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Michel Serrault
Monsieur de Fontenelle has resisted feelings of love and passion all his life, but at an advanced age he meets a young woman who makes him discover the feeling he has always wanted to ignore: love.
*
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Short filmTranscript
00:00:00I'm sorry.
00:05:28Ahh...
00:05:34Thank you so much for celebrating.
00:05:35I believe that the secrets of the bonheur are not known.
00:05:39You call secrets of simple precaution.
00:05:43Confie-moi une.
00:05:45But the most simple.
00:05:46You have to stay in every circumstance.
00:05:51Yes.
00:05:52The measure of the bonheur that was given to us
00:05:56is quite small, my dear Nièce.
00:05:58You have to be careful not to lose.
00:06:05And are there any precautions that you have to marry?
00:06:10Excuse me.
00:06:17Pertilent question.
00:06:21In the nœuds of the hymen,
00:06:23how should I be engaged?
00:06:25I am one.
00:06:27That must be enough.
00:06:29If I were two,
00:06:31my state would be worse.
00:06:33It's enough for me to make me angry.
00:06:37Votre science of epigrams
00:06:38you tire of all the situation.
00:06:41But you know how to love women.
00:06:44Maybe.
00:06:45But we are married.
00:06:47And we know them.
00:06:48The marriage is natural, though.
00:06:50We are not in the plan.
00:06:52I say,
00:06:53l'idée a bien dû vous venir,
00:06:55de vous marier.
00:06:57Quelques fois, oui.
00:06:58Le matin.
00:07:13Voltaire aurait dit en Roi de Prusse que vous étiez
00:07:15l'esprit le plus universel que le siècle de Louis XIV ait porté.
00:07:20Un compliment n'étant pas dans sa manière,
00:07:22j'en déduis qu'il a dû lui arriver quelque chose de fâcheux.
00:07:25Le froid, peut-être.
00:07:31Je m'étonne toujours que mes séances à l'académie
00:07:33ne vous fatiguent pas davantage.
00:07:35Pourquoi voulez-vous ?
00:07:37Je n'y ai plus d'ennemis.
00:07:59On dirait que vous avez oublié ce que messieurs Boileau et la Bruyère
00:08:02ont dit de désagréable sur vous.
00:08:04Le vœu de Penfance a racine de l'oublier parmi mes adversaires.
00:08:08Je leur ai pardonné et cela m'a fait beaucoup de bien.
00:08:11Non.
00:08:12Aujourd'hui,
00:08:14je ne les blâme que d'être tous morts.
00:08:18Portez-vous toujours aussi aimablement,
00:08:20cher enfant.
00:08:21Eh bien, moi, c'est monsieur que je trouve trop aimable.
00:08:31Il n'en veut à personne et se contente de tout.
00:08:35Je me demande parfois si ce sont là les manifestations d'une bonté immense
00:08:40ou de pas de bonté du tout.
00:08:42Des fois, j'ai peine à lui ôter la poussière.
00:08:52Il me fait peur.
00:08:54Je crois monsieur de Fontenelle encore plus impressionné que vous par son oncle.
00:08:57Je comprends.
00:08:58Être le neveu du Grand Corneille, c'est une situation tout de même.
00:09:03Pour vous aussi madame.
00:09:06Oh, petite nièce du neveu de Corneille, c'est une place discrète.
00:09:34Mais qu'est-ce que vous faites ?
00:09:36Monsieur en avait assez.
00:09:37Comment il en avait assez ?
00:09:39Ah oui, il ne veut plus le voir ce coffre.
00:09:4160 ans à ce qui paraît.
00:09:43Mais il est plein.
00:09:44Ah ben, pour sûr madame qu'il est plein.
00:09:46On sent bien quand on le porte.
00:09:48C'est tout ce que monsieur a point voulu lire qui est là-dedans.
00:09:50Mais qu'est-ce que tu racontes, Simon ?
00:09:52Ce sont les journaux de monsieur qui sont dans ce coffre.
00:09:54Ah ben, je dis point non.
00:09:55Je dis qu'il n'a jamais voulu les lire.
00:09:58Qui vous a raconté ces sornettes ?
00:10:01C'est...
00:10:02C'est lui.
00:10:03Qui c'est lui ?
00:10:04Ben...
00:10:07Monsieur de Fontenelle.
00:10:09C'est amusant, mais cela ne tient pas debout.
00:10:11Pourquoi ne les aurait-il pas lus ?
00:10:13Monsieur n'aimerait pas qu'on répète ce qu'il nous a dit qu'à nous.
00:10:17Répète quand même, madame te le demande.
00:10:20Ben...
00:10:21Il les a point lus parce qu'il se doutait qu'on disait pas du bien de lui là-dedans.
00:10:24Même qu'on l'a taqué.
00:10:32Après tout, cela est assez dans sa manière.
00:10:35Ne jamais aller au-devant de ce qui peut gâter votre humeur.
00:10:39C'est tout lui, en effet.
00:10:41Débarras ! Allez !
00:10:43Et vous repasserez le balai !
00:10:44Sous-titrage Société Radio-Canada
00:10:54Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:04Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:14...
00:11:44Bravo !
00:11:54Quelle voix !
00:11:55Merci, monsieur.
00:11:56Restez, c'était...
00:11:57Non, excusez-moi, je ne peux pas rester ici.
00:11:59Mais excusez.
00:12:02Vous l'avez effrayée ?
00:12:03Mais non, c'est une petite sauvage, voilà tout.
00:12:07Qui était-ce ?
00:12:08Nous vous attendions pour souper.
00:12:10Je ne dois plus souper.
00:12:12Et pourquoi donc ?
00:12:13Il paraît que mon âge exige la tempérance.
00:12:16La belle affaire.
00:12:17Qu'est-ce que l'âge, quand la gloire le surpasse ?
00:12:20Accepteriez-vous néanmoins quelques fricons filles ?
00:12:23Allez par ici.
00:12:27Monsieur de Fontenelle vous a repérée
00:12:28comme étant le plus spirituel de l'Assemblée.
00:12:31Le plus spirituel du salon de Madame Geoffrey.
00:12:35C'est Madame Geoffrey.
00:12:37Monsieur de Fontenelle nous surpasse tous, Vallière.
00:12:39Dites-lui plutôt quelle conversation était la vôtre pendant le souper.
00:12:43De quoi disputiez-vous ?
00:12:45Nous pensions qu'il est bien difficile pour une femme
00:12:48de déceler le sentiment sous une conduite galante.
00:12:52Monsieur de Vallière soutenait que c'était un nouveau procès
00:12:54fait à la sincérité des hommes.
00:12:56Alors, qu'en pense le siècle passé ?
00:12:59Ma foi, je...
00:13:00je n'observe point les sentiments
00:13:02comme je le fais des planètes.
00:13:04Vous n'avez pas à observer ce qui vous est simplement donné de ressentir ?
00:13:08Certes.
00:13:09Mais il est présomptueux d'avancer que j'ai déjà ressenti quoi que ce soit.
00:13:13Voilà 80 ans que j'ai relégué
00:13:16le sentiment dans mes poésies.
