- il y a 3 mois
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Monsieur le ministre Guéry-Bancroix,
00:05Chers invités,
00:10Mesdames et Messieurs les présidents des associations de presse,
00:15Mesdames et Messieurs les anciens membres du Conseil national de la communication
00:22et de la Cour d'autorité de la communication,
00:25Chers collègues journalistes et techniciens de médias,
00:37Comme le rappelait tout à l'heure Jeannot,
00:41qui connaît bien l'histoire de la Guinée,
00:45nous avons choisi de célébrer ses 33 ans dans cette salle historique,
00:52où, comme il le disait tantôt,
00:58la Guinée, par la voie d'Amède Sécouturé,
01:02a choisi le non
01:04et a choisi le oui,
01:10oui dans la liberté.
01:13Et lorsqu'on parle de liberté,
01:15on parle forcément de la liberté d'opinion
01:21et de la liberté de la presse,
01:25liberté d'expression,
01:27liberté de la presse.
01:31Nous célébrons donc
01:32la liberté de la presse.
01:35Permettez-moi de rendre hommage
01:39à quelqu'un qui n'aime plus de ce monde,
01:44dont on ne parle pas
01:46et parfois on oublie même son souvenir.
01:53Pourtant, ce n'est pas un journaliste.
01:56Il est loin de la profession de journaliste,
02:02même s'il était policier.
02:06Parce que le policier,
02:08il collecte de l'information comme le journaliste,
02:12mais c'est à la disposition de sa hiérarchie.
02:16Et le journaliste,
02:17quant à lui,
02:19sa hiérarchie,
02:20c'est l'opinion publique.
02:22Ce sont les auditeurs,
02:24ce sont les téléspectateurs,
02:26ce sont les lecteurs.
02:29Et ce policier,
02:30lorsqu'il est devenu
02:32ministre de l'information,
02:35de la culture,
02:36du tourisme et de l'autorerie,
02:38le ministère s'appelait ainsi à l'époque,
02:42il a rêvé,
02:44puis il a réalisé.
02:46Il a rêvé d'organiser
02:48les premières journées
02:51de l'information.
02:54Et comme la Guinée,
02:55était toute nouvelle dans ce domaine-là,
02:59il a fait venir
03:00de grands professionnels
03:02de la peste
03:04qui vivaient à l'étranger.
03:08Et en lui disant,
03:09je revois
03:10« feu-ci-ra-le-diable »
03:12qui était déjà
03:14un célèbre journaliste,
03:16mais excité.
03:18Et à l'occasion,
03:19il était venu
03:20avec d'autres intellectuels guinéens
03:24pour réfléchir
03:25sur l'avenir de la presse,
03:29mais surtout
03:30sur la gestion
03:32de sa liberté.
03:33et ce policier
03:36devenu
03:37ministre
03:38de l'information
03:40s'appelle
03:42M.B. Vincent
03:43Bamboula.
03:47Je voudrais que l'histoire
03:49le mentionne.
03:51Parce qu'aujourd'hui,
03:53chacun ramène l'histoire
03:55de la presse
03:56au premier jour
03:58qu'il est arrivé
03:59dans une rédaction.
04:00et cela
04:02constitue
04:03un taux
04:04pour l'histoire
04:06de la presse
04:07et de sa liberté.
04:11Mais cela
04:11a été possible
04:12par
04:15ce ministre
04:16qui en a eu
04:17l'initiative,
04:19mais parce que
04:19le président
04:20de la République
04:21l'a accepté.
04:23Et ce président
04:24de la République
04:25c'est
04:26le général
04:27dans son affronté.
04:30Et d'ailleurs,
04:32le cas
04:33du général
04:34dans son affronté,
04:37c'est lui aussi
04:37qui a permis
04:39la libéralisation
04:41de l'espace
04:42audiovisuel
04:43à Guinée.
04:46Et si je devais
04:47m'arrêter
04:48un instant
04:48pour ouvrir
04:49une parenthèse,
04:52cette libéralisation,
04:54on n'en parle.
04:56Il y a
04:57beaucoup
04:57d'acteurs
04:58anonymes
04:59qu'on ne cite
05:01souvent pas.
