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00:0111h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:07Nous allons commencer avec les dernières informations sur l'enquête du Louvre.
00:13Des arrestations ont eu lieu ce matin, plusieurs suspects ont été interpellés.
00:19On va tout de suite écouter la procureure Laure Bécou qui était sur RTL ce matin.
00:25Oui bien sûr, je vous le confirme, ces interpellations sont désormais réalisées sur commission regatoire des deux magistrats instructeurs qui ont été désignés.
00:33Elles ont eu lieu respectivement sur Paris mais également dans l'agglomération parisienne et notamment dans le 93.
00:40L'un d'entre eux était effectivement un des objectifs des enquêteurs puisque nous avions des traces ADN le concernant qui le lie de notre point de vue au vol qui a été commis.
00:52Ce que vous nous dites là, ça veut dire que l'un d'entre eux, clairement, faisait partie des quatre du commando du Louvre.
00:56C'est ce que l'on suppose et c'est un des suspects que l'on avait, je dirais, dans le viseur, si vous me passez cette expression, au cours des investigations qui avaient été menées.
01:06Quant aux autres personnes qui sont placées en garde à vue, ce sont des personnes qui peuvent éventuellement nous renseigner sur le déroulement de ces faits.
01:13Donc cinq suspects ont été interpellés hier soir en région parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis et placés en garde à vue.
01:20L'un est soupçonné de faire partie des quatre principaux suspects présents au Louvre le 19 octobre.
01:25Des traces d'ADN le concernant ont donc été révélées.
01:28Bonneau-Pommard, vous êtes en ligne avec nous sur Europe 1.
01:31Alors l'enquête progresse suffisamment vite selon vous ?
01:34Ah oui, absolument. Écoutez, même si ça fait une semaine que tout ça a démarré, on peut voir qu'effectivement le travail des enquêteurs,
01:42je pense évidemment à la BRB, mais surtout à la police technique et scientifique, qui a fait un travail qui est considérable.
01:48Parce que grâce à eux, on a réussi à avoir de l'ADN, de l'ADN déterminant, on dit.
01:53Alors, ça veut dire quoi déterminant ? Tout simplement de l'ADN qui permet de vraiment trouver l'individu à qui appartient cet ADN.
02:00Et effectivement, ça a été payant. Donc, pour les enquêteurs, c'est un moyen de faire avancer bien plus rapidement cette affaire.
02:09Et on le voit, puisque après ces deux interprétations, cinq autres interprétations prondues hier.
02:15Et donc, voilà, je ne dirais pas le jackpot total, comme on dit, mais c'est très très bon pour l'enquête.
02:21Maintenant, l'important, c'est de pouvoir retrouver ces bijoux.
02:23Oui, c'est ça. Les bijoux, on les attend toujours.
02:27Bonjour. Qu'est-ce qui vous marque, vous, Bruno Pommard, vous qui êtes ancien policier du RAID ?
02:32Qu'est-ce qui vous marque sur le déroulé de cette enquête ?
02:35Est-ce que c'est peut-être, comment dirais-je, une équipe de bras cassés ?
02:39Ou bien au contraire, peut-être une équipe de grands professionnels ?
02:42Qu'est-ce qui vous marque à propos de cette enquête ?
02:45Écoutez, un mix des deux, Christine.
02:47Un mix des deux, il y a des gens expérimentés, on l'a vu.
02:49Les gens qui ont 34 et 39 ans sont quand même des gens connus du grand malitisme, fichés, etc.
02:54Donc, ils sont habitués à ce genre de délits, de faits.
02:58Donc, c'est important.
02:59Et en même temps, avec un mix de petites mains, effectivement,
03:03d'après ce que dévoile, je dirais, en partie la procureure.
03:07Donc, voilà, c'est un mix de tout ça qui, encore une fois, permet...
03:12Et si on a, entre guillemets, des bras cassés, moi j'appelle ça les pieds nickelés, d'ailleurs.
03:15Comme on l'a vu sur la crypto-monnaie, c'est intéressant parce que ces gens-là commettent souvent des erreurs.
03:21Même les plus gros braqueurs, d'ailleurs, puisqu'on le voit bien par rapport à ce qui s'est passé
03:25sur la fin de ce braquage d'objets qui a fait qu'on a pu, encore une fois,
03:32faire intervenir la police technique et scientifique de façon très efficace.