00:13:21Et vous appelez ça avoir vécu ?
00:13:23Je crois avoir été empressé comme il convenait auprès des femmes.
00:13:27Mais l'amour...
00:13:30J'entends mal.
00:13:32Je parlais de l'amour.
00:13:34Lui et moi sommes des choses incompatibles.
00:13:37On dit pourtant que votre roman préféré n'est autre que la princesse de Clèves.
00:13:44Le style en est insurpassable.
00:13:47Il en est de plus vif.
00:13:49Il n'en est pas de plus simple.
00:13:51Donc de plus grand.
00:13:53Mais la princesse, c'est une histoire d'amour.
00:13:55Qui n'a pas lieu.
00:13:57Quelle sagesse.
00:13:59Puisque vous soutenez que les sentiments vous sont étrangers,
00:14:01je suppose ce sont les idées qui en vous faveur ?
00:14:04Pas davantage.
00:14:05L'amour des théories signifie riposté, se plaindre, accusé, soupçonné.
00:14:10J'aime trop mon repos.
00:14:13Et puis...
00:14:15Pourquoi polémiquer ?
00:14:18Tout est possible.
00:14:20Et tout le monde a raison.
00:14:22Allons, allons.
00:14:24Je sais certaines idées qui ne vous laissent pas indifférents.
00:14:27Si je vous disais que M. d'Alembert est venu nous lire hier son discours préliminaire à l'encyclopédie,
00:14:32et que le chevalier de Jocourt nous a montré d'admirables planches sur les métiers.
00:14:38C'était d'un ennui mortel.
00:14:40Vous m'avez l'air encore bien vivant, il me semble.
00:14:43Mais enfin, que cherchez-vous avec cette encyclopédie ?
00:14:46A instruire les médiocres de choses qu'ils n'entendront point ?
00:14:49Qu'y a-t-il de plus ridicule que de parler de philosophie avec des ouvriers ?
00:14:55Le divertissement et le jeu, voilà ce que le peuple attend.
00:14:59Pareils propos vous feront attendre à la porte de l'Académie, j'en réponds.
00:15:03Déjà qu'il vous faudra faire oublier vos ouvrages libertins.
00:15:06Et moi j'entends bien naître de l'Académie.
00:15:09Mes ouvrages sont lestes, j'en conviens, mais les composés est d'un aussi dur labeur, croyez-moi.
00:15:13Une simple page me prend trois ou quatre heures.
00:15:18Vous finirez bien par attraper tout ce temps perdu.
00:15:21Mais je suis plus modeste que vous ne l'imaginez, monsieur.
00:15:24Vous n'aurez pas osé vous le dire, monsieur.
00:15:28Toutes ces femmes qui se disputent le vieux Fontenelle dans l'espoir qu'il va mourir dans leur salon.
00:15:36Pauvre Vallière, il se croit à un esprit supérieur.
00:15:39Mais la supériorité lui fait bien défaut.
00:15:41Et l'esprit lui manque.
00:15:44Venez, nous allons entendre la musique de près.
00:15:47Elle est bien assez insupportable de loin.
00:15:49Vous préférez la peinture ?
00:15:51Oh, la peinture, les murs sont enlédits par trop de portraits.
00:15:55La sculpture ?
00:15:57Je laisse les statues me regarder.
00:16:00Les arts vous touchent donc si peu.
00:16:03Je n'arrive pas à faire entrer tant de choses dans mon existence.
00:16:10Plus tard, peut-être.
00:16:12Votre force est de vous placer hors d'atteinte en toutes circonstances.
00:16:15Rien ne vous touche.
00:16:17Je vous admire.
00:16:19Bonsoir, chère Fontenelle.
00:16:21Pardon.
00:16:22Je vous souhaitais le bonsoir.
00:16:24Je vous souhaite le bonsoir.
00:16:25Bonsoir.
00:16:26Bonsoir.
00:16:27Bonsoir.
00:16:28Bonsoir.
00:16:29Let's go.
00:16:59Regardez, monsieur de Fontenelle, il n'est pas de mots murmurés que vous ne saurez entendre,
00:17:09avec, on l'a souvent constaté, plus de précision encore que ceux qui entendent normalement.
00:17:14Cela provient de ce que le pavillon est fort large, ne l'irait-on pas comme une corne d'abondance,
00:17:19qui au lieu de déverser ses fruits, engrangerait les sujets et les verbes par sa vaste embouchure, pour vous les faire entendre.
00:17:25Voyons, monsieur, voulez-vous ajuster le cornet à votre oreille ?
00:17:29La plus petite des extrémités s'y glisse tout naturellement.
00:17:33Allez-y.
00:17:37Alors, comment m'entendez-vous, monsieur de Fontenelle ?
00:17:39Trop fort !
00:17:41Ah oui, je suis confus, c'est parce que...
00:17:43C'est naturel quand on s'adresse à quelqu'un dont Louis est défaillant.
00:17:47Alors, je n'en crois pas en mes oreilles.
00:17:57Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:17:58On nous a demandé de venir le chercher pour monsieur de Fontenelle.
00:18:01Mais qui vous a demandé ?
00:18:03Ajuster, enlever.
00:18:07Ajuster, enlever.
00:18:09Voilà, l'appareil n'est-il point trop lourd, monsieur ?
00:18:11Monsieur ! Monsieur !
00:18:13Madame Geoffrin vous envoie...
00:18:15Madame Geoffrin vous envoie quelque chose.
00:18:17Je lis beaucoup mieux.
00:18:33Ce portrait de votre ami Lefraignois, j'ai pu l'acquérir sans trop d'embarras auprès de ce qui lui reste de famille.
00:18:39Je l'ai fait dans l'intention de vous l'offrir.
00:18:41Persuadez que le visage de celui qui fut votre plus proche est si grand ami.
00:18:46Vous rappellerez ces longs moments que vous passiez ensemble à ne rien dire.
00:18:49Et pourtant à vous comprendre.
00:18:51Comme seuls savent s'entendre la discrétion et l'innocence.
00:18:55Oui.
00:18:58Alors aujourd'hui, vingt ans qu'il est mort.
00:19:00Je m'en vais sur le champ pour remercier madame Geoffrin.
00:19:05Pourquoi ces moments que vous passiez à ne rien dire ?
00:19:09Monsieur Lefraignois était si peu bavard.
00:19:11Hum.
00:19:13Portrait respire la ressemblance.
00:19:17Regardez.
00:19:18On dirait qu'il va se taire.
00:19:26La belle compagnie que voilà.
00:19:32Et tout ce monde va m'accueillir ?
00:19:35Nous sommes toujours ravis de vous voir, monsieur l'abbé.
00:19:38Très bien.
00:19:39Très bien.
00:19:40Très bien.
00:19:46Je parle de cette lettre au marquis de la phare que le petit réservoir vient de publier.
00:19:50Eh bien.
00:19:51Comment ça, eh bien ?
00:19:52Que dit-elle cette lettre ?
00:19:54Vous vous moquez.