05:03Je parle
05:04sous le contrôle
05:05du Premier ministre,
05:07M. Baouli,
05:10j'ai
05:10bien le souvenir
05:12qu'il fait partie
05:14de ceux
05:16qui ont organisé
05:17la première
05:17manifestation
05:18publique
05:19pour réclamer
05:21la libéralisation
05:22des hommes.
05:23je pense
05:25notamment
05:26loin
05:27de
05:27à
05:27Mabouli,
05:28je pense
05:29au professeur
05:30Fakondé
05:31et tous
05:32les opposants
05:33historiques,
05:34Jean-Marie
05:34Louré,
05:36Jean-Moubli,
05:39ils ont fait
05:40la première
05:40manifestation
05:41pour réclamer
05:43la libéralisation
05:45des hommes.
05:46et ils ont
05:48saisi
05:49les organisations
05:50internationales
05:52pour conditionner
05:54l'aide
05:55à la Guinée
05:56par la libéralisation
05:57des hommes.
05:59J'en suis témoin,
06:01on ne l'a pas
06:02raconté,
06:03je l'ai vécu.
06:06Et donc,
06:06nous devons pouvoir
06:07rendre hommage
06:08à cela
06:09dont on ne parle plus.
06:13Mais,
06:14sur la même table,
06:17il y a quelqu'un
06:18qui s'appelle
06:18Kirill Mamoura,
06:21à l'époque,
06:22ministre de l'Artraction
06:24du territoire,
06:25si je ne raconte pas
06:26des bêtises.
06:29Et,
06:29bien sûr,
06:30en tant que ministre,
06:33il avait interdit
06:34cette manifestation.
06:37Mais,
06:38il l'a interdit,
06:41elle a eu lieu.
06:44Mais,
06:45comme l'histoire
06:46veut dire des choses,
06:48le général
06:49Lens-Anna Conté
06:50a accepté
06:52qu'une mission
06:53se rende
06:55en Belge,
06:56à Bruxelles,
06:57à l'Union Européenne,
06:59pour parler
07:00de la libéralisation
07:01des hommes.
07:03Et le même
07:04Kirill
07:04a conduit
07:05la délégation
07:06dans laquelle
07:07se trouvaient
07:09les opposants.
07:12J'ai vu
07:12particulièrement
07:13Baoswan,
07:15parce qu'il avait
07:15accordé
07:16une interview
07:17à l'époque,
07:18et j'en ai
07:19le plein souvenir.
07:21Ce n'est pas
07:23donc un hasard
07:24que les deux
07:24se retrouvent
07:25autour
07:26de la mentale.
07:28Parce que
07:29le même Kirill
07:30plus tard
07:31était devenu
07:32l'un des défenseurs
07:33fâches
07:34de la libéralisation
07:36des hommes.
07:38Et,
07:38bien sûr,
07:39aidé par un certain
07:40Fode Bamboura
07:41dont on ne parle pas,
07:45aidé par
07:46madame
07:47Aïssan
07:47Belaï
07:47y'a
07:48l'autre
07:48dont on ne parle pas.
07:51Et moi,
07:52je peux
07:53témoigner.
07:55Je peux témoigner
07:56parce qu'en tant
07:58que président
07:59de la
07:59de l'AGP,
08:02j'avais
08:02donc démissionné
08:04de mes fonctions
08:05de directeur
08:06de l'OFTG
08:07et j'avais créé
08:08un jour-là.
08:10Et donc,
08:11en tant que président
08:11de l'AGP,
08:13répugier,
08:15un jour,
08:16mon téléphone sonne,
08:18c'est madame
08:19Aïssan Belaïano.
08:21Elle dit,
08:21mon père,
08:23je veux te voir.
08:25Je dis,
08:25nous ?
08:26Elle dit au ministère.
08:27Je dis,
08:28non,
08:28je n'irai pas.
08:30Personne ne veut me voir.
08:32Alors,
08:32je n'irai pas.
08:33Il dit,
08:33non,
08:34je suis avec le ministre
08:35Kirilli
08:36dans mon groupe.
08:38Viens tout à fait
08:39cessant.
08:41Donc,
08:41quand je suis arrivé,
08:43ils m'ont révélé
08:44que le président
08:46a accédé
08:47à l'idée
08:49de la libéralisation
08:50et que
08:52Kirilli avait été
08:54choisi
08:54pour présider
08:56la commission
08:57interministérie
08:58de libéralisation.