03:34Autre question, Bruno Pommard.
03:36Ce musée le plus visité du monde, dans la ville la plus visitée au monde,
03:40dans le pays le plus visité au monde,
03:42qu'est-ce que cela dit, Bruno Pommard, selon vous, de la sécurité de ce musée,
03:47la sécurité de ces bijoux de la couronne ?
03:49Et on en parlera avec Marc Menand et Éric Tegner dans un instant.
03:52Ben écoutez, moi, je savais qu'il y avait des failles,
03:55parce que, évidemment, étant dans ce milieu de la sécurité,
03:57j'ai toujours des informations de celui-là,
03:59mais je ne pensais pas que c'était à ce point, pour tout vous dire.
04:01Donc, effectivement, il y a une reprise en main de l'ensemble des responsables au plus haut niveau.
04:06On a vu qu'il y avait des communiqués et des interventions des uns et des autres.
04:10Avec Rachida Dati, la mise à la culture, elle admet, finalement, des failles, notamment.
04:15Oui, elle a mis un petit peu de temps, mais effectivement,
04:17même la présidente, Laurence Descartes,
04:19qui a mis un peu de temps à cuiser le coup, comme on dit, ou je ne sais pas.
04:23Mais bref, il y a un travail considérable à remettre en place
04:26en matière de sécurité active sur ce musée,
04:29avec la caméra dernière génération,
04:32avec des équipes de sécurité renforcées,
04:34et non pas un commissariat de police, comme on l'a entendu,
04:37qui est une stupidité sans nom,
04:38puisque les policiers sont dans le secteur et patrouillent quand même,
04:41malgré ce qui s'est passé.
04:42Bref, donc il y a un gros travail à remettre en place,
04:44mais effectivement, c'est atterrant,
04:46c'est atterrant pour l'image de notre pays,
04:48c'est atterrant parce qu'on nous a volé des bijoux exceptionnels
04:51qui relatent notre histoire de France.
04:54On en parlera avec Marc Menon dans un instant.
04:56Est-ce que vous croyez, Bruno Pommard,
04:58à l'hypothèse d'une ingérence étrangère
05:00qui avait été évoquée rapidement, peut-être les Russes ?
05:04On annonce souvent le mot russe,
05:06on avance souvent le mot russe.
05:08Est-ce que vous y croyez peut-être à cette hypothèse ?
05:10Non, non, c'est très à la mode,
05:11j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il y a quelque chose,
05:13on nous explique, avec la crypto aussi,
05:15à chacune des occasions,
05:17compte tenu des relations un peu tendues
05:19que nous avons avec la Russie,
05:20on nous explique que les Russes essaient de nous déstabiliser avec ça.
05:23Je ne le pense réellement pas.
05:25Peut-être me trompais-je, mais je ne le pense pas.
05:28Non, non, on a affaire évidemment à ce grand banditisme
05:30qui se développe et qui va vers, je dirais,
05:33vers les secteurs qui rapportent le plus,
05:34la crypto, les bijoux, etc.
05:36On ne fait plus de vol de banque,
05:37on ne fait plus de détournement de camions blindés,
05:40on fait ce qui peut rapporter de l'argent rapidement.
05:42C'est ça, ou bien on rentre dans les églises,
05:45on vole ce qu'il y a et on revend.
05:48On en parle dans un instant.
05:49Merci beaucoup Bruno Pommard
05:51d'avoir été en direct avec nous sur Europe 1
05:54dans Christine Kelly et vous.
05:56N'hésitez pas à nous appeler, vous aussi,
05:58si vous trouvez que les musées en France
06:01et les églises ne sont pas suffisamment protégées.
06:03On en parle dans un instant.
06:05Mais avec Marc Menon, on parlera de cette valeur
06:07qui nous a été prise et qui ne nous sera peut-être jamais rendue.
06:11Cette valeur, l'histoire de France qui nous a été volée.
06:14On marque une pause, on revient tout de suite.
06:15Et appelez-nous au 01-80-20-39-21, 11h41.
06:20A tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
06:22Europe 1, Christine Kelly et vous.
06:24La suite sur Europe 1 à 11h43.
06:27Vous réagissez au 01-80-20-39-21.
06:30Chère Christine, nous revenons ce matin sur le cambriolage du Louvre
06:32puisque l'enquête et les arrestations se poursuivent.
