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  • il y a 4 mois
Pour lui, la politique a d'abord été un sport de combat. Engagé dans une organisation antifasciste, Raphaël Arnault a découvert qu'il était fiché S en entrant à l'Assemblée. Il siège aujourd'hui au sein du groupe LFI.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Pour lui, la politique a d'abord été un sport de combat.
00:03Engagé dans une organisation antifasciste, mon invité a découvert qu'il était fiché S en se présentant aux législatives.
00:10Il siège aujourd'hui au sein du groupe LFI à l'Assemblée.
00:26Bonjour Raphaël Arnaud.
00:27Bonjour.
00:27Alors votre candidature aux dernières législatives n'est pas passée inaperçue.
00:31On va revoir ça en images si vous le voulez bien.
00:34Monsieur Hollande se retrouve de facto allié de Raphaël Arnaud, fiché S.
00:41Vous avez Raphaël Arnaud, fiché S, ultra violent, qui tabasse les gens parce qu'ils ne sont pas de son avis politique.
00:47Est-ce que vous soutenez Raphaël Arnaud qui est fiché S et qui est candidat de la France insoumise ?
00:53Alors cette information que vous étiez fiché S, elle est sortie donc pendant votre campagne des législatives.
00:58Comment vous avez vécu ça ?
00:59Il y a plein de sentiments qui se sont mélangés.
01:03À la fois effarés de la possibilité d'être mis au même niveau que des potentiels terroristes.
01:13En réalité c'est ça dont il s'agit.
01:14D'ailleurs c'est toute l'instrumentalisation politique qu'il y a eu derrière autour de cette fiché S.
01:18En réalité c'est du fichage militant.
01:20Je m'en suis rendu compte ensuite en observant le rapport du Sénat, en creusant un peu ce qu'étaient ces fichés S.
01:26Il y a des lycéens qui ont été fichés S simplement pour avoir bloqué leur lycée.
01:29On a des supporters de foot qui ont été fichés S, des syndicalistes et des écologistes.
01:33Donc en fait il y a plein d'étages dans cette fiché S.
01:36Mais c'est sûr qu'elle a une valeur symbolique assez forte dans notre pays.
01:38Parce qu'elles ont été mis en place après les attentats du Bataclan.
01:41Des terroristes contre lesquels on a lutté, y compris des militants de la Jeune Garde indirectement.
01:47Vous parlez de valeur symbolique parce qu'aujourd'hui quand la presse parle de vous c'est souvent le député fiché S.
01:53Et quand vos adversaires parlent de vous c'est le député fiché S.
01:56Est-ce que vous pensez pouvoir vous défaire de cette image un jour ?
01:59C'est un peu calmé quand même depuis l'élection.
02:01Mais c'est vrai qu'à un moment j'avais même plus de noms et de prénoms.
02:04Après forcément il y a toujours encore une fois cette instrumentalisation politique
02:07autour de ce fichage militant.
02:09Ça veut dire qu'un jour quelqu'un dans les services de l'État
02:12estimait que vous étiez une menace potentielle pour les intérêts de l'État.
02:15C'est ça l'objet d'une fiche S.
02:17Comment est-ce que vous le prenez vous ?
02:19C'est assez inquiétant.
02:20C'est assez inquiétant parce qu'on m'explique pourquoi est-ce que je serais un danger pour l'État.
02:25Surtout en fait le plus dangereux en réalité c'est que n'importe quel policier peut demander une fiche S.
02:30C'est-à-dire qu'il y a un flou absolument astronomique autour de comment se composent justement ces fichages.
02:34Lorsqu'on observe encore une fois le rapport du Sénat qui n'est quand même pas une chambre d'extrême-gauche,
02:39on va dire ça comme ça, il y a eu énormément d'inquiétudes autour de ces fichages
02:43parce qu'il y a un flou énorme autour de justement ces fichages.
02:47Vous avez eu la confirmation depuis que vous étiez bel et bien fiché ?
02:49Non, non, même si j'ai fait les demandes etc.
02:52Il y a toujours encore une fois ce flou.
02:56Mais bon, peu importe, en réalité on voit bien que ça a énormément agité les gens
03:01et plus je suis en activité politique, plus je suis visible politiquement,
03:05plus les gens se doutent bien que c'est un peu quand même une mascarade tout ça
03:08et qu'évidemment mes combats ne méritent pas d'être fichés dans ces registres-là.