00:19:55On soutient partout qu'elle est de vous.
00:19:57M'a-t-on vu l'écrire ?
00:19:58Je le sens bien, moi, qu'elle est de votre plume.
00:20:01Parler avec une telle insolence n'appartient qu'à vous ou à Voltaire.
00:20:04Une lettre qui décrit l'embarat du Seigneur au moment de la résurrection désigne son auteur.
00:20:08M'en direz-vous le nom à la fin ?
00:20:11Raillez, raillez, je vois que sous couvert de montrer les choses de la science auxquelles les cœurs sains n'entendent rien, il est bien aisé d'y jeter le table.
00:20:19Qu'est-il besoin d'expliquer ce qui doit rester inexplicable ?
00:20:22Vous faites parfois songer à quelques navigateurs, dont les cas laisseraient passer l'eau, mais qui interdiraient qu'on écope.
00:20:33Non, pas d'égard. On dit que ce sont vos ouvages qu'ont enfanté Voltaire.
00:20:38Laissez dire.
00:20:40Là, vous ne pouvez accepter que votre œuvre apporte potion à cet empire.
00:20:43Que me reprochez-vous ? Nez-je pas fumer pas ?
00:20:46Si, fait, mais vous ne pouvez ignorer que Voltaire parle de Dieu comme... comme... comme s'il n'existait pas.
00:20:51Comme quoi ?
00:20:52Quelle malise que de vouloir me faire répéter ces choses, comme... comme s'il n'existait pas.
00:20:59Voltaire ne nie pas. Il s'interroge.
00:21:03C'est votre histoire des oracles qui a fait le mal.
00:21:06Je ne me rejette pas dans mes oracles au spectacle de l'ignorance et de la sottise, exploité par la mauvaise foi.
00:21:13C'est certain, mais...
00:21:14Mais ce spectacle me semble promis un grand avenir.
00:21:18Bah, justement. Des esprits faibles et impurs ont pu en déduire que Dieu n'existait que parce que nous voulions y croire.
00:21:23Mon ami, l'ignorance se démontre moins par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue que par celles qui ne sont point.
00:21:34Et dont nous trouvons la raison. Car non seulement nous ne possédons pas les principes qui mènent au vrai, mais nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.
00:21:47Monsieur la maire, restera-t-il à dîner ?
00:21:55Fait-il ? Dans votre servante.
00:21:57Bah, qui y a-t-il ?
00:21:58Le dîner !
00:21:59Eh bien !
00:22:00Désirez-vous des asperges ?
00:22:02Oh, je raffole.
00:22:04Je raffole.
00:22:06Moi aussi.
00:22:07Ça a au beurre, hein, quel petit.
00:22:09Mais, je préfère à lui.
00:22:10Au beurre, elle garde de leur verre le pire.
00:22:12Et à lui, le goût en sort davantage.
00:22:14Elle se digère tout aussi bien au beurre.
00:22:17Ma nièce ne les apprécie qu'à l'huile.
00:22:19Bon, mais que dois-je faire ?
00:22:22Une moitié à l'huile, une moitié au beurre.
00:22:27Je connais bien votre manière, savez-vous.
00:22:29Jamais rien de véhément.
00:22:31Votre impertinence est des plus doux à peine visibles.
00:22:34Point d'éclat, point de taca.
00:22:36Ainsi se propage les idées les plus terribles, les plus terribles.
00:22:40Je ne professe point d'idées.
00:22:41Je constate et je souris.
00:22:45C'est bien suffisant.
00:22:47Et vous, vous mêlez tous sans en avoir l'air.
00:22:49Voilà la vérité.
00:22:50Raisonnement, raisonnement, c'est votre unique défense.
00:22:53Moi, je maintiens qu'il est mauvais de raisonner sans cesse.
00:22:55Que c'est le moyen le plus insidieux de s'écarter peu à peu
00:22:57du chemin qui nous a été tassé.
00:23:00Par qui ?
00:23:01Vous voyez, vous raisonnez encore.
00:23:06Ça, je me demande si toutes mes parrières seront jamais suffisantes
00:23:08pour votre salut.
00:23:11Et si.
00:23:26Françoisse !
00:23:27Les asperges, toutes à l'huile.
00:23:31Non, non, dites-moi à l'entrée du jardin.
00:23:44Enfin, vous voilà.
00:24:04Nous n'attendions que vous pour souper.
00:24:05A-t-on des nouvelles de ce bon abbé Chalon ?
00:24:09Il est à nouveau sur pied, si l'on peut ainsi dire, de quelque chose de rond.
00:24:15Vous ne cessez de le redoyer.
00:24:17Je ne demande ce qu'il vous a fait.
00:24:19Il me fait peur !
00:24:21Le voilà !
00:24:24Chère Fontenelle, je ne crois pas vous avoir présenté Isabelle.
00:24:34La fille de ma soeur, du comte Delatorre,
00:24:37elle est arrivée de Florence la semaine passée.
00:24:41Ah !
00:24:42Des asperges !
00:24:43On dit, monsieur, que vous n'avez pu résister à un mot cruel dont l'abbé Chalon fut l'innocente victime.
00:24:55La cruauté n'est pas ma façon, monsieur.
00:24:57Mais si cela est vrai, ce que j'ai dit semble avoir remis les asperges à la mode.
00:25:04Monsieur le philosophe, il paraît que vous refusez de croire à l'amour.
00:25:09Plaît-t-il.
00:25:10N'est-il point vrai que l'amour existe ?
00:25:12J'avoue qu'à 7 minutes, je ne doute plus.
00:25:21On m'a dit une charmante désenterie qui vous concerne, chère Fontenelle.
00:25:26À quelqu'un qui souhaitait faire un placement d'argent,
00:25:28il a été déconseillé de le faire sur votre tête,
00:25:30sauf à fond perdu, car vous rajeunissez en vieillissant.
00:25:34L'autre jour, j'ai voulu faire déplacer un meuble de famille,
00:25:36un vieux secrétaire qui avait toutes les apparences du neuf.
00:25:40Eh bien, à peine l'a-t-on touché qu'il s'est effondré.
00:25:42Il était vermoulu.
00:25:46Vieillir me fait peur.
00:25:48Pour les femmes, la disgrâce des sens, c'est une horrible chose.
00:25:54Une sottise.
00:25:55Pour éviter à nos sens de vieillir,
00:25:58il faut veiller à leur fonctionnement régulier,
00:26:00les entretenir en quelque sorte.
00:26:02À suivre vos conseils, on tomberait vite dans l'excès, il me semble.
00:26:06L'homme de qualité sait tempérer ses audaces.
00:26:09Je crains, mademoiselle, que nos discours vous ennuient.
00:26:13Les vôtres, vous voulez dire ?
00:26:16Quand la beauté et la jeunesse s'accordent si magnifiquement,
00:26:21a-t-on envie d'entendre des propos desséchés ?
00:26:24A-t-on d'ailleurs envie d'entendre quoi que ce soit ?
00:26:26Les paroles retardent toujours les actes.
00:26:29Oh non, ce n'est pas possible.
