00:00Bientôt trois mois après le drame, Pierre tente toujours de comprendre comment sa fille, qui aurait subi des violences conjugales, a pu succomber à ses blessures malgré neuf appels passés aux urgences.
00:11Je suis en colère parce que ces gens-là, ils auraient pu sauver ma fille. Parce que d'une rate éclatée, on n'en meurt pas si c'est pris à temps.
00:20Donc ils auraient pu la sauver ma fille. Et ils l'ont tuée. Et elle a été tuée trois fois ma fille. C'est ce gars-là, les pompiers et le SAMU.
00:28Sylvia refuse dans un premier temps une hospitalisation des pompiers. Mais son état se détériore au fil des heures. Elle décide alors de rappeler les secours, sans succès.
00:38Monsieur, j'ai besoin vraiment d'un médecin.
00:41À un moment donné, il va falloir arrêter d'appeler. On est venu une fois. Vous croyez qu'on est des taxis ?
00:46L'avocat de la famille dénonce un discrédit, un défaut de prise en charge criant dans les échanges entre Sylvia et les secours.
00:53Cette famille a été évidemment particulièrement choquée d'apprendre la façon dont les appels au secours de Sylvia ont été gérés et traités.
01:03Et de la façon dont ils sont restés sans effet. Et puis évidemment du contenu de ces échanges.
01:07C'est la raison pour laquelle ils se sont constitués partie civile dans le cadre de cette information judiciaire.
01:11La direction des hôpitaux de Marseille s'est exprimée dans un communiqué.
01:15Elle reconnaît de potentielles défaillances, mais assure sa détermination pour faire toute la lumière sur ce drame.
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