03:14Une dernière question là-dessus parce que quand vous avez été élu,
03:16certains se demandaient si un député fiché S pouvait entrer à l'Assemblée.
03:20Comment ça s'est passé pour vous, vos premiers jours à l'Assemblée ?
03:23Est-ce que vous avez eu un traitement différent des autres députés ?
03:26Non, non, parce que le personnel de l'Assemblée nationale se comporte très bien
03:29et je pense qu'il n'y a pas de distinction de ce point de vue-là, non.
03:32Après forcément, il y a des députés qui me regardaient de façon étrange, disons.
03:36L'extrême-droite avec un peu de haine, bon, ça quelque part j'en tiens un peu une médaille
03:40puisque c'est justement ce pour quoi je suis ici, c'est pour les combattre.
03:44Et puis d'autres députés qui étaient un peu interrogatifs, qu'est-ce qu'il fait là, etc.
03:47Mais j'ai l'impression qu'encore une fois, avec le temps, ça se dissipe.
03:51Alors cette fiche S, vous l'avez évoquée d'un mot tout à l'heure,
03:53elle est liée à votre passé militant.
03:55Vous êtes le cofondateur de la jeune garde antifasciste.
03:58Vous en avez longtemps été le porte-parole.
04:01Avant d'être élu député, c'est dans la rue que vous vous battiez pour vos idées
04:05et on va voir que ça a parfois laissé quelques traces.
04:08Je sors du train à Garde de Lyon en Paris.
04:11Voilà, il y avait une petite dizaine de militants de Zouaf Paris,
04:16un groupuscule d'extrême droite qui m'attendait, armés,
04:19qui m'ont frappé à l'arcade.
04:22Alors expliquez-nous un peu plus en détail, qu'est-ce qui s'est passé pour vous ce jour-là ?
04:25Ce jour-là, je venais d'ailleurs en solidarité avec Thomas Porte,
04:28qui avait un procès contre Génération Identitaire,
04:31parce qu'il les avait traités de néo-nazis.
04:33À l'époque, il n'était pas encore député LFI, il me semble.
04:37Et donc, il avait un procès contre Génération Identitaire,
04:39parce qu'il les avait traités de néo-nazis.
04:40À la fois, il a gagné, évidemment.
04:41C'est un groupuscule d'ultra-droite.
04:43Voilà, exactement.
04:44Les Zouaf Paris, c'est un espèce de groupuscule d'hooliganes néo-nazis
04:46qui sont venus m'attendre à la sortie du train.
04:49Alors, je ne sais pas jusqu'à...
04:51Comment est-ce qu'ils avaient l'information que je prenais ce train ?
04:53En tout cas, ils l'avaient.
04:55Ils étaient effectivement une dizaine.
04:57Et ça a duré un bon moment,
04:58où ils sont venus mal paguer, etc.,
05:01en me filmant, en tentant de m'intimider.
05:04Et puis, à la fin, lorsqu'ils repartent,
05:05en fait, il y en a un que je n'avais pas vu
05:06qui me met un coup de canne par derrière.
05:08Voilà, encore une fois, ça révèle un peu toute la violence.
05:10Ça vous arrivait souvent quand vous étiez porte-parole
05:12de la jeune garde antifasciste ?
05:14Toute personne qui vient questionner l'extrême droite,
05:16qui vient s'intéresser, visibiliser leur violence
05:19et leur méthode, etc.,
05:20et sont sujets à de potentielles violences de l'extrême droite.
05:22Au point que vous avez dû déménager plusieurs fois,
05:24j'ai lu, à Lyon.
05:25Oui, tout à fait, j'ai déménagé plusieurs fois.
05:26Mes parents aussi ont été la cible,
05:27directement, de menaces de l'extrême droite.
05:29C'était dans l'entre-deux-tours, en 2022,
05:31lorsque Marine Le Pen pouvait accéder au pouvoir.
05:33Des gens sont venus sonner chez mes parents
05:35pour leur signifier qu'on savait où ils habitaient.
05:38Le nom que vous portez aujourd'hui en tant que député
05:39n'est pas votre vrai nom ?
05:41Oui, c'est ça.
05:42Et c'est lié à cet engagement-là ?
05:43C'est lié à ça.
05:44Sans rentrer dans une parano totale,
05:50lorsqu'on s'engage contre l'extrême droite.
05:51Alors, on vient de voir les images de votre agression
05:53par des militants d'extrême droite,
05:55mais vous, quel est votre rapport à la violence en politique ?