00:26:32Grand-pense, votre nièce ?
00:26:34Elle va vous le dire elle-même, baron Grimm.
00:26:36Je ne suis pas encore à me laisser des conseils qu'elle en me donne.
00:26:40Ce qui n'empêche pas d'en faire le tri.
00:26:42De reconnaître la vérité dans ce qui est généreux, sensible, dévoué,
00:26:47en un mot, dans ce qui vient du cœur.
00:26:49Tous les êtres possèdent un cœur, me direz-vous.
00:26:53Eh bien non.
00:26:55La science nous le cache encore, mais certains en sont réellement dépourvus.
00:26:59Vraiment ?
00:27:00J'en connais personnellement.
00:27:01Dans quelques contrées lointaines, je pense.
00:27:03Point du tout, ici même.
00:27:05Nous direz-vous.
00:27:06À quoi bon ? Il s'est déjà reconnu.
00:27:08Je suis résolu à faire à l'Académie une communication sur l'intelligence de l'asperge.
00:27:24C'est un légume particulièrement savoureux, mais aussi commande à manger.
00:27:31En somme, fait pour nous plaire, mais avec une discrétion qui enchante.
00:27:36Il suffit d'ailleurs de savoir comment poussent les asperges.
00:27:41Elles passent la tête pour d'abord voir si elles ne dérangent pas.
00:27:50Et puis alors, se sachant attendues, elles viennent tout entières.
00:28:00Aucun autre légume ne possède cette élégance.
00:28:06À vrai dire, monsieur, ça n'est pas précisément sur l'Académie et les asperges qu'on vous attendait.
00:28:11Sur quoi d'autre ?
00:28:12Eh bien, sur ce qu'affirme monsieur de Vallière.
00:28:14L'absence de cœur.
00:28:16Vous avez du mal à entendre.
00:28:18Comment, cela ?
00:28:19Monsieur de Vallière pense que cela n'existe pas parce que le cœur, comme le cerveau,
00:28:24sont des organes qui lui sont encore étrangers.
00:28:26J'ai cru comprendre que pour l'instant, il ne s'intéressait qu'à la partie comprise entre la hanche et le genou.
00:28:33Bénissons l'esprit, monsieur. C'est lui qui vous tuera.
00:28:43Alors, ne songez plus à l'Académie.
00:28:46Vous voilà déjà immortel.
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00:29:47On dirait que la musique vous est soudainement supportable.
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00:33:13Thank you, sir.
00:36:15I dreamt of a novel not too thick, not too light.
00:36:19But it can be possible that in looking for a right place
00:36:21who convinces everyone, I found one that doesn't belong to anyone.
00:36:27The right place is impossible to hold.
00:36:31We will not take it anymore.
00:36:33It is thanks to you that women enjoy science.
00:36:38Many of you will never forgive.
00:36:40Well, the vow that you gave me to me is willing to show you the jalousy of your marquise.
00:36:48I'm sorry for you.
00:36:51I've talked about the jalousy.
00:36:54I'm sorry to ignore what it is.
00:36:57I believe you. There's only a woman to know.
00:37:02Let's go. I'm not quite honest.
00:37:06Sorry.
00:37:07This marquise, I didn't have entirely invented it.
00:37:13I was inspired by a real person.
00:37:16Who?
00:37:19A lady of my province,
00:37:21with whom many thought I was...
00:37:25...assidue.
00:37:27You were?
00:37:29I made sure that my ways were always honest and obligatory.
00:37:33The young people don't understand that.
00:37:38The only interest of the young people is to fuir the sentiments.
00:37:44Well, Mr.
00:37:46Fuir the sentiments.
00:37:49That strange advice.
00:37:51What importance.
00:37:53We recognize the good advice to what they have ever followed.
00:37:56And the bad advice to what everyone has to say.
00:37:58I'm too tired, Mr.
00:38:04Have I pronounced some words for you to please?
00:38:08The night is fresh, suddenly.
00:38:11It's quite soft, at the contrary.
00:38:14I'm afraid of being cold.
00:38:17I would like to give you a point of attention to your health.
00:38:20The third act begins by a scene between the marquise and Dubois.
00:38:36Buyer.
00:38:36Buyer.
00:38:40It's brûlant.
00:38:42You worry less about the cold and the cold in some houses that I know.
00:38:49I have to write a letter.
00:38:51Let's go.
00:38:59Oh.
00:38:59This is true.
00:39:17This is true.
00:39:21Oh, well, my poor friend, you are in a triste state.
00:39:33Because of the humidity of your garden.
00:39:37How do you say that?
00:39:38That's what the weakens arrive.
00:39:40Where we don't wait for you.
00:39:42My niece has sent me this letter.
00:39:46Thank you for listening to you.
00:39:48Ah.
00:39:49Ah.
00:39:50Je crois avoir bien agi en exigeant qu'Isabelle s'installe chez moi.
00:39:54Elle ne pouvait rester à Florence plus longtemps.
00:39:57Sa mère n'aurait jamais trouvé sur place remède à son mal.
00:39:59De quel mal fera-t-elle donc?
00:40:01De quoi voulez-vous?
00:40:04L'amour, mon ami.
00:40:06L'amour.
00:40:08Isabelle a connu il y a peu le revers d'une passion qu'elle croyait partager.
00:40:12Elle a surpris celui qui lui avait juré sa flamme dans les bras d'une autre.
00:40:16Enfin.
00:40:17Quand je dis dans les bras, j'espère que vous me comprenez.
00:40:20Ma sœur s'est alarmée.
00:40:21Car la santé d'Isabelle donnait des signes d'inquiétude après cette pénible déconvenue.
00:40:26On ne saurait compter le nombre de fois où Isabelle a été surprise en larmes.
00:40:30Sans parler de ce jour pas si lointain où elle a voulu se jeter dans la rivière.
00:40:35Enfin.
00:40:35J'ai arraché ma nièce à son tourment et la voilà guérie.
00:40:38Je vous vois fatiguée, chère Fontenelle.
00:40:45Vous dites?
00:40:46Ah oui.
00:40:48L'amour.
00:40:49Me pardonnerez-vous, monsieur, un comportement aussi ce qu'inexplicable, alors que vous me faisiez la faveur de votre immense savoir.
00:41:01Il me faudra bien de courage pour apparaître devant vous, alors même que je ne saurais me résigner à ne plus vous voir.
00:41:10L'amour.
00:41:40Mademoiselle, mademoiselle, monsieur de Fontenelle m'a chargé de vous remettre ceci.
00:42:10Ah, monsieur de Fontenelle, je suis bien l'aise de vous revoir.
00:42:25Monsieur Diderot et monsieur d'Alembert disaient à l'instant que vous étiez leur maître.
00:42:28Ce n'est pas un mince privilège, madame, que d'être née avant tout le monde.
00:42:34Fontenelle, vous avez retrouvé bonne mine.
00:42:36Ma nièce sera ravie de vous revoir.
00:42:39Au juste mot de l'aise.
00:42:41Cette jeunesse nous donne le vertige.
00:42:45Le mariage.
