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  • 3 months ago
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00:00aux journées internationales de la fille en ce 11 octobre.
00:03Elles sont un peu plus d'un milliard Ă  travers le monde,
00:06trop souvent touchées de manière disproportionnée, dit l'ONU,
00:09par les crises mondiales, qu'elles soient liées au climat, au conflit ou encore à la pauvreté.
00:14Une génération dont les droits sont encore trop souvent bafoués,
00:17ce qui ne leur permet pas de leur faire entrevoir un avenir prometteur.
00:20Zoom ce soir sur la situation des filles en Afghanistan à cet égard catastrophique.
00:25Le retour des talibans au pouvoir il y a un peu plus de quatre ans
00:28a été synonyme d'application ultra-rigoriste de la charia
00:31et d'un retour en arrière brutal pour ce qui est des droits des femmes
00:34et donc des filles, privées d'école à partir de la sixième,
00:37bannies des salles de sport ou encore des parcs.
00:39Un panel de restrictions qui les exclut de fait,
00:42les efface mĂŞme de la vie publique et les confine Ă  leur domicile
00:46dont elles ne peuvent même plus désormais ouvrir les fenêtres.
00:49On en parle ce soir avec Mursal Sayas, journaliste afghane,
00:52défenseur des droits humains et fondatrice de l'association Femmes au-delà des frontières,
00:57également autrice de Qui entendra nos cris,
01:0010 témoignages de femmes d'Afghanistan aux éditions de l'Observatoire.
01:04Bonsoir Mursal Sayas, merci beaucoup d'ĂŞtre ce soir avec nous sur France 24
01:08et je précise que vous êtes réfugiée à Paris depuis quatre ans,
01:11donc depuis le retour au pouvoir justement des talibans.
01:14C'est un véritable apartheid de genre qui s'est installé en Afghanistan.
01:19Merci beaucoup pour m'inviter ici ce soir.
01:21C'est vraiment un grand honneur pour moi d'être ici et parler dans cet événement
01:25pour les filles et femmes en Afghanistan.
01:28C'est très important pour parler de tout ça en Afghanistan.
01:31C'est très triste de le dire, mais maintenant,
01:34les petites filles en Afghanistan, elles ont peur de grandir.
01:37Elles ont vraiment, il faudrait rester petites jusqu'Ă  ce possible
01:40parce qu'elles savent bien que devant elles, il n'y a pas de futur,
01:45il n'y a pas de lumière, il n'y a rien.
01:48Un apartheid de genre, quand ils sont devenus 13 ans, 12 ans, 4 ans,
01:52tout est fermé pour eux et ils doivent rester à la maison,
01:56même pas d'accès à les parcs, les gyms, les écoles, rien de tout,
02:01tout est fermé.
02:03Donc c'est trop triste de dire, les filles que je parle avec en Afghanistan,
02:09les filles de mes proches, mes amis,
02:12elles ont vraiment peur de grandir.
02:14Ça, c'est catastrophique.
02:15Donc privé d'école à partir de 12 ans.
02:17Ă€ partir de 12 ans, un enfant qui pense,
02:20comment je peux grandir dans ce pays déçu des Télépans
02:22et être une jeune femme comme ma mère,
02:26comme les autres filles, comme mes soeurs,
02:27qu'ils ont resté à la maison sans espoir, sans futur,
02:31que faire les ménages, que cuisine,
02:33qu'être insultée par les régimes,
02:36par mĂŞme les hommes de famille.
02:39Donc ça, c'est trop triste la situation, c'est grave.
02:41Chaque jour, ça a dû venir pire en pire.
02:43Le hijab est porté de manière ultra stricte,
02:46imposé ainsi par l'État du Liban.
02:49Certains mots-là disent même désormais qu'une femme,
02:51qu'une fille, donc, n'a plus besoin que d'un seul œil pour voir.
02:56On en est lĂ  ?