06:36Oui, l'enquête et les arrestations se poursuivent.
06:38Cinq suspects interpellés hier soir en région parisienne,
06:40notamment en Seine-Saint-Denis,
06:42est placée en garde à vue après ce spectaculaire vol au musée du Louvre le 19 octobre.
06:50Marc Menon, avant d'avoir Isabelle en ligne, Marc Menon, Éric Tegner, votre regard...
06:54Vous nous montrez du doigt, ça me déplaît ce matin.
06:56Non, non, non, on est à la radio, personne ne voit rien, justement j'en profite.
06:58Si, sur Europe 1.fr, oui, c'est vrai, c'est sûr.
07:03Recoiffez-vous !
07:04C'est magnifique.
07:06Non mais Marc Menon, qu'est-ce que ça vous évoque ?
07:08Vous dites, enfin, l'enquête va suffisamment vite ?
07:11Pardon, mais moi ça m'arrache le ventre, moi, quand je pense à ces bijoux de la couronne.
07:17Je repense à cette partie de l'histoire de France qui nous a été volée.
07:20Quand je pense à cette gauche qui minimise ces vols, lorsque je pense à tous ceux qui taisent, et qui minimisent justement ce casse du siècle.
07:32Alors déjà, j'ai un peu...
07:33Et pour moi l'enquête ne va pas assez vite, on aime, bravo, bravo tout le monde, mais ça ne va pas assez vite.
07:37On veut les bijoux, rendez les bijoux, allô Pierre-Jean Charlenzou.
07:39D'abord, on peut demander de rendre les bijoux, vous savez, il y a des gens qui ont le vice,
07:50de désirer ce qui est intouchable.
07:56Et ces gens-là sont capables de mettre des sommes inouïes pour commanditer ce type d'action.
08:03Bien sûr.
08:04Il y a eu à Parélemonial, il y a trois ans, un trésor inestimable qui a été dévalisé comme ça.
08:12On a arrêté relativement rapidement cinq personnes qui aujourd'hui sont en attente de jugement,
08:20mais on n'a pas retrouvé les bijoux.
08:23Si vous avez quelqu'un qui donc contacte des membres du grand banditisme,
08:30et qui dit voilà, moi je rêve d'avoir tel trésor,
08:35et qu'ensuite vous avez les rois de la gamberge qui choisissent leur petite main,
08:40particulièrement habile, il faut leur reconnaître,
08:42dans un monde où on sort le couteau pour avoir un paquet de bonbons,
08:46ces gens-là ont quand même eu l'audace invraisemblable
08:49de se précipiter en un lieu sans avoir la moindre menace sur quiconque.
08:56Alors, je ne suis pas leur avocat,
08:58mais disons que ça mérite des circonstances atténuantes dans ce monde de violence.
09:02Après, revenons à ce trésor invraisemblable.
09:05Oui, ensuite Isabelle nous attend, Mickaël nous attend,
09:08Éric Tecner nous attend, mais revenons à ces trésor invraisemblables.
09:11Marc Menant.
09:11Oui, on est là dans la créativité la plus exceptionnelle.
09:16On est avec des gens qui dépassent le savoir-faire,
09:19c'est cette capacité de l'homme à se retrouver devant la pierre,
09:24et à la ciseler, à lui donner une âme.
09:29Car c'est ça, un bijou, ce n'est pas un objet qu'elle fait travailler.
09:32J'ai rencontré hier soir une femme qui s'appelle Sylvie King,
09:35je ne sais pas si elle m'écoute.
09:37Sa spécialité, c'est le verre.
09:39Quand je vois, comme en France, on a ses spécialités,
09:43ses particularités dans la restauration,
09:46dans le verre, dans le matériau,
09:48moi ça me touche de voir qu'on a ces trésors de France
09:51et qu'on laisse voler des bijoux.
09:53Éric Tecner...
09:53Mais on ne peut pas dire qu'on laisse voler...
09:56Si, on laisse voler la sécurité.
09:57Je suis désolée, on refait des cuisines à 500 000 euros,
09:59au lieu de mettre ça sur la sécurité, Marc Menand.
10:01Ne me grondez point.
10:02Si, si, si, je vous gronde.
10:04Je suis désolée, ça ne fait pas partie des priorités, ça se sent, Marc.