00:42:46Qu'il me soit permis de saluer l'esprit le plus libre et le plus avancé de notre temps.
00:42:57Monsieur d'Alembert, vous me faites trop d'honneur.
00:43:01Notre encyclopédie vous est sans foire de vables.
00:43:03Vous verrez que mon âge finira par me rapporter.
00:43:06Je ne suis point de ces hommes qui exhibent des certitudes.
00:43:17Mais je sais que c'est par la connaissance et le raisonnement que le monde sortira des ténèbres.
00:43:22Nos articles lui ouvriront les yeux et nos souscripteurs ne seront pas que des lecteurs.
00:43:27Comprenez-vous, ils transmettront, ils témoigneront.
00:43:30Ah, monsieur de Fontenelle.
00:43:37On me dit que vous ne ménagez point votre peine pour nous soutenir.
00:43:40Soyez-en mille fois remerciés.
00:43:42Ce premier volume de votre encyclopédie me ravit, monsieur Diderot.
00:43:47C'est une vaste entreprise.
00:43:49Trop vaste, peut-être.
00:43:51En tout cas, elle vous apportera peu de satisfaction.
00:43:54Les hommes tels que vous sont faits pour les grandes aventures et la règle des 3D.
00:44:01J'ignore cette règle.
00:44:03Des convenus, difficultés, découragement.
00:44:07Eh bien, j'en ajoute un quatrième.
00:44:09Défile.
00:44:10Je veux le relever.
00:44:12Vous avez raison.
00:44:13Il était tombé assez bas ces derniers temps.
00:44:16Charmant tableau.
00:44:23Lequel soutient l'autre ?
00:44:24Oh, Diderot préférera toujours Fontenelle à Voltaire.
00:44:27Il vaut caresser un chat qu'un scorpion.
00:44:38Monsieur de Fontenelle !
00:44:40Vous me voyez confuse.
00:44:42Oh, je veux vous assurer que l'idée que vous avez de moi n'est pas la bonne.
00:44:46Mais puisque je n'ai rien vu...
00:44:49Oh, le jour où vous m'avez surprise, mon mari m'avait insultée.
00:44:54Imaginez mon trouble.
00:44:55Comment le pourrais-je, madame ?
00:44:57C'est parce qu'il m'avait infligé cet affront que je me suis vengée de lui.
00:45:01Imagine que pareille vengeance vous coûte énormément.
00:45:06Personne n'est mort d'avoir été infidèle, n'ose pas ?
00:45:09Certains m'aiment vivre, madame.
00:45:10Mon mari m'a traité de catin.
00:45:14Pourtant, j'ai éprouvé de l'affection et de la tendresse pour tous les hommes qui m'a été donnés de connaître.
00:45:21Dans ce cas, madame, ce n'est pas une insulte, c'est de la reconnaissance.
00:45:24Un peu de fraîcheur, un peu de fraîcheur me fera du bien.
00:45:27La, la, la, la, la, la, la, la, la, la...
00:45:32Quelle situation, monsieur ?
00:45:39Comment cela ?
00:45:41Ce rendez-vous que vous m'avez fixé dans les plus grands secrets.
00:45:44À la suite d'une lettre de vous et votre tante qui me l'a remise,
00:45:48croit encore que vous m'adressiez de simples remerciements.
00:45:52I have no excuse. I can't imagine what you thought of me after this evening.
00:45:59But what I thought in the moment has nothing to do with what I believe now.
00:46:04What do you want to say?
00:46:07That without a feeling that you would hurt,
00:46:11you wouldn't have assisted to a debate
00:46:15that looks like...
00:46:17...a a fight.
00:46:20You know so?
00:46:23I am more strong than I think.
00:46:26I believe in forgetting.
00:46:27I do not want to die.
00:46:29It is true, and I believe that this will be my greatest glory.
00:46:33What force do you need to be inhabited?
00:46:36I don't see anything in the movements of the heart,
00:46:39but I prefer to keep it.
00:46:42Like if we had the choice.
00:46:44We have.
00:46:46I don't want to try to simplify your life.
00:46:50For my part, I wanted to make an economic story of love.
00:46:54Who must leave his pantelons?
00:46:56He knows me well.
00:46:58But you loved him, sir.
00:47:00He was back.
00:47:02Do you support him?
00:47:04It is a very personal subject for those who hate to talk about himself.
00:47:09So, you could know everything about me, and would not give me a return.
00:47:15Who would my existence interest you?
00:47:19You could know...
00:47:20...
00:47:21...
00:47:22...
00:47:23...
00:47:24...
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00:50:00...
00:50:01...
00:50:02who has only four feet of height,
00:50:04which we call again a man,
00:50:06and who won't be able to lose his name
00:50:08in a little bit more,
00:50:10is not the image of a species who passes.
00:50:12Diderot is wonderful.
00:50:14It's because of the people like him
00:50:16that the world will open up.
00:50:18The world! You see?
00:50:20We're going to discover so many new things,
00:50:22like I hate, and like I want.
00:50:24My son,
00:50:26the desires are useless when we can all have.
00:50:28Who knows if everything will not be able to reduce
00:50:30to a large amount of inert and immobile?
00:50:33Who knows the duration of this inertia?
00:50:36Who knows what new race
00:50:39can result in such a large amount of sensitive and alive?
00:50:47It will be easier to learn the mechanics
00:50:57than the tolerance.
00:50:59Without a doubt.
00:51:01It will be necessary, though.
00:51:03It's perhaps that our true destiny.
00:51:05Certainly.
00:51:07But the man,
00:51:09he avance and he recule.
00:51:11You don't change anything.
00:51:13I'm not pessimistic.
00:51:15You're pessimistic.
00:51:17But so, like that,
00:51:19I don't have to.
00:51:21I don't have to.
00:51:23...
00:51:33...
00:51:34...
00:51:43...
00:51:45The time...
00:51:49...
00:51:50...
00:51:51...
00:51:53...
00:51:54...
00:51:56...
00:51:58...
00:52:03...
00:52:07...
00:52:09...
00:52:11...
00:52:35...
00:52:37...
00:57:05Yes.
00:57:11N'avez-vous jamais revu cette jeune fille ?
00:57:15Je n'ai pas voulu.
00:57:18C'est pour cela que je ne l'ai jamais oubliée.
00:57:21Mais après ?
00:57:24Ce souvenir a suffi à me garder des ravages du cœur,
00:57:28à ne point fixer le mien.
00:57:31Ce qu'il me fallait, je l'ai trouvé.
00:57:34La sérénité des complicités aimables et bien vécues.
00:57:38Pour le reste, regardez le calendrier.
00:57:45Vous verrez qu'il faut à l'amour bien du talent pour résister.
00:57:49En lieu et place de l'émerveillement perpétuel,
00:57:53vous trouverez l'exactitude et la régularité des jours.
00:57:58Un vertige.
00:58:02Il faut que la présomption domine
00:58:04pour répondre favorablement à la seule question qui vaille.
00:58:09M'aimerez-vous encore demain ?
00:58:12J'aimerais qu'il m'arrive quelque chose d'heureux.