05:59Il est simple, c'est qu'en réalité,
06:00et d'ailleurs, c'est le rôle de l'antifascisme,
06:02c'est une réponse à l'extrême droite.
06:04C'est-à-dire, ce n'est pas un hasard
06:05si tous les groupes antifascistes existent
06:06là où des groupuscules d'extrême droite
06:08mènent des actions violentes,
06:10ont des locaux néo-nazis comme à Lyon, etc.
06:13Je vais vous prendre un exemple très bête.
06:15La marche des fiertés était interdite de passage
06:17dans certains quartiers à Lyon.
06:18Pour une simple et bonne raison,
06:20c'est la préfecture qui le disait
06:21que ça allait exciter les militants d'extrême droite.
06:23Je ne sais pas si on se rend compte un peu du niveau
06:24qu'avait réussi un peu à imposer l'extrême droite
06:27dans les rues lyonnaises,
06:29au point que la marche des fiertés
06:30ne pouvait pas circuler dans certains quartiers.
06:32On parle souvent de quartiers perdus de la République.
06:34Là, ça en était un, en l'occurrence.
06:36Et donc, effectivement, on a dû s'organiser.
06:38La pratique du service d'ordre, en réalité,
06:40qui n'est pas une invention de la jeune garde
06:41ni des militants antifascistes,
06:43qui est de repousser lorsqu'il y a des attaques,
06:45notamment de l'extrême droite.
06:46Et donc, oui, de ce point de vue-là,
06:47on a dû, des fois, s'engager aussi physiquement,
06:49et ça a été mon cas, et je ne m'en suis jamais caché,
06:52à défendre des manifestations, des rassemblements,
06:54des locaux progressistes, des récoltes alimentaires, peu importe.
06:57Vous appelez ça, enfin, la jeune garde antifasciste
06:59appelle ça l'autodéfense populaire.
07:01Tout à fait.
07:01Mais est-ce que ce n'est pas une façon de légitimer la violence
07:05en disant, ce n'est pas moi qui ai commencé,
07:07c'est les autres, regardez, nous, on ne fait que se défendre ?
07:09Non, parce que si on avait, j'en sais rien,
07:13si on était dans une activité, effectivement, violente,
07:15notre activité militante, etc.,
07:17ça pourrait poser question.
07:18Le seul fait, c'est qu'on existe parce que, justement,
07:20il y a des milices d'extrême droite.
07:21Comme je vous le disais, la jeune garde s'est créée en 2018.
07:23Ça faisait depuis 2011 qu'il existait des locaux néo-nazis
07:25dans notre ville.
07:26Et ce n'est pas depuis la jeune garde
07:27que l'extrême droite est violente.
07:28Et d'ailleurs, vous observerez qu'aujourd'hui,
07:30il n'y a plus de locaux d'extrême droite à Lyon.
07:32C'était une autre bataille.
07:33Il y en avait cinq de locaux d'extrême droite publics
07:35extrêmement violents.
07:36Aujourd'hui, il n'y en a plus.
07:38Grâce à notre travail antifasciste,
07:39ce n'est pas la question que de l'autodéfense.
07:41C'est des manifestations, c'est des pétitions,
07:42c'est de la visibilisation de leur violence.
07:44On a obtenu la fermeture de ces locaux.
07:46Aujourd'hui, il n'y a quasiment plus de violence
07:47de l'extrême droite à Lyon.
07:48Qu'est-ce qui vous a politisé, vous, personnellement ?
07:51C'est l'extrême droite.
07:58Un lourd handicap, du coup, ce rapport-là aussi,
08:01être aidant dans sa famille, etc.
08:02Forcément, ça donne un rapport à la société,
08:04un rapport aux autres, un rapport à l'empathie,
08:06à tout ce qu'on veut, qui forcément, je pense, influe.
08:09Mais après, pour reprendre l'engagement plus militant,
08:11on va dire ça comme ça, ça a été l'extrême droite à Lyon.
08:14Je vous en parlais il y a quelques instants.
08:15En 2010, il y a le mouvement des retraites
08:18contre la réforme de Sarkozy en 2010.
08:20À cette époque-là, je suis au collège encore.
08:22Ma mère se rend dans les cortèges syndicaux.
08:23Je me rends aussi avec des jeunes amis
08:25dans ses premières manifestations.
08:27Et on a 300 à 400 militants néo-nazis.
