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  • il y a 3 mois
Le président américain dit ne plus vouloir un sommet "pour rien" face à Poutine. Cette volte-face est une réponse au rejet de Moscou du plan Trump, qui propose de geler le conflit sur les lignes de front actuelles.

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Transcription
00:00Sur un nouveau rebondissement à Washington, Trump ne veut plus d'un sommet pour rien, ce sont ses mots,
00:05un sommet pour rien avec Poutine, alors qu'il en avait justement accepté le principe.
00:09« Je ne veux pas perdre mon temps », explique le président américain.
00:13Alors le rendez-vous de Budapest, c'est fini, on va voir ça dans un instant.
00:15Mais Ulysse, pourquoi cette volte-face ?
00:18Eh bien essentiellement parce que Poutine refuse le plan proposé par Donald Trump pour faire la paix,
00:23c'est-à-dire geler le conflit sur la ligne de front actuelle.
00:27Et pourquoi c'est si important pour Poutine ? Parce que s'il gelait le conflit sur cette ligne de front,
00:32cela voudrait dire abandonner les territoires du Donbass qu'il n'a toujours pas conquis.
00:36Or ces territoires sont maintenant inscrits dans la constitution russe.
00:40Pas question, c'est niette, niette, niette.
00:42Et donc il n'y aura pas de sommet, disent les Russes.
00:44Et voilà Trump qui est obligé de remballer son projet.
00:47À quel moment le président des États-Unis va-t-il enfin comprendre que pour faire céder Poutine, il faut la force ?
00:54Or Trump qui aurait pu donner à Zelensky, le président ukrainien qu'il a vu la semaine dernière,
00:59il aurait pu lui donner des missiles puissants, les Tomahawk.
01:02Vous savez Tomahawk, cela veut dire la hache de guerre dans le dialecte indien.
01:05Eh bien il a finalement refusé de le faire.
01:07Donc on n'a pas assez de pression sur Poutine.
01:09Et Poutine dit finalement ce n'est pas la peine de se rencontrer.
01:11Et Trump lui aussi, écoutez oui là, ce n'est pas la peine.
01:15On verra plus tard qu'il se débrouille entre eux, dit Donald Trump.
01:18Alors le choix de Budapest pour une rencontre sur l'Ukraine, c'était déjà une humiliation pour l'Ukraine.
01:25Expliquez-nous pourquoi.
01:26Eh bien parce que Budapest, c'est là où en 1994, les Ukrainiens ont accepté de se défaire de l'arme nucléaire.
01:33À condition que les Américains et les Européens défendent l'Ukraine contre toute invasion.
01:38On voit que cela n'a pas marché.
01:40Revenir à Budapest, c'est donc une humiliation inacceptable pour Zelensky,
01:44qui d'ailleurs continue lui à faire son marché.
01:46Il sera aujourd'hui en Suède pour obtenir de nouvelles armes.
01:50Il compte évidemment sur le sommet des Européens qui a lieu demain à Bruxelles
01:54avec la coalition des volontaires, également vendredi, toujours pour obtenir le soutien des Européens.
01:59Mais on voit que le chemin est long et que la guerre continue.
02:01Et d'ailleurs, les Russes se font très menaçants, toujours dans le Donbass.
02:04Ils menacent de prendre une ville clé qui pourrait ouvrir la voie vers une brèche sur l'Ukraine.
02:09C'est évidemment extrêmement dangereux.
02:10On ne va pas se mentir, Ulysse, ce report, c'est quand même une bonne nouvelle pour les Européens
02:13qui n'étaient pas conviés, invités à la négociation.
02:17Et oui, vous avez raison, parce que l'Europe n'était pas à la table de la négociation.
02:21Les Européens ont préparé un plan en 12 points, mais ça prend du temps.
02:25Alors que font les Européens ?
02:26Eh bien, ils proposent de nouvelles sanctions.
02:28Ils proposent même d'utiliser les avoirs russes qui sont gelés pour financer la guerre en Ukraine.
02:32Mais surtout, ils continuent à se mobiliser au sein de l'Alliance Atlantique, au sein de l'OTAN.
02:36On a vu hier un exercice secret, un exercice nucléaire de l'Alliance Atlantique
02:41pour bien montrer qu'au cas où, l'arme ultime pourrait être utilisée.
02:45Attention, ce n'est pas l'arme nucléaire française, c'est l'arme nucléaire américaine,
02:48c'est au sein de l'OTAN.
02:49Mais tout de même, le geste est symbolique.
02:52Il faut se préparer à tout.
02:53Et il est temps que les opinions publiques, que le grand public européen et mondial
02:58prennent conscience de la gravité de la situation.
03:00C'est ce qu'a dit hier un colonel.
03:01Vous voyez que ces manœuvres nucléaires de l'OTAN sont importantes.
03:04en attendant, la guerre continue dans le Donbass.
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