00:58:22Pourquoi est-ce si difficile ?
00:58:25Ça ne doit pourtant pas demander à Dieu un effort bien considérable.
00:58:30Qu'espérez-vous ?
00:58:33Ce que vous avez refusé.
00:58:37Vous vous y êtes déjà brûlée.
00:58:40Mais comment, enfin, pourrait-elle voir autrement sa vie
00:58:44qu'accordée à celle de l'homme qui sera l'aimée ?
00:58:46C'est un effet de croyance assez répandu, en dépit des dégâts qu'elle cause.
00:58:52Vous parlez comme un impie.
00:58:54Ne mêlez pas Dieu à cela.
00:58:56Le diable, alors.
00:58:58T'es souvent son homme d'affaires.
00:59:00Pour ne pas vous déplaire, il faudrait donc renoncer.
00:59:04Le cœur ne doit pas faillir.
00:59:07Souhaitez-vous cela pour moi ?
00:59:10Ne cherchez-vous point de conseil ?
00:59:12On ne se marie pas avec la solitude.
00:59:14N'est-ce pas préférable un homme qui serait indigne de vous ?
00:59:19Vous possédez assez d'intelligence pour être jamais seul ?
00:59:23Ou point envie de connaître cette chose exquise et rare qu'on nomme liberté ?
00:59:28Et de jouir par la même de cette autre merveille qu'on appelle la paix ?
00:59:34Je dois partir.
00:59:40Regardez, le soir est déjà tombé.
00:59:42En effet.
00:59:50Bonsoir, Monsieur de Fontenelle.
00:59:54N'aimez-vous pas mon prénom ?
00:59:57Vous ne le prononcez jamais.
00:59:58Je vous l'apprivoige.
00:59:59Je voudrais ne pas me rappeler votre conseil, Monsieur, mais peut-être est-il déjà trop tard.
01:00:14Bonjour, Françoise.
01:00:15Comment elle a trompé ce matin ?
01:00:16Comme hier, Madame.
01:00:17Et comme avant-hier.
01:00:18Il s'entonne, se fait raser et poudrer une heure durant, exige des rubans à son habit.
01:00:23Et il ne ressent plus aucune douleur.
01:00:24Il prétend même que son ouïe ne l'a jamais fait souffrir.
01:00:25Voulez-vous mon avis ?
01:00:26Monsieur se moque de nous.
01:00:28Et le pire, c'est que son appétit a redoublé.
01:00:29Il redemande de tout.
01:00:30J'en suis à me demander si c'est la signe de bonne santé ou de quelques dérangements.
01:00:31Il s'entonne, se fait raser et poudrer une heure durant, exige des rubans à son habit.
01:00:35Et il ne ressent plus aucune douleur.
01:00:36Il prétend même que son ouïe ne l'a jamais fait souffrir.
01:00:39Voulez-vous mon avis ?
01:00:41Monsieur se moque de nous.
01:00:45Et le pire, c'est que son appétit a redoublé.
01:00:48Il redemande de tout.
01:00:50J'en suis à me demander si c'est la signe de bonne santé ou de quelques dérangements.
01:00:55Et je ne saurais vous dire à quelle heure il se couche.
01:01:17Pense-t-il seulement à dormir ?
01:01:19Sait-il encore où est sa chambre ?
01:01:21Je me demande s'il ne confond pas la nuit et le jour.
01:01:49Lui, qui ne s'est jamais agité de sa vie, on dirait que rien va assez vite.
01:01:53Mathieu et Simon se plaignent de ce qui les a transformés en courants d'air.
01:01:57Tout ça n'est pas bon, madame, je vous le dis.
01:02:00C'est bon, madame, je vous le dis.
01:02:02C'est bon, madame, je vous le dis.
01:02:04Les visites de la jeune Isabelle semblent avoir sur vous un effet souverain, mon oncle.
01:02:32Hum, hum.
01:02:34Êtes-vous inquiète ?
01:02:36Non point, mais vous qui avez toujours accueilli, avec la même humeur tranquille, les gens et les choses.
01:02:42Il semble que la jeune Isabelle puisse se flatter de provoquer le changement dans vos habitudes.
01:02:48Je suis attentif à ses travaux. Elle entend la science à merveille et pratique le raisonnement et la déduction comme peu de gens.
01:02:58Voudriez-vous que je fusse absent quand l'intelligence, la finesse, l'esprit et la beauté se sont donné rendez-vous ?
01:03:08Je vous assure qu'il m'est plus agréable d'écouter et de regarder Isabelle que tous les académiciens réunis.
01:03:20L'autre jour, chez la marquise de Villemin, une femme qui devait avoir dans les 40 ans, se mit à nous observer comme si elle s'inquiétait qu'Isabelle fût si jeune ou que je fût si vieux.
01:03:34Quelle tristesse que de se trouver entre deux âges.
01:03:40Vous avez changé, mon oncle.
01:03:43En bien.
01:03:45C'est comme... Pardonnez-moi, j'allais dire une sottise.
01:03:50Allez, allez.
01:03:53Eh bien, c'est comme si, soudainement, vous vous découvriez un cœur.
01:04:04Je vous ai blessé, je suis impardonnable.
01:04:27Je suis confuse.
01:04:32Quelle étrange glisserie, cet air frais.
01:04:38Il est possible que cela porte un nom ?
01:04:41Ne le prononcez pas.
01:04:43Quand on me demande, eh bien, monsieur, comment va votre encyclopédie,
01:05:00j'ai l'impression qu'on me transperce le cœur.
01:05:03Voulez-vous la vérité ? Nous sommes persécutés par des coquins qui espèrent de nous la résignation.
01:05:09Et Voltaire qui nous conseille d'aller continuer en pays étranger.
01:05:11Mais quelle idée se fait-il donc du courage ?
01:05:14Oui, nous continuerons, mais à poursuivre nos ennemis.
01:05:18Et nous retournerons à notre profit la bêtise de nos censeurs.
01:05:22Il est heureux de vous entendre parler ainsi, monsieur Diderot.
01:05:25D'Alembert disait ici même l'autre soir que vous vous sentiez découragé.
01:05:30D'Alembert subit plus que moi les assauts des imbéciles.
01:05:33Mais il est vrai que le repos me tente.
01:05:37Je rêve parfois d'une vie tranquille, au fond de ma province.
01:05:42Alors tout s'apaiserait.
01:05:45Et je pourrais voir dans les cœurs un peu d'innocence.
01:05:49Mais il faut être utile aux hommes.
01:05:53Et travailler.
01:05:56Je me demande pourtant si l'on fait pas autre chose que les amuser.
01:06:00Quelle différence y a-t-il entre le philosophe et le joueur de flûte ?
01:06:03On ne peut changer les hommes, monsieur.
01:06:05Et tantôt ils se tourneront vers votre philosophe,
01:06:08tantôt ils préféreront le joueur de flûte.
01:06:11On croirait entendre, monsieur de Fontenelle.
01:06:14Votre remarque me flatte, monsieur.