02:56On entend beaucoup de choses comme ça aujourd'hui,
02:59parce que les Télépans, ils provoquent la société contre les femmes et les filles.
03:04Ce n'est pas que l'État qui met les violences très systématiques contre les femmes,
03:09mais quand même, ils provoquent la société contre les femmes.
03:12Chaque vendredi après la prière,
03:18les moulins dans les mosquées,
03:19ils annoncent les choses vraiment n'importe quoi,
03:22comme dire pourquoi vous allez acheter une machine Ă  laver,
03:25et si vous avez acheté une machine à laver,
03:28les femmes ont beaucoup de temps pour penser, pour réfléchir,
03:30pour faire d'autres choses.
03:31Donc, n'achète pas les machines à laver,
03:34laisse les femmes dans les difficultés
03:37pour faire toutes les affaires à la maison très, très difficilement.
03:40Donc, comme ça, ils ne peuvent pas avoir le temps pour réfléchir,
03:44pour lire, pour parler, pour discuter
03:46et partager les histoires avec les autres femmes.
03:48Aussi, pourquoi les femmes n'ont pas besoin de deux œufs
03:52pour voir les choses ?
03:54Un seul œil, c'est suffisant.
03:56On entend beaucoup de choses dans ce genre,
03:59dans les mosquées aujourd'hui,
04:01et aussi même dans les écoles pour les petits garçons.
04:08La semaine dernière,
04:10les talibans ont enlevé 51 leçons
04:13de les manuels scolarisés,
04:15scolarisés, toutes les leçons qui étaient dépendantes,
04:18ou au moins parler ou avoir les mots de les femmes,
04:23les droits du mal, les droits de...
04:25Donc, on voulait voir disparaître ?
04:27Disparait.
04:27Jusqu'au manuel scolaire ?
04:28Exactement.
04:29Et ils ont enlevé tout ce qui dépend de la paix,
04:32la liberté et les femmes.
04:35Alors, les petites filles, on l'a dit,
04:36subissent ces restrictions Ă  partir de l'adolescence.
04:39À quoi est-ce qu'elles consacrent leur journée désormais ?
04:43Les petites filles de vos amis auxquelles vous faisiez référence,
04:47qu'est-ce qu'elles font du coup désormais dans la sphère domestique ?
04:50Parfois rien, parfois vraiment.
04:52Qu'est-ce qu'elles peuvent faire ?
04:53Les mères qu'elles ont à la maison,
04:54sans travail, sans ses droits,
04:57et les filles, elles ne sont pas un modèle devant eux
05:00qui travaille, qui est allé à l'école,
05:02qui fait les autres choses.
05:03Elles ont tout ce qu'elles voient à l'extérieur.
05:07Les petites filles, elles voient ces violences.
05:10C'est que la violence et que la restriction.
05:12Pas autre chose.
05:13Avec des conséquences en cascade aussi,
05:15nous disent plusieurs ONG,
05:16notamment les mariages forcés dès l'adolescence
05:19et puis des grossesses précoces.
05:21Oui, les statiques sur les violences domestiques
05:25et surtout sur mariages forcés et mariages,
05:28les enfants sont augmentés énormément.
05:31MĂŞme de vendre des enfants au nombre de mariages,
05:35c'est augmenté énormément.
05:37Alors, parmi les mesures les plus récentes
05:39prises par les talibans ces dernières semaines,
05:41coupure d'Internet régulière,
05:44coupure aussi du téléphone, tout simplement,
05:46mais aussi beaucoup de restrictions
05:47sur des réseaux sociaux très utilisés par la jeunesse,
05:51notamment Facebook, Instagram, Snapchat.
05:53Tout cela aggrave encore l'isolement de ces jeunes filles ?
05:57Pour nous et les filles en Afrique Ă  l'instant,
06:01pour tout le monde, trois jours sans Internet et sans connexion,
06:04c'était un autre choc assez grand que le pouvoir de talibans.
06:09Quand ils sont arrivés, c'était vraiment le même choc.