08:59et ils m'ont
09:02pressenti
09:03pour être
09:04le président
09:05de la commission
09:06technique
09:07chargé
09:08de rédiger
09:08le décret
09:10qui est encore
09:11en milieu
09:12et les cahiers
09:14de charge
09:15et les arrêtés
09:18d'application
09:18du décret.
09:20Et pendant
09:21cinq,
09:22six mois,
09:24nous avons
09:25rédigé
09:26le décret.
09:27je voudrais
09:28rendre hommage
09:29à Maman
09:29Amadouzila
09:30qui a
09:32lui seul
09:33rédigé
09:34le décret.
09:36Il avait
09:37été choisi
09:37par le conseil
09:38supérieur
09:39de la magistrature.
09:41Il est un peu
09:41souverain,
09:42il est à Daboda.
09:43Je voudrais
09:44prier
09:44pour sa santé
09:45pour sa santé.
09:47Et nous avons
09:48donc rédigé
09:49le décret,
09:51les arrêtés
09:51des projets
09:52et les projets
09:54de rédiger
09:54des charges.
09:56Et ensuite,
09:58le président
09:59de la commission
10:00les a
10:01transportés
10:02au général
10:02Comté
10:03et
10:04le 16 août
10:072005,
10:10il me dit
10:13de venir
10:14à Sonturo,
10:15je viens
10:16et il me dit
10:17bon,
10:18ce soir,
10:19tu vas retourner
10:20au CNIC.
10:23Et le président
10:24de Comté
10:24a pris
10:25le décret
10:26le même soir,
10:27le 16 août
10:282005,
10:29pour me nommer
10:30président du CNIC.
10:31Et le samedi 20,
10:35il a signé
10:36le décret
10:37de libéralisation.
10:39Le même
10:40tiré
10:41m'a appelé
10:42pour me dire
10:43viens
10:44à mon bureau.
10:45Je suis arrivé
10:46et le décret
10:48avait été signé
10:50samedi 20,
10:51midi,
10:52midi,
10:5230,
10:5213 heures
10:53et ce décret
10:55a été diffusé
10:56le soir
10:57et la libéralisation
11:00était partie.
11:01Je m'excuse
11:03d'avoir donné
11:04ces détails.
11:06C'est peut-être
11:06gênant,
11:07mais c'est le temps
11:08d'écrire
11:09l'histoire
11:10de la presse.
11:12C'est le bon.
11:14Donc,
11:15je voudrais
11:15rendre hommage
11:16à tous ceux-là
11:18pour leur contribution
11:22à la création
11:24d'une presse
11:25indépendante
11:26et libre.
11:28Et je voudrais
11:29bien sûr
11:30rendre hommage
11:31au président
11:33Mamadi
11:35Mouya
11:36parce que,
11:37comme vous l'avez
11:38vu dans le film,
11:40quand il a pris
11:41ses responsabilités,
11:43les institutions
11:44ont été dissoutes
11:46et je voudrais
11:48remercier
11:49les associations
11:50de presse
11:51et de syndicats
11:52qui avaient
11:54solairement
11:55demandé
11:56aux nouvelles autorités
11:58de laisser
12:00la carte
12:01poursuivre
12:01ses activités.
12:03Je voudrais
12:04leur rendre
12:04ce hommage
12:05mal.
12:06Et,
12:07permettez-moi
12:08de finir
12:09par rendre hommage
12:13au premier collège
12:15du Conseil national
12:18pour la communication.
12:21Une petite anecdote,
12:23peut-être que
12:24le représentant
12:25va en parler.
12:27Lorsque
12:27nous avons été
12:28nommés,
12:29le décret
12:30est diffusé
12:30dans le journal
12:31de 16h15.
12:34Moi,
12:34j'avais été
12:35donc limogé
12:37de mon poste
12:37de rédacteur
12:38en chef
12:39du journal
12:39de parler
12:40parce qu'il semble
12:41que j'étais
12:42discipliné
12:43et le président
12:45a décidé
12:46de m'emmener
12:48alors que
12:48je n'avais pas l'âge.
12:49À l'époque,
12:50c'était 40 ans.
12:53Donc,
12:53il a décidé
12:54de m'emmener
12:54pour réparer.