01:06:16Moi, je crois que les hommes sont faits de plusieurs petits récipients.
01:06:19Celui de la raison, celui de l'imagination, celui de l'esprit.
01:06:23Et qu'il y a aussi une grande marmite de pure bêtise.
01:06:28Ah !
01:06:30Voilà bien la preuve que tous les êtres ne se ressemblent pas.
01:06:33Et que pour certains d'entre eux, le destin n'appuisait que dans la grande marmite.
01:06:40Eh bien moi, j'avance que tous les êtres humains doivent être considérés de la même façon.
01:06:43Vous ne pouvez quand même pas prétendre qu'ici même nous sommes tous pareils.
01:06:48Et laissez donc le Seigneur seul juge de ce que nous sommes et de ce que nous valons.
01:06:54De qui parlez-vous ?
01:06:55Je suis surpris, monsieur, de ne pas vous avoir entendu blasphémer plus tôt.
01:07:02Et voulez-vous que je me rattrape ?
01:07:04Taisez-vous.
01:07:07Je vais vous dire ma manière de penser, monsieur.
01:07:10Le châtiment est terrible.
01:07:15Je veux vous entendre en confession au plus tôt.
01:07:18En confession.
01:07:27On dit, mademoiselle, que vos travaux sont du plus grand intérêt.
01:07:30Monsieur de Fontenelle me prodigue des encouragements.
01:07:33Je voudrais y joindre les miens.
01:07:35Et...
01:07:36Je voudrais tout autant que vous ne refusiez pas que je vous entende chanter.
01:07:39Je ne peux, monsieur.
01:07:41Il n'y a personne pour tenir le claveçon.
01:07:43Si ?
01:07:45Moi ?
01:07:46Moi ?
01:07:58Sempre c'est un tortorello
01:08:01Je n'attends pas que le但seur de l'homme.
01:08:03Si vanquise.
01:08:05Il somme leissimo d'écoubile par工he algum
01:08:29D'un amor finut acciutto,
01:08:32E me spungo d'un rifiutto,
01:08:36A l'ortra gio et al rosor,
01:08:39A l'ortra gio et al rosor.
01:08:59Sous-titrage ST' 501
01:09:29Nel, à 7h matinal !
01:09:36Je dois voir votre nièce pour lui remettre ceci.
01:09:41Elle est sortie.
01:09:43Mais pourquoi avez-vous pris vous-même la peine de...
01:09:45Où est-elle ?
01:09:46Monsieur Diderot est venu la chercher.
01:09:49Voulez-vous me confier ce que vous avez là ?
01:09:51Je la peux attendre.
01:09:53À tantôt.
01:09:59Enfin, monsieur le Fontenelle,
01:10:07Puisque je vous dis que monsieur Diderot n'est pas là.
01:10:09Où est-il alors ?
01:10:09Ah, il est, pour vous dire sincèrement, il est...
01:10:11Où est-il-là ?
01:10:12Le lieu, je l'ignore, monsieur, mais il est...
01:10:14Avec une personne.
01:10:16Et que font-ils ?
01:10:17L'avez-vous vue, cette personne ?
01:10:19Ah, celle-là, non, je ne l'ai pas encore vue.
01:10:21Mais enfin, vous avez bien une idée.
01:10:24Elle doit être jeune, non ?
01:10:26Jeune et belle.
01:10:28Elles sont toutes jeune et belle, monsieur.
01:10:31Ah, je vais l'attendre.
01:10:56M. Fontenelle !
01:10:59Mais qui a-t-il ?
01:11:01Il n'y a que peu de choses à vous dire, monsieur.
01:11:06Ce que vous faites...
01:11:07Oui ?
01:11:09Ce que vous faites est...
01:11:13Incomplet.
01:11:17De quoi parlez-vous, non ?
01:11:18De votre encyclopédie.
01:11:22Qu'a-t-elle d'incomplet ?
01:11:24Vous n'y traitez point des passions, du sentiment.
01:11:33Qu'avez-vous à rire ?
01:11:34C'est vous, monsieur de Fontenelle, qui parlez de sentiments.
01:11:37Ah, et puis faites comme vous voulez.
01:11:39Cela m'apprendra à donner des conseils.
01:11:41Eh bien, une colère du paisible de Fontenelle,
01:11:43l'événement est unique.
01:11:44C'est un honneur.
01:11:45J'envie vos emportements.
01:11:47J'aimerais vous ressembler.
01:11:48Permettez que je vous renvoie le compliment,
01:11:50mais vous n'êtes pas sérieux.
01:11:51Qu'est-ce donc que je possède qui vous manquerait ?
01:11:53Entretenes, je m'acheteens.
01:11:57Merci.
01:12:29Qu'avez-vous ?
01:12:50Rien.
01:12:52Vous semblez vous ennoyer ?
01:12:55Non, point du tout.
01:13:00Je crois que j'abuse de votre bonté.
01:13:03Ce n'est pas une sorte d'impôt d'intérêt pour un savant comme vous.
01:13:10Vous ne dites rien ?
01:13:13Que pense M. Diderot de vos observations ?
01:13:17Ma tante vous a dit ?
01:13:20Il m'a fait l'honneur de trouver de l'intérêt à ce que je fais.
01:13:28Est-ce là ce qui vous contrarie ?
01:13:31Je ne suis pas un contrarier.
01:13:32C'est moi, en effet, qui devrais l'être.
01:13:37Hier, n'êtes-vous pas partie alors que je chantais ?
01:13:40Non, vous avez bien d'autres oreilles pour vous entendre.
01:13:45Vous êtes de méchante humeur, tout cela par ma faute.
01:13:49Aurais-je dû refuser l'invitation de M. Diderot ?
01:13:52Il s'est montré aimable et fort enjoué.
01:13:55Je n'en doute point.
01:13:58Reprenez vos observations.
01:14:06Pensez-vous que je ne puis oublier certains conseils ?
01:14:10Si M. Diderot a charmé mon esprit,
01:14:13mon corps, lui, n'a pas failli.
01:14:15Il aura été retardé en route.
01:14:18Vous croyez donc que je ne vous dis pas la vérité ?
01:14:21Pour ce que de bien connaître la vérité,
01:14:23je crois disposé d'une certaine avance.
01:14:26Bien inutile, je vous rassure.
01:14:29Les mises en garde que je vous ai adressées
01:14:31sont aujourd'hui dérisoires, dérisoires.
01:14:34Qui avait-il de dérisoire ?
01:14:36À vouloir m'épargner erreur et souffrance ?
01:14:40Ce soir, je ne vois que trop la vanité de mes propos.
01:14:47Pas d'impulsion du cœur, du raisonnement.
01:14:51Je me suis laissé entraîner à penser
01:14:54que ce qui m'avait si bien convenu
01:14:56devait vous convenir aussi.
01:15:01Voilà les paroles d'un homme
01:15:02qui toute sa vie a peu changé de place
01:15:05et qui en a tenu si peu.
01:15:13J'ai promis à M. Diderot
01:15:15d'aller lui rendre visite chez lui.
01:15:19Mais...
