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00:01RFI et France 24 présentent Mardi Politique.
00:20Bonsoir et bienvenue dans ce nouveau rendez-vous de Mardi Politique sur France 24 et RFI.
00:25Ce soir avec Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général délégué d'Horizon, le parti créé par Édouard Philippe.
00:32Bonsoir.
00:32Bonsoir.
00:33Et je précise que vous êtes également conseiller de Paris, ça ne sera pas anodin dans l'entretien que nous allons avoir.
00:38Et ancien député, je voudrais qu'on commence par cet incroyable vol de bijoux qui a sidéré tout le monde.
00:45Bijoux historiques qui a eu lieu dimanche matin au musée du Louvre.
00:48On va évidemment évoquer les questions que cela pose sur la sécurité des musées, la sécurité du patrimoine national.
00:54Mais d'abord, qu'est-ce que vous avez éprouvé en apprenant cette nouvelle ?
00:57Certains disent que, d'une certaine manière, chaque Français pourrait presque avoir le sentiment d'avoir personnellement vécu un cambriolage.
01:05On entend aussi parler d'un sentiment d'humiliation.
01:10Est-ce que vous avez ressenti des choses de cet ordre ?
01:13D'abord, on est choqués, puisqu'on apprend ça en allumant sa radio.
01:19On est sidérés et puis on est tristes parce que c'est effectivement notre patrimoine et nous ne sommes que des modestes passeurs.
01:24Et notre rôle, c'est aussi de transmettre tout ce patrimoine.
01:28Et la création d'aujourd'hui sera le patrimoine aussi que nous allons transmettre demain.
01:31Et puis, c'est le musée du Louvre, le plus grand de nos musées, le plus grand au monde.
01:38Ce n'est quand même pas rien.
01:39Et évidemment, après, on se pose des questions et on se demande quelles sont les failles, quels sont les manquements.
01:44Parce que c'est un sentiment d'humiliation, je pense.
01:46Parce que c'est vrai qu'on a le sentiment que ça aurait pu être évité.
01:50C'est vrai qu'apprendre qu'un monte-charge peut monter sur le trottoir, se garer au pied d'une fenêtre en plein jour,
02:00c'est 9h du matin, et ensuite découper une fenêtre à la disqueuse sans réaction rapide, c'est assez sidérant.
02:11Qu'est-ce que ça révèle alors justement comme faille de sécurité ?
02:14Ça révèle effectivement des failles de sécurité.
02:16Et il faudra qu'une enquête administrative, au-delà de l'enquête évidemment de la police pour retrouver des coupables,
02:23l'enquête administrative devra faire toute la lumière et toute la transparence sur les failles de sécurité.
02:28D'abord parce qu'il ne faut pas que ça recommence, et ensuite parce que c'est une humiliation pour la France.
02:34Nous avons fait les titres de tous les journaux du monde, et pas dans de bons termes.
02:39Et il faut rehausser notre niveau de sécurité, il faut protéger nos sites culturels,
02:44il faut protéger nos grands monuments et nos grands musées.
02:48C'est absolument essentiel.
02:49J'avais proposé il y a quelques années d'ailleurs, comme député, en charge des questions culturelles,
02:54qu'on ait à Paris et en France une force spécialisée, comme ça existe en Italie,
02:59pour protéger nos grands musées et nos grands sites culturels.
03:03Les protéger des prédations, des vols, des attaques.
03:06Mais une force fonctionnerait comment ?
03:08Eh bien, elle serait spécialisée, elle serait sur place, donc visible et dissuasive, et aussi réactive.
03:14Elle aurait été sur place, elle aurait pu réagir.
03:17Elle aurait pu réagir.
03:18Mais il y a d'autres dysfonctionnements, manifestement.
03:20Il faudra poser la question du fonctionnement de l'alarme,
03:23il faudra poser la question du nombre de personnel,
03:26de sa formation, du fonctionnement de la vidéoprotection.
03:29Bref, c'est une enquête administrative, de manière transparente et indépendante,
03:33qui doit tirer les conséquences, des manquements et des failles qu'il y a eu, manifestement, en matière de sécurité.
03:39Sur l'hypothèse que certains évoquent, et je précise bien évidemment qu'à ce stade,
03:42rien n'est su et rien ne permet de le dire, mais d'éventuelles complicité interne,
03:47ça, ce n'est pas la justice administrative ?
03:49Non, ça, c'est l'enquête de police qui pourrait le mettre à jour.
03:52L'enquête de police et évidemment le travail de la justice.
03:55Et nous devons faire confiance à la police et à la justice pour mener cette enquête.
