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  • il y a 2 mois

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00:00On va continuer de parler de difficultés, malheureusement, dans le monde industriel,
00:06comme dans le domaine de l'automobile tout particulièrement.
00:09Et c'est un domaine que vous surveillez de près, Fabrice Genter.
00:12Ah non, mais très clairement, on est dans une phase vraiment où certaines choses peuvent basculer et basculer définitivement.
00:20Vous citez l'automobile. L'automobile, c'est 15 000 emplois en Moselle, des savoir-faire énormes.
00:25Sur le Grand Est, c'est 80 000 emplois. Et on voit que notre secteur automobile est mis à mal.
00:31Mis à mal parce que les législations européennes avaient été mal étudiées.
00:36Grâce aux Allemands, on a eu une année supplémentaire pour se remettre sur pied.
00:41On continue derrière, mais ce n'est pas gagné du tout.
00:44Et clairement, au niveau des entreprises, au niveau de notre chambre de commerce et d'industrie de la Moselle,
00:50on est sur un sujet qui est important. Et grâce à nos voisins, Allemands, Belges, Luxembourgeois,
00:59on avance et on avance bien de façon à pouvoir décaler certaines mesures,
01:04ralentir un peu le côté automobile électrique pour pouvoir continuer à produire
01:09et avec toutes les unités qu'on a sur notre territoire.
01:12Clairement, on veut les conserver. Et ça, c'est très très fort.
01:16Et le transfrontalier, justement, que vous évoquiez, montre encore une fois sa force dans ces sujets-là.
01:22Alors, forcément, on parle de secteur en difficulté.
01:27La CCI Moselle, elle ne décolère pas parce qu'elle a l'impression qu'elle va être encore plus dans la difficulté
01:32avec les entreprises qu'elle accompagne, avec une ponction proposée par l'État
01:36qui est largement au-dessus de ce qui était auparavant.
01:39Ah, mais c'est clair. C'est-à-dire que, vous savez, nos chambres de commerce et d'industrie
01:43ont, en l'espace de dix ans, perdu un milliard de financements. C'est énorme.
01:49On a continué. On est d'aplomb. Là, on est à l'équilibre de 525 millions régulièrement
01:56grâce à tous les députés qui nous soutiennent tous.
01:59Et ça, c'est vraiment important.
02:01Mais on ne peut pas descendre parce qu'on a besoin, en fait, d'être aux côtés des entreprises.
02:07On parlait de l'automobile, mais c'est aussi les commerçants, c'est aussi le bâtiment,
02:11c'est se retrouver partout sur le terrain.
02:12Et c'est quand les choses sont difficiles qu'il faut être là.
02:16Donc, on est là. Et là, le gouvernement actuel envisage de nous ponctionner encore plus.
02:25Il y a un moment où, quand on n'a plus, on ne peut plus travailler.
02:28Donc, clairement, c'est non. Et là encore, on est aux côtés des députés pour expliquer,
02:34montrer et on compte vraiment sur eux pour pouvoir maintenir notre trajectoire
02:39et pouvoir travailler sur nos territoires.
02:42Vous parliez du transfrontalier, par exemple.
02:44Mais c'est énorme ce qu'on fait.
02:46Et on a une cellule spécifique, chambre de commerce, sur tout l'espace Sarlor Luxe,
02:51qui nous permet d'aller plus loin, qui nous permet de nous battre sur les différents sujets, d'innover.
02:57On a des cellules plus spécifiques sur la recherche, etc.
03:01Transfrontalières aussi, sur lesquelles on avance.
03:03Et puis, il y a tout ce qui se passe sur le territoire.
03:05Mais vous pensez que votre voix sera entendue ?
03:08Forcément, cette ponction est dans le cadre de la loi de finance 2026.
03:12Est-ce que vous pensez que votre voix va être entendue, finalement,
03:16et que cette ponction, elle sera moindre, peut-être ?
03:19J'ai bon espoir. Ce n'est pas moindre. On ne veut pas de ponction supplémentaire.
03:23Du tout.
03:23Du tout, que ce soit clair.
03:26Il y a des situations qui nécessitent vraiment d'avancer et d'avoir des moyens.
03:29C'en est une en ce moment.
03:32Et clairement, dans le budget de l'État, on ne voit pas de grosses coupures ou de changements de train de vie.
03:37Alors, ce n'est pas en nous enlevant, nous, 175 millions, qu'on va changer la face du monde.
03:42Au contraire, on va nous enlever la possibilité de faire, sur le territoire mozélan,
03:48je vous rappelle, 53 000 entreprises en Moselle.
03:51C'est le deuxième département sur tout le Grand Est, avec son espace transfrontalier en plus.
03:58Mais on ne va pas lâcher.
04:00Clairement, on ne va pas lâcher.
04:02Quels sont les impacts, j'allais dire, à court et long terme,
04:06si cette ponction proposée, ou en tout cas prévue, est appliquée ?
04:10Ça veut dire, tout simplement, nécessité de réduire du personnel,
04:14impossibilité d'être aux côtés des entreprises quand elles en ont besoin.
04:18Et ça veut dire manque d'action possible.
04:21Donc, les entreprises sont elles qui créent de la valeur ajoutée.
04:25Ce sont elles qui créent de la richesse.
04:27Mais clairement, il faut les aider, les faire avancer.
04:31Et c'est quand ça va mal qu'il faut être là.
04:33C'est exactement comme si on fermait les hôpitaux quand il y a une pandémie ou quoi que ce soit.
04:37Non.
04:38Clairement, il y a des moments d'action.
04:40Et on est dans un moment d'action qu'on veut pouvoir mener jusqu'au bout.
04:44Et on l'a bien compris, vous ne lâcherez pas l'affaire sur ce sujet.
04:47Ah non, comptez sur nous.
04:47Merci beaucoup d'avoir détaillé tout cela sur notre antenne.
04:50Merci.
04:51Merci.
04:52Merci.
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