00:00Revenons sur ces gardes à vue, puisqu'on le rappelle, elles peuvent durer jusqu'à 96 heures.
00:07C'est jusqu'à mercredi.
00:09Quelles sont les méthodes d'interrogatoire ?
00:12On sait que c'est filmé.
00:13Oui, c'est filmé puisqu'on est en matière criminelle.
00:16Chaque suspect est interrogé séparément.
00:18Il peut y avoir une confrontation ou des confrontations, si besoin, au cours des gardes à vue.
00:23Ils ont chacun un avocat s'ils le souhaitent, soit un avocat de mise d'office.
00:26On sait s'ils vont un avocat ?
00:27On ne le sait pas encore tout à fait.
00:30Soit un avocat commis d'office, soit, comme ils sont déjà connus, ils peuvent éventuellement rappeler leur avocat qui les avait assistés dans différentes affaires précédentes.
00:39Généralement, on fait une première audition un peu de grande identité, où on va poser des questions à la personne sur son parcours, sur son environnement.
00:47Ça, c'est vraiment le cadre, on va dire, théorique.
00:50On peut imaginer quand même que là, les enquêteurs vont aller assez vite sur les faits.
00:55Hier, les hommes qui ont été interpellés savent très bien pourquoi ils ont été interpellés.
00:58Je pense qu'on ne va pas passer deux jours sur leur parcours universitaire et savoir ce qu'ils ont fait.
01:03Ça veut dire qu'on est sur quel ton avec eux ?
01:04J'imagine que ma question est peut-être un peu compliquée, mais on est sur quel ton ?
01:07Est-ce qu'on tente différentes méthodes ?
01:10On ne va pas dire bad cop, good cop, mais Bruno Pombard ?
01:14Non, mais il y a toute une technique qu'on habitue de ces enquêteurs, rentrer dans l'empathie avec les individus, de ne pas les brusquer nécessairement.
01:22Comme ils sont connus, ils savent que ce sont des grands bandits, donc évidemment, ils sont habitués à avoir affaire à la police.
01:28Donc, il y a tout un jeu de rôle entre l'enquêteur et le délinquant.
01:32C'est des choses qui sont, voilà, c'est une véritable technique d'approche, évidemment, pour essayer de ressortir un maximum d'informations.
01:40Et là, ils ont une carte maîtresse, c'est qu'ils ont l'ADN.
01:42Ils ont cet ADN dont on a parlé, qui a permis visiblement de remonter le fil et d'arrêter ces deux suspects.
01:48Sans doute que cet ADN, apparemment, dont on nous dit qu'il est déterminant, appartient à l'un des deux hommes.
01:52C'est un élément important.
01:53Ce n'est pas une vague d'interpellations.
01:55On en interpelle dix et dans le lot, il va falloir essayer de trouver qui a fait quoi.
01:59Là, c'est très ciblé.
02:00Sans doute qu'ils ont été pris par le temps, les hommes de la BRI, donc il a fallu aller vite, mais qu'ils les suivaient depuis plusieurs jours.
02:07Donc ensuite, l'interrogatoire, il va assez vite se resserrer et ils ont, avec eux, nous, on sait qu'ils ont cet ADN.
02:12Peut-être ont-ils d'autres éléments de la vidéosurveillance, des écoutes, des témoignages, des gens qui ont parlé, qui ont peut-être balancé des noms, etc.
02:18Et ça, en fait, ils abattent leur carte une à une, mais l'ADN, c'est vraiment une carte maîtresse pour les enquêteurs.
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