12:57Et quand j'ai
12:58été le voir,
12:59après la nomination,
13:00j'ai attiré
13:01son attention
13:02sur le fait
13:03que je n'avais pas l'âge.
13:05Il m'a dit
13:05je répare
13:06une injustice
13:07et tu y vas.
13:10Donc,
13:10je suis arrivé
13:11avec les
13:12citoyens
13:12Kalifakoundé,
13:15Boubacarba,
13:16Souleymane
13:17Diallo
13:17de L'Aix,
13:18on ne le savait pas,
13:19il fait partie
13:20du premier collège.
13:22Il avait été
13:23désigné
13:24par l'AGB.
13:24L'AGB
13:25existait déjà.
13:28Il fait partie
13:29du premier collège,
13:31ceux qui ont été
13:32nommés
13:32le 29 octobre
13:341992.
13:37et il y en a
13:41quelques-uns
13:42qui sont
13:42décédés,
13:44le coin
13:44émis
13:45ton papa,
13:46le président
13:47qui avait été
13:48désigné,
13:49le président
13:50secoucabal,
13:51le Jérôme
13:53Tramon
13:54qui représentait
13:55les archivistes,
13:57à l'époque,
13:58il venait ici
13:59et nous avons été
14:01nommés,
14:02nous n'avons
14:03aucun répondant.
14:06Nous nous sommes
14:07retrouvés au palais
14:08web une semaine
14:10après et nous avons
14:12décidé de nous
14:13installer.
14:15On s'est installés
14:17sans autorité
14:17et on nous a laissés
14:20dans l'appui.
14:22Jusqu'au jour
14:23où, par bonheur,
14:25j'ai rencontré
14:26le président
14:26dans la frontée,
14:28comme il me connaissait,
14:29je le couvrais
14:30avant de venir ici.
14:32Il m'a dit
14:33« Où vous êtes ? »
14:34Je lui ai dit
14:35« Nous sommes
14:35au palais
14:35abandonnés.
14:38Et il a dit
14:39donc
14:40aller chercher
14:41un bâtiment
14:42et puis
14:43vous allez l'occuper. »
14:45Et le loin
14:46est dit
14:46« Ton papa
14:47connaissait ici. »
14:49Parce que le 25 août
14:5058,
14:51il était jeune
14:52journaliste,
14:53il avait couvert
14:54la rencontre
14:56où des côtes
14:57s'est couvri.
14:58Il a conduit
15:00les gens
15:01dans ce bâtiment.
15:03Et c'est lui
15:03qui a préservé
15:04cette tribune.
15:07C'est lui.
15:07Si cette tribune
15:09existe,
15:10c'est parce que
15:10le loin
15:11est dit
15:11qu'on va
15:12avoir été là.
15:13Je voudrais
15:14donc m'arrêter
15:15là
15:16pour vous remercier
15:17d'avoir
15:19honoré
15:19votre présence
15:20dans cette cérémonie.
15:22Et je voudrais
15:23demander
15:23à son excellence,
15:25messieurs,
15:26le premier ministre
15:26chef du gouvernement,
15:28de transmettre
15:29toute notre satisfaction
15:31au chef
15:32de l'État.
15:33Et il a considérablement
15:35accru nos conditions
15:37de travail
15:37et nos conditions
15:39de vie.
15:41Si vous nous retrouvez
15:43dans ce cas,
15:44c'est parce que
15:45le président
15:45l'a voulu
15:46et il l'a voulu.
15:49Je voudrais
15:49que vous lui
15:50transmettiez
15:51notre reconnaissance
15:52et notre
15:53totale satisfaction.
15:55Je voudrais
15:56avant de quitter
15:57cette salle
15:58puisque j'ai tellement
15:59parlé du président
16:00l'ensemble
16:01de la communauté
16:01et comme
16:02nous avons décidé
16:03de lui offrir
16:04une reconnaissance,
16:06nous avons fait
16:07venir
16:08un de ses fils.
16:10Il est dans
16:11cette salle
16:11dans la communauté.
16:13C'est-à-dire que
16:13s'il vous plaît.
16:26Merci beaucoup.
16:28Vous nous avez souhaité
16:29pour un fait
16:30pour cela.
16:31Bonne fête.
16:31Bonne fête.
16:31– Sous-titrage FR 2021
Commentaires