06:12Toutes les relations avec l'extérieur et l'intérieur étaient coupées,
06:15mĂŞme dans le pays.
06:16Après, quand ils étaient ouvertes et on avait accès,
06:19tout le monde était en choc et ils pensaient,
06:22qu'est-ce qu'on peut faire ?
06:23Le minimum de choses que les femmes peuvent faire lĂ -bas,
06:26c'est prendre l'école en ligne,
06:28apprendre les choses en ligne
06:30et avoir les relations avec les autres personnes
06:33à l'extérieur du pays
06:35et comme une petite fenĂŞtre
06:37pour se connecter dans le monde entier,
06:40mais c'était fermé aussi.
06:41Maintenant, aujourd'hui, c'est vraiment...
06:43Ça affecte beaucoup de choses,
06:45même les filles qui ont commencé,
06:48les petites entrepreneurs, par exemple,
06:53les petits travaux qui vendent ces affaires en ligne,
06:57même ça s'est fermé avec les Snapchat et Facebook, Instagram.
07:00Ils ont perdu mĂŞme ce petit espoir qu'ils avaient.
07:03Autre événement qui a fait l'actualité,
07:06malheureusement, en Afghanistan,
07:08fin août, c'était ce terrible tremblement de terre
07:10qui a fait au moins 2 200 morts et 4 000 blessés.
07:13MĂŞme durant cette catastrophe naturelle,
07:14les femmes et les filles ont été discriminées ?
07:18Exactement.
07:19Imaginez une fille qui a ses règles dans cette situation.
07:22Je suis en train de travailler avec un journaliste
07:25sur un documentaire sur l'Afghanistan,
07:27en l'Ouest du pays,
07:29qui a rapporté les conséquences de tremblement
07:33et les coupes d'aide américaine.
07:36Ça, c'est un cauchemar de voir toutes les filles et les femmes.
07:39Elles ont disparu et les aides sont partagées
07:42et distribuées entre les hommes et les petits-enfants,
07:46les garçons.
07:47Donc, les femmes n'ont pas...
07:48Donc, elles ont été moins secourues ?
07:50Exactement.
07:51Et moins soignées aussi dans les hôpitaux ?
07:52Moins soignées.
07:53Mais il n'y a pas d'hĂ´pitaux.
07:56C'est difficile de dire, mais il n'y a pas d'hĂ´pitaux.
07:59Mais elles n'ont pas le droit de parler avec les hommes.
08:02En tout cas, moins prise en charge par les équipes de secours.
08:03Exactement.
08:03Elles ne peuvent pas parler avec les hommes.
08:05Elles ne peuvent pas être soignées par les hommes,
08:07par les médecins des hommes.
08:08Et les trôneurs, ça fait quatre ans
08:09qu'on n'a pas même une fille qui finit ses écoles
08:13ou son universitaire.
08:14Donc, tout est fermé.
08:16Et les femmes n'ont pas mĂŞme le droit de toucher par les hommes.
08:20Donc, il y a une surmortalité aussi
08:21liée à cette discrimination.
08:23Oui.
08:23Une grande discrimination, c'est un aparté de genre.
08:26C'est vraiment toutes les...
08:30Exactement comme un aparté de genre.
08:32On ne peut pas définir autrement.
08:34Alors, les pays membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU
08:36ont adopté lundi dernier une résolution
08:38établissant un mécanisme d'enquête sur les crimes
08:41les plus graves commis ces dernières années en Afghanistan.
08:43Par ailleurs, la CPI, la Cour pénale internationale
08:46a aussi émis, début juillet, des mandats d'arrêt
08:48Ă  l'encontre de deux dirigeants talibans
08:51pour persécution des afghanes.
08:53Ce sont des victoires personnelles aussi
08:56puisque vous avez témoigné devant certaines de ces commissions.
08:58Exactement.
08:58Je suis très contente pour ça.
09:00Je suis vraiment contente pour ça.