10:08Ça ne fait pas partie de la priorité, la sécurité.
10:11Relisez Fantômet, on disait déjà qu'on pouvait voler ses bijoux.
10:13Je vous coupe la parole.
10:15On ne pouvait pas s'évader d'Alcatraz,
10:17et vous avez des individus qui ont réussi à s'évader d'Alcatraz.
10:21On ne pourra jamais avoir une sécurité à 10 000%.
10:24Je ne serais plus mieux faire, Marc Menand.
10:26Éric Tecner, j'arrête pas.
10:27Après, c'est...
10:28Après, c'est...
10:28Après, c'est la censure, Cataral.
10:30À l'instant, il y a Éric Tecner sur Europe 1.
10:31Après, c'est 5 minutes d'apologie du grand banditisme par Marc Menand.
10:35Chacun son avis.
10:36On va revenir un peu au bas, parce que, heureusement, Christine,
10:39vous l'avez coupé, bientôt, il allait nous expliquer
10:40que c'était les nouveaux Robin des Bois,
10:42qu'ils allaient redistribuer ça aux pauvres
10:44dans les banlieues du 93.
10:46Exactement.
10:46Merci, Éric Tecner.
10:47Rentrez vos armes.
10:48Rentrez vos armes.
10:49Moi, ce que je constate, c'est qu'on est totalement humiliés.
10:52C'est-à-dire que ces gens-là, pardon,
10:53c'est ni Thomas Crom, ni Arcel Lupin,
10:55ils ont mis des traces d'ADN en voiture,
10:58en voilà, absolument partout.
10:59J'aime bien ce mot, l'humiliation.
11:00Ils se font quand même prendre aujourd'hui.
11:01Mais oui, mais c'est ça qu'on voit.
11:03Et je vais vous dire, même l'origine de ces personnes
11:05qui viennent de Seine-Saint-Denis, etc.
11:07Vous savez, il y a une phrase sur les réseaux sociaux
11:09qui marche en règle générale dans ce genre de cas,
11:10c'est « tout le monde sait ».
11:12Tout le monde s'y attendait,
11:13parce que c'est toujours la même chose.
11:15Ce sont globalement assez souvent les mêmes personnes
11:17qui vont commettre ce type de forfait.
11:18On voit, par exemple, que certains sont récidivistes, etc.
11:21Et en effet, qu'est-ce qui va se passer ?
11:23On ne va jamais retrouver les jouets de la couronne,
11:25parce qu'ils doivent être déjà cachés à l'étranger.
11:27C'est souvent ce qui se passe, en règle générale,
11:30dans ce type de fait.
11:31Mais bon, là, on va applaudir.
11:32Bravo les policiers, bravo les policiers.
11:34Oui, bien sûr qu'ils font leur travail.
11:35Je pense qu'eux-mêmes, vous le direz,
11:36qu'ils sont ravis de faire leur travail.
11:38Ils sont payés pour ça.
11:39En attendant, je suis désolé, aujourd'hui,
11:40il y a une humiliation.
11:42Le Louvre, ils n'ont absolument pas fait le travail.
11:44C'est d'une grande n'importe quoi.
11:45Absolument.
11:46Ces gens-là, ils ont juste eu le culot
11:48de monter à une fenêtre, et c'est tout.
11:50Mais non, mais vous ne pouvez pas dire...
11:52Je vous donne la parole dans un instant.
11:53Oui, mais le grand banditisme a toujours existé.
11:58Il ne faut pas qu'on entre dans la mortification.
12:00Je ne suis pas en train de les louer.
12:02Je dis que voilà, la vie, c'est que...
12:05Non, non, non, moi, je n'aime pas ce fatalisme.
12:05Et les policiers ont été brillants.
12:07En huit jours, vous arrêtez les gars.
12:08Je n'aime pas ce fatalisme, Marconne.
12:09Vous revenez quand vous voulez.
12:10Isabelle, bonjour.
12:12Vous nous appelez du Maine-et-Loire.
12:13Bonjour, Isabelle.
12:14Bonjour, Christine.
12:15Je suis un petit peu fatiguée, je suis désolée.
12:19Je vais parler doucement.
12:21Je suis désolée.
12:22Eric Menant, je voulais dire que c'est une personne
12:25qui vit ses personnages historiques.