03:58D'abord arrêter les responsables et les coupables, et ensuite les juger sévèrement.
04:04On va parler dans quelques instants du budget,
04:06mais est-ce que vous pensez à la lumière de cet événement
04:09qu'il serait pertinent que le projet de loi de finances 2026,
04:14dont l'examen a commencé hier en commission à l'Assemblée,
04:18que ce projet de loi de finances soit modifié pour donner plus de moyens,
04:23renforcer les moyens de sécurité pour le patrimoine ?
04:27Oui, la sécurité c'est important, c'est une chaîne.
04:31Pas que pour le patrimoine d'ailleurs.
04:33Pas que pour le patrimoine, il faut que tous les maillons soient imbriqués.
04:36Donc à Paris, il y a une police nationale, il y a une police municipale,
04:38mais qui doit, on en parlera peut-être tout à l'heure, monter en puissance.
04:41Il faudrait une vraie police municipale, là aussi visible, réactive,
04:44capable de travailler avec les autres partenaires.
04:46Il faut une vidéoprotection, une vidéoprotection qui fonctionne.
04:49Il faut également avoir cette force spéciale, spécialisée dans la protection de nos monuments et de nos grands musées.
04:57C'est ce que je porte comme idée nouvelle pour protéger ces lieux culturels.
05:01Et il faut évidemment aussi être capable de travailler avec les sociétés privées
05:04qui peuvent faire un gros travail de renfort pour assurer évidemment la protection de nos biens.
05:10Est-ce que dans ces failles que vous évoquez, il y a pour vous des responsabilités politiques d'ores et déjà identifiables ?
05:17Écoutez, moi je ne suis pas là pour faire des polémiques, m'attaquer aux personnes.
05:20Je suis là pour que la vérité jaillisse.
05:24Et donc seule une enquête administrative indépendante, avec des faits objectifs,
05:28permettra de dire quelle est la chaîne des responsabilités.
05:30Et ensuite, toutes les conséquences devront être tirées parce que c'est inacceptable,
05:35ça aurait dû être évité.
05:36Il faut augmenter le niveau de sécurité de nos lieux culturels.
05:40de nos grands musées qui sont quand même la vitrine de la France et qui participent de son rayonnement.
05:46Je disais en vous présentant que vous êtes conseiller de Paris que ça n'était pas anodin.
05:49Ça n'est pas anodin en effet puisque vous êtes candidat à la mairie de Paris.
05:54Ce sera votre troisième candidature pour les municipales de mars 2026.
05:58Candidat comme Rachida Dati d'ailleurs, ministre de la Culture.
06:02Est-ce que vous pensez que la mairie de Paris devrait avoir peut-être plus de pouvoir sur les grands musées de la ville ?
06:09Alors d'abord, c'est ma première véritable candidature puisque la première fois, je n'ai pas gagné la primaire.
06:14Et la deuxième fois en 2020, j'ai proposé ma candidature.
06:18Oui, c'est la troisième fois que vous voulez vous présenter.
06:19C'est la troisième fois que je vais vous présenter.
06:21C'est ma première candidature officiellement.
06:23Effectivement, je suis élu de Paris depuis 17 ans et j'ai acquis une vraie légitimité.
06:27Je pense que la ville de Paris doit davantage travailler avec ses partenaires.
06:31Je le disais tout à l'heure, dans toute politique publique, en matière de sécurité, c'est vrai, en tout domaine, attractivité, gestion de la vie quotidienne, il faut savoir travailler avec les autres.
06:39Et un maire, c'est quelqu'un qui fait, c'est quelqu'un qui doit produire de l'efficacité, qui doit trouver des solutions.
06:45Il faut qu'un maire sache travailler avec l'État, avec la région, avec les communes voisines, avec le partenaire privé pour amener les solutions sur tous les problèmes qui se posent à l'échelle d'une ville.
06:54Donc, en matière culturelle, évidemment, Paris doit avoir une politique, une vision, une stratégie, des solutions opérationnelles et permettre aux parisiennes, aux parisiens, aux citoyens venus du monde entier de profiter de Paris,
07:06de son patrimoine, de la création parisienne qui est riche et multiple, très diverse et qui est une chance pour notre rayonnement, mais doit le faire avec tous les partenaires.
07:14La ville doit prendre sa part, mais doit aussi travailler avec les partenaires que sont l'État, mais également les entreprises, le mécénat et tout le partenariat privé.