08:29Il y a encore les images sur Internet
08:30qui attaquent des gens pour leur couleur de peau
08:33ou pour leur religion supposée ou que sais-je,
08:35pour leur orientation sexuelle, bref,
08:36tout ce qu'ils n'aiment pas.
08:38Et aussi les cortèges syndicaux.
08:39C'est d'une violence inouïe.
08:41On a une police qui est, disons, passive face à ces attaques.
08:44Je vois ça sous mes yeux.
08:46Je suis au collège, j'étudie le nazisme.
08:48Je me dis qu'a priori, c'est quand même pas
08:49une très bonne idée politique
08:51qu'on pourrait se faire de la société, etc.
08:55Et là, je me retrouve face à des milices néo-nazis
08:57dans les rues armées qui courent après des gens
08:58et qui font des saluts nazis sous nos yeux.
09:01Il y a un peu un truc d'orgueil de me dire
09:02que ce n'est pas possible.
09:03Je ne veux plus jamais que ça arrive.
09:05Je ne veux plus voir ça sous mes yeux.
09:06Des autocollants à l'effigie de Klaus Barbie ou que sais-je.
09:09C'était impossible.
09:10Voilà d'où vient mon engagement.
09:11Votre première candidature législative
09:13s'est faite en 2022 à Lyon,
09:14sous les couleurs du NPA,
09:15le nouveau parti anticapitaliste.
09:17On peut être à la tête d'un groupe
09:19antifasciste et anticapitaliste
09:20et en même temps s'inscrire dans le jeu
09:22des institutions, des partis politiques.
09:25Moi, je vous avoue que j'étais
09:26et je reste très vigilant
09:28dans la politique électoraliste,
09:31très institutionnelle, etc.
09:32Parce qu'on sait très bien
09:33que les institutions aussi
09:36sont généralement au profit
09:37des gens qui sont déjà au pouvoir,
09:39sont des fois cadenassés, etc.
09:41C'est-à-dire que vous fixez une limite
09:43à votre participation à ce jeu des institutions ?
09:46En tout cas, lorsque je suis avec des personnes,
09:48parce que c'est du collectif, évidemment,
09:49ce n'est pas moins individuellement,
09:50lorsque je suis avec des personnes
09:51qui ont vraiment vocation
09:52à faire changer les choses,
09:54qui ne vont pas infléchir
09:54sur leurs lignes politiques,
09:56qui ne sont pas corruptibles,
09:58entre guillemets,
09:58j'ai envie de dire ça comme ça,
10:00alors oui, je pense qu'il y a un intérêt
10:01effectivement à mettre un pied aussi
10:03dans ces institutions,
10:04dans cette bataille politique-là,
10:07parce que j'estime que la démocratie
10:08ne s'estime pas seulement
10:09dans les institutions
10:10qui lui seraient accordées,
10:11qui lui seraient d'office légitime.
10:13Je pense que la démocratie,
10:14elle a deux sens
10:14lorsqu'elle s'exprime partout,
10:16lorsque les gens s'engagent
10:17dans des collectifs,
10:18dans des associations,
10:18dans des agoras populaires,
10:20peu importe.
10:20Alors c'est finalement en 2024,
10:22à Avignon,
10:22que vous avez été élu député.
10:24Vous êtes un des seuls, à gauche,
10:25à avoir battu une députée sortante
10:27du Rassemblement national.
10:28Est-ce que cette victoire
10:29que vous avez obtenue dans les urnes,
10:31elle ne vaut pas toutes les victoires
10:32que vous avez pu obtenir dans la rue ?
10:35Moi, je dirais que c'est une continuité.
10:36C'est une immense victoire
10:37qu'au même moment,
10:39d'ailleurs je vous parlais tout à l'heure
10:40des locaux d'extrême droite
10:41qu'on a réussi à faire fermer un par un,
10:43au même moment où on gagne
10:44cette victoire face au Rassemblement national
10:47dans le Vaucluse.
10:48On gagne aussi le fait qu'à Lyon,
10:49il n'y a plus de locaux d'extrême droite.
10:50Pour moi, je vous avoue
10:51que c'était une fierté immense.
10:53C'est-à-dire que ça fait des années
10:53qu'on mène ces combats
10:54et c'est à nouveau des fois,
10:56effectivement,
10:56une violence aussi politique
10:57en face dure.
10:59On savait,
11:00lorsqu'on s'engage contre l'extrême droite,
11:01que ça va être dur
11:01et que ça va être violent,
11:02malheureusement.
