la plus transparente.
00:55Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on constate à l'occasion de ce débat budgétaire,
00:58c'est qu'il y a d'énormes méconnaissances sur la réalité des choses.
01:04On ne sait pas quelles sont véritablement les aides qui sont accordées aux entreprises.
01:09On ne sait pas quelle est la situation des plus riches,
01:11ceux que l'on veut taxer à 2% de leur fortune au-delà de 100 millions.
01:18Quelle est leur véritable contribution à l'effort national ?
01:22Et donc, il aurait été très souhaitable que nous puissions travailler avec un véritable audit par fonction budgétaire.
01:28Que nous puissions connaître exactement la situation de l'ensemble des différentes catégories.
01:34Et de ce point de vue-là, la Cour des comptes, aidée éventuellement par un organisme d'experts en liaison avec l'Assemblée nationale,
01:41aurait pu faire ce travail.
01:42C'est le travail que j'ai effectué entre 2005 et 2007 pour réduire la dette et réduire les déficits.
01:49Aujourd'hui, on a le sentiment que la politique de la France se fait à la corbeille de l'Assemblée nationale,
01:53aux doigts mouillés et à coups d'humeur des uns et des autres.
01:57Tout cela n'est pas sérieux.
01:59Le résultat, c'est quoi ?
02:00C'est que les entreprises ont le sentiment d'être les boucs émissaires.
02:03Il y a une démobilisation, il y a une inquiétude, il y a une imprévisibilité de notre situation économique.
02:09Les Français sont effarés parce qu'ils ne voient pas où tout cela va s'arrêter
02:14et comment surtout nous arriverons à redresser les comptes de notre pays.
02:18Et tous ceux qui nous regardent, les marchés, les autres pays européens,
02:22constatent cette incapacité française à se prendre en main.
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