07:21Restons un instant sur les municipales, Pierre-Yves Bournazel, le parti présidentiel Renaissance est un peu tiraillé entre plusieurs options pour cette échéance,
07:31soit soutenir la candidature de Rachida Dati, soit avoir son propre candidat qui pourrait être l'ancien ministre Clément Beaune, soit encore se ranger derrière votre candidature.
07:42Il semble que depuis quelques jours, l'option qui tienne la corde soit celle d'un soutien à votre candidature. Est-ce que vous le confirmez ?
07:54C'est à renaissance de le dire et je suis...
07:56Oui, mais enfin, j'imagine que les informations que j'ai pu voir ou lire, vous les avez aussi, peut-être même avant qu'elles n'aient été publiées.
08:03Je suis en tout cas très respectueux de partenaires ou de futurs partenaires. Ils sont libres et ils exprimeront leur point de vue au moment où ils le décideront.
08:12Je suis un homme de rassemblement parce que c'est mon caractère, c'est mon tempérament, je sais travailler avec les autres, je tends la main et je souhaite un rassemblement large pour réussir le changement.
08:23Car je pense que Paris a besoin d'un changement. Et ma candidature est une solution. Une solution pour que les Parisiennes et les Parisiens n'aient pas subir le match du passé contre le passé.
08:32Le passé d'une majorité sortante qui est à bout de souffle, qui est là depuis 25 ans, qui a tout donné pour Paris avec, bien sûr, ses réussites et ses échecs,
08:41mais qui a tout donné pour Paris et qui est plutôt dans une logique de conservation du pouvoir, d'héritage plutôt que de préparation de l'avenir.
08:47Et de l'autre côté, une offre qui est datée, une offre qui serait une régression pour Paris. Je veux porter un changement positif.
08:54Je suis élu de Paris depuis 17 ans, j'ai une équipe autour de moi, très compétente. Nous voulons remettre en ordre de marche Paris, remettre de l'ordre dans les comptes,
09:02dans une ville endettée, remettre en ordre de marche notre espace public qui est saturé, qui est pollué, qui est bruyant.
09:08On veut faire en sorte que nos rues soient propres, sécurisées. On veut travailler sur la meilleure gestion des travaux.
09:14Le maire anti-pagaille. De quelle pagaille vous parlez ?
09:18La pagaille du quotidien. Regardez les embouteillages, les travaux. Il faut des travaux des fois dans les villes.
09:24Bien sûr, mais ils sont extrêmement mal gérés. Chacun le voit bien. Et puis, il y a le beau aussi. Paris, c'est la plus belle ville du monde.
09:31Et il faut savoir l'entretenir, il faut savoir l'embellir. Et donc, là aussi, il y a beaucoup de travail à faire.
09:36Remettre Paris en ordre de marche et lutter contre la vie chère aussi, l'accès au logement. Je porte des propositions très fortes.
09:41Là, il y a du travail.
09:42Pour permettre aux femmes et aux hommes qui travaillent à Paris de bénéficier en priorité des logements de la ville de Paris.
09:47Et je veux redonner confiance aux propriétaires par des dispositions pour qu'ils remettent leurs biens sur le marché au service de la qualité de vie des Parisiens.
09:57L'image forte du jour, c'est l'entrée à la prison de la santé, ce matin, de Nicolas Sarkozy.
10:03Vous avez été, Pierre-Yves Bournazel, à l'UMP, puis chez Les Républicains.
10:08Quelques minutes avant d'être incarcéré, l'ancien président a publié un message sur les réseaux sociaux qui se conclut par ces mots.
10:14Ce matin, j'éprouve une peine profonde pour la France qui se retrouve humiliée par l'expression d'une vengeance qui a porté la haine à un niveau inégalé.
10:25Je n'ai pas de doute, la vérité triomphera, mais que le prix à payer aura été écrasant.
10:32Qu'est-ce que vous inspire cela ?
10:33Peut-être deux commentaires.
10:36Le premier, le plus important, j'ai été parlementaire, vous l'avez rappelé tout à l'heure, je suis élu de Paris depuis 17 ans.
10:42Je prends pour habitude de ne pas commenter les décisions de justice pour une raison simple.
10:46Je respecte la séparation des pouvoirs.
10:48Je respecte l'indépendance de la justice et l'impartialité du travail des magistrats.
10:53Et dans un état de droit, je crois que chacun doit rester à sa place.
10:57Et je pense que les politiques ne doivent pas commenter ni dans un sens, ni dans l'autre.
11:01Deuxième commentaire, c'est que pour Nicolas Sarkozy, pour n'importe quel Français d'ailleurs,
11:07qui doit être incarcéré, bien sûr je pense aussi à sa famille, à ses amis, qui sont touchés.