11:03Mais ouais,
11:04c'est une très belle victoire
11:06et surtout,
11:07vous savez,
11:08on pourrait un peu se reposer
11:09sur nos acquis.
11:10Ça m'a donné encore plus
11:12envie d'avoir des victoires.
11:13La problématique,
11:14c'est qu'en réalité,
11:15je suis un petit point rouge
11:16au milieu de députés
11:17Rassemblement national
11:18partout autour de nous
11:18et j'ai envie
11:19qu'on aille prendre
11:20circonscription par circonscription,
11:22commune par commune
11:23et qu'on libère un peu la Provence,
11:26j'ai envie de dire ça comme ça.
11:27Et à l'Assemblée,
11:28votre principal adversaire,
11:29c'est le Rassemblement national.
11:30Comment ça se passe ?
11:31Vous croisez des députés du RN
11:33dans les couloirs tous les jours.
11:35Comment ça se passe ?
11:36Encore une fois,
11:37moi, je suis antifasciste
11:38donc je m'adapte
11:38à ce qu'on a en face.
11:40Pour l'instant,
11:41ils se tiennent relativement sages
11:42même s'évidemment,
11:43il y a beaucoup de provocations
11:44dans les paroles.
11:45Il y a aussi parfois
11:46un peu des mots durs, etc.
11:50J'en reste là.
11:52Donc, je suis effectivement
11:53à la même échelle.
11:54Je me bats dans l'hémicycle,
11:55en commission.
11:56Je ne lâche rien.
11:56Par contre, sur la ligne,
11:57c'est ça qui est intéressant.
11:58Je pense que délire
11:59des personnalités comme nous
12:00et je pense que c'est ce qui a
12:02beaucoup rassuré aussi
12:02dans cette élection.
12:03Si j'ai gagné,
12:04ce n'est pas non plus un hasard.
12:05Alors évidemment,
12:05c'est le fruit d'une dynamique nationale
12:06qui me dépasse moi
12:08en tant qu'individu,
12:08mais c'est tout ce que j'incarnais.
12:10On parle beaucoup
12:10de lutte contre l'extrême droite
12:11à chaque fois en période électorale.
12:12On a d'ailleurs tout un tas
12:13de députés ou de personnalités politiques
12:15qui tout à coup s'affolent
12:16de l'extrême droite
12:16au moment où il y a le scrutin
12:18parce qu'ils savent qu'aujourd'hui
12:19la majorité des Français
12:20rejettent l'extrême droite.
12:21C'est un combat de tous les jours
12:22et ils savent qu'on ne va pas
12:24s'enfléchir devant l'extrême droite.
12:25On va conclure l'émission
12:26avec notre quiz.
12:27Vous allez devoir compléter
12:28les phrases que je vais vous proposer.
12:30quand l'Olympique de Marseille
12:31joue contre l'Olympique lyonnais.
12:35Eh bien, je ne dirais pas.
12:38Pourquoi ?
12:39Vous n'osez pas ?
12:39Je suis fan de foot en tout cas.
12:42Vous n'avez pas une petite préférence
12:43pour Marseille quand même ?
12:45Je dirais que je suis très attentif
12:46à ce que les tribunes
12:47restent antifascistes
12:48et restent un lieu
12:49où chacun et chacune
12:49puisse se retrouver
12:50et célébrer le football.
12:52Quand on me prend
12:53pour le fils de Bernard Arnault,
12:55ça vous est déjà arrivé ?
12:56Oui, mais bon, ça reste...
12:58Je pense que les gens se doutent
12:59que je ne suis pas le fils
12:59de Bernard Arnault,
13:00mais c'est rigolo, disons.
13:02À l'opposé.
13:03Enfin, de tous mes tatouages,
13:04le plus important est...
13:07Je dirais celui
13:09des brigades internationales
13:10de la guerre d'Espagne.
13:13L'alliance antifasciste
13:14entre les républicains,
13:15les communistes et les anarchistes
13:16dans ce combat contre le fascisme.
13:18Merci beaucoup, Raphaël Arnault,
13:20d'être venu dans La Politique et moi.
13:21Merci.
13:29Sous-titrage Société Radio-Canada
13:34Sous-titrage Société Radio-Canada
13:36Sous-titrage Société Radio-Canada
13:39Sous-titrage Société Radio-Canada
13:40Sous-titrage Société Radio-Canada
13:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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