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  • il y a 3 mois
Le « Tchernobyl volant » est le surnom donné au missile russe 9M730 Bourevestnik, un missile de croisière à propulsion nucléaire présenté par Vladimir Poutine. Il utilise un réacteur nucléaire pour sa propulsion, ce qui lui donnerait une portée quasi illimitée. Il pourrait aussi transporter une tête nucléaire et voler à basse altitude pour éviter les radars.

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Transcription
00:00Votre choix Elsa Vidal, on va reparler de Vladimir Poutine, le président russe a annoncé hier soir le test d'un nouveau missile nucléaire.
00:07Alors je vais me lancer, Bourevestnik, capable de voler sur 15 000 kilomètres, c'est une manière de capter l'attention de Donald Trump ?
00:15Oui, c'est une manière assez éprouvée, on en a vu de nombreux exemples depuis le début de la guerre.
00:21Vladimir Poutine aime beaucoup quand il n'est pas au centre de la négociation, utiliser la peur pour faire revenir vers lui toute l'attention de son homologue.
00:30Et jusque-là, il avait eu un certain succès, et surtout, cette annonce a eu lieu dimanche.
00:36Dimanche, pourquoi ? Parce que samedi, la veille, il avait été confronté à une forme de désamour de la part de Donald Trump.
00:44Donald Trump qui disait ne pas souhaiter vouloir perdre son temps dans une conversation sans fin, même s'il avait toujours une excellente relation avec Vladimir Poutine.
00:52Elle avait débouché sur rien, elle était donc très décevante.
00:56Et donc le lendemain...
00:57La réponse dimanche.
00:58La réponse du président russe, par un mode de communication politique à la télévision, en chef de guerre, treillis à l'appui,
01:07il est venu réaffirmer que le bourrévesnik, l'oiseau porteur de tempête...
01:14Bourrévesnik, ça veut dire oiseau porteur de tempête ?
01:17Donc un oiseau mythique, que c'était donc un missile unique, qu'il était absolument inarrêtable, et qu'il avait une portée illimitée.
01:29Ce qui faisait trembler, en principe.
01:31Missile à propulsion nucléaire capable, on le disait, de parcourir 14-15 000 kilomètres.
01:36Ce missile est-il une menace pour nous ?
01:39Alors, réponse en deux temps de mon côté.
01:40Politiquement, oui.
01:42Politiquement, ça témoigne quand même, ce lancement en grande pompe à la télévision en uniforme,
01:48d'une crispation dans les relations de la Russie avec l'Occident,
01:51d'une crispation qui va vers un affrontement armé.
01:54Et c'est d'ailleurs ce que nous dit, à mot à peine couvert, Dmitry Peskov.
01:59La Russie œuvre sans relâche pour assurer sa propre sécurité.
02:04Le développement de nouveaux systèmes d'armes s'inscrit précisément dans le cadre de cette mission.
02:10Assurer la sécurité est un enjeu vital pour la Russie,
02:13notamment dans le contexte du sentiment militariste que nous entendons actuellement,
02:18principalement de la part des Européens.
02:21Eh oui, si la Russie s'arme à nouveau, c'est de la faute des Européens,
02:25parce que nous sommes dangereux pour la Russie.
02:27Donc le climat n'est pas bon.
02:29Maintenant, militairement parlant,
02:30militairement parlant, le bourré Viesnik est unique, c'est vrai.
02:35Ce n'est pas nécessairement le signe qu'il soit meilleur que les missiles développés par les autres.
02:39Parce que la question des missiles à longue portée,
02:42avec finalement un carburant nucléaire, c'est de ça dont il s'agit,
02:45eh bien tout le monde y a pensé dans les années 70,
02:48et les Américains ont jeté l'éponge.
02:50On va se dire, non, en fait, c'est beaucoup trop dangereux.
02:52C'est dangereux de le tester, c'est dangereux de le développer,
02:55et ça peut être dangereux à l'usage.
02:56C'est pour ça qu'on l'appelle le Tchernobyl volant à la place du kérosène.
03:00Vous avez de l'uranium, un combustible quand même nucléaire,
03:03et à l'usage, il y a eu quand même plusieurs accidents,
03:0613, le dernier en 2019, qui a contaminé très largement toute une région,
03:12et tué cinq hommes sur une base militaire.
03:14Mais en fait, l'essentiel de ce missile n'est pas là.
03:17Non, l'essentiel de cette histoire de missiles,
03:20c'est dans la réponse de Donald Trump à Vladimir Poutine,
03:23et je pense qu'elle doit être notée parce qu'elle est unique, à mon sens, et à ce jour.
03:27L'essentiel, c'est bien que Donald Trump, jusque-là plutôt sensible à l'argument nucléaire,
03:31comme Joe Biden, c'est un homme de la guerre froide, et il a craint longtemps la guerre nucléaire,
03:36et bien cette fois-ci, Donald Trump, il a répondu de manière plutôt froide et inflexible,
03:41dans Air Force One, à la proposition de guerre nucléaire, finalement, ou d'escalade de Vladimir Poutine.
03:49Je ne pense pas que la déclaration de Vladimir Poutine soit appropriée.
03:53Il devrait plutôt mettre fin à la guerre.
03:55Une guerre qui aurait dû durer une semaine, et qui en est maintenant à sa quatrième année.
03:59C'est ce qu'il devrait faire au lieu de tester des missiles.
04:03Et on peut comprendre...
04:04Cause toujours.
04:05Cause toujours, et on pourrait rêver que cette fermeté un peu nouvelle face à Vladimir Poutine
04:10puisse durer un peu plus qu'une semaine, ou deux semaines.
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