11:14Et c'est normal.
11:15Mais la justice est la justice, et elle est la même pour toutes et pour tous.
11:21Le débat sur l'exécution provisoire des peines, puisque c'est aussi de cela qu'il s'agit dans cette affaire.
11:27Rappelons d'ailleurs que c'est aussi au cœur de la candidature ou non de Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle de 2027.
11:36Ce débat doit-il être ouvert, comme le suggère d'ailleurs aujourd'hui Emmanuel Macron,
11:41qui parle d'un débat légitime qui doit être mené dans le calme ?
11:45Oui. On a le droit de débattre.
11:48Et le législateur peut s'emparer des sujets.
11:50C'est lui qui fait la loi.
11:52Je rappelle pour que les choses soient claires que l'exécution provisoire,
11:55c'est la mise en application d'une sanction,
11:58quand bien même il y a appel.
11:59À effet immédiat.
12:00À effet immédiat, tandis qu'il y a appel.
12:03Oui.
12:03C'est au législateur de s'emparer.
12:04Yvesque, en l'occurrence, un présumé innocent peut être incarcéré,
12:08ce qui est le cas là de...
12:10C'est au législateur de s'emparer de ce débat.
12:12S'il estime que la loi dysfonctionne, il doit l'améliorer et la modifier.
12:17C'est un débat tout à fait respectable.
12:20Les magistrats, eux, appliquent la loi.
12:23Ils peuvent évidemment l'interpréter, mais ils appliquent la loi, rien que la loi.
12:28Et donc je pense qu'il ne faut pas s'en prendre aux magistrats, comme certains l'ont fait,
12:32mais éventuellement à la loi et améliorer les dispositifs.
12:35Et ça, c'est le rôle du politique et du législateur.
12:38L'examen du projet de budget 2026 a donc commencé hier à l'Assemblée nationale,
12:43pour l'instant en commission.
12:45Est-ce que vous croyez qu'un budget pourra être adopté par l'Assemblée nationale
12:49avant la fin de l'année ?
12:50Dans l'intérêt du pays, je le souhaite vraiment.
12:52Oui, ça, je me doute.
12:53Mais j'ai forcément des craintes, parce que depuis la dissolution de 2024,
12:58il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
13:00Et c'est un peu là aussi la pagaille.
13:01Et il faudrait remettre un peu d'ordre dans la gestion de l'Assemblée nationale.
13:05C'est-à-dire que chaque groupe...
13:05Est-ce que Sébastien Lecornu est un Premier ministre anti-pagaille ?
13:08Je le souhaite.
13:09Et je souhaite, dans l'intérêt de la France, sa réussite.
13:12Je dis aussi que chaque groupe politique, quelle que soit sa sensibilité,
13:15doit faire un effort pour préférer l'intérêt du pays
13:18avant l'intérêt de son groupe ou de son parti, parce que l'heure est grave.
13:21On voit bien la situation géopolitique chaotique et dangereuse qui nous entoure.
13:26On voit bien les attaques de nos démocraties occidentales
13:28et particulièrement de la France.
13:30On voit bien les fractures économiques, territoriales, sociales puissantes en France.
13:35On voit bien la montée du populisme et de l'extrémisme politique.
13:38Et il faut qu'il y ait des remparts contre cette montée du populisme et de l'extrémisme politique
13:43qui amènerait le pays au chaos.
13:45Alors maintenant, il faut arriver avec des lignes claires
13:48quand on a des convictions dans un budget.
13:50Pour notre part, nous pensons qu'il faut s'attaquer à la dépense publique de fonctionnement,
13:55c'est-à-dire à la capacité de notre pays à se réformer
13:58pour diminuer la dépense du train de vie de l'État, pour faire simple.
14:03Il y a trop de bureaucratie en France.
14:05Nous pourrions éviter les doublons entre les administrations centrales
14:09ou déconcentrées de l'État et les administrations décentralisées.
14:12On pourrait faire beaucoup d'économies et ainsi éviter ce débat permanent
14:17qui est quels impôts on va augmenter, quelles taxes on va augmenter.
14:20Je pense que nous avons un taux record de prélèvement obligatoire
14:24qu'il ne faut pas y toucher parce que les ménages...
14:27Pas y toucher ou le diminuer ?
14:29Plutôt le diminuer, si on peut.
14:31Mais en tout cas, pas augmenter les impôts et les taxes aujourd'hui
14:33parce que les ménages sont saturés d'impôts, quelle que soit leur vie sociale.
14:38Et je pense qu'il faut préserver la compétitivité de nos entreprises
14:41et ne pas s'attaquer aux entreprises comme certains voudraient le faire.
