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  • il y a 5 mois
Les deux suspects interpellés n'étaient pas au même endroit, selon les informations de BFMTV. L'un se trouvait à Aubervilliers. L'autre a été arrêté par la BRI à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle samedi soir vers 20 heures, en zone poste frontière. Il avait donc passé les contrôles de la police aux frontières. Les deux hommes étaient dans le radar des enquêteurs depuis plusieurs jours.

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Transcription
00:00Revenons sur ces gardes à vue, puisqu'on le rappelle, elles peuvent durer jusqu'à 96 heures.
00:07C'est jusqu'à mercredi.
00:09Quelles sont les méthodes d'interrogatoire ?
00:12On sait que c'est filmé.
00:13Oui, c'est filmé puisqu'on est en matière criminelle.
00:16Chaque suspect est interrogé séparément.
00:18Il peut y avoir une confrontation ou des confrontations, si besoin, au cours des gardes à vue.
00:23Ils ont chacun un avocat s'ils le souhaitent, soit un avocat de mise d'office.
00:26On sait s'ils vont un avocat ?
00:27On ne le sait pas encore tout à fait.
00:30Soit un avocat commis d'office, soit, comme ils sont déjà connus, ils peuvent éventuellement rappeler leur avocat qui les avait assistés dans différentes affaires précédentes.
00:39Généralement, on fait une première audition un peu de grande identité, où on va poser des questions à la personne sur son parcours, sur son environnement.
00:47Ça, c'est vraiment le cadre, on va dire, théorique.
00:50On peut imaginer quand même que là, les enquêteurs vont aller assez vite sur les faits.
00:55Hier, les hommes qui ont été interpellés savent très bien pourquoi ils ont été interpellés.
00:58Je pense qu'on ne va pas passer deux jours sur leur parcours universitaire et savoir ce qu'ils ont fait.
01:03Ça veut dire qu'on est sur quel ton avec eux ?
01:04J'imagine que ma question est peut-être un peu compliquée, mais on est sur quel ton ?
01:07Est-ce qu'on tente différentes méthodes ?
01:10On ne va pas dire bad cop, good cop, mais Bruno Pombard ?
01:14Non, mais il y a toute une technique qu'on habitue de ces enquêteurs, rentrer dans l'empathie avec les individus, de ne pas les brusquer nécessairement.
01:22Comme ils sont connus, ils savent que ce sont des grands bandits, donc évidemment, ils sont habitués à avoir affaire à la police.
01:28Donc, il y a tout un jeu de rôle entre l'enquêteur et le délinquant.
01:32C'est des choses qui sont, voilà, c'est une véritable technique d'approche, évidemment, pour essayer de ressortir un maximum d'informations.
01:40Et là, ils ont une carte maîtresse, c'est qu'ils ont l'ADN.
01:42Ils ont cet ADN dont on a parlé, qui a permis visiblement de remonter le fil et d'arrêter ces deux suspects.
01:48Sans doute que cet ADN, apparemment, dont on nous dit qu'il est déterminant, appartient à l'un des deux hommes.
01:52C'est un élément important.
01:53Ce n'est pas une vague d'interpellations.
01:55On en interpelle dix et dans le lot, il va falloir essayer de trouver qui a fait quoi.
01:59Là, c'est très ciblé.
02:00Sans doute qu'ils ont été pris par le temps, les hommes de la BRI, donc il a fallu aller vite, mais qu'ils les suivaient depuis plusieurs jours.
02:07Donc ensuite, l'interrogatoire, il va assez vite se resserrer et ils ont, avec eux, nous, on sait qu'ils ont cet ADN.
02:12Peut-être ont-ils d'autres éléments de la vidéosurveillance, des écoutes, des témoignages, des gens qui ont parlé, qui ont peut-être balancé des noms, etc.
02:18Et ça, en fait, ils abattent leur carte une à une, mais l'ADN, c'est vraiment une carte maîtresse pour les enquêteurs.
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