01:15:20j'aimerais continuer à étudier auprès de vous.
01:15:25Vous aimeriez, mais vous ne le souhaitez point.
01:15:27Je vous comprends mal.
01:15:33Vous cherchez à me dire que vous voulez votre liberté.
01:15:37Vous me blessez, monsieur.
01:15:39Je crains de vous blesser aussi.
01:15:42Cela arrive quand on vise au juste.
01:15:45J'ai de l'amitié pour vous.
01:15:48J'ai pensé cette amitié partagée.
01:15:50Mais les parts étaient inégales.
01:15:51J'aurais dû le savoir.
01:15:55Vous entrez dans la vie
01:15:56quand je ne me décide pas à en sortir.
01:15:59Alors ?
01:16:00Mon cœur est honnête, monsieur.
01:16:02Je serai toujours heureux
01:16:03d'avoir connaissance de vos travaux.
01:16:06Nous verrons chez votre tante
01:16:07si toutefois vous y paraissez encore
01:16:09ce dont je doute.
01:16:11Pourquoi cela ?
01:16:13Parce que votre tête, votre esprit,
01:16:15votre corps seront ailleurs.
01:16:17Ils y sont déjà.
01:16:18On ne peut pas songer les hommes.
01:16:20Comme vous-même l'avez reconnu.
01:16:23Il est si pénible de dire adieu.
01:16:27Je voudrais vous éviter cet embarras.
01:16:30Ce soir,
01:16:31vous êtes là pour la dernière fois.
01:16:36Et je l'ai su avant vous.
01:16:39J'insisterai
01:16:40pour vous voir revenir
01:16:42que je forcerai votre compassion.
01:16:47Ce serait me renier.
01:16:50Monsieur Diderot
01:16:52s'est montré enjoué.
01:16:54Dites-vous.
01:16:57Il sera donc libertin
01:16:59quand vous le croirez galant.
01:17:02Vous serez ainsi rassurés
01:17:03en pensant que l'esprit l'emporte.
01:17:05Nous préférons toujours abdiquer
01:17:06dans le confort.
01:17:07C'est à cela
01:17:09qu'on reconnaît
01:17:10nos défaites ordinaires.
01:17:11Sous-titrage MFP.
01:17:15VIOLIN PLAYS
01:17:45M. Delamotte est philosophe profond.
01:18:06Philosopher, c'est rendre à la raison toute sa dignité.
01:18:09Il serait plus agréable de vous entendre lire La princesse de Clèves.
01:18:14Mais vous connaissez ce roman par cœur.
01:18:18Le mot est juste.
01:18:22Mme Geoffrin vous rend visite.
01:18:26Bonjour, ma bonne amie.
01:18:27Que se passe-t-il ?
01:18:29Je vais vous expliquer.
01:18:32Votre avis me sera précieux.
01:18:33C'est au sujet d'Isabelle.
01:18:37Depuis un an, à peine l'ai-je vue sortir au matin de la maison et rentrer fort tard.
01:18:41Je sens bien tous les reproches qui peuvent m'être faits.
01:18:44Je ne me suis point alarmée, sachant comme elle se passionne pour les sciences.
01:18:48Mais je connais aujourd'hui les raisons de sa conduite.
01:18:52Eh bien, M. Liderot a fait se rencontrer ma nièce et l'un de ses libraires.
01:18:58Ce jeune homme est l'un de ceux qui continue à soutenir l'encyclopédie.
01:19:01Mais il part s'installer en Flandre, à Lille, et il a demandé à Isabelle en mariage.
01:19:07Je ne sais que faire, mon bon ami.
01:19:09Vous qui lui fûtes si précieux.
01:19:11Qui l'avait aidé à sortir de son tourment par l'étude de la philosophie.
01:19:14Vous devez me conseiller.
01:19:18Lille.
01:19:19Très belle ville.
01:19:29Néanmoins, il ne se rebute à point encore.
01:19:32Il fit tout ce qu'il put pour la faire changer de dessin.
01:19:38Des années entières s'étant passées,
01:19:40Le temps et l'absence ralentirent sa douleur
01:19:43Et éteignirent sa passion.
01:19:47Mme de Cléves vécut d'une sorte
01:19:49Qui ne laissa pas d'apparence
01:19:51Qu'elle put un jour revenir.
01:19:53Votre visite m'a enchanté.
01:20:18Je suis heureux de vous savoir à Lille.
01:20:24Tout au service de la librairie.
01:20:27Je sais ce que je vous dois, monsieur.
01:20:30Je chercherai toujours de quelle façon vous exprimer ma reconnaissance.
01:20:34Je n'aurai plus à chercher longtemps, je pense.
01:20:38Qu'il voulait vous dire ?
01:20:40Mon âge a fini par me rattraper.
01:20:42Vous vous portez à merveille.
01:20:47J'étais venue dans l'espoir que vous m'y pardonnerez.
01:20:50Je n'ai pas un remarqué d'offense.
01:20:52Je préférais vous entendre dire que je m'étais montrée en grade.
01:20:57Nous ne sommes pas assez parfaits
01:20:58Pour être toujours affligés.
01:21:04Travaillez-vous en ce moment ?
01:21:05J'étudie notre langue française, sujet inépuisable.
01:21:12Je m'étonne toujours de ce que tant de choses puissent loger dans si peu de mots.
01:21:19Regardez, il n'en faut que deux pour dire que le temps n'est pas à notre disposition.
01:21:27Et c'est des mots ?
01:21:29Trop tard.
01:21:30Algo à mes sèdes.
01:21:39I don't sing, sir.
01:22:01And yet, every time I want to do it, I think to you.
01:22:09Oh, my God, I don't know.
01:22:14I don't know.
01:22:19I don't know.
01:22:22I don't know.
01:22:27Hey!
01:22:32I don't know.
01:22:42Entrez.
01:22:43Il fut encore vrai.
01:22:45I don't know.
01:23:06You have right.
01:23:11I don't know.
01:23:13I don't know.
01:23:23I don't know.
01:23:26I don't know.
01:23:36I don't know.
01:23:41I will only tell you
01:24:11I will always give you everything
01:24:13It's the proof that the divine clémence is infinite
01:24:17The other day I visited Mrs. Grimaud
01:24:21You know that she spent the 100 years
01:24:23And as she said
01:24:25Mr. Labbé, I believe that the providence, has forgotten
01:24:29What can I answer to that?
01:24:36Chut
01:24:37So, is it better than here?
01:24:43I have authorized the Bichelon to see
01:24:45In the recommended of the one fatigued
01:24:46My respect, Mr. de Fontenelle
01:25:03Que ressentez-vous?
01:25:14Je ressens une difficulté d'être
01:25:18Mais vous êtes mieux qu'hier, n'est-ce pas?
01:25:23Je vous demande, comment cela va-t-il?
01:25:25Comment cela va-t-il?
01:25:33Cela ne va pas
01:25:34Cela s'en va
01:25:35Je me regrette
01:25:41Je vous demande, comment cela va-t-il?
01:25:52Je vous demande, comment cela va-t-il?
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