09:01Toutes mes amies militantes de droits d'humains,
09:03toutes les ONG et diasporas,
09:05on a travaillé beaucoup sur ça dans quatre années dernières.
09:08On a fait beaucoup de témoignages,
09:10beaucoup de documents.
09:11On a donné pour les Nations Unies,
09:13on a parlé plusieurs fois,
09:15même les vidéos de moi et les autres collègues existent
09:17dans les réseaux sociaux,
09:18qu'on a demandé cette mandate ou cet mécanisme.
09:22Maintenant, ça peut fermer les mains de talibans un peu.
09:25Ils ne pensent pas que tout ce qu'ils font lĂ -bas dans le pays,
09:28ils sont libres et personne ne pense à ça.
09:30Je pense que c'est très, très important
09:31pour nous en diaspora et aussi pour le peuple d'Afghanistan.
09:37Malgré tout, vous avez le sentiment que les femmes et les filles afghanes
09:41sont largement oubliées par la communauté internationale ?
09:45Je pense à ça tout le temps.
09:46Tout ce qui est arrivé en 2021 en Afghanistan,
09:50tout le monde est parti et laissé les femmes afghanes et les gens derrière
09:54dans le mât d'un groupe terroristique,
09:58dans un groupe où ils ont tué les gens,
10:00les enfants, les femmes, les civils,
10:02dans les écoles, dans les hôpitaux,
10:04dans les rues, partout dans les 20 ans dernières.
10:07Donc pour nous, c'était un abandonné, bien sûr.
10:10Mais maintenant, c'est nous qui on a plaidoyé beaucoup dans ces 4 ans.
10:14Je pense même que c'est grâce aux plaidoyés
10:16de défenseurs ou défenseurs des droits d'humains
10:20que le monde entier ne reconnaît pas les talibans,
10:23l'état de talibans, comme la Russie a fait déjà.
10:26Donc oui, ça c'est clair pour nous.
10:29Alors vous avez fui vous-mĂŞme le pays il y a 4 ans
10:31lors du retour au pouvoir des talibans.
10:33Dans quelles circonstances est-ce que vous pouvez nous raconter ?
10:36J'ai quitté dans une circonstance horrible,
10:40comme beaucoup d'autres mondes,
10:42comme beaucoup d'autres femmes journalistes,
10:44militantes, écrivaines,
10:47comme toutes les autres,
10:48dans une situation horrible et catastrophique,
10:53dramatique.
10:54Mais maintenant, j'ai les souvenirs avec moi.
10:56Je pense que je vais l'avoir pour tout le temps.
10:58Ce n'est pas quelque chose qui va partir de moi.
11:01Mais heureusement, j'ai la chance maintenant
11:04de parler pour les droits d'humains,
11:05parler pour les filles et les femmes de mon pays
11:08et pour la liberté.
11:10Et dans le cadre de votre carte blanche,
11:13qui est une tradition de nos interviews dans Le Cœur de l'Info,
11:16vous nous avez transmis deux photos dont vous êtes très fière.
11:20Voici donc la première photo avec votre livre,
11:22dans lequel vous faites témoigner 10 femmes d'Afghanistan.
11:26Et puis on va voir apparaître votre deuxième photo carte blanche.
11:29Voilà, vous vous trouvez très fière à côté d'une photo de vous-même
11:34à l'occasion d'une exposition de Reporters sans frontières.
11:37Qu'est-ce que vous souhaitiez nous redire Ă  ce sujet ?
11:41La première photo pour moi, c'est que je suis très fière de ça.
11:45Et j'étais trop fière parce que c'est le premier jour
11:47que j'ai pris mon livre devant un média féminin,
11:51de parler de féminisme, de tout ce que j'ai raconté dans le livre.
11:54Les histoires horribles de les femmes de mon pays,
11:57les violences conjugales, les violences contre les femmes.
12:00C'est parler de violences contre les femmes
12:03et plaidoyer pour la liberté de la femme.
12:05C'est une des bouts de ma vie.