14:45Je rappelle qu'aujourd'hui, les carnets de commandes sont bloqués.
14:48Il y a une inquiétude des acteurs économiques.
14:50Donc, pour diminuer la dette, qui est un vrai souci dans notre pays,
14:53choisissons plutôt la voie de la diminution de la dépense publique,
14:57notamment dans la bureaucratie, pour préserver l'investissement.
15:00Vous avez exprimé la position qui est globalement celle de la droite,
15:05c'est-à-dire plutôt baisser les impôts et plutôt baisser la dépense publique également.
15:11Et baisser la dette ainsi, et relancer l'activité économique.
15:15Les intentions de la gauche, elles, sont schématiquement augmentées les impôts
15:19et aussi la dépense publique.
15:22Est-ce qu'elles ne sont pas tellement opposées
15:25qu'il est quasi inconcevable d'imaginer un compromis ?
15:29Il faut sortir de l'idéologie.
15:30Il faut aller sur le pragmatisme.
15:33C'est un peu pieux, non ?
15:34Non, je le souhaite ardemment.
15:35Vous savez, il y a une gauche responsable.
15:37On l'a vu en Allemagne, on l'a vu en Angleterre, on l'a vu en Espagne,
15:43capable de faire des réformes et de comprendre que ce n'est pas par les impôts
15:46et la hausse de la fiscalité qu'on va tout résoudre.
15:49Alors que leurs impôts sont souvent moins élevés d'ailleurs qu'en France.
15:53Il y a une gauche responsable dans notre pays.
15:56Il suffit de relire Jacques Delors,
15:57il suffit de méditer le message de Pierre Mendès-France,
16:00qui ont expliqué qu'à un moment donné, pour assurer de la solidarité dans un pays,
16:03il fallait maîtriser sa dette, maîtriser les dépenses publiques de fonctionnement.
16:08C'est une question d'équilibre.
16:09Et là, je crois qu'on est dans le déséquilibre.
16:11On a une dette trop importante, qui nous rend vulnérables.
16:15Cette dette, si elle continue, risque de créer une crise financière.
16:18Et la crise financière, c'est les Français qui la paieront.
16:21Et donc, avant qu'il ne soit trop tard, il faut un sursaut républicain,
16:25une capacité à prendre des bonnes décisions dans l'intérêt du pays,
16:27pour protéger les Français.
16:29Et je pense que le bon chemin, c'est de chercher à diminuer le poids de la bureaucratie,
16:33à diminuer le poids de la fiscalité en France,
16:37pour relancer l'activité économique, soutenir les ménages dans leur pouvoir d'achat,
16:41et faire en sorte que notre pays aille mieux.
16:43Parce que depuis quelques mois, avec la pagaille à l'Assemblée nationale,
16:46les choses vont de mal en pis,
16:48et cette crise politique va aggraver la crise sociale,
16:52et peut nous amener à l'abîme.
16:54Alors, en quelques mots, puisque vous évoquez le chaos,
16:57c'est le mot que vous avez employé,
16:59est-ce que vous pensez que la démission du président de la République,
17:01que souhaite Édouard Philippe, le créateur d'Horizon,
17:05le parti dont vous êtes le secrétaire général délégué,
17:08est-ce que c'est finalement la seule solution pour sortir du chaos et de l'instabilité ?
17:12Que dit Édouard Philippe ?
17:14Édouard Philippe, il dit que la situation est grave pour le pays.
17:17Et il est très inquiet.
17:19Et il est régulièrement à l'écoute des Français,
17:21dans les différents territoires,
17:23et il sent cette inquiétude quant à l'avenir du pays.
17:25Est-ce que la dissolution, une nouvelle dissolution,
17:28réglerait le problème du pays ?
17:30Probablement pas,
17:31puisqu'on se retrouvait de nouveau sans majorité,
17:34et ça serait encore plus le chaos.
17:35Est-ce que l'instabilité actuelle,
17:37avec les changements des gouvernements, n'est pas tenable ?
17:40La question, c'est de savoir
17:41quel est le sursaut républicain qu'il pourrait y avoir,
17:44pour que les Français puissent permettre à notre pays
17:47de repartir de l'avant,
17:48en dégageant des perspectives d'avenir.
17:52Merci Pierre-Yves Bournazel,
17:54merci, c'est la fin de cette émission.
17:56Merci à Camille Néron, Sigrid Azéroil,
17:59et Marco Mormil.
18:00Bonne soirée, à la semaine prochaine.
18:01Sous-titrage Société Radio-Canada
18:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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