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  • il y a 3 mois

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00:00...avec votre signature européen du vendredi, bonjour Catherine Ney.
00:03Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:05Alors Catherine, ce matin, pour remplacer Bruno Retailleau, à Beauvau, il fallait trouver d'urgence un technicien,
00:11surtout pas un politique qui aurait en tête 2027, alors affaire vite conclue, c'est Laurent Nunez qui doit y succéder.
00:18Eh oui, depuis 18 ans, dans la sécurité comme il aime à dire de lui, et depuis 8 ans, acteur de la Macronie où il fait carrière.
00:25Il était préfet de police dans les Bouches-du-Rhône lorsque le candidat Macron avait fait son premier meeting à Marseille,
00:30une rencontre payante, le président aussitôt élu en faisait le patron de la DGSI,
00:35avant de le nommer secrétaire d'État sans attribution ni administration auprès du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
00:42Mais on comprenait vite que dans cet attelage baroque, il était le coadjuteur, vous savez, celui qui fait tourner la machine police,
00:48dont il connaissait chaque rouage, contrairement au ministre, et on a bien vu que dans le duo Beauvau,
00:54il n'y avait pas photo, le mâle dominant, c'était Nunez.
00:57Alors, patron de la DGSI, puis coordinateur des services secrets, il est nommé préfet de police de Paris en 2022.
01:03Oui, avec mission d'organiser les Jeux Olympiques à très haut risque dans la capitale,
01:08et bien sans faute reconnue par tous, où il a gagné une réputation de démineur,
01:12et sa puissance de travail est connue, 4 heures de sommeil par nuit,
01:16d'où des échanges de SMS avec le président entre 1h et 3h du matin parfois.
01:20Alors, il s'est créé un personnage avec cette rondeur, vous savez,
01:24à la fois cette compacte de la tête et de la silhouette, comme ça,
01:28une force tranquille, rassurante.
01:30Alors, au conseil de Paris, il siégeait de droit, assis à la droite d'Anne Didalgo,
01:35et on le voyait toujours imperturbable, à la fois bonhomme, sur le temps et ferme,
01:40sachant lui dire non, avec cette formule,
01:42le dossier en l'état n'est pas finalisé.
01:45Un dossier qu'en général, il maîtrisait beaucoup mieux que la mère.
01:49On l'a beaucoup vu auprès aussi de Bruno Retailleau.
01:51Ah mais alors, très déférent, alors là, comme il le disait toujours,
01:55le ministre d'État, comme le souhaite le ministre d'État,
01:59et moi ça me rappelait, vous savez, l'époque baladure,
02:01ministre d'État et de l'économie,
02:03où quand les ministres oubliaient de le saluer avec son titre,
02:06ils étaient fusillés de son regard noir.
02:08Alors évidemment, rien de tel avec Retailleau.
02:10Mais on pouvait quand même trouver Nunez un peu obséquieux, non ?
02:15Non sincère, je crois, plutôt comme un grand commis de l'État
02:19qui apprécie de l'autorité naturelle et la ligne claire d'un ministre,
02:23ce qui était le cas.
02:24Alors après le départ surprise de Bruno Retailleau,
02:26Laurent Nunez, donc lui, succède.
02:28Alors, un ministre technicien, vous l'avez bien dit,
02:31pas un ministre politique.
02:32Eh bien, en l'écoutant ces jours-ci, on se disait,
02:33dommage qu'il ne le soit pas un peu plus politique,
02:36parce qu'il vient de donner deux interviews,
02:39l'une sur LCI et l'autre chez nous,
02:41où Sonia Bambrouk s'est étonnée de sa prudence
02:43et de sa réticence à mettre des mots sur tous nos mots,
02:47l'immigration, l'insécurité.
02:49Lui qui n'hésitait pas à dire en février dernier
02:51que 36% des mises en cause de la région parisienne
02:53sont de nationalité étrangère,
02:55ce qui avait fait le buzz.
02:57Sur LCI, il chiffrait l'immigration clandestine à 200 000.
03:00Quoi ? Mais combien sont-ils ?
03:01400 000 ? 700 000 ?
03:03Eh bien, ces questions posées sur un ton sans agressivité,
03:06par Sonia Bambrouk, ont eu l'air presque de le déstabiliser.
03:11On le sentait presque intimidé,
03:12comme si ce nouveau costume qu'il venait d'endosser
03:14lui faisait peur.
03:16Alors, je ne veux pas blesser, disait-il,
03:18je ne veux pas nourrir la politique.
03:20Et il refuse de lier la délinquance à l'immigration,
03:24même s'il veut bien reconnaître
03:25que 40% des OQTF sont algériens.
03:28Et à propos des relations avec l'Algérie,
03:29il plaide des relations apaisées.
03:31Ah ben oui, des relations apaisées, pourquoi ?
03:33Parce qu'il voudrait renouer la coopération brisée
03:36avec les services secrets de renseignement algériens.
03:39C'est dommage, en effet, mais il occulte tout le reste.
03:42Les mauvaises manières du régime algérien,
03:44les humiliations à répétition à l'égard de la France,
03:47le refus de libérer,
03:48voilà, même sans ça, les Jean-Christophe Glez,
03:50le refus de recevoir les OQTF.
03:52Mais qu'est-ce qu'on obtient avec un bras de fer,
03:55s'interroge-t-il ?
03:56Mais là, on croirait entendre Jean-Noël Barraud,
03:59le ministre des Affaires étrangères,
04:00mais que veulent-ils qu'il faudrait s'aplatir ?
04:02Eh bien, nous, non, c'est tout le contraire.
04:04Alors juste, on peut se demander
04:05s'il a lu le rapport des deux députés,
04:07Charles Rodouel et Mathieu Lefebvre,
04:08sur les relations entre la France et l'Algérie,
04:10et surtout le coût de cette relation.
04:12Oui, en plus, ce sont deux députés de la Macronie.
04:15Et ils avouent combien grande,
04:17ils le révèlent, a été leur difficulté d'y voir clair
04:19dans le maquis des statistiques éparpillées,
04:22dans toutes les administrations,
04:23les hôpitaux, les affaires sociales,
04:25et pour tout ça, pour un coût de 2 milliards par an,
04:27tout de même,
04:28et surtout du rôle du Conseil d'État,
04:30où les juges ont toujours interprété
04:32les accords de 68
04:33de manière très favorable aux Algériens.
04:36Par exemple, un ressortissant
04:37qui ne constitue une menace pour l'ordre public
04:40ne peut pas se voir retirer son titre de séjour.
04:43Même remarque s'il est polygame.
04:45Les deux auteurs sont même stupéfaits
04:47par les privilèges dont bénéficient les Algériens
04:49des largesses accumulées à leur endroit au fil des années.
04:52Alors, il paraît qu'Emmanuel Macron
04:54a félicité les auteurs,
04:56a trouvé leur rapport excellent, éclairant.
04:59Très bien, mais on fait quoi maintenant ?
05:01Bonne question, signature européenne Catherine Ney.
05:03Merci beaucoup Catherine.
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