12:28Je me fais penser à M. Le Villiers,
12:31notre mémoire historique, M. Eric Menant.
12:34Pour cela, je lui rends grâce.
12:37Marc Menant.
12:38Marc Menant, oui, pardon.
12:39Non, excusez-moi, ça, c'est la fatigue.
12:41Voilà.
12:42Deuxièmement, j'aimerais dire qu'au sujet de la police,
12:46la police, je vous assure, dans ce type de travail,
12:49elle est extrêmement efficace.
12:50Oui.
12:51C'est-à-dire que dès le début, il faut le savoir,
12:53ceux qui ne sont pas au courant,
12:54mais dès le début, ils sont mis sur l'enquête.
12:56Ils ne disent rien.
12:58Ce sont des gens d'exception,
12:59d'une très grande qualité, pour l'entendre.
13:02Une très grande qualité.
13:03Ils ne sont pas nombreux,
13:04mais je vous assure qu'ils sont à la pointure.
13:05Ils n'ont pas besoin de Macron pour avoir la pointure.
13:07Et d'une.
13:08Voilà.
13:09Donc, on leur rend le respect,
13:10parce qu'ils ont été rapides.
13:12Je crois que vous ne vous rendez pas compte.
13:14Dès le début, ils ont été sur l'affaire.
13:16Il ne faut pas...
13:16Voilà.
13:17Moi, ce que je veux dire sur les bijoux,
13:19je ne sais pas s'ils me reviendront ou pas,
13:21où il sera un chantage financier, je ne sais pas.
13:23Moi, ce qui m'interpelle,
13:23et je pense qu'on ne le saura pas actuellement,
13:25parce qu'il y a une histoire de...
13:27Comment dire ?
13:28De secrets.
13:30Politiciens ou autres,
13:31parce que ça, on n'a pas le savoir.
13:33Il y a deux choses qui m'interpellent.
13:35Les gens qui ont fait ça en plus de la trentaine,
13:36donc ce ne sont pas des petits gosses.
13:38Deuxièmement, un qui part en Algérie,
13:40on a un problème avec l'Algérie,
13:42récurrent,
13:42avec Boilem sans sale,
13:43mais ce date de Boilem sans sale.
13:46Où il y a un rapport de force.
13:48Ensuite, un qui part au Mali.
13:49Il faut savoir qu'au Mali,
13:50on avait un sansagent...
13:51Il paraît que ça n'a pas été vérifié,
13:53confirmé l'histoire du Mali.
13:55On attend encore la suite des informations.
13:57D'accord.
13:58Mais vous, ce qui vous interpelle,
13:59c'est la nationalité,
14:01ou la double nationalité,
14:03parce que celui qui part en Algérie,
14:04il est franco-algérien.
14:06Voilà.
14:06Et puis l'autre nationalité,
14:07on se laisse vérifiera,
14:09moi, je ne sais pas,
14:11s'il est parti au Mali,
14:13il n'est pas malien,
14:14il faut savoir qu'au Mali,
14:15on n'a plus d'armée.
14:16Au Sénégal,
14:17on perd toute l'Afrique, nous.
14:19Et que c'est Daesh qui prend le dessus.
14:21L'Algérie et l'Afrique,
14:23une partie de l'Afrique,
14:24c'est Daesh.
14:25Moi, je ne vais pas plus loin.
14:27Oui, tout à fait.
14:29C'est très pragmatique.
14:30Oui, il faut oser penser à Isabelle.
14:34On attend tout cas,
14:35on a déroulé de l'enquête
14:36pour en savoir un peu plus.
14:37Merci beaucoup pour votre appel.
14:39Oui, et puis,
14:40dommage que je ne sois pas à Paris,
14:42parce que j'aurais été enchantée
14:43de vous voir tous face à vous
14:45le 25 novembre.
14:46Ah oui, le 25 novembre
14:48au Palais d'Espoir, effectivement.
14:49On sera là, on sera là.
14:51On sera là, on sera là.
14:53Allez, je vous aime tous et merci d'être là.
14:56Grosse soirée au Palais des Sports
14:59organisée par le journal du dimanche
15:00le 25 novembre.
15:01Bonjour, Mickaël.
15:02Vous nous appelez de Paris.