12:08Donc je vais faire ça tout le temps.
12:10Donc j'étais très contente pour ça,
12:11pour avoir cette histoire en document,
12:15pour laisser les autres découvrir et lire
12:19ce qui se passe pour les femmes dans le monde,
12:23dans l'autre côté de le monde.
12:24Pour ça et pour la deuxième photo,
12:28c'est une photo qui est prise par les RSF,
12:30Rapporteurs sans frontières,
12:31qu'ils ont engagé dans un grand rapportage
12:34sur les journalistes qui étaient menacés
12:37ou ils ont subi les violences cyber.
12:41Après, c'était dans une exposition pour 8 mars,
12:44la journée mondiale de les femmes.
12:46Est-ce que vous estimez que la France fait assez
12:48pour accueillir les réfugiés d'Afghanistan
12:50et notamment les femmes ?
12:52La bonne nouvelle, c'est le Corps national d'asile de France.
12:58Ils ont annoncé que toutes les femmes et les filles afghanes
13:01juste pour ĂŞtre afghanes,
13:02elles ont le droit de demander asile en France
13:05et son demande va être acceptée.
13:07Ça, c'est une grande chose, une grande manière
13:09de soutenir les femmes en Afghanistan
13:11ou des femmes d'Afghanes,
13:12même si le mécanisme n'est pas clair,
13:14mĂŞme si les femmes ne peuvent pas venir jusqu'Ă  France facilement
13:18ou avoir les visas humanitaires assez faciles.
13:23Mais surtout, c'était une bonne action de soutenir et solidarité.
13:28Après, dans le pays, c'est trop difficile,
13:32la bureaucratie, c'est trop dur, trop difficile,
13:37beaucoup de discrimination par les peuples à l'extérieur,
13:42dans les systèmes de bureaucratie aussi.
13:48Donc, ça, c'est pas très, très gentil.
13:49Le système n'est pas très gentil et bienveillant.
13:53Bon, ça, ça y est, c'est malgré votre vie aujourd'hui en France
13:57et votre exil forcé, vous gardez le sourire,
13:59vous gardez espoir ?
14:01On n'a pas l'autre choix.
14:03On n'a pas l'autre choix.
14:05Avant-hier, j'étais à Pry-Bayeux
14:07pour parler pour les jeunes lesciens Ă  Bayeux.
14:10Donc, quelqu'un m'a demandé,
14:12il était une fille réfugiée aussi de série,
14:14il m'a dit, comment vous gardez votre sourire ?
14:16La vie n'est pas très facile.
14:18Donc, bien sûr, on a les journées très difficiles aussi.
14:22On a les nuits qu'on pense, ça va passer jamais.
14:26On ne peut pas voir un autre jour peut-ĂŞtre,
14:29mais quand même, je suis très reconnaissante
14:32de tous mes amis que j'ai autour de moi,
14:35surtout le soutien de mes amis féminins,
14:39mes amis, mes amis, mes amis.
14:42Je suis très, très fière et contente de ça.
14:44Ils étaient là-bas pour moi tout le temps,
14:46pour me soutenir.
14:47Après, la vie n'est pas gentille,
14:49donc il faut qu'on trouve les manières de survie
14:52et de continuer notre chemin.
14:54Merci infiniment, Morcel Sayas,
14:56d'ĂŞtre venue ce soir sur France 24
14:58pour nous livrer ce témoignage poignant
15:00sur la vie des femmes et des petites filles en Afghanistan.
15:04Et je rappelle donc votre ouvrage
15:06« Qui entendra nos cris ? »
15:08dit témoignage de femmes d'Afghanistan
15:10aux éditions de l'Observatoire.
15:11Merci encore, Morcel Sayas.
15:12Cet entretien est Ă  retrouver
15:13sur notre site internet et nos réseaux sociaux.
15:16Restez avec nous sur France 24.
15:18Prochain point complet sur l'actualité
15:19dans quelques minutes.
15:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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