00:00Bienvenue pour cette nouvelle plongée. Aujourd'hui, on se penche sur l'avant-propos d'un livre.
00:05Oui, « Renaître pour ma fille », un témoignage.
00:08Exactement. L'auteur utilise un pseudonyme, Axel Rivage. C'est pour protéger les identités, bien sûr.
00:14Tout à fait, c'est important dans ce genre de récit.
00:16Et cet avant-propos, il nous dessine un combat. Un combat personnel qui a duré, tenez-vous bien, plus de 20 ans.
00:2320 ans, c'est une vie.
00:24Oui, notre mission aujourd'hui, c'est de décrypter un peu les enjeux, les messages derrière ces premières pages.
00:30D'accord.
00:31Alors d'emblée, ce texte nous jette au cœur d'une lutte.
00:34Oui.
00:34Celle d'un père, pour sa fille, avant tout, mais aussi pour lui-même, pour sa survie, on pourrait dire.
00:40Oui, survie psychologique, matérielle aussi, j'imagine.
00:43C'est ça. Face à ce qu'il décrit, ce sont ses mots, comme des années de violence psychologique.
00:48Une forme d'emprise de la part de la mère.
00:51Emprise, violence psychologique, ce sont des mots forts ?
00:54Très fort. Du coup, l'avant-propos, il a une double lecture, non ? C'est le récit d'une épreuve très dure ?
00:59Oui, absolument. Mais il y a aussi une volonté, on le sent, de transmettre de l'espoir. Une note positive, malgré tout.
01:06C'est ça. Et ce récit, qui est très personnel, il soulève d'autres questions plus larges, non ?
01:11Ah oui, tout à fait. Dès le début, l'auteur pointe ce qu'il considère comme des failles.
01:16Des dysfonctionnements importants des systèmes judiciaires et sociaux.
01:19Des failles, c'est-à-dire ?
01:20Il utilise des termes assez crus pour décrire son expérience. Il parle de plaintes non traitées.
01:26D'accord.
01:26D'auditions d'enfants non conformes, carrément.
01:29Ah oui, quand même.
01:30Un déni des services sociaux et même de décisions de justice incohérentes.
01:34Waouh, ça fait beaucoup.
01:36Oui, ça suggère un vrai sentiment d'incompréhension, peut-être même d'abandon face aux institutions.
01:42C'est une critique assez virulente du système. Et ces termes, violence psychologique, emprise, comment est-ce qu'il les incarne dans son récit ?
01:52Même si c'est juste l'avant-propos.
01:54Alors, l'avant-propos ne va pas donner une définition clinique, évidemment. Mais le contexte qu'il brosse, ça dépeint une atmosphère qu'il allège être de manipulation, de domination psychologique.
02:06D'accord. Une pression constante, j'imagine.
02:09C'est ça. Et il insiste beaucoup sur la durée. Plus de 20 ans.
02:1220 ans ?
02:13Ça donne une idée de l'usure, de l'impact terrible sur sa vie. Il parle d'un naufrage personnel, professionnel.
02:20Il utilise une expression forte, je crois.
02:22Oui, il parle de descente aux enfers. Et ça l'a mené jusqu'à devoir dépendre de l'aide alimentaire.
02:28C'est extrême. Ça montre le coût immense de cette lutte, oui. C'est un tableau très sombre qu'il dépeint.
02:34Et cette durée, 20 ans, ça interpelle forcément. Il aborde aussi un aspect qui est souvent passé sous silence, non ?
02:42Vous pensez aux violences faites aux âmes ?
02:44Oui, exactement. Il le dit, c'est un sujet tabou selon lui. Et on sent qu'il veut, avec son livre, briser ce silence.
02:51Oui, peut-être tendre la main à d'autres personnes dans des situations similaires. Cette volonté de partager, elle est palpable.
02:57Mais alors, qu'est-ce qu'il fait tenir, au milieu de cette noirceur qu'il décrit ?
03:00Ah, ça, il le dit très clairement. C'est l'amour pour sa fille.
03:03L'amour paternel comme moteur.
03:05Absolument. Il parle d'un lien indéfectible, d'un soutien mutuel. C'était sa boîte sauvetage, en quelque sorte.
03:13Il présente ça comme le moteur de sa résilience. Ce n'est pas juste un sentiment passif, c'est une force.
03:19Une force active qui a permis, selon lui, une renaissance inattendue.
03:23Une renaissance ? Et elle prend une forme concrète, cette renaissance ? Ce n'est pas juste une reconstruction intérieure ?
03:29Non, non, c'est très concret. Il explique qu'il a créé sa propre entreprise.
03:33Ah oui ?
03:33Et le point important, c'est qu'il ne présente pas ça comme une ambition de carrière classique.
03:38Alors, pourquoi ?
03:39C'était une nécessité stratégique, dit-il, pour réorganiser sa vie, pour pouvoir s'occuper pleinement de sa fille.
03:45D'accord. Donc, sa relation avec sa fille a directement influencé ses choix professionnels les plus importants.
03:51Exactement. C'est un exemple assez frappant de cette dynamique.
03:54C'est une perspective intéressante sur la reconstruction, en effet.
03:57Et pour finir cet avant-propos, il y a une sorte d'opposition qu'il met en place, non ?
04:02Oui, entre deux mondes, si on veut, le monde de l'intime, de l'affectif, ce qu'il appelle la vérité du cœur.
04:09La vérité du cœur.
04:11Et de l'autre côté, le monde des institutions, de la justice.
04:15Avec cette phrase assez terrible qu'il cite.
04:17Oui. La justice préfère trop souvent l'injustice au désordre.
04:22C'est une critique radicale du système, telle qu'il l'a perçue, vécue.
04:25Une critique amère, oui.
04:27Tout à fait. D'ailleurs, il dédie son livre à un public bien précis.
04:30Ah oui ? Lequel ?
04:31Ceux qui se sont battus pour un enfant, comme lui.
04:34Ceux qui ont vécu une situation d'emprise.
04:36Ou, plus largement, ceux qui ont dû renaître après une épreuve difficile.
04:40Le message est clair. Il veut que son livre serve de miroir, peut-être de soutien.
04:45C'est ça, pour ceux qui se reconnaîtront dans son parcours.
04:48Bon, alors si on résume cette plongée dans l'avant-propos de « renaître pour ma fille », qu'est-ce qu'on retient ?
04:54D'abord, le récit d'une bataille longue, exténuante sur deux décennies.
05:00Marquée par une souffrance personnelle immense et aussi une critique très forte des systèmes qui sont censés protéger.
05:06Oui. Mais le message central qui ressort malgré tout, c'est la puissance de cet amour paternel.
05:12Comme force de résilience, de reconstruction.
05:15Exactement. Et rappelons-le, Axel Rivage est un pseudo. Les détails sont modifiés, l'anonymat est préservé.
05:22Très important.
05:23Et ça nous laisse peut-être avec une dernière réflexion.
05:26Je vous écoute.
05:27L'auteur oppose cette vérité du cœur, l'expérience vécue, l'émotionnelle, à la logique des institutions, aux procédures.
05:35Oui.
05:35Qu'est-ce que cette tension nous dit sur la difficulté parfois, pour les systèmes, même avec les meilleures intentions,
05:41à vraiment saisir et répondre à des situations familiales hyper complexes,
05:46surtout quand il y a des allégations de manipulation psychologique en jeu ?
05:50C'est une question profonde.
05:52C'est une réflexion que ce genre de témoignage, forcément très subjectif, invite à avoir, je crois,
05:58sur l'adéquation de nos systèmes face à certaines réalités humaines complexes.
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