15:04Qu'est-ce que vous pensez, justement,
15:05de ceux que vous appelez
15:07ces grands professionnels
15:08qui n'auraient pas dû toucher
15:12à ces bijoux, c'est ça ?
15:13Ce sont des grands professionnels.
15:14Bonjour, Christine.
15:14Bonjour à Marc.
15:15Bonjour, Mickaël.
15:17Bonjour à Eric.
15:19Oui, depuis le début de cette histoire,
15:21on entend, bonjour,
15:22on entend,
15:23et bonjour à tous les auditeurs,
15:25on entend que ce sont des
15:27Arsène Lupin,
15:28plus, plus, plus,
15:29ça a été fait par des grands professionnels
15:31préparés depuis de très, très longs mois.
15:33Je pense qu'il faut faire un peu preuve
15:35de discernement
15:36et à prendre de la recul.
15:37Quand on voit le profil
15:39des personnes en garde à vue
15:40qui mettent leur ADN partout,
15:42qui font tomber la couronne,
15:44on se rend compte que c'est absolument pas
15:46ce que disaient les médias,
15:47les journalistes,
15:48même sur votre antenne
15:49que j'adore
15:50et que j'écoute tous les jours.
15:53Le risque,
15:54c'est que justement,
15:55avec ce genre de profil,
15:56parce que le grand banditisme,
15:57je pense qu'ils ne vont pas se brûler
16:01à des objets aussi sulfureux.
16:03Ils iront plus vers du home-jacking,
16:05plus sur des personnes,
16:07sur des professionnels du bitcoin,
16:10par exemple,
16:11que sur des bijoux aussi sulfureux.
16:12Et que le danger,
16:13justement,
16:14avec une telle médiatisation,
16:16c'est que de peur,
16:17ils fondent l'or
16:20qui casse des pierres
16:22qui n'ont pas d'une grande valeur
16:24ou une frappe,
16:24elles seront enlevées.
16:26Oui,
16:27il y a des certes,
16:27des tricotées,
16:28quand tout ça sera des tricotées.
16:29On ne peut pas,
16:29je me permets d'intervenir.
16:30Alors, Marc Menon vous interpelle,
16:32Michael,
16:32qui nous appelle de Paris.
16:33Parce que ces pierres,
16:33ces pierres appartenaient
16:35ont été extraites
16:37d'une mine fermée
16:38depuis très longtemps maintenant.
16:40Mais je dirais
16:41que chaque veine exploitée,
16:43on a les traces
16:44dans une sorte de banque
16:48de données à Washington.
16:49C'est-à-dire que la pierre,
16:50on peut la dessertir,
16:52on peut la refaçonner,
16:53il n'en reste pas pour moi
16:54que l'on pourra identifier
16:56qu'elle est issue
16:57de ces bijoux
16:59qui ont été volés
16:59la semaine dernière.
17:01Voilà,
17:01c'était la mise au point
17:03de Marc Menon,
17:03inspecteur gadget.
17:06Michael,
17:07oui,
17:07donc vous nous disiez
17:08effectivement,
17:09par rapport au grand manditis,
17:10moi il y a aussi
17:10une autre valeur,
17:12la valeur historique,
17:13je ne sais pas,
17:14mais moi ça m'émeut,
17:16parce qu'on va en parler
17:16dans un instant aussi
17:17avec Marc Menon,
17:18et c'est inestimable.
17:19On parlera aussi
17:20dans un instant aussi
17:22de ces églises
17:22et ces musées
17:23qui sont dans le visuel
17:24de la criminalité organisée
17:25et c'est le renseignement
17:26qui nous alerte.
17:28On va en parler
17:28et appeler nous
17:29au standard européen
17:30pour discuter de ce sujet.
17:32Mais moi je trouve
17:32que moins on a
17:33de profondeur historique,
17:35Michael,
17:36et plus on peut manipuler les gens.
17:38Et moi j'ai l'impression
17:39que, pardon,
17:39mais je vais un peu plus loin
17:40encore par rapport
17:42à ces attaques
17:43et dites-moi
17:43ce que vous en pensez
17:44sur le fait
17:45que cette valeur historique
17:47que l'on piétine
17:47comme si ça laisse
17:49un boulevard
17:50pour avoir des esprits
17:53qui ne sont pas critiques,
17:54qui sont manipulables
17:55et derrière ce vol,
17:56moi je vois tout ça.
17:57Qu'est-ce que vous en pensez,
17:58Michael ?
17:59Je vais trop loin peut-être.
18:01Non, absolument pas Christine.
18:03Effectivement,
18:03les personnes
18:04qui ont été interpellées
18:05n'avaient pas conscience
18:06à mon avis
18:07parce que Marc
18:08tout à l'heure
18:09a parlé d'audace.
18:10Moi je dirais plutôt Marc
18:11que c'est pas de l'audace,
18:12c'est de l'inconscience.
18:13C'est pas de l'audace,
18:14c'est une différence.
18:15C'est de l'inconscience
18:16de la part de ces personnes-là
18:17par contre,
18:18les commanditaires
18:19qui sont derrière,
18:20eux,
18:21savent très bien
18:22ce qu'ils faisaient,
18:23savent très bien
18:24ce qu'ils touchaient.
18:25Alors après Christine,
18:26effectivement,
18:27qu'il y ait un lien
18:27que ce soit
18:28une puissance étrangère
18:30pour déstabiliser
18:31et décrédibiliser la France
18:32encore un petit peu plus,
18:33on n'en est pas là,
18:34allons-y encore,
18:35on n'est pas ça près.
18:36Ou que ce soit
18:37un collectionneur
18:38qui veut faire,
18:40qui veut enrichir.
18:42Effectivement,
18:43vous voyez,
18:43mais Marc,
18:44c'est pas de l'audace.
18:46pour moi,
18:47c'est de l'inconscience
18:48de la part
18:49de ces premières mains
18:50qu'on a fait passer
18:51pour la scène du fin
18:51plus,
18:52plus,
18:52plus.
18:52Je ne sais pas ce que vous en pensez,
18:55Marc.
18:55On ne va pas demander
18:59à un bandit,
19:00quel qu'il soit,
19:01d'avoir une morale.
19:03Il vole,
19:04en général,
19:05de toute l'histoire.
19:07Moi,
19:07je me suis fasciné,
19:08j'ai lu énormément
19:09sur tous ces gens
19:12qui au long des siècles
19:15ont été soit les voleurs
19:16de pommes,
19:17soit ceux qui braquaient,
19:19ceux qui dans les forêts
19:20étaient là en attente
19:22tels des vautours
19:23pour se jeter sur le passant
19:24d'où il venait,
19:25etc.
19:25Les trois quarts
19:26étaient des incultes.
19:27Ce sont des gens
19:30qui sont incultes,
19:31oui.
19:32Et alors,
19:33quand je dis
19:33qu'ils ont d'audace,
19:35il faut quand même être gonflé
19:36pour aller mener l'opération
19:38telle qu'elle s'est déroulée,
19:40et en réalité,
19:41quand on dit
19:41oui,
19:42ils ont perdu
19:43la couronne,
19:45et là,
19:45il faut salver
19:45les policiers aussi.
19:47C'est-à-dire que l'action,
19:48elle a été minutée,
19:49on a vraiment
19:50le chronomètre.
19:55Ils ont mis
19:567 minutes
19:56et 30 secondes.
19:59Et les policiers
20:00étaient déjà sur place.
20:01C'est-à-dire qu'ils ont jaillis
20:03au bout de 3 minutes.
20:04C'est ce qui fait
20:05qu'ils ont été obligés
20:06de fuir,
20:07de décamper,
20:08de décaniller
20:09à toute vitesse.
20:11Donc,
20:11quand je dis audace,
20:12quoi qu'il arrive,
20:13quand vous allez
20:14dans un lieu
20:15piquer quelque chose
20:16et un lieu aussi exposé,
20:17oui, ça demande un peu...
20:18Je ne suis pas en train
20:19de révéler,
20:20je suis en train de juger.
20:21On va marquer une pause,
20:22Michael,
20:23si vous voulez rester un peu...
20:25Comment irait ?
20:26On aurait dû leur laisser
20:26du temps,
20:27du coup,
20:27comme ça,
20:28ça aurait été évité
20:28de casser les bijoux.
20:30On va régler
20:30nos histoires
20:31dans le restant.
20:31dans le restant.
20:32On va régler nos histoires,
20:35on va régler nos histoires,
20:36de casser les bijoux,
20:36de casser les bijoux,
20:37de casser les bijoux,
20:37de